Le vrai titre...
Le vrai titre...
Quand sur mon berceau le fiel se pencha,
Rien ne m'a trahi, ni cils ni peau pierre.
Ces faits m'ont dit que l'enfer se facha,
Qu'on peut effacer les traces de pousse hier.
Marqué par le sans, les mains dans l'avide,
Nul saint auquel j'aurais pu me vouer.
L'imagination est un lait acide,
Auquel seul survit qui nait pas doué.
Sans cible et mortel, avancer sans but,
Ne pas être à deux voir au cœur de l'ombre,
Dés corprs désertiques, une pente abrupte,
Pour boire... des larmes et des regrets sans nombre.
Vous pensez (?) que la (mal)Sainte Inquisition n'existe plus, vous avez tort. Autour de nous les sorcières se cachent mais Salomon, une organisation secrète, est là pour les retrouver, et les éliminer. Pour cela ils utilisent un produit étrange, l'Orbo, qui bloque les pouvoirs des sorcières avant leur apparition.
Kate vient de trouver la mort, elle laisse une place vide dans l'équipe de Salomon au Japon. Ses partenaires qui attendent une chasseuse expérimentée sont étonnés de voir arriver Robin Sena, une jeune fille de 15 ans...
Mais Robin n'est pas une simple chasseresse ! Qui de meilleur pour chasser des sorcières qu'une sorcière, car la jeune fille en est une dont Salomon utilise les dons, sachant que ceux-ci vont se développer, jusqu'à ce qu'il soit temps de l'éliminer à son tour !
Witch Hunter Robin puise son scénario dans la réalité de la chasse aux sorcières qui dura des siècles et fit des milliers de victimes, symbolisée par l'affaire de Salem et son procès qui se solda par de nombreuses condamnations à mort, et autant d'exécutions, sans oublier plusieurs décès en prison.
Faisons bien la différence entre les ''vraies'' sorcières, qui ne sont que des femmes détenant un savoir ancestral, une connaissance de la nature qui leur permet de guérir ou de soulager, et les autres disposant de facultés qui ne sont pas censées exister réellement, telle l'héroïne de cette série. Vous et moi savons bien à quoi nous en tenir...
Mais la question n'est pas là ! WHR présente 26 épisodes à la réalisation impeccable avec une galerie de personnages dominée par la jeune Robin qui va avoir affaire à forte partie, autant pour ce qui est de maîtriser ses pouvoirs que d'affronter son destin car, bien sûr, elle est bien plus que ce que les apparences laissent penser, porteuse d'une hérédité quasi divine...
Une héroïne et une série ensorcelantes, évidemment !
Des mots, encore des mots, pour aiguiser le soc,
L’araire du lucide plonge et replonge en mon âme,
Brise les illusions, tout n'est donc que du toc,
Que rien n'aie le pouvoir de dire non à sa lame.
J'ai voulu l'arrêter, la terre s'est refroidie,
Était-ce cela la mort, la douceur mensongère,
Ce coma où l'absence m'obscurcissait l'esprit,
Où l'amour et l'espoir étaient terres étrangères.
Des mots pour taire les maux ! Que ne suis-je assez veule,
Pour cesser d'avancer, arrêter de penser.
Tant d'efforts superflus... Est-ce ma volonté seule
Qui malgré moi poursuit un devoir insensé.
Retournant le passé, charriant les souvenirs,
Broyant les sentiments pour qu'il n'en reste trace.
Le terrain remué et nettoyé du pire,
Est gorgé de promesses autant que de menaces.
Spéciale rock féminin japonais 2/3
Detroit7 (2010)
Bugy Craxone (2009)
Fra-Foa (2002)
Noodles (2005)
Chinachop (2005)
Vous vous demandez pourquoi... Et vous vous répondez ?
Évidemment ! Je n'en attendais pas moins. Vous avez de la chance, je suis là pour mettre un terme à vos affres.
Je suis marié, rien que de très banal, ma femme est ravissante, à tel point que je sens sur nous des regards lourds d'étonnement, mais il faut croire que je dispose d'autres qualités que l'apparence. Mon épouse étant, beaucoup, plus jeune que moi je passe l'éponge, si j'ose dire, sur ses relations, prenant, parfois, un plaisir, que vous taxerez de malsain, à l'observer. Avec son accord !
Tout allait pour le mieux jusqu'à sa rencontre avec Robert. Je devinai vite qu'il se passait quelque chose, son attitude gênée, ses silences et, surtout, sa nouvelle fidélité.
Le progrès est une bonne chose, l'inventeur de la géolocalisation est un bienfaiteur de l'humanité, lui. Rapidement je fis connaissance du Robert susnommé. Savoir comment ils s'étaient rencontrés était inutile mais imaginer cet individu, au physique aussi banal que moi, dans un lit avec ma femme...
Qu'elle prête son corps, soit, mais je voulais l'exclusivité de son cœur, en sachant que les chances qu'elle fut sincère étaient réduites.
La vengeance est indigne ? Certes, mais à cette occasion je découvris que les passions humaines ne m'étaient pas étrangères. Néanmoins il me fallait trouver un moyen inhabituel.
Facile !
Je sais qu'il a souffert, un peu, d'abord, histoire de ne pas penser à quelque chose de grave trop tôt, puis davantage mais cela signifiait qu'intervenir était impossible. La biotoxine faisait son œuvre et peu à peu envahissait son corps, proliférant en le modifiant pour en faire un nid favorable à sa survie mais conservant les organes indispensables. Son agonie fut longue, je la lus dans les yeux de mon épouse et sur sa peau les jours semblèrent des mois et les semaines des années.
Peut-être se doute-t-elle de quelque chose mais quelle importance. À quelque chose malheur est bon dit-on, grâce à lui j'ai testé ma découverte, c'est l'avantage de travailler dans les laboratoires de l'armée, pour cette dernière ma petite création sera plus virulente, pour l'usage que je désirai une version ''light'' était plus adaptée.
Non ?
Espagne, XVIème siècle, un homme portant un nourrisson dans les bras s'arrête sur un pont, le torrent qu'il domine est furieux, nul doute que l'enfant ne saurait y survivre.
Il lève le petit corps pour le jeter... Un éclair arrête son geste, ses yeux se porte sur une statue de Marie portant l'Enfant Jésus. Est-ce un avertissement ? Dans le doute il s'abstient d'accomplir sa mission et dépose le bébé pleurant devant le couvent des Capucins.
Ses cris sont entendus, ainsi recueilli le jour de la Saint Ambroise l'enfant sera appelé Ambrosio. Il va grandir
avec les moines, prononcer ses vœux et faire preuve d'un talent oratoire qui amènera à lui des ouailles de toute la région.
Un jour sonne à la porte un étrange duo. Un vieil homme et un plus jeune porteur d'un masque dissimulant totalement son visage. Seul survivant d'un incendie, défiguré, il n'aspire plus qu'à vivre loin du monde et de se rapprocher de Dieu.
La majorité des moines hésite, tous sont fils de bonne famille et cet aspirant novice, pauvre, les déstabilise, d'autant que Valerio devra vivre à l'écart, ne pouvant enlever son masque que dans l'obscurité et la solitude. Frère Ambrosio y voit au contraire l'avantage d'apprendre des différences de l'autre. (Si c'était possible ça se saurait !).
Vous l'avez deviné, j'espère, le ver est dans le fruit, le loup est dans la bergerie, etc. Ce jeune homme n'est pas ce qu'il paraît, loin de là. Une âme semblant aussi pure et lumineuse ne peut qu'être attirante pour Satan qui lit mieux que personne dans les cœurs humains.
Matthew Gregory Lewis
publia ce livre en 1796, il fut rapidement censuré par les thèmes qu'il abordait, viol, crime, inceste... Je le lis bien plus tard, l'appréciant beaucoup à l'exception de la fin, j'étais curieux
de voir ce que Dominik Moll avait fait d'une histoire déjà portée à l'écran en 1972 par Ado Kyrou, scénarisée par Luis Buñuel et Jean-Claude Carrière puis en 1990 par Francisco Lara Polop. Antonin Artaud en publia une traduction en 1931, il n'eut pas la possibilité de la porter au cinéma,
dommage.
Vincent Cassel habite son personnage, il peut exprimer la foi la plus profonde et, en un éclat du regard, montrer le doute qui s’insinue, l'envie qui se faufile et le désir qui s'approche d'autant plus que l'on veut lutter contre lui, donc y penser sans cesse. Les héros de ce film sont maudits dès la naissance, refuser la morale de son temps expose à un destin funeste jusqu'à la progéniture qui en naquit. Bien sûr ce n'est plus vrai de nos jours...
La réalisation est aussi désertique que le décor, peut-être aurait-il fallu
transporter l'histoire dans le présent. Il me semble aussi possible d'y voir l'expression du conflit entre les désirs de l'auteur, auxquels cède son héros peu à peu, et les interdits de son temps
contre lesquels il ne peut l'emporter. La tentation est forte de descendre en soi en quête d'origines qui nous intriguent et nous effraient, au passage nous y croisons des pulsions, des instincts
et des envies qu'il est nécessaire de traverser pour continuer le chemin...
''Satan n'a que le pouvoir que l'on veut bien lui donner'' affirme Frère Ambrosio, il en est de même de Lee Rony, n'est-ce pas ?
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |