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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 09:00

Die Freudlose Gasse – Georg Wilhelm Pabst – 1925 – 145' 

Le monde de l'après première guerre mondiale, une défaite humiliante pour l'Allemagne et l'Autriche, est difficile, hormis pour une minorité qui, comme toujours, profite des événements et se fiche d'un peuple pour qui chaque jour passé est une victoire, et celui à venir une source d'inquiétude.

La rue Melchior que nous montre Georg Wilhelm Pabst est le reflet de la société, des classes sociales différentes mais des difficultés similaires s'y retrouvent. Pour survivre il reste les trafics, les magouilles, la prostitution obligatoire pour obtenir de quoi manger pour son fils. Une vie compte peu et le voisin qui est là depuis dix ans peut avoir disparu le lendemain.

Maria Lechner est amoureuse de Egon Stirner, un jeune homme ambitieux, elle est prête à tout pour l'aider, ignorant, peut-être, que son amant fréquente aussi Grete Rumfort dont l'existence n'est plus ce qu'elle était suite à l'inconséquence paternelle qui le fit jouer maladroitement son argent en bourse, et tout perdre.

Une boutique de mode, la journée, appartenant à Frau Greifer, devient la nuit une boîte de nuit où des femmes se donnent en spectacle, avant de se vendre à des spectateurs avides et sans scrupule.

La Greifer et le boucher tirent profit de cet environnement, la première en faisait de son échoppe de modiste un bordel, le second en vendant sa viande, ou en l'échangeant contre des faveurs auprès de femmes qui n'ont pas d'autres moyens de survivre. Tous deux viennent de cet univers, le connaissent mais veulent s'en sortir à n'importe quel prix. Surtout si celui-ci est acquitté par d'autres.

Comment échapper à la prostitution, penser que l'avenir peut être différent, quand l'avenir est circonscrit à cette seule rue ?  

Dans ce contexte entre misère et rapacité un crime se produit, Egon est impliqué, la victime étant une jeune femme de bonne famille dont il était l'amant, sous le nom de Henry Stuart !

 

Les personnages se suivent, se croisent, s'affrontent parfois, ballet sordides d'instincts contraires dont seule une exception pourrait s'extraire alors que derrière elle ce monde s'effondrerait, sombre avertissement d'un inévitable futur.

C'est Vienne dont il est ici question, ce pourrait tout aussi bien être Berlin, navire social promis au naufrage dont Pabst nous montre le dernier voyage qui s'éternise sans pouvoir échapper à sa destination finale.

Ce film, déjà, eut affaire à la censure, trop sombre, trop réaliste dans ce qu'il montrait, trop érotique aussi. Les hommes ont l'argent, ou la viande, les femmes ont le sexe, et s'en servent pour tenter de s'en sortir.

Bien des séquences sont perdues, ce qui reste n'a pourtant rien perdu de sa force, obscurité avertissant de l'inévitable nuit à venir à laquelle le feu seul pourra, et devra, mettre fin. La version diffusée aujourd'hui est-elle celle de l'auteur ? Impossible de le savoir tant ce film est un puzzle dont de nombreuses pièces paraissent interchangeables sans changer l'image finale.

Pabst était un réalisateur pour qui le cinéma était une arme de démonstration massive, voyant par le contact avec le monde qu'il décrivait venir celui qu'il redoutait.

 

 

Outre la mise en scène il est important de souligner l'importance de l'interprétation, dominée par Asta Nielsen, immense star de l'époque en Europe, mais sur le déclin, Greta Garbo, qui allait succéder à la précédente avant de s'inscrire dans l'histoire du cinéma, ce que la précédence ne put faire. Et faisant une apparition, parait-il, Marlène Dietrich.

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 16:00

 

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 09:00

Sa plaie le démangeait, sous le sparadrap elle se moquait de lui dont le caprice, depuis qu'il était enfant, était d'arracher les croutes de ses blessures qu'il mettait dans une boite en métal de biscuits ''Petit Brun'' dans le but d'en fait un jour l'échange. Contre quoi, avec qui, il n'en savait rien, contre rien sans doute.

Avec lui-même, pour le plaisir d'un acte qui laisserait sur lui des traces du passé, sa chute de l'étendage par exemple, moment intense, une dent était venue accroître son trésor.

Pourquoi ainsi tenter de garder dans un cercueil d'acier promis à l'oubli et à la poussière des restes de lui-même ? Ce seraient ses seuls souvenirs avec la chemise tâchée de sang de son grand-père tombé à Verdun, défendant son espoir en un destin meilleur. Au moins était-il mort sans avoir perdu ses illusions.

Lui ne combattait jamais, c'était bien, mais était-ce mieux ? Après tout notre destin à tous n'est-il pas un jour de passer à la casserole ?

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 09:00

Vernes – Coria – Le Lombard – 1987

Une matinée printanière à Versailles. Les transports Dupont Durant Duval font une livraison, une caisse longue, et lourde, censée contenir un matériel fragile de grande précision.

Nul ne fait attention à un guide qui ressemble trait pour trait à M. Ming.

Deux siècles plus tard Bob Morane et Bill Ballantine avancent péniblement dans ce qui ressemble à une forêt tropicale quand ils sont attaqués par des indiens qui pensent avoir affaire à des cannibales.

Nos amis, ayant fait un prisonnier, le rassurent à ce propos quand ils sont interrompus par un bourdonnement ressemblant à celui d'une énorme mouche. L'indien prend peur, il craint ''l'oiseau rouge'' et profite du moment pour s'échapper. Qu'importe, nos amis continuent leur avancée, traversant ce qui s'avère les restes de Paris, jusqu'à l'attaque d'un t-rex robotisé.

La nuit est tombée quand ils se retrouvent dans les couloirs inondés du métro dont ils font connaissance des habitants pour leur demander une pirogue. Avant que ceux-ci puissent répondre une nouvelle menace se fait jour, un ''glisse-glisse'' arrive, un anaconda qui capture Morane et l'entraine sous l'eau. Il est en mauvaise posture quand Bill fait exploser la tête du monstre d'un coup de feu.

Leur voyage n'est pas fini, ils finissent par émerger dans les environs du palais de Chaillot sans percevoir qu'ils sont surveillés, puis attaqués par derrière et assommés. Ils se retrouvent en présence de M. Blanc qui habite dans ce qui reste de la tour Eiffel et appartient à une bande dont le chef ''trois bras'' porte bien son nom. Pas question de s'attarder et ils s'enfuient en passant par la structure de la tour. Mais en bas d'autres hommes les attendent et la situation pourrait mal tourner.

C'est le moment choisi par Sophia Paramount pour intervenir et les tirer de ce mauvais pas ; elle les surveillait du temposcaphe. Direction la maison de la radio, un bâtiment presque en bon état par la volonté de Ming qui y stockait les films enregistrant la lente désagrégation de Paris et de ses habitants. Le moyen pour notre trio de regarder ce qui se passa deux siècles plus tôt quand la ville était entourée par un barrage magnétique indestructible.

Les films montrent comment les parisiens régressèrent, reprenant des instincts qui n'attendaient que cela pour s'exprimer suivi du typhus qui fait des ravages alors que la violence s'installe et que ce qui reste de la ville sombre dans le chaos. La tour Eiffel s'abat, la Seine sort de son lit...

Pas de doute, tout cela est l’œuvre de l'Ombre Jaune dont la victoire semble totale. À moins que...

Voyager dans le temps permet bien des tricheries !

 

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 16:00

Notre Dame du Pilier

Cette statue polychrome, en bois de poirier, a été réalisée au XVIe siècle et placée sur l'un des piliers du Jubé du XIIIe. En 1830, elle fut entourée d'une boiserie sculptée de style néogothique, et couronnée en 1855 sous le pontificat de Pie IX.

En période de grandes calamités, les enfants venaient et, à genoux, une torche à la main, chantaient pour le peuple un Salve Regina. La piété des fidèles qui se confient à Notre-Dame est symbolisée par les lampes allumées en permanence.

 

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 09:00

Joe Pokaski – 2018 – Freeform

Nouvelle Orléans. De jeunes danseuses lacent leurs ballerines avant de commencer leurs exercices.

Dans la rue une bande de jeunes se demande comment récupérer l'auto radio qu'ils ont installés et qui ne leur a pas été payé quand passe Tyrone le jeune frère de l'un d'eux alors que Tandy sort de son cours de danse et appelle son père qui passe la chercher alors que la pluie se met à tomber.

Pour récupérer l'auto radio le gamin fracture la portière et s'empare de l'objet du désaccord. Manque de chance alors qu'il a retrouvé son frère, Billy, la police arrive et les surprend. Que faire d'autre que courir alors que la pluie redouble ?

Nathan, le père de Tandy est au téléphone, l'appel est important,un projet scientifique sur lequel il travaillait connaît des difficultés et menace de s'autodétruire. Il en perd de vue la route et quand un camion arrive en face il est trop tard. La voiture est poussé dans l'eau.

Le père est assommé par le choc. Pendant ce temps la police a rejoint les voleurs sur le quai, Billy essaie de se rendre pour sauver son frère mais comme par un fait exprès une explosion, celle du laboratoire de Nathan, surprend le policier qui tire.

Billy, le frère de Tyrone tombe à l'eau, il se précipite, veut le sauver mais se retrouve près de la voiture alors que du lieu de l'explosion un cercle d'énergie se répand dans la mer.

Des années ont passé. Une jeune fille se fait offrir à boire dans une boite de nuit alors que Ty, se prépare pour un match de basket. Elle accepte l'invitation du mec, avant de lui avouer pourquoi elle l'a suivi : l'endormir et le voler. Le match se passe mal, l'arbitre est trop complaisant et Ty s'énerve jusqu'à frapper un de ses adversaires.

Tandy se souvient, la mort de son père, les difficultés de sa mère face à la situation, comment elle préféra quitter l'école pour vivre comme elle pouvait avec son copain.

Lors d'une fête Tyrone est heurté par Tandy qui renverse son verre sur lui, elle s'excuse, essaie de nettoyer le blouson sali. Ils se sépare et Tyrone retrouve l'amie qui l'invita, avant de réaliser, en cherchant son portefeuille, que celui-ci lui a été volé par Tandy.

Commence une course poursuite perdue d'avance face à Tyrone qui la rattrape, veut lui prendre la main, quand ce contact déclenche une lumière puis de l'énergie qui les propulse à distance l'un de l'autre.

Quand Tandy se relève sa main brille encore alors que de celle de Tyrone sort une forme de forme noire. Ils se regardent sans comprendre ce qui s'est passé.

Elle se souvient alors, la tempête, l'accident, comment elle retrouva ses esprits sur la plage en compagnie d'un jeune garçon. Ils se rapprochent et le même choc se produit. Quand Tyrone reprend ses esprits il est seul.

Il se souvient lui aussi de la mort de Billy, de l'explication officielle niant toute bavure policière, et du film montrant qu'il avait fracturé une voiture. Dès lors impossible de prendre son témoignage au sérieux. Il n'abandonne pourtant pas son désir de retrouver le coupable.

À la maison quand sa mère touche sa main c'est une autre réalité qu'elle voit, une autre vie. Celle qu'elle aurait peut-être vécue si...

Elle a tort de retourner dans la même boite, sa victime l'y trouve, avec des potes et l'envie d'avoir ce qu'il n'eut pas la veille.

Erreur fatale, Tandy retrouve la lumière, incarnée cette fois sous la forme d'un cristal qui poignarde son agresseur.

Quand à Tyrone qui a retrouvé le coupable il se découvre un pouvoir inattendue...

Des ados réunis par une expérience particulière et l'ayant chacun mal vécu, mais c'est logique. Les opposés se complètent, c'est souvent le cas dans les séries , celle-ci plonge un peu plus dans les profondeurs des esprits de ses héros et de leurs relations, conflictuelles, avec des pouvoirs plus complexes qu'à l'ordinaire.

À découvrir.

D'après ''La cape et l'épée'', un duo Marvel créé par Bill Mantlo et Ed Hannigan en 1982.

 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 09:00

Ingrid Desjours – plon – 2009

Elle a huit ans et c'est le jour de son anniversaire ainsi qu'elle le note dans son journal intime. Une bonne journée, sa mère lui coupa les cheveux, comme ça elle ressemble à son frère, Titi. Elle se souvient quand elle mit le feu à une fourmilière. C'était amusant ! Elle peut jouer, à condition de ne pas faire de bruit, sa maman déteste, elle crie, elle tape, lui reproche d'être là...

En plus il ferme avec un cadenas. Comme ça elle peut tout écrire, comme quand elle joue avec ses frères, qu'ils la touchent, lui font des bisous et des câlins parce qu'elle est un bon sac à foot...

Patrick Vivier se gare n'importe comment et se précipite vers la scène de crime, prenant juste le temps de se passer du baume de tigre sous le nez. Le docteur Anna Rossi le prévint alors qu'il approchait ''Tu vas voir, c'est à gerber !'' Et c'était vrai ! Les victimes étaient les frères Vaillant, jumeaux animant une émission à succès à la télévision dans laquelle ils jugeaient leurs invités, ne reculant devant rien pour les rabaisser, révélant leurs secrets et coups tordus.

Si l'Enfer avait eu la télé ils s'y seraient sentis à l'aise, mais c'était peu probable !

La mise en scène était réussie, le tueur avait joué de la ressemblance pour placer ses victimes face en face, leurs visages arborant un sourire définitif dû au découpage des joues. Le policier surmonte son émotion quand il voit arriver Garance Hermosa, experte psychologue, profiler pour employer un terme à la mode bien que consultante fut son statut officiel. Pour Patrick la psychologie ne voulait pas dire grand chose, il était de la vieille école.

Un premier examen permet au docteur Rossi de donner une analyse : empoisonnement à la strychnine. Suite à un pari Garance et Patrick se retrouvent autour d'un verre, le second essayant de cerner la première, dont c'est le métier, qui semble s'en amuser. De ça comme du reste !

Les personnages s'installent, souvent prévisibles, pour ceux ci-dessus, à moins que je n'ai que trop lu de polar et autres ouvrages de psychologie, sans parler d'avoir fréquenté des psychiatre et spéciaLEEstes.

S'intercalent des passages d'un journal intime, celui d'une enfant, victime de tourments, dont on imagine qu'elle a un lien avec le tueur d'autant que le nombre d'intervenants est réduit.

L'écriture est agréable et les situations moins brutales que chez d'autres auteurs, ce qui n'est pas désagréable bien que le cheminement psychologique soit bien exploité et présenté. Quand au (im)monde de là t'es laid il n'en sort pas grandi mais ce n'est pas une surprise.

Y a-t-il un ''terrain'' qui fait que des tortures transforment un enfant en tueur alors que chez quelqu'un d'autre il en serait allé autrement.

Une question que je comprends bien...

Le fait que j'ai envie de lire d'autres romans de Mlle Desjours est un bon point, ses personnages peuvent évoluer favorablement et gagner en densité. Pour un premier roman c'est encourageant.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 09:00

 

 

 

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 09:00

Il fait nuit, froid,

Mes pensées fuient, la peur aboie,

Dans l'écrin obscur.

Le destin est mordant

C'est mon dos qu'il rature,

Un fouet pour instrument.

 

Il fait nuit, loi,

Le temps me séduit.

C'est quoi cet endroit ?

La pensée me torture,

Avec son goût de sang ;

Ainsi donc est impur

Qui se veut innocent !

 

Il fait nuit, et moi ?

Cette cave, ces murs,

J'ai renié mes droits,

La douleur me rassure,

Qui faute sera châtié,

Par l'esprit et le corps

Plutôt que dire : pitié,

Je préfère dire : encore !

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 18:00

Un tiroir tout penaud sur le sol oublié

S'interrogeait sur lui et sur son avenir.

Allait-il rester là dans ce sombre grenier

S'endormant dans la nuit pour finalement moisir ?

 

L'arachnée justement se cherchait un abri,

Chassée par ses enfants de son ancien logis.

 

Errant sur le parquet elle aperçut l'intrus,

Inquiète elle s'arrêta, se posant la question,

Qu'elle était la nature de ce nouveau venu ?

Mais la curiosité vainquit ses précautions.

 

Viens à moi animal, oubli ton inquiétude,

Vois ! Je suis immobile et rongé par l'ennui,

Nous sommes des réprouvés perclus de solitude

Mais nous triompheront en étant réunis.

 

Le couple se forma apparemment bancal,

Mais faisons attention à qui se montre ami :

Ce qui semble opposé se révèle amical

Quand le frère affiché est celui qui trahi.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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