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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 06:27

- Tu es là depuis longtemps ?

- Depuis toujours.

- Toujours ?

- Je suis née dans cette maison.

- Tu n'en es jamais sortie ?

- Jamais !

- Pourquoi ?

- C'est interdit.

- Par qui ?

- Mon père ?

- Et moi, qu'est-ce qu'ils vont me faire ?

- Rien.

- Rien, pour le moment.

- Je ne comprends pas. Pourquoi moi, qu'est-ce que j'ai fait, mes parents doivent être fous d'angoisse.

- Non, je ne crois pas.

- Pourquoi ?

- Mon père est allé les tuer.

- Tuer mes parents ? Mais pourquoi, pourquoi, qu'est-ce que nous avons fait ?

- C'est mieux, pour eux, ils ne souffrent pas, pour toi, tu sais que personne ne t'attend dehors.

- Personne ne m'attend ?

- Tu sais que ça ne servirait à rien de chercher à t’enfuir.

-Je ne comprends pas, m'enlever, tuer ma famille...

- Inutile de comprendre, c'est comme ça. Tu peux dire que ce n'est pas de chance, pour toi, ce sera vrai mais la réalité n'en changera pas pour autant.

- Mais pourquoi moi ?

- Je t'ai choisie.

- Choisie ?

- Oui, mon père a fait des photos des fillettes de mon âge, c'est toi qui m'a fait la meilleure impression.

- Impression ?

- Pour me tenir compagnie, je n'ai pas le droit de sortir mais j'ai celui d'avoir de la compagnie. Tu sais tout maintenant, ça ne sert à rien de poser davantage de questions, si tu me fatigues je devrais trouver quelqu'un d'autre.

- Et moi, ton père me tuera ?

- Non, mes poupées c'est moi qui aies le droit de les casser, viens jouer avec moi maintenant.

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 06:18

Spéciale pop indépendante coréenne 2/2

Milktea (밀크티)

 

Misty Blue (미스티 블루)

 

JRabbit (제이레빗)

 

Yozoh (요조)

 

Lucite Tokki (루싸이트 토끼)

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 05:56

J'ai rempli mon bagage

De tout ce qui trainait.

Les envies de partage,

Mes rêves avortés.

Les instants de courage

Ne vont pas m'encombrer,

Plusieurs milliers de pages

Diraient ma lâcheté.

Mon enfance, au pesage,

Est facile à porter.

 

La suite de mon âge,

Je saurai la caser.

Des années les outrages ?

Partout, éparpillés,

Les jadis, le sevrage...

Voilà ! C'est empilé.

J'ai baclé le pliage

Pour pouvoir le fermer.

 

Un détail au passage,

Lui reste sur le quai.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 05:54

 

27072012_calimeraultt.jpg

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 05:17

Vous connaissez l'Art de la guerre de Sun Tzu, probablement pas le Hagakure, texte dicté par JōchōYamamoto à Tashiro Tsuramoto. Le premier fut longtemps samouraï au service de Mitsushige Nabeshima avant qu'il ne se retire ''caché dans le feuillage'' pour traduire le titre (葉隠) et dicter au second ses réflexions nées de son expérience et qu'il souhaitait transmettre, non comme un simple guide, un mode d'emploi, à suivre mais comme un exemple dont s'inspirer.

7 années furent nécessaires pour achever ce travail (1710-1717) ; bien plus avant qu'il n'atteigne le grand public, à l'époque ça ne voulait rien dire. Ce n'est qu'au début du vingtième siècle que le public japonais eut connaissance de ce texte, jalousement conservé par le clan des Nabeshima, il fallut que cette notion même devint obsolète pour autoriser cette diffusion.

Au long des 11 tomes Jōchō Yamamoto (1659-1719) démasque l'âme du Bushi, l'incarnation idéale du guerrier au temps de la féodalité, proche du chevalier occidental de la même époque. Autant dire que l'un et l'autre ont totalement disparus !

Le samouraï n'en est qu'un synonyme, il devait être expert dans l'art du sabre, c'est le moins, mais aussi endurant, capable de supporter la souffrance et accepter autant son sort que l'ordre qui lui était donné, ils devaient, littéralement être ''sans peur et sans reproche''. Être le premier était plus facile qu'être le second !

Deux rencontres orientèrent la vie de Mamamoto, celle d'un moine zen, Tannen, du temps des Nabeshima puis de Ishida Ittei, conseiller du même clan. Quand son seigneur mourut, en 1700, il ne put faire Seppuku, la pratique en ayant été interdite, il reçut l'autorisation de se retirer dans une simple hutte où Tashiro Tsuramoto vint le voir et consigna le fruit de ses réflexions qu'il diffusa dans son clan.

 

Depuis la capitulation nippone en 1945 l'ouvrage est mal vu car censé illustrer le militarisme fanatique qui conduisit le Japon à la défaite.

 

Le Seigneur Naoshige avait coutume de dire :

Il faut devenir fanatique et développer la passion de la mort. Si l'on compte sur le temps pour accroître son pouvoir de discernement, il risque d'être trop tard pour le mettre en pratique'' !

La loyauté et la piété filiale sont superfétatoires dans la voie du Samouraï ; ce dont chacun a besoin c'est la passion de la mort. Tout le reste découlera naturellement de cette passion.

 

Je préfère :

La meilleure attitude à avoir à l'égard de la parole est de ne pas en user. Si vous pensez pouvoir vous passer d'elle, ne parlez pas.

Ce qui doit être dit devrait toujours être dit aussi succintement, logiquement et clairement que possible.

Un nombre surprenant de gens se ridiculisent en parlant sans réfléchir et se déconsidèrent d'autant.

 

Il existe ce que l'on appelle ''l'attitude pendant l'orage''. Quand on est pris dans une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s'élancer pour s'abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toute façon, on sera mouillé.

Si on se préparait auparavant mentalement à l'idée d'être trempé on serait en fin de compte fort peu contrarié à l'arrivée de la pluie.

On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations.

Traduction André Louka (1990).

Il existe une traduction plus récente et complète de Sébastien Raizer.



Jim Jarmush s'en inspira pour son film Ghost Dog, la voie du samouraï.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 05:16

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 06:07

Bistouriste : Va se faire opérer à l'étranger pour moins cher, pas toujours moins bien.

Blasphème : délit cieux.

Clodostrophobie : Incapacité de supporter ceux qui sont ce que l'on pourrait devenir.

Dicosaure : Vieux mot décrivant une situation disparue.

Goddy bag : Sac étanche destiné à transporter des fantômes d'illusions.

Grizzlee : Humeur du matin, avant le café !

Immortel : A pris un coupe-fin !

Onazisme : Pratique interdite en public qui se fait souvent en groupe.

Pauvreté : D'éclat ration de guère.

Tchin : Le son du canon !

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 06:02

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 05:50

Spéciale pop indépendante coréenne 1/2


RossyPP (로지피피)

 

Taru (타루)

 

Morrie (모리)

 

Belle Époque (벨 에포크)

 

Adultchild (어른아이) 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 06:07

03

Un masque de silence ne tient jamais longtemps, la fureur est incontrôlable. Il sait, il voit, il peut mais vouloir ne lui appartient pas.

Un sourire sans fin glisse sur son visage alors qu'il cherche dans les braises un souvenir paisible. Bientôt... Une naissance, une mue... La mort nourrit la vie mais il sait si peu de l'une et de l'autre. Un linceul de charognes jeté sur... mais sur quoi ?

L'escalier craque sous ses pas alors qu'il réintègre sa chambre, le silence s'impose dans toutes les chambres.

Son sourire a disparu.

Les murs naissent, hésitants tel un nouveau-né. Ici seule la mort règnera, supplicier c'est assécher une conscience avant sa dissolution. Il devine le cortège des ombres innombrables qui disparaîtront en ce lieu, s'effaçant de la surface du monde, le temps d'un cri, d'un souffle, d'un espoir qui lutera jusqu'à sa dernière respiration, dans des ongles cherchant à ouvrir cette gorge qui ne fonctionne plus. Mais il n'est plus temps de vivre et son ombre glacée laisse derrière elle un sillage de frissons, force d'un temps sans âge, d’un destin sans pitié.

Il regarde, observe, note, semble avoir mille yeux, mille oreilles.

- Tu sais qui c'est ?

- Non, pas de question de ce genre.

- La curiosité c'est tout.

- Ici c'est trop ! L'ambiance est un peu rude, si tu veux te retrouver sur le front russe, continue.

- J'aurais voulu comprendre, il a l'air bizarre, étranger.

- Il l'est, faut croire, et alors ?

- Est-ce qu'il serait pas mieux, lui, sur le front russe ?

- Il faut croire qu'en haut lieu on préfère qu'il soit ici.

- Ce camp n'est pas le but de la guerre, tu te rends compte du gaspillage alors que nos soldats en auraient besoin ?

- Écoute, ou tu te tais ou je te laisse dans ton coin. Tu veux des réponses, va lui demander, on ne sait jamais.

 

Il s'amuse des murmures, des inquiétudes naissant dans ces esprits aguerris, la peur coule de lui pour noyer les esprits faibles.

Que sont mille vies de plus ou de moins, toutes sont destinées à se perdre.

Dieu sait... mais il est des mots qui ne se prononcent plus, qui laissent dans la bouche un goût de cendres, d'illusions douces auxquelles il est difficile de faire semblant de croire.

Le temps fond. Lentement, sûrement, le camp s’impose, peu s'avouent connaître la destination. Le ciel est gris, honteux, redoutant d'être contaminé, les nuages rodent, la pluie tombe régulièrement, le monde tremble et ne sait pas encore pourquoi.

 

04

Il est la nuit venant sur le monde. Vorace, son appétit est inextinguible, mais est-ce le sien, est-il seigneur ou esclave ?

Ces questions sont des vers curieux qui commencent à l'envahir alors que les vrais évitèrent son corps. Pourquoi lever les yeux et observer cette présence tenant un miroir ? Alors fermons les yeux, refusons de voir, de comprendre et de savoir.

Le monde est un charnier, le continent est en sang mais lui ne fait que remplir son rôle, indifférent aux noms, ethnies ou autre classification.

 

Douce est La chair est douce, sa victime voudrait fuir un contact qui la répugne, elle ne peut rien, l'oiseau, fasciné par le serpent est incapable de s'envoler. La main pèse, marque la peau, le premier coup est un soulagement, quand le bourreau adopte un comportement inattendu la peur s'insinue comme inspirée par une présence incompréhensible mais perceptible.

La femme est jeune, sa joue se marque de rouge, là où la gifle lui fut portée sur le sol elle attend la violence suivante, coups de pieds, de poings, de n’importe quoi, c'est un moment à passer, mauvais, ensuite elle sera libre de retourner dans la salle d'attente de la mort.

Sa nourriture est cet instant infime, quand l'âme glisse dans l'autre monde sans avoir quitté le premier. Par exemple cette jeune fille entend la porte s'ouvrir, voit sa mère entraînée. Elle voudrait la rejoindre, la serrer dans ses bras. La plus jeune n'aura jamais ces vergetures, ce ventre flasque, ces rides aux coins des yeux, pour un peu il lui demanderait à en être remercié.

Les soldats s'en vont, il reste avec les deux femmes qui observent cet homme à la réputation si inquiétante. Que ne dit-on pas sur lui, monstre est le qualificatif le plus tendre qui lui soit accolé et pourtant nul ne peut apporter de précision sur lui, sur ce qu'il fit pour le mériter.

Et pour cause.

 

Parfois il voudrait parler, impossible, personne ne lui dirait la vérité, Josef peut-être... Il est seul depuis si longtemps qu'une réponse l'effraierait.

La puissance est insatiable, un appétit avide d'âmes... Au fond la vie n'est qu'une malédiction, un radeau sur un océan de charognes, un arbre obscur plongeant ses racines dans les cris, les larmes et les soupirs. Elle n'est que le berceau de la mort.

Ne pouvoir parler n'interdit pas d'écrire. Se libérer, se découvrir, usant d'une encre rouge incapable de sécher sur une matière douce comme de la peau.

Comme ? L'encre et le support, un tout cohérent.

Si nous pouvons dire !

Nous pouvons.

 

Est-ce le temps qui passe plus lentement ou sa perception qui en est modifiée ? Le décor devient flou à mesure qu'il voit plus loin.

 

Pourquoi ?

 

Tant de victimes se sont posé la question, chacun son tour.

 

Son tour... sur quel manège est-il entraîné ?

 

S'il pouvait être sûr de ne jamais le savoir.

 

Et moi, si j'y monte avec lui, le saurais-je ?

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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