J'aurais pu, si tu...
J'aurais dû quand...
Si j'avais eu le temps,
Ou m'étais abstenu.
La tentation sourit,
Mais pour me retenir,
En connaissant le prix,
J'ai oublié le pire.
C'est d'abord l'impression,
D'une absence indécise,
Un excès d'oppression,
Une image imprécise.
Ai-je bien fait de dire,
eu raison de me taire ?
Et si au lieu d'agir,
J'avais vu, sans rien faire ?
À quoi bon déplorer ;
Ce qui fut restera,
Continue à pleurer,
Rien, jamais, ne changera.
Vous qui lisez ces vers,
M'avez sûrement croisé.
Cherchez sous la poussière,
Vous y trouverez des regrets.
Un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets. J.P. Sartre
Mieux vaux réfléchir avant d'agir que regretter après avoir agi. Démocrite
Qui n'a plus d'espoir n'aura plus de regrets. William Shakespeare
Afin de rester dans le contexte
Ô lai, ô lai
Je vais vous parler de textes
Ô lai, ô lai
Sans donner ma botte secrète
D'expert en oiseux bêtes
Ou des espèces d'abrutis
Qui pondent des odes rassis.
Je suis un prof hémisphérique
Démonstrateur en technique.
Commençons par le support
Ô lai, ô lai
L'encrier plein à ras bord
Ô lai, ô lai
Attendez que vienne le soir
Puis ouvrez le p'tit tiroir
Prenez le vieux stylo d'ivoire
Celui auquel vous destine
Les souvenirs de votre cousine.
Tout, tout,tout
On peut tout dire en poésie,
Léger, fardeaux,
Grossier, Corbeaux
Des murs, des fous
Pris dans le flou
Des mots émus
Pris au rebut
Y faut s'jeter
Pour commencer.
Tout, tout, tout, tout
Je sais médire en poésie.
Des poèmes pour dire la joie, la peur
Ô lai, ô lai
Des petits quatrains aux sonnets séducteurs
Ô lai, ô lai
Combien qui se croient lascifs
Escaladent les poncifs
Ceux qui se pensent des as
Finissent dans la bouillasse
Le novice empli de liesse
Garde son secret jusqu'à confesse.
Y' a le sonnet benêt du rimailleur
Ô lai, ô lai
Qui ne comprend pas ses erreurs
Ô lai, ô lai
L'essai de l'ado plein d'acné
Qui essaie de se déclarer
Mais son trop plein de passion
Fait échouer son ambition
Un beau sonnet en majuscule
Plein de romantisme sans calcul.
REFRAIN
L'inspiration de l'apeuré
Ô lai, ô lai
Se reconnaît à son style ampoulé
Ô lai, ô lai
J'ai lu des alexandrins d'antan
D'un écrivain fort savant
Qui pouvait vivre en se citant.
Le rigoriste et les mots qu'il amasse
Beaux et creux dans sa besace.
J'ai entendu les mots d'un clodo
Ô lai, ô lai
Qui gagnait son vin avec ses mots
Ô lai, ô lai
Le quatrain de la dondon
Sans rime ni raison
Et celui d'un vieux reclus
Regrettant de s'être relu
Les rimes pleines d'insolence
À éviter en cas d'romance.
REFRAIN
J'ai entendu des refrains de prolos
Ô lai, ô lai
Toujours prompts à crier ''facho !''
Ô lai, ô lai
J'ai fait rire à la mairie
Avec mes rimes en zi
Avec celles en oi
j'ai même déridé un roi
La poésie n'aime pas la haine
Et pourtant j'ai essayé avec la mienne
...
Ros Sereysothea (Cambodge < 1975)
Wang Renmei & Li Lili (Chine 1929)
Zhang Fan (Chine 1938)
Zhang Xiao Ying & The Stylers (Singapour ~ 1975)
Lee Jeonghwa (Corée 1969)
Qui n'a jamais entendu, ou lu, l'histoire du Chaperon Rouge ? Gamine portant à sa Mère-grand diverses victuailles et finissant dans l'estomac du canidé en guise de dessert pour ce dernier après qu'il eut dévoré l'aïeule. Nous comprendrons qu'après une viande sèche et peut goûteuse il ait eu envie d'une chair jeune et succulente. Des versions révisées font que le loup se voit trucidé, la vieille et sa petite-fille étant sauvées, nous savons bien que dans la réalité cela ne saurait survenir.
Le film de Catherine Hardwicke s'inspire de ce conte, dont il existe une centaine de versions, et le situe à Daggerhorn, village vivant dans la peur d'un loup que personne n'a jamais vu mais qui existe dans la mémoire collective depuis toujours semble-t-il. Pour s'assurer de son inactivité lui sont offerts à chaque pleine lune les meilleurs animaux de la région.
Or voilà qu'un jour un crime est commis sur la personne d'une jeune fille, le pacte est rompu et l'angoisse va croître. D'autres crimes seront perpétrés jusqu'à la venue de Salomon, chasseur de loups-garous émérite et de son équipe.
Et le Chaperon me direz-vous ? Valérie est une jeune fille, blonde aux grands yeux bleus innocents (!), incarnée par Amanda Seyfried. Depuis sa plus tendre enfance elle est attaché à Peter, bûcheron de son état mais promise par ses parents à Henry, forgeron riche et amoureux d'elle plus apte à lui promettre un avenir radieux. Mais dans ce village les secrets rodent secrets et non-dits, lesquels sont plus dangereux qu'un loup, fut-il garou !
Que va-t-il advenir de Valérie, pourquoi peut-elle entendre les pensées du loup, qui est la bête, quel lien entretien-t-elle avec la jeune fille...
Les réponses viendront en leur temps et, sans vouloir trop en dire, la fin diffère de celle du conte et le Chaperon Rouge n'est pas aussi innocent que cela. Quelle jeune fille ayant approché le loup en a-t-elle encore peur, encore faut-il que l'animal mérite son titre et, malheureusement, c'est plus souvent un louveteau frimeur qu'un mâle fringant, je ne peux pas être partout.
Ce film permet de revoir Virgnia Madsen et Julie Christie, finalement je comprends le prédateur de préférer Amanda !
Ce qui est plaisant lorsque je déambule dans les rues c'est l'impression de remonter dans le temps qui m'est offerte par la lecture des horodateurs. Ainsi ce matin, je suis sorti tôt, histoire de profiter de la fraicheur et de la solitude avant que l'activité de la ville ne reprenne, que n'ouvrent boulangeries et cafés, mais après que fussent rentrés les fêtards éventuels.
J'aimais entendre claquer sourdement la lourde porte métallique derrière moi, à l'instar d'un personnage d'une histoire écrite il y a bien longtemps. Prenant à gauche j'allais sur la place, le vent sifflait entre les hampes des drapeaux disposés en cercle alors que ceux-ci claquaient comme pour m'applaudir.
La grande avenue me tendant les bras je ne lui résistai pas, et avançai en laissant errer mon imagination, satisfait de ne rencontrer personne, pas même une voiture. Le ciel gris perle était sans nuage, je ne voyais même pas mon nombre et en passant devant un horodateur je vis : 5h05' ; il était encore plus tôt que je l'avais pensé et je ne me souvenais plus de l'heure indiquée par mon radio-réveil.
Après un certain temps, mais suffisant pour que j’eus fait près d'un kilomètre je passai à nouveau devant un de ces aspirateurs à fric :
5h05' !
Vous comprenez pourquoi je parlais de voyage temporel, illusoire bien entendu mais agréable à concevoir sur l'instant.
Pour rentrer je décidai de faire un tour par les grands boulevards, cela représentait encore une belle distance mais je n'avais que cela à faire et les rues restaient vides, les fenêtres que j’apercevais étaient tout autant dénuées de lumière, seul l'éclairage public m'accompagnait, lumignons jaunâtres, flous, comme pris dans l'ambre de l'immuable.
La petite fenêtre d'un nouveau parcmètre me donna l'heure :
5h 05' !
Maintenant je me souviens de ce qu'indiquait mon réveil...
Lee
Permettez-moi aujourd'hui de supprimer le monsieur, je sais qu'il induit une distance que vous n'aimez pas mais surtout qu'il vous donne un statut qui vous met mal à l'aise. De même que mes courriers, c'est pour cela que vous mettez du temps avant de me lire, sachant que je ne peux vous écrire de nouveau qu'une fois ma missive précédente éditée. Tant de choses vous sollicitent, que vous laissez faire, alors que moi j'ai du temps, pour réfléchir, pour esquisser des phrases, les corriger encore et encore jusqu'à ce que mes mots conviennent à mes pensées. Ce qui ne veut pas dire que ces dernières soient compréhensibles, je sais pourtant que malgré mes tours et détours, ou peut-être grâce à eux, vous comprendrez ce que je veux vous dire.
Je perçois vos pensées, cet état d'apnée mentale dans lequel vous vous complaisez depuis quelques temps, explication possible de ce peu de temps que vous m'accordez alors que je ne cherche qu'à vous aider... comme si cela accentuait vos difficultés !
En matière de bête, celle qui est en vous tiendrait plutôt du pois(s)on rouge, celui dont la mémoire ne dépasse pas 2'', ainsi peut-il tourner en rond sans s'ennuyer dans son bocal, comme vous le faites, si ce n'est que vous imaginez plutôt une cellule. Mais le danger, s'il existe, et je pense comme vous que c'est le cas, ne peut venir que de l'intérieur, qu'importe la hauteur de vos remparts, l'épaisseur de la porte et la taille des verrous.
Une mor(t)sure que vous ne soignez pas s'infecte, celle dont vous portez les traces vous inocula cette rage qui faillit vous emporter et dont vous mîtes tant d'années pour vous remettre. Que vous craignez de revivre les tourments qu'elle vous causa est compréhensible mais infondé, n'est-ce pas ?
Vous qui aimez jouer avec les mots, les démembrer jusqu'à ce qu'ils perdent leur sens, ou que vous oubliiez les vôtres, que feriez-vous avec encrage, ces mots qui vous retinrent, tenant en laisse cette virulence par ailleurs salvatrice ? Je manque de votre maîtrise stylistique pour m'exprimer clairement comme vous manquez de force mentale pour avancer sur la voie ouverte devant vous.
Égalité pourrait-on dire...
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |