La boisson la plus forte est toujours la meilleure :
Nous allons la goûter tout à l'heure.
Une gnôle attendait
Dans le recoin d'un bar obscur.
M. LEE survient à jeun qui cherchait la biture,
Et que la soif en ce bouge attirait.
Viendrais-tu ici accompagner mon voyage ?
Dit ce miséreux en manque de gavage :
Tu seras l'âme de mon ébriété.
- Maître, répond la gnôle, que votre hérédité
Veuille bien remplir ce verre ;
Et qu'elle réitère
En les remplissant
Régulièrement,
En savourant quelques bretzels,
Appréciant les belles chansons,
En dégustant sa boisson.
- Tu m'enivres, murmura le pochtron éternel,
Le piquant de ton goût je le connais.
- D'autres millésimes vous avez donc goûtés ?
S'enquit la gnôle, je suis un peu amère.
- Mais tu es celle que je préfère.
- J'en suis ravie. - Alors tout est bien :
J'ai bu à m'en rouler par terre,
À m'endormir avec mon chien.
On me l'affirme : il faut que je me range.
Ayant dit, tirant le tabouret,
Lee se ressert, gnôle et jus d'orange,
L'idéal au petit-déjeuner.
Si j'étais lui plutôt que moi,
Un paysan plutôt qu'un roi...
Est-ce suffisant pour être soi,
De dire encore, merci ; pourquoi ?
Car être tout n'est pas un choix,
Pas plus que devenir la voix,
Du vent errant dans les sous-bois,
Quêtant l'écho telle une proie.
Rien est un triste palefroi,
Monture sans rêne, regard sans joie,
N'ayant de but puisque sans loi,
Cherchant la paix au cœur du froid.
Mais je suis... ceci, cela, quoi ?
Une impression, une ombre d'autre foi,
Du temps où m'ébattre dans la soie
Était comme un espoir qui se noie.
Les temps agencés en espoir de bois,
Encagent demain, hier et autrefois.
Être est ce je qui par le conscient voit.
Le néant, pour qui ose, est une vulgaire paroi.
Spéciale Shinki Chen (Japon)

Extraits de l'album Shinki Chen & Friends (1972)
|
Psychologie évolutionniste
Une introduction
De Boeck
|
Que verrais-je, au Jour dit, l'ultime glas résonnant ?
Devant moi réunis, vous serez là, tremblants.
Au travers de vos yeux, je saurai tout de vous,
Vos affronts faits aux dieux, les prières qu'à genoux
Vous osèrent murmurer pour satisfaire sans fin,
L'égo démesuré vous tenant par la main.
L'acte ne cache rien, je lis vos intentions,
Derrière l'apparent bien, chantonnent vos pulsions.
Pensiez-vous me duper, leurrer celui qui peut,
Chaque instant observer, arracher vos aveux ?
Mentir, tricher, voler, sont erreurs si vénielles,
Qu'on peut les oublier, pour accéder au Ciel.
Vous pensiez rachetables, ces instants de faiblesse,
Que tout est pardonnable à celui qui confesse...
Les religions promettent mais n'ont point à tenir,
Car toujours elles omettent qu'elles aussi vont mourir.
Je pèse et j'évalue ; pour vous ce qui est plume,
Passant devant ma vue, est plus lourd qu'une enclume.
Jamais une exemption, un simple passe droit,
Encore moins d'exception, ainsi le veut la Loi.
Si tu te crois à part, je n'en ai rien à faire,
Après ? Aucun hasard, c'est l'Enfer, ou l'Enfer !
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |