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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 06:47

12052011_Roland_Bart.jpg

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:53

J'aurais pu, si tu...

J'aurais dû quand...

Si j'avais eu le temps,

Ou m'étais abstenu.

 

La tentation sourit,

Mais pour me retenir,

En connaissant le prix,

J'ai oublié le pire.

 

C'est d'abord l'impression,

D'une absence indécise,

Un excès d'oppression,

Une image imprécise.

 

Ai-je bien fait de dire,

eu raison de me taire ?

Et si au lieu d'agir,

J'avais vu, sans rien faire ?

 

À quoi bon déplorer ;

Ce qui fut restera,

Continue à pleurer,

Rien, jamais, ne changera.

 

Vous qui lisez ces vers,

M'avez sûrement croisé.

Cherchez sous la poussière,

Vous y trouverez des regrets.

 

  • Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets. J.P. Sartre

  • Mieux vaux réfléchir avant d'agir que regretter après avoir agi. Démocrite

  • Qui n'a plus d'espoir n'aura plus de regrets. William Shakespeare

  • Citer les pensées des autres c'est regretter de ne pas les avoir trouvées soi-même. Sacha Guitry

 

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:05

Termitterrator.jpg

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:50

 

Afin de rester dans le contexte

Ô lai, ô lai

Je vais vous parler de textes

Ô lai, ô lai

Sans donner ma botte secrète

D'expert en oiseux bêtes

Ou des espèces d'abrutis

Qui pondent des odes rassis.

Je suis un prof hémisphérique

Démonstrateur en technique.

Commençons par le support

Ô lai, ô lai

L'encrier plein à ras bord

Ô lai, ô lai

Attendez que vienne le soir

Puis ouvrez le p'tit tiroir

Prenez le vieux stylo d'ivoire

Celui auquel vous destine

Les souvenirs de votre cousine.

Tout, tout,tout

On peut tout dire en poésie,

Léger, fardeaux,

Grossier, Corbeaux

Des murs, des fous

Pris dans le flou

Des mots émus

Pris au rebut

Y faut s'jeter

Pour commencer.

Tout, tout, tout, tout

Je sais médire en poésie.

Des poèmes pour dire la joie, la peur

Ô lai, ô lai

Des petits quatrains aux sonnets séducteurs

Ô lai, ô lai

Combien qui se croient lascifs

Escaladent les poncifs

Ceux qui se pensent des as

Finissent dans la bouillasse

Le novice empli de liesse

Garde son secret jusqu'à confesse.

Y' a le sonnet benêt du rimailleur

Ô lai, ô lai

Qui ne comprend pas ses erreurs

Ô lai, ô lai

L'essai de l'ado plein d'acné

Qui essaie de se déclarer

Mais son trop plein de passion

Fait échouer son ambition

Un beau sonnet en majuscule

Plein de romantisme sans calcul.

REFRAIN

L'inspiration de l'apeuré

Ô lai, ô lai

Se reconnaît à son style ampoulé

Ô lai, ô lai

J'ai lu des alexandrins d'antan

D'un écrivain fort savant

Qui pouvait vivre en se citant.

Le rigoriste et les mots qu'il amasse

Beaux et creux dans sa besace.

J'ai entendu les mots d'un clodo

Ô lai, ô lai

Qui gagnait son vin avec ses mots

Ô lai, ô lai

Le quatrain de la dondon

Sans rime ni raison

Et celui d'un vieux reclus

Regrettant de s'être relu

Les rimes pleines d'insolence

À éviter en cas d'romance.

REFRAIN

J'ai entendu des refrains de prolos

Ô lai, ô lai

Toujours prompts à crier ''facho !''

Ô lai, ô lai

J'ai fait rire à la mairie

Avec mes rimes en zi

Avec celles en oi

j'ai même déridé un roi

La poésie n'aime pas la haine

Et pourtant j'ai essayé avec la mienne

...

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:35

Ros Sereysothea (Cambodge < 1975)

 

 

Wang Renmei & Li Lili (Chine 1929)

 

 

Zhang Fan (Chine 1938)

 

 

Zhang Xiao Ying & The Stylers (Singapour ~ 1975)

 

 

Lee Jeonghwa (Corée 1969)

 

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 06:52

 

Qui n'a jamais entendu, ou lu, l'histoire du Chaperon Rouge ? Gamine portant à sa Mère-grand diverses victuailles et finissant dans l'estomac du canidé en guise de dessert pour ce dernier après qu'il eut dévoré l'aïeule. Nous comprendrons qu'après une viande sèche et peut goûteuse il ait eu envie d'une chair jeune et succulente. Des versions révisées font que le loup se voit trucidé, la vieille et sa petite-fille étant sauvées, nous savons bien que dans la réalité cela ne saurait survenir.

 

 

Le film de Catherine Hardwicke s'inspire de ce conte, dont il existe une centaine de versions, et le situe à Daggerhorn, village vivant dans la peur d'un loup que personne n'a jamais vu mais qui existe dans la mémoire collective depuis toujours semble-t-il. Pour s'assurer de son inactivité lui sont offerts à chaque pleine lune les meilleurs animaux de la région.

Or voilà qu'un jour un crime est commis sur la personne d'une jeune fille, le pacte est rompu et l'angoisse va croître. D'autres crimes seront perpétrés jusqu'à la venue de Salomon, chasseur de loups-garous émérite et de son équipe.

Et le Chaperon me direz-vous ? Valérie est une jeune fille, blonde aux grands yeux bleus innocents (!), incarnée par Amanda Seyfried. Depuis sa plus tendre enfance elle est attaché à Peter, bûcheron de son état mais promise par ses parents à Henry, forgeron riche et amoureux d'elle plus apte à lui promettre un avenir radieux. Mais dans ce village les secrets rodent secrets et non-dits, lesquels sont plus dangereux qu'un loup, fut-il garou !

 

Que va-t-il advenir de Valérie, pourquoi peut-elle entendre les pensées du loup, qui est la bête, quel lien entretien-t-elle avec la jeune fille...

 

 

Les réponses viendront en leur temps et, sans vouloir trop en dire, la fin diffère de celle du conte et le Chaperon Rouge n'est pas aussi innocent que cela. Quelle jeune fille ayant approché le loup en a-t-elle encore peur, encore faut-il que l'animal mérite son titre et, malheureusement, c'est plus souvent un louveteau frimeur qu'un mâle fringant, je ne peux pas être partout.

Ce film permet de revoir Virgnia Madsen et Julie Christie, finalement je comprends le prédateur de préférer Amanda !

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:46

29042011_A_Lee_is_you.jpg

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 04:05

 

Ce qui est plaisant lorsque je déambule dans les rues c'est l'impression de remonter dans le temps qui m'est offerte par la lecture des horodateurs. Ainsi ce matin, je suis sorti tôt, histoire de profiter de la fraicheur et de la solitude avant que l'activité de la ville ne reprenne, que n'ouvrent boulangeries et cafés, mais après que fussent rentrés les fêtards éventuels.

 

J'aimais entendre claquer sourdement la lourde porte métallique derrière moi, à l'instar d'un personnage d'une histoire écrite il y a bien longtemps. Prenant à gauche j'allais sur la place, le vent sifflait entre les hampes des drapeaux disposés en cercle alors que ceux-ci claquaient comme pour m'applaudir.

 

La grande avenue me tendant les bras je ne lui résistai pas, et avançai en laissant errer mon imagination, satisfait de ne rencontrer personne, pas même une voiture. Le ciel gris perle était sans nuage, je ne voyais même pas mon nombre et en passant devant un horodateur je vis : 5h05' ; il était encore plus tôt que je l'avais pensé et je ne me souvenais plus de l'heure indiquée par mon radio-réveil.

 

Après un certain temps, mais suffisant pour que j’eus fait près d'un kilomètre je passai à nouveau devant un de ces aspirateurs à fric :

 

5h05' !

 

Vous comprenez pourquoi je parlais de voyage temporel, illusoire bien entendu mais agréable à concevoir sur l'instant.

 

Pour rentrer je décidai de faire un tour par les grands boulevards, cela représentait encore une belle distance mais je n'avais que cela à faire et les rues restaient vides, les fenêtres que j’apercevais étaient tout autant dénuées de lumière, seul l'éclairage public m'accompagnait, lumignons jaunâtres, flous, comme pris dans l'ambre de l'immuable.

 

La petite fenêtre d'un nouveau parcmètre me donna l'heure :

 

5h 05' !

 

Maintenant je me souviens de ce qu'indiquait mon réveil...

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:30

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:25

 

Lee

 

Permettez-moi aujourd'hui de supprimer le monsieur, je sais qu'il induit une distance que vous n'aimez pas mais surtout qu'il vous donne un statut qui vous met mal à l'aise. De même que mes courriers, c'est pour cela que vous mettez du temps avant de me lire, sachant que je ne peux vous écrire de nouveau qu'une fois ma missive précédente éditée. Tant de choses vous sollicitent, que vous laissez faire, alors que moi j'ai du temps, pour réfléchir, pour esquisser des phrases, les corriger encore et encore jusqu'à ce que mes mots conviennent à mes pensées. Ce qui ne veut pas dire que ces dernières soient compréhensibles, je sais pourtant que malgré mes tours et détours, ou peut-être grâce à eux, vous comprendrez ce que je veux vous dire.

 

Je perçois vos pensées, cet état d'apnée mentale dans lequel vous vous complaisez depuis quelques temps, explication possible de ce peu de temps que vous m'accordez alors que je ne cherche qu'à vous aider... comme si cela accentuait vos difficultés !

 

En matière de bête, celle qui est en vous tiendrait plutôt du pois(s)on rouge, celui dont la mémoire ne dépasse pas 2'', ainsi peut-il tourner en rond sans s'ennuyer dans son bocal, comme vous le faites, si ce n'est que vous imaginez plutôt une cellule. Mais le danger, s'il existe, et je pense comme vous que c'est le cas, ne peut venir que de l'intérieur, qu'importe la hauteur de vos remparts, l'épaisseur de la porte et la taille des verrous.

 

Une mor(t)sure que vous ne soignez pas s'infecte, celle dont vous portez les traces vous inocula cette rage qui faillit vous emporter et dont vous mîtes tant d'années pour vous remettre. Que vous craignez de revivre les tourments qu'elle vous causa est compréhensible mais infondé, n'est-ce pas ?

 

Vous qui aimez jouer avec les mots, les démembrer jusqu'à ce qu'ils perdent leur sens, ou que vous oubliiez les vôtres, que feriez-vous avec encrage, ces mots qui vous retinrent, tenant en laisse cette virulence par ailleurs salvatrice ? Je manque de votre maîtrise stylistique pour m'exprimer clairement comme vous manquez de force mentale pour avancer sur la voie ouverte devant vous.

 

Égalité pourrait-on dire...

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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