Comme prévu elle a rien compris, ses vieilles mains rhumatisantes se sont refermées sur moi et maintenant, perché sur sa coiffeuse, je regarde ses efforts désespérés, et vains, pour s'arranger. Si elle se rendait compte que c'est le contraire... ses fréquentations doivent bien rire derrière son dos mais une bosse ça amortit les commentaires !
Ce n'est pas comme mon grand-père, lui il était chez la marâtre de Blanche-Neige, la classe au-dessus quand même !
Chaque jour, pendant les travaux, je lui murmure, les vérités qu'elle fuit, que son acharnement (thérapeutique) est inutile, la nature ne l'a pas oubliée, à quoi bon persévère ? Souvent elle se recule, se regarde, et le désespoir dans ses yeux distant ma solitude quand elle est partie.
Un jour c'est sur la lucidité s'imposera, ce que j'espère c'est qu'elle me prenne, me fracasse sur le rebord du lavamoche et qu'avec un de mes éclats elle repeigne, en rouge, le sol de sa salle de bains.
Le bodybuilding, culturisme en France, est-il un sport ? Certains en doutent et n'y voient que le culte du corps, de l'égo, et des anabolisants. Ils ont, en partie raison, mais être un champion implique beaucoup d’orgueil, et la ''grosse tête'' en frappe beaucoup avant qu'ils ne méritent ce terme dans bien des sports. Quand aux drogues elles sont utilisées dans bien des activités. Moi même... mais c'est une autre histoire.
Restent l'effort, la volonté et la capacité à surmonter la douleur. Essayez de soulevez des poids aussi lourds, aussi souvent, et longtemps, et vous comprendrez que derrière le désir de sculpter son corps, jusqu'à l'excès diront certains, se cache l'envie d'être le meilleur, de prendre une revanche, et toutes sortes de motivations que l'on retrouve ailleurs.
1975. Entre le Gold Gym de Venice Beach et Pretoria le chemin est long, de l'entraînement jusqu'à la montée sur scène tous s'entraînent avec acharnement. C'est Mike Katz qui est principalement suivi, ancien footballeur américain ayant dû interrompre sa carrière avec les New York Jets après une blessure à la jambe il s'est reconverti dans la musculation, son principal adversaire pour le titre de Mr Univers est Ken Waller. Chez les ''grands'' c'est la concurrence entre Lou Ferrigno et Arnold Schwarzenneger qui est mise en avant, le premier espérant bien déboulonner le second qui défend son titre de Mr Olympia, le plus prestigieux. Arnold vise une sixième victoire consécutive. Il n'est alors qu'un champion dans son sport, un autrichien au fort accent mais qui est animé d'une forte volonté, non seulement pour réussir dans le bodybuilding mais aussi au cinéma. Après avoir été le meilleur dans le premier il connaîtra un immense succès dans le second. Lou Ferrigno ne l'emportera pas mais lui aussi fera carrière au cinéma, un peu, et à la télévision, principalement grâce au rôle de Hulk dans la série du même nom. Quel autre acteur aurait-il pu incarner ce personnage ? Outre ces vedette, Franco Colombu est également distingué mais sa petite taille fut souvent un handicap pour l'emporter en toute catégorie, cela n'arrivera qu'après le retrait de Schwarzy. Lequel fera un come-back, victorieux, en 1980.
Ce film fit beaucoup pour populariser ce sport. Le tournage dura cent jours, montrant les coulisses de la compétition jusqu'au jugement final. Avant de vous moquer imaginez vous sur la scène
Der Pass – Cyrill Boss, Philipp Stennert – Sky – 2018 – 8 épisodes
Il fait chaud... le paysage serait vide s'il n'y avait ces lignes à hautes tension qui le traversent de part en part, et ces voitures qui se dirigent, sirènes hurlantes, vers un camion arrêté au bord de la route.
Un policier descend, utilise une pince pour couper le cadenas fermant les portes du véhicule, il ouvre, et recule alors que des mouches se ruent vers la lumière !
Il fait froid, tout est blanc, le policier dort à l'arrière du véhicule, du moins peut-on penser que c'est le cas, une fois arrivé il ne descend pas et attend
que les allemands viennent vers lui. La situation est compliquée, un cadavre a été découvert, gelé, et disposé sur la frontière séparant l'Allemagne de l'Autriche, la tête d'un côté, les pieds de l'autre. Il est à genoux, mains et pieds pris dans la glace, l'en sortir va prendre du temps.
Ellie Stocker est sur place, Gedeon Winter met du temps avant de lui serrer la main et refuse de voir le cadavre, même si celui-ci tient quelque chose dans la main.
Il préfère s'en aller, rentrer chez lui. Gedeon est peu loquace depuis qu'il a été muté dans cette ville proche de la frontière après un ''incident'' survenu à Vienne, il y a quelque chose qu'il ne parvient pas à surmonter, malgré l'alcool et les produits moins légaux, regarder certaines vidéos sur son ordinateur ne risque pas de l'aider.
Stocker mène l'enquête mais les pistes sont froides et les crins trouvés dans les mains du mort n'ont pas livré leur secret. À domicile elle poursuit ses recherches avec le nom de la victime et trouve une info : des migrants décédés dans un camion. Winter devra l'aider, c'est lui l'officier de liaison entre les pays.
La victime était bulgare et son cousin, le chauffeur, a été arrêté pour avoir transporté, enfermés en pleine canicule, des migrants. C'est lui qui parlera d'un rendez-vous que son parent avait, près d'un arbre.
La presse commence à s'intéresser à l'affaire du corps trouvé dans la montagne, le journaliste qui s'en occupe reçoit un morceau de mousse avec une clé USB à l'intérieur contenant la confession du mort.
Winter et Stocker doivent enquêter ensemble bien que le premier soit toujours peu disposé à aller sur le terrain et désireux de se débarrasser de cette affaire.
Conduire une dameuse, seul, de nuit, est sympa, voir dans ses phares une femme nue couverte de sang traverser la piste, moins.
Une espagnole portant de multiples blessures faites à l'arme blanche. Son état fit que le tueur la crut morte, ainsi pourra-t-elle témoigner et dresser un (étrange) portrait robot du tueur.
Quelques heures plus tard c'est un homme qui est retrouvé, mort, dans la même position que le premier, justement, l'amant de la victime précédente.
Pour mettre un maximum de ressources de son côté la police appelle un profileur capable de dresser le portrait du criminel. Sans oublier la secte survivaliste dénoncée par un ancien. Se rapprocher de la Nature est le seul moyen d'en réchapper, disent ceux qui croient que leur gourou sait comment faire.
Vous pensez qu'avec ce point de départ cette série s'inspire de Bron, vrai, mais elle trouve un ton propre et une dualité différente de l'originale. Allie n'a pas de spécificité psychologique, je ne suis pas sûr que ce soit le cas de son confrère.
Cette fois la revue ''Reflets'' a envoyé Morane explorer les rives de la Léna, en Sibérie. Soudain un orage éclate. Les éléments se déchaînent et un éclair incendie un des moteurs de l'avion. Il faut se poser en urgence. L'atterrissage est périlleux mais Bob et Sobiensky, le pilote, en sortent vivants.
Alors qu'ils restent à l'abri ils entendent des bruits étranges, comme un piétinement. Morane s'approche d'une fenêtre et aperçois une silhouette énorme se découpant à peine dans l'obscurité. Le lendemain, le soleil revenu, le français peut explorer les environs et étudier les empreintes laissées par l'étrange visiteur nocturne.
Aucun indice probant bien que Bob ait marché plusieurs heures.
Il finit par rencontrer un cavalier Yakoute. Celui-ci se présente, Ouskaï, il raconte au naufragé aérien l'histoire du Mamantu, c'est lui qui a laissé ces traces. Il précise pour répondre à Morane que ce mot signifie Celui-qui-vit-sous-terre. En effet le Mamantu creuse des terriers avec ses deux grandes dents et fait trembler le sol quand il se retourne.
Quelques heures plus tard Sobiensky est récupéré, conduit au village sur une civière et Bob peut poursuivre avec son nouvel ami la piste de l'étrange créature. Alors que la nuit tombe il entend le même son sourd que la veille. Affolé par l'approche du Mamantu son cheval s'emballe mais accroche une pierre et tombe lourdement. Morane est à pied alors que la pluie commence et que le Mamantu se rapproche dangereusement. Il se met à courir alors que l'ombre gigantesque se rapproche. Pour l'éviter il n'a d'autre choix que plonger dans une rivière en contrebas.
En sortant il fait un détour, sa curiosité est trop grande pour qu'il ne prenne pas tous les risques afin de savoir ce qu'est réellement le Mamantu.
Et il le voit !
Malheureusement, pour lui, c'est réciproque, et l'animal se relance à sa poursuite. Morane ne peut s'en sortir qu'en escaladant une paroi pour se dissimuler dans une anfractuosité. Finalement il parvient à se débarrasser du mammouth et toujours cherchant le poste militaire finit par découvrir un élevage de mammouths. Un soldat le conduit au Pr Natacha Illevitch avec laquelle il s'explique avant que celle-ci ne lui raconte comment tout commença. Par la découverte d'un mammouth momifié dont elle parvint à extraire des cellules qu'elle put réanimées dans le but de créer des animaux gigantesques qui aideraient autant en cas de guerre que comme pourvoyeurs de viande.
Titan était le pus gros de tous mais lui parvint à s'enfuir, réveilla pour les peuples de la taïga la crainte ancestrale du Mamantu. Une histoire fantastique dont Morane promet de ne parler à quiconque.
La nuit suivante pourtant voit à nouveau la nature se déchaîner, cette fois l'orage est encore plus violent que les autres qui rend fous les animaux enfermés, une centaine, qui, paniqués, détruisent leur enclos et s'enfuient et détruisent tout sur leur passage. Morane préconise de les tuer tous avant qu'ils ne ravagent le pays. L'armée veut intervenir mais le colonel en charge ne veut pas tenir compte de l'avis de Morane. Mal lui en prend puisque les pachydermes leur marche dessus, tuant les hommes et renversant les tanks. Force est au militaire de reconnaître la compétence du français qui lui propose une autre solution.
Josh Schwartz, Stephanie Savage, Noga Landa, d'après Alice Roy de Caroline Quine – The CW – 2019
Nancy Drew est curieuse, ses parents le lui ont assez dit.
Quelque chose s'est passé une nuit alors qu'elle était enfant que ses parents prirent pour un rêve mais qui la transforma en chasseuse d'ombres.
Quand une enfant, Rose Turnbull, de la ville disparaît elle se joint aux recherches et c'est elle qui la retrouve. Dès lors elle ne put résister à l'appel du mystère et au désir de résoudre les énigmes se présentant. Ils n'en manquent pas à Horsechoe Bay.
Ce qu'elle ne put résoudre en effet c'est le cancer qui frappa sa mère et l'emporta trop rapidement.
Les études entre parenthèse, l'université c'est pour l'année suivante, elle travaille maintenant, pour George Fan, gérante du restaurant The Claw. Un soir, alors que l'établissement a fermé tôt à cause d'une parade dans la ville, Ryan Hudson, l'héritier d'un empire local, débarque avec des amis pour ''discuter'' à tête reposée alors que son épouse reste dehors et demande un verre de vin blanc.
Petit problème, quand elle reviendra Nancy trouvera Tiffany Hudson décédée alors que le feu d'artifice commence.
L'enquête est inévitable et le chef de la police se fait une joie de retenir un quatuor de témoins, principalement Miss Drew qu'il accuse d'intervenir dans ses enquêtes, en fait, de les résoudre à sa place.
Cette fois il a un indice, la voix de la victime, celle-ci eut le temps d'appeler le 911 avant de connaître un sort funeste. Bien sûr Nancy n'est pas suspecte et elle se souvient de ce qu'elle a vu, des détails enregistrés malgré elle : la bague... Tiffany portait une très belle bague, qui a disparu.
En revanche la caméra de surveillance est bien là, mais les images qu'elle a enregistrée sont surprenantes, ne dirait-on pas une ombre qui se jette sur la jeune femme, avant que le signal ne se brouille ? Quoi qu'il en soit Nancy soupçonne le mari, comme c'est souvent le cas en ces circonstances. Le mieux serait d'aller faire un tour dans la chambre des époux, ce que la jeune fille entend réaliser, illégalement bien sûr.
C'est plus drôle comme ça.
Du reste elle trouve un médaillon dans un tiroir. Quand à en tirer une information utile c'est une autre histoire. En attendant pourquoi ne pas aller voir une médium, pour en savoir plus sur ce qui est arrivé à la victime autant le l'interroger directement. Tout ce que parvient à dire la spirite c'est : Trouvez la robe, et ce n’est pas la morte qui le lui a soufflé.
Nancy entretient des relations conflictuelles avec son père, plus encore quand elle découvre qu'il a une nouvelle relation, pire, qu'il a été l'avocat de son petit ami,ce qui veut dire qu'il a son dossier, pourquoi ne pas aller voir ce qu'il en est. Et elle va découvrir le nom de Tiffany Hudson dans ces pages, celle qui, en témoignant contre lui, le mena en prison pour homicide involontaire.
Ned est suspect, mais il n'est pas le seul !
Et qui est Lucy Sable ? Reine d'un jour, vingt ans plus tôt, dont le fantôme serait coupable de tout ce qui arrive, n'avoir été reine qu'un jour dut la mettre de mauvaise humeur.
Mais les fantômes n'existent pas, Nancy le sait... les fantômes le savent-ils, eux ?
Pourquoi ne pas faire une autopsie de la victime, ça pourrait être amusant, et faire réagir le vrai coupable.
Étrange, mais pas surprenant, qu'une si petite ville recèle tant de secrets, à croire que chacun a quelque chose à cacher.
Sauf moi bien sûr !
Une série sympathique, entre énigme et fantastique, classique, avec une interprète pleine de fraîcheur, ce qui est rare dans ce genre.
Il marche, depuis... il ne sait plus, vers... il ne sait pas. S'arrêter, non, repartir serait impossible et s'il se retournait il verrait se perdre, bue par l'horizon, la trace de ses pas dans le sable moqueur du réel.
Son nom ? Les coups l'ont effacé, il n'était qu'une chose obéissant aux ordres, aux contraintes qui maintenant lui manque. Il n'a pu s'enfuir, impossible, les soldats ont dus l'abandonner, l'imaginant trop faible pour servir encore à quoi que ce fut, le laissant pour mourir comme ils le firent déjà si souvent, jetant derrière eux des cadavres comme autant de bornes marquant une piste venant de nulle part et menant... ailleurs.
Des échos de hurlements résonnent dans ses oreilles, cris et aboiements se mêlent en un fond sonore qui l'accompagne.
Un pas, son avenir se réduit à ce désir, un pas encore mais toujours un de plus, sous le soleil glacé d'une évidence qu'il refuse, sans ombre pour l'accompagner ;
quelque chose, là ! Un éclat lumineux perce son regard, clin d’œil d'un destin moins cruel qu'il aurait pu le croire, si croire lui était encore permis, si penser lui était encore accessible.
Une bouteille, verre opaque, au milieu du sable. Que jadis il y eut là une mer l'indiffère, qu'y naviguèrent des bateaux, il s'en fiche, que ce sable soit les cendres de milliards de vies, il n'en a cure. Quel sort connut-elle pour se retrouver là, qu'importe ! Il s'arrête, se penche, quelque chose à l'intérieur, un papier, roulé.
Il incline et secoue sa trouvaille, le parchemin choit, il le récupère, le déroule. Des mots, peu, et alors qu'il commence sa lecture l'encre meurt en même temps que son corps tombe en poussière : ''Je t'attendais'' !
Mildred Hayes est en colère contre la police d'Ebbing en ayant l'impression que celle-ci ne fait rien pour découvrir l'auteur du meurtre de sa fille. Pour tenter quelque chose elle loue trois panneaux publicitaires sur une petite route et fait inscrire ''Violée pendant son agonie'', ''Toujours aucune arrestation'' et ''pourquoi, Chef Willhoughby ?'' celui-ci estime faire ce qu'il peut, c'est-à-dire pas grand chose, en fonction des moyens dont il dispose et des indices qu'il a relevé, c'est-à-dire encore moins. Par ailleurs il lutte contre un cancer en phase terminale qui ne tardera pas à l'emporter et l'idée que sa carrière et sa vie se terminent sur un échec ne l'enchante pas.
Les réactions sont diverses, certaines carrément hostiles, comme celle de Dixon, adjoint de Willhoughby, flic primaire qui aime jouer de l'autorité que lui donne son uniforme, ou celle du dentiste, une personnalité locale qui voulait l'anesthésier qu'elle blesse pour se défendre.
L'état de santé du chef se détériore rapidement, après une hémorragie interne qui le fait éclabousser de sang Mildred il rentre à la maison, prétend que tout va bien mais prépare une lettre pour son épouse avant de se tirer une balle dans la tête. Il ne veut pas dépérir et agoniser pour laisser une image pitoyable. Il avoue même avoir payé pour que Mildred puisse louer les panneaux un mois supplémentaire. Suite à ce décès Dixon pète un plomb et défenestre le responsable des panneaux. Du premier étage, certes, mais quand même !
À la surprise de Dixon le successeur de Willhoughby est noir, pour lui c'est un sale coup, d'autant que celui-ci le démet de ses fonctions.
Mildred est furieuse en découvrant que les panneaux sont en feu, pas question de laisser passer et elle va incendier le poste de police, où se trouve Dixon, là pour lire un message du défunt. Bien qu'elle ait appelé plusieurs fois pour s'assurer que le local était vide celui-ci, à cause de son baladeur, n'avait rien entendu. Il s'en sortira avec de graves brulures.
C'est lui qui plus tard surprendra une conversation lui faisant penser qu'il écoute le meurtrier, il le provoque, le griffe pour récupérer de l'ADN, il y en avait sur la victime, et finit par retourner à l'hôpital.
Mais l'ADN affirme que cet homme est innocent, bien que Mildred pense qu'il est responsable d'au moins un autre crime. Elle veut faire quelque chose, régler le problème à sa façon, définitivement, avec l'aide de Dixon.
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.