Spéciale Shibuya-kei (渋谷系) - Japon, début 90 à nos jours
Takako Minekawa (嶺川 貴子)
Frenesi (フレネシ)
Sucrette (シュクレット)
Capsule (カプセル)
Serani Poji (セラニポージ)
Sur un arbre perché se tenait un corbeau,
Cherchant autour de lui quelque aliment potable,
Alors que s'approchait l'heure de passer à table,
Ses yeux ne voyaient rien, ni nourriture, ni eau.
Un fumet lui parvint, excitant sa mémoire,
Plus que son appétit, un souvenir lointain.
Découvrant la saveur du fromage et du pain,
Quand il s'était aventuré près d'une armoire.
Planant il poursuivi la senteur intrigante,
Jusqu'à apercevoir une vision plaisante.
Aurait-il eu des lèvres qu'il en aurait souri.
Pourquoi se contenter d'un laitage si banal,
Quand à sa vue paraît le cadavre pourri,
D'un renard étranglé par un collet fatal.
- Il a recommencé ?
- Encore et encore, impossible de le détacher de son siège sans quoi il s'agresse.
- Comme avant.
- Comme il le fit toujours.
- La voix est toujours là ?
- Celle de sa mère, il ne se rend pas compte que c'est lui qui l'imite, elle répète, qu'il est hideux, que son apparence n'est pas la bonne, qu'il doit retrouver son vrai visage, avec sa voix d'enfant il lui dit qu'il ne cesse pas d'essayer.
- Avec des lames, le feu, l'acide.
- Maintenant il se frappe la tête contre les murs quand ses mains sont retenues derrière son dos, il veut casser le masque qu'il croit porter mais qui est dans sa tête, posé depuis si longtemps qu'il ne peut plus l'oter.
- L'abrutir de médicaments n'est pas une solution, la source de sa souffrance est inaccessible. Trop de mots qui résonnent, de coups, de cris. Le manège tourne autour de lui si vite qu'il ne distingue plus rien qui soit au delà.
- Faudrait-il en venir à tenir compte de la demande qu'il murmure continuellement, cette prière en appel au secours qui semble nous être destiné ?
Les médecins se regardèrent en silence, la meilleure, ou la moins mauvaise, solution, est parfois finale.
Une Bête ?
Les qualités qu'arborent les homo-sapiens pour se dire Humain sont des instruments dont je ne sais pas jouer, des cubes que je voie autour de moi et dont le mode d'emploi ne m'est, non pas inconnu, mais inutile. C'est un livre d'images dont je sais qu'elles ne sont que cela. Je fis semblant d'y croire, singeant ceux que je prenais pour mes semblables avant de voir qu'ils s'enfoncent dans un cul-de-sac évolutif.
La cage me convient, me contient, qu'ai-je à faire de comportements qui ne sont que les invisibles maillons d'une chaîne retenant l'esprit dans des habitudes obscures. Ét(r)eindre l'âme dans les tentacules de cultes forçant la curiosité à se satisfaire d'un passé repeint aux couleurs de l'illusion. Les instincts sont des fils qui manipulent les médiocres mais servent de rênes à qui ose les empoigner, à qui peut supporter les chocs et heurts à frôler l'abîme, à qui sait que lâcher prise serait rejoindre la masse de ceux qui voulurent, un moment, mais ne purent tenir assez longtemps.
Est-ce seulement possible... Puisque la question se présente je crains de devoir répondre : Non ! Une seconde, une seconde encore, une pensée nouvelle, une page supplémentaire, l'arrivée est peut-être là, accessible, compréhensible.
Cible ?
Vanité ! Je peux imaginer pouvoir mais la lucidité sourit, sachant que je ne peux l'ignorer. Reste le challenge d'aller le plus loin possible, plus loin qu'aucun autre put aller, mes mains tiennent les brides sans ma volonté, mes doigts courent sur le clavier alors que mes yeux par les mots et cris cherchent dans la forêt d'encre le passage pour avancer, avancer encore, seul peut-être, inutilement c'est probable.
Et alors ?
Si vous lisez par dessus mon épaule c'est que je ne suis pas seul, si tel est pourtant le cas, cela ne me ralentira pas, le chemin sera long mais ma vue s'améliore.
Spéciale Iran 2/2
Kourosh Yaghmaei (کورش يغمائي)
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |