Bélier : Le Zodiaque est votre unique moyen d'être premier quelque part. Utilisez un dentifrice à l'amiante, le seul capable de lutter contre l'haleine que vous exhalez.
Taureau : Les mamelles des autres vaches que la vôtre sont attirantes, en retour ne vous étonnez pas de la taille de vos cornes !
Gémeaux : Être bi n'est plus mal vu, ça double vos chances de faire une rencontre, étant donné votre physique c'est pas du luxe.
Cancer : Comme votre nom l'indique cette année pourrait être la dernière. Continuez de fumer. Vos héritiers attendent.
Lion : Attention que je n'accroche pas votre tête au mur en guise de trophée, au mur de mes toilettes bien sûr.
Vierge : Restez-le, vous éviterez bien des soucis. Si vous ne voulez pas contactez moi, avec photos.
Balance : En prison vous ne ferez pas long feu, chez moi, même électronique, non plus !
Scorpion : Ne pas être immunisé contre son propre venin n'est pas une preuve d'intelligence alors méfiez-vous de votre dard.
Sagittaire : Quand on pense que votre origine fait de vous un être attiré par la sagesse, avouez qu'il y a de quoi rire.
Capricorne : Capri c'est fini, on vous le dit depuis presque un demi siècle, en revanche côté cornes... Vous voyez ce que je veux dire !
Verseau : De l'eau, dommage... À votre trogne je gage que vous êtes de mon avis. Continuez, vous êtes sur la bonne route, il n'y en a qu'une !
Poissons : Fréquenter des requins, maquereaux ou autres morues ne peut vous faire de bien, à moins que vous ne fassiez partie d'une de ces familles. L'eau trouble est votre terrain de prédilection.
Spéciale Nouvel An
Miki Li - Japon 2007
Hiroyasu Ishida - Japon 2009
Junichi Yamamoto - Japon 2011
Ya-Ting Yu, Ya-Hsuan Yeh et Ling Chung - Taïwan 2010
Hiroyasu Ishida - Japon 2011
Vous connaissez Jules, faites connaissance avec Maurice.
Je dois beaucoup à la collection Marabout Fantastique, elle forgea mon imaginaire au
travers de nombreuses heures à fréquenter des esprits imaginatifs et à croiser des personnages aussi fascinants qu'inquiétants. Parmi ceux-ci le Docteur Lerne, sous-dieu !
Initialement paru en 1908, je ne l'ai lu que bien plus tard dans la collection sus-nommée, il se présente comme une ''suite'' de L'île du docteur Moreau de HG Welles, à qui le roman est dédié, mais dans un cadre moins coincé que celui dans lequel vivait l'auteur anglais qui retentit sur l'attitude de Moreau, il serait possible d'en dire autant de Jules Verne qui n'utilise pas de la chambre à coucher comme territoire d'aventures, et pourtant... mais la question n'est pas là, je digresse...
Nicolas, le narrateur, débarque dans le domaine, isolé, de son oncle au volant de son bolide, l'accueil est moins chaleureux qu'il s'y attendait et son tuteur semble préoccupé par des recherches qui aujourd'hui relèveraient de la manipulation génétique. La serre et ce qui s'y passe attise la curiosité de l'arrivant, autant qu'Emma excite sa concupiscence.
Lerne dispose des moyens de son époque, malgré cela il crée des chimères en associant des créatures dont la nature n'avait pas prévu qu'elles s'accouplassent. Il finit par exposer à son neveu ses idées, novatrices pour l'esprit ouvert, dangereuses pour le crétin borné. Il imagine même d'extraire la conscience du cerveau. À nouveau Maurice Renard voit loin, plus de cent ans après nous parlerions de transfert de l'organique vers le numérique. Ce qui relevait de l'imaginaire à l'époque est pensable de nos jours, nul doute que ce sera possible demain.
Le style a vieilli bien sûr, il n'y a plus de surprise pour le lecteur, restent le plaisir de reculer dans le temps en retrouvant un point de vue oublié et des questions encore d'actualité sur les chemins ouverts par la science. Elle n'est qu'un moyen et la vie se soucie peu de la pérennité de ses instruments, d'autres les remplaceront.
D'autres NOUS remplaceront.
Laissez Wells et Verne de côté pour un moment, ce Renard mérite d'être suivi, ce roman associant science-fiction et fantastique est lui aussi une chimère, domestiquée.
...du programme initial
Sont gommées quelques lignes,
De l'instinct primordial,
Ne survit que l’insigne,
Le temps prend tout son sens,
Un abîme effrayant,
Attisant la démence,
En qui se noie dedans !
Le travail, la famille,
Pour tant sont des œillères,
En l'esprit qui roupille,
Demain copiera hier !
Quand la vue dessillée,
Doit contempler l'immense,
L'envie est aiguisée,
De semer les offenses.
Nul choix n'y présida,
Joua l'aléatoire,
Qui en moi effaça,
L'aptitude à l'espoir ;
Aiguisant mon regard,
M'obligeant à survivre,
À traverser, hagard,
Une éternité, libre !
La nature veille à ses créations,
Qui ne confie pas à un animal,
Intelligence et obsessions,
Créativité et goût pour le mal.
Trop puissante sa réalisation,
Exprimerait trop aisément,
Ses désirs et ses pulsions,
Sa rage et son ressentiment.
Pour exprimer ma frustration,
Reste les mots et cet écran,
Où je projette des illusions
Sans savoir si je rêve ou je mens.
Miroir, mon beau miroir, mon aliénation,
À qui ai-je acheté cette âme
Assoiffée de compréhension,
M'utilisant comme si j'étais une lame.
Plaisant d'avoir une utilisation
Ne requérant aucun d'effort ;
Dispensé d'approbation,
Je laisse agir mon corps.
La nature veut sa récréation.
Point de joie avec le minéral,
Figé dans sa concrétion,
Pas davantage avec le végétal.
L'humain, sa prolifération,
Voilà qui est plus amusant.
Masse de pantins pour distraction,
Beaucoup d'idiots, peu de pensants.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |