
Quelques vagues, un clapot, nous regardions la mer,
Avoir batifolé nous avait rassasié.
Nous glissions dans le rêve par nos sens épuisés,
Étant au Paradis nous savourions l'Enfer.
L'eau se mit à danser au rythme de nos cœurs,
Puis elle se retira comme par discrétion,
Crainte de dissiper ce moment de bonheur,
Comme si l'éternité sortait de la fiction.
Le ciel devint obscur à l'image du temps,
Qui fait que chaque instant se noie dans le passé,
Qu'il est vain de courir vers ce qui fut avant
Décider n'est qu'un mot, nous l'avions oublié.
Un grondement lointain, le monde semble se fendre.
Ne lâchons pas nos mains, à 2 contre le pire.
Qu'importe le destin dont nous croyons dépendre
La vie est une vague prête à nous accueillir.





Tête de garçon, petit montagnard

Jeune Maure

Tête d'enfant ; Garçon

Buste de Paul Dubois
Gemito fit la connaissance du sculpteur Paul Dubois (1829-1905) lors de son séjour à Paris. les deux hommes se vouaient une admiration réciproque, malgré la différence d'âge et de renom qui les séparait, Dubois était alors extrêmement célèbre. ce portrait daté de 1879, offre l'image d'un homme dont les nombreux succès officiels n'ont pas altéré la modestie et la discrétion. le style de Gemito semble désormais assagi, et seule la découpe irrégulière du buste, au niveau du col, rappelle le brio des premiers portraits italiens.

Portrait de Giovanni Boldini
Gemito fit la connaissance du peintre Giovanni Boldini (1842-1931) à Paris en 1877. Portraitiste alors très recherché, Boldini prit le jeune sculpteur sous sa protection et l'introduisit auprès de nombreuses personnalités influentes du monde des arts; en retour, Gemito exécuta son portrait, qui le représente élégamment vêtu, la tête légèrement inclinée, comme pour engager la conversation.

Buste de Mariano Fortuny

Buste de Giuseppe Verdi
À l'hiver 1872-1873, giuseppe Verdi (1813-1901) séjourna à Naples pour superviser la représentation de deux de ses opéras au Théâtre San Carlo. le peintre Domenico Morelli, le persuada alors de faire exécuter son portrait par son jeune protégé, Gemito. D'abord intimité par l'attitude hautaine de Verdi, le sculpteur ne trouva l'inspiration que lorsque celui-ci se mit au piano. Ce magnifique portrait, l'un des plus beaux bustes de Gemito, représente ainsi le compositeur la tête inclinée, comme penchée vers les touches d'un invisible clavier.
Au Petit Palais jusqu'au 26 janvier 2020
VERNES – CORIA – LE LOMBARD – 1991

Bob Morane dort à San Barbasco quand le téléphone l'arrache aux bras de Morphée. Son correspondant lui parle de son intérêt pour la Cité des Rêves et lui donne rendez-vous à la ''Cantina de la musica'' sur la plaza del Libertador. Qu'il soit 1 h du matin ne gène pas le français, ni l'insécurité régnant dans la ville. Il est en avance et commande un Cuba-libre pour patienter. Rapidement le barman lui dit qu'il est attendu dans l'arrière-salle. Un certain Pepe le reçoit et lui affirme être en possession d'une carte qu'il souhaite vendre. Morane est dubitatif mais son interlocuteur lui raconte comment il a atteint la Cité en partant du Rio Esteban jusqu'à la source du Rio San Sebastien d'où on voit 3 monolithes.

Il va pour accepter d'accompagner Bob quand des coups de feu font éclater la fenêtre. Pepe est mort sur le coup d'une balle dans le cœur.

La curiosité de Morane est trop grande pour qu'il renonce malgré ce qui vient d'arriver. Puisqu'il a une piste autant la suivre.

Archibaldo est d'accord, le prix est trop tentant, le temps de faire le plein de son avion et ils décollent. Sans difficulté ils trouvent les monolithes.

L’atterrissage commence sans difficulté jusqu'à ce qu'un nid-de-poule brise l'axe d'une roue. Aucune importance reconnaît Archibaldo puisque les guérilleros l'aideront puisqu'il s'agit d'un piège, un moyen de capturer des visiteurs curieux et réclamer des rançons pour les libérer. Aucun problème pour Morane d’assommer le kidnappeur, pour l'attacher avant de s'en aller, seul, dans la forêt. Une situation qui ne l'effraie pas.

Une première nuit passée il se remet en route, et tombe, il fallait s'y attendre, sur une jeune femme agressé par des malandrins. Il intervient, se débarrasse du premier et renvoie le second après l'avoir désarmé. La routine !

Ceci fait Bob se souvient qu'il y a des otages et se fait fort de les libérer plutôt que de s'échapper, d'autant qu'il est aidé désormais par une jeune, et jolie, Mercedes, d'autant que des membres de son village ont été capturés par les guérilleros.

Heureusement Morane n'est jamais à bout de ressources, ce n'est pas une bande de guérilleros qui va faire le poids contre lui.

Néanmoins ils ne se résignent pas et partent à la recherche des évadés qui se réfugient dans la caverne que les Lacandons utilisent pour se cacher de leurs ennemis. Un lieu où Morane est le premier blanc à pénétrer : la ''Cité des Rêves'', le refuge secret des anciens dieux des Lacandons. Bob donne sa parole de ne jamais en révéler l'emplacement.

À Londres Sophia Paramount s'énerve contre le téléphone qui la dérange, elle se calme en reconnaissant la voix de Ballantine qui lui parle de la disparition de Morane après qu'il eut confié à Clairembart son intention d'enquêter sur la Cité des Rêves.

Comment ne pas partir à la recherche de leur ami ? Laquelle les mène à Archibaldo qui reconnaît avoir vu Morane, l'avoir déposé sans l'avoir retrouvé la semaine suivante. Pour une belle somme le pilote veut bien emmener Sophia et Bill. Ceux-ci se retrouvent au même endroit que leur ami et leur promet de revenir une semaine plus tard. Promesse superflue puisque les guérilleros sont encore là qui capturent les aventuriers. Lesquels se disent que c'est le moyen de retrouver Bob. Erreur mais ils tombent sur les otages occidentaux.

Ignorant la venue de ses amis Morane profite de la vie auprès de Mercedes, lui promettant même de revenir la voir quand il est averti que les guérilleros ont fait deux prisonniers de plus, roux tous les deux. Il n'a pas besoin de plus de précision pour savoir de qui il s'agit.

Sophia et Bill ont pu s'échapper mais se font rejoindre quand Bob qui les a vu de loin intervient pour un nettoyage par le vide dont il a le secret.

Il ne reste plus à notre trio qu'à savourer leur succès, et à rester sur place le temps que la blessure de Sophia guérisse. Après quoi il invite Mercedes à Paris avant que Sophia ne lui fasse visiter Londres. La Cité des Rêves gardera son secret !

Le vent est tombé, le courant emporte le navire et son équipage dans le silence océanique. Les hommes rament, lentement, au rythme d'un cœur inaudible. Secousses régulières, rames pénétrant l'eau sombre où s'agitent des formes troubles.
Ulysse est seul à percevoir, dans l'intimité de ses liens, les voix hallucinantes des créatures hantant les lieux ; êtres pisciformes à la longévité inquiétante que le mystère pare d'une beauté toxique. L'éperon du navire est le marchepied de ces succubes avides. Il les voit s'approcher, sa stupeur croît alors qu'il découvre leurs véritables visages de prédatrices affamées. Qu'importe ses cris, nul ne viendra à la rescousse, aucune yole, aucune barque, l'eau recouvre le monde, lui donnant cette unité qu'il cherche depuis si longtemps.
Son équipage, envoûte, ne peut se défendre contre ces monstres et le sang sur le bois est un vernis que le temps ne pourra effacer.
Il se sait équilibriste cosmique, sur le fil étroit du réel, entre l'impossible et l'impensable ; qu'une nuance, même infime, intervienne dans ses perceptions et son esprit basculera, qu'importe que ce soit d'un côté ou de l'autre, les deux sont mauvais !
Il est au point d'équilibre, équinoxe fugace, passer au bon moment, au bon endroit, pile entre le jour et la nuit pour que son futur ait un sens.
Il se devine tenant la barre d'un vaisseau fantôme, prédateur éternel attendant le gibier venant se prendre au piège.
Ses liens tombent, des bouches étranges chantonnent à ses oreilles des promesses fallacieuses.
Vouloir entendre était une mauvaise idée.
Quand l'eau glacée se referme sur lui, ses ultimes expirations emmènent à la surface des espoirs qui s'y dissolvent.






Traditions : Traces de pas sur le sol nous indiquant un chemin rassurant d'avoir été utilisé encore et encore.
Toxicophage : Apprécier les lieux, idées, nourritures néfastes par habitude d'en consommer jusqu'à ne plus être capable de supporter un autre endroit, de nouvelles pensées, des aliments sains.
VeLeeité : Vouloir vouloir mais s'y refuser par peur de pouvoir.
Végétalien : Croyant voulant convertir les carnassiers à ses dogmes sous prétexte que lui est immangeable.
Vertus : Qualités permettant de définir ce qu'est un être ''humain'' digne de ce nom, lequel se doit de les mettre en pratique, d'en cultiver la présentation. Synonyme acceptable et valorisant de dogmes. Contraintes ''morales'' heureusement contrebalancées par les vices, qui, eux, sont acceptés de n'être pas exhibés.
Vertueur : Individu affichant la vertu comme nécessité indispensable à la vie en société et, donc, que qui en manque ne saurait participer à celle-ci. Le plus simple, dès lors, étant de s'en débarrasser, définitivement. Peu importe la façon, mais si elle est brutale et source d'enseignement pour les autres, tant mieux.
Vice : Plaisir que tu voudrais oser prendre, sans l'oser, alors tu le dénigres en remâchant ta frustration.
Vraie : Chose communément admise en attendant la démonstration qu'elle est erronée pour être remplacée, temporairement, par une autre explication.
Vulgarization : Tentative de domination mondiale par les mangeurs de riz.
Zoobédience : Appartenance affirmée, impliquant une obéissance absolue, à un troupeau d'homo sapiens. Jamais vu comme tel, bien sûr, se déclarant au contraire détentrice du ''vrai'' savoir, lequel n'est que l'argument de la classe dirigeante, parfois du seul gourou pour détenir le vrai pouvoir que lui abandonne bien volontiers les membres du groupe, comme n'importe animal soumis au mâle dominant de sa meute. Certains affirment que Lee Rony lui-même... mais inutile d'en parler ici.
Zoomosapiens : Centre d'étude de primates, de leurs interactions, relations, évolutions, conflits et comportements, appelé Terre.
Zooptimiste : Personne imaginant, souvent à juste raison, que l'enfermement d'animaux sauvages permettra leur survie quand leur environnement naturel aura disparu. À l'heure actuelle rien n'est prévu pour l'homo sapiens qui sera bientôt dans le même cas.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |