Ce matin ressemblerait-il à tous les autres ?
Les yeux vers les nuages, cent mille âmes espéraient,
Beaucoup se contraignaient, tous se voulaient apôtres,
Pour que l'avenir soit ce que tant attendaient.
Le sol était si sec et les réservoirs vides,
Pleurer même devenait impossible,
Un enfant bafouillait des prières insipides,
Cent vieillards redoutaient un dieu trop insensible.
Il y eut un éclair, un roulement obscur,
L'air se rafraichit murmurant la promesse,
Que quel que soit l'attente il n'y a rien de sûr,
Si ce n'est que demain n'a pas encore d'adresse.
Cent mille cris répondirent à la fraîcheur venant,
Les pleurs du ciel s'accrurent, cent mille voix remercièrent,
Oubliant qu'il est rare qu'un dieu soit innocent,
Le bonheur qui s'admire se noie dans la rivière.
Je suis un échiquier, un lieu d'affrontement,
Où l'on peut rencontrer qui dit vrai et qui ment.
L'ignorant lui ne voit qu'un couple d'adversaires,
Qui a les yeux ouverts y voit des partenaires.
Je suis jour, je suis nuit ; naissance, enterrement,
Ce qui doit s'achever eut un commencement.
Combien d'espoirs déçus et de rêves avortés,
En des parties perdues avant d'être jouées.
J'adoube par trop de peur, presque timidement,
Quel coup dois-je jouer, un gambit maintenant ?
La pendule est moqueuse, attendre est inutile,
Atropos au final viendra trancher le fil.
Vouloir faire durer le jeu éternellement,
C'est entrer en Enfer en aimant les tourments.
Je fus ainsi, jadis, avant d'avoir appris,
Qu'au terme du combat je n'aurai aucun prix.
Nostalgique : « quelle amertume si on te dédaigne ! »
Explosif : « tous les intégristes s'y rensaignent ! »
Drolatique : « y errer agite le menton. »
Hâtif : « sa profusion rebute le piéton ! »
Majestueux : « qui vous parcours se voit repu,
Il m'en faut convenir : vous touchez l'absolu ! »
Rural : « oh boudiou, ça c'est un blog ce machin ?
Dirait-on pas un bouge ou grouillent les malandrins ! »
Martial : « la rumeur court que l'infante rit ! »
Technique : « sortirait-il un en bijouterie ?
Qu'immédiatement proliféreraient les faux ! »
Enfin, copiant Thisbé, conclure par ces mots :
« Ce blog est l'inconscient de qui put le commettre
En révélant son âme ! L'honneur doit le démettre ! »
— Quelques vers auraient pu pour un homme averti
Ayant l'art de la rime dont manquent les titis :
De talent vous n'avez que celui du paraître,
Dans le pré du banal ou je vous ai vu paître
Voyez passer mon blog avec vos yeux d'idiots !
Savoir et aptitudes ne sont pas votre lot
Vous n'êtes pas capable, en eussiez vous envie,
De sortir sur le Net mieux que forfanteries,
Alors qu'en ce domaine, je ne donne pas ma part
Ni les miettes ou les restes, et même pas dans un bar !
Savoir médire de soi est un art qui conserve,
Des commandements ce sont les miens que j'observe.
C'est tout ! Produit du lourd, tu passes pour une pomme !
Pour me maudire... Oh ! Lee ! … Sort des vannes moins connes...
Vous pressant le citron, - vous pouviez essayer :
Allusif : « Moi, mon vieux, si ce blog je tenais,
Je craindrais d'attirer des âmes à la ramasse ! »
Tropical : « Je parie qu'il est plein de rapaces :
Pour vous protéger jetez-le dans une trappe ! »
Agressif : « c'est du toc !... pas comique... une chape !
Encore pire qu'une chape, c'est un immonticule ! »
Furieux : « vivriez-vous dans un édicule ?
Un urinoir, ou pis, un abri pour blaireaux? »
Obséquieux : « aimez-vous à ce point les masos
Que vicieusement dans leur dos vous lançâtes
Des traits empoisonnés au curare de sulfate ? »
Inélégant : « alors, quand vous régurgitez
Des mots malodorants trahissent votre pensée
Au point que j'en connais souhaitant vous enfermer? »
Menaçant : « faites gaffe, votre égo entraîné
Par le surmoi, pourrait exploser en plein vol ! »
Timide : « vous l'attendez chimique la camisole
Qui tiendrait la démence au fond de votre crâne ! »
Intrigant : « quel démon, dirait Francis Lalanne
Abreuvé de citroverorangémélos
Produisit cet étron de misère si féroce ! »
Outrancier : « ce délire, qui le lit se corrode,
Qui y plonge son âme se croirait sous Hérode ! »
Didactique : « nul porte-malheur, blog infernal,
Ne pourrait t'éloigner de ton destin fatal ! »
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |