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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 05:12
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 05:09
 

Est maître celui qui sert aux autres. Pas celui qui se sert des autres, vulgaire gourou ayant découvert le moyen de changer la connerie en or. Encore moins celui qui sert les autres, simple réincarnation d’un rouleau de papier hygiénique. Qui cherche à apprendre sans désirer comprendre mérite de ne pas savoir, seul qui tente de découvrir peut enseigner.

C’est en se rencontrant, en se confrontant, en s’opposant... en copulant entre elles que les idées sont fécondes.

 

Onctueux dans la bouche, le mépris devient un poison pour l’esprit.

L’intellectuel réfléchit sur ses propres sécrétions cérébrales, c’est un coprosophe, proche parent du coprophage. Il peut récupérer une vieille idée mâchonnée, il sait la mastiquer un instant en feignant de lui trouver du goût, avant de la refiler à un de ses clones. Fascinant jeu de miroirs se distrayant de renvoyer leurs propres reflets, incapables de réaliser que ce n’est que vide.

 

Si, dans le désert, la certitude que le soleil se lèvera à nouveau est douloureuse, l’espoir qu’il puisse ne pas revenir est plus angoissant encore. Affronter une situation pénible, mais connue est moins inquiétant que faire face à une situation qui serait... qui pourrait être...

Comment savoir sans l’accepter, sans que le génie prenne le bras de l’intelligence pour l’aider à traverser la rue ?

Prêt ?

On y va...

 

Est clair ce qui nécessite la compréhension, est simple ce qui se suffit d’être appris. La clarté effraie le simple d’esprit promis à s’asseoir à la droite du néant.

Ce siège n’est pas à ma taille.

 

Tant d’idéologies, d’idées au logis, tant de doctrines, tant de cachets pour assoupir l’esprit vagissant. Tant de leçons à réciter en chapelet pour confiner la flamme de la vie au point d’oublier qu’elle existe.

Une phrase gonflée de certitudes est souvent vide de signification.

Penser suppose d'accepter que croisse son ignorance.

 

Penser, accepter de se mettre en danger, osciller entre le doute, père de l’échec, et la certitude, fossoyeur de l’imagination. Qui refuse d’avancer tombe de ce dernier côté, posant sur son visage le sourire béat du vide. Croire que c’est possible, que la réalité ne s’effacera pas d’un pas de plus fait en avant, insuffle la force de progresser. Douter amène à regarder derrière soi le troupeau paissant en une apparente sérénité. L’hésitation distille un poison rongeant l’esprit jusqu’à l’intégrisme. Une seule vérité peut exister, qui la refuse, n’étant pas réel, ne peut pas vivre.

La certitude contre l’espoir.

 

Ecoutons Confucius affirmer que l’expérience est une lanterne que l’on porte dans le dos et qui n’éclaire que le chemin déjà parcouru, comprenons qu’à regarder en arrière l’on ne se voit pas marcher dans l’ombre la plus trompeuse: la nôtre. L’expérience est un désert semé de souvenirs qui ne conduisent nulle part, pas un limon fertile.

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 05:07
 

La liberté est dans le ciel, du moins il paraît, espace sans frontière, et pourtant il est une limite, celui qui y vit veut monter plus haut, encore et toujours, il cherche à s'échapper mais son organisme ne peut le supporter, sa respiration devient difficile, ses plumes se chargent de glace, le froid envahit ses poumons, ses yeux se figent, ses muscles se tendent, absorbant trop d'énergie pour un effort infime. Alors il redescend, étend ses ailes, les réchauffant au soleil, une pluie de cristaux se perd dans l'espace en brefs scintillements, sa respiration se fait plus facile, une nouvelle douceur le nourrit, lui redonnant satisfaction et désespoir, satisfaction d'avoir survécu, désespoir d'un effort vain, d'une envie de s'en aller, de s'échapper, d'oublier, de s'oublier…


Ces questions n'intéressent pas l'homme qui se promène seul. Il est venu en pleine campagne pour ce calme, pour s'éloigner temporairement, il ne supporterait pas le manque longtemps, de l'air pollué et de la vie stressante de la ville.

Regardant autour de lui il feuillette dans sa mémoire les pages jaunies de son enfance, de ces séjours en colonie de vacances, de ces instants où les soucis n'existaient plus, où la vie était sans question, sans obligation autre que de manger, dormir, jouer.

Il se sent bien, son corps n'est pas celui d'un sportif, il a perdu l'habitude de marcher longtemps, l'air trop pur lui monte à la tête, sans difficulté, il mesure à peine un mètre soixante. Ses pieds sont plus habitués à fouler les tapis de prix que le sol dur et parfois agressif de ces chemins de campagne fait pour les sabots plus que pour de petites chaussures de toile. Bien sûr il aurait pu rester chez lui, se contenter de regarder la télévision, de téléphoner à sa femme, ou à sa maîtresse, mais il est en congés pour une semaine. Plus il ne pourrait pas. Quelques jours de silence, mis à part les cris et les rires des bestioles autochtones, pour faire le plein d'énergie avant de retrouver une ville qu'il affectionne, quoi qu'il en dise, des contraintes qu'il adore, s'il devait être face à lui-même durant trop longtemps, et sept jours sont une limite, il serait confronté à un vide tel qu'il n'y survivrait pas, qu'il ne penserait pas pouvoir s'y retrouver, pouvoir aller plus loin.

Quelques jours, seulement, pour mourir !

C'est peu pour s'y préparer quand on le sait, mais l'ignorer est-ce plus facile pour lui qui pense à l'avenir, envisage de nouvelles affaires, de nouveaux calculs, il se voit loin, loin…

Mais pas au bon endroit !

Une intuition lui fait lever la tête, le soleil qu'il toise lui blesse les yeux, trop habitués aux lumières factices il souffre, mais peu importe. Il a cru distinguer quelque chose là-haut, une forme étrange, comme quand il était enfant, qu'avec ses copains ils regardaient l'immensité, cherchant des oiseaux, s'amusant à leur donner des noms sans rapport avec le vrai. Pour ce qui est de celui-là il n'en voit pas, du reste il ne pense plus à ce jeu, c'est son inconscient qui lui fit lever les yeux, lui croit que c'est pour contempler un animal magnifique, qu'il n'admire pas, qu'il n'envie pas davantage, et pourtant, voler, n'est-ce pas être libre ?

Si seulement cette limite disparaissait, s'il était possible d'aller plus haut, plus loin sans se heurter à cette barrière insupportable d'être insurmontable, que l'on voudrait… Impossible ! Redescendre, replonger dans un réel oscillant entre habitudes et banalités, se souvenir d'une forme minuscule entrevue et sourire de ce spectacle.

L'homme s'est arrêté, il observe la forme tournant au-dessus de lui, il en distingue les couleurs magnifiques, accrochant la lumière comme si elle était paré de bijoux magnifiques, il regrette seulement de n'avoir pas pris d'appareil photo, immortaliser le moment aurait prouvé que la nature n'avait pas de secret pour lui, et pourtant…

L'étrange oiseau se rapproche, l'homme le regarde, conquis par sa beauté et sa puissance, par une intuition étrange, par un désir nouveau, si seulement ses bras adipeux se transformaient il s'élèverait, disparaîtrait dans l'immensité, si seulement…

Vraiment, c'est impossible ?

Plus près encore ! Il se dit que ce doit être un rapace, aussi grand, énergique, des ailes si bien dessinées, des serres capables de prendre n'importe quel animal, n'importe quel...


Il sourit alors que l'être se rapproche, le soleil est brûlant, la clarté envahit ses yeux, noie son esprit, il oublie le passé, l'avenir, ce qu'il espérait ou redoutait, il n'y a plus désormais devant lui qu'un ciel sans fin, que cette ombre sublime. Ses oreilles n'entendent plus que le vent qui chante autour de lui, qui murmure, semble rire. Il ferme les yeux, la lumière ne disparaît pas, elle l'aspire, elle l'absorbe.

Il ne ressent aucune douleur quand le décor disparaît, gommé, il est bien, il est…


Là-haut, loin, loin…


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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 05:02

 

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 05:59
 

Doit-on dire que je fus ou bien que je serai ?

Nul présent ne me dit, avenir ou passé ?

M’évoquer me détruit, s’y risque l’insensé,

Quand une page blanche trahit ma vérité.


Un concept adéquat traquant l’inaccessible.

Au coeur de la pensée l’illusion est possible.

Je conclurai quand rien à tout se mêlera,

Paradoxe idéal, le dernier me verra.

Ses lèvres souriront en découvrant qu’enfin,

S’éteint la création, la perfection est fin.


L’idée est l’ennemie, le chaos se propage,

Vouloir l’améliorer n’amène que carnage.


Pantins aux fils tranchés, remisés dans l’absence,

Rassurés d’être miens, oubliant leurs défenses.

Tout est donc diversion, dessiner l’impensable,

C’est créer l’univers tel un château de sable.


L’image c’est la mort et l’autre qui succède,

Ne dira rien de plus, c’est la foi qui décède,

Se veut dominatrice et fond de couardise,

Prend son aspect de cire et tisse sa traîtrise.


Je te perds si tu fuis,

Mais gagne qui me suis.


Illusion abyssale,

Engendrant bien et mal,


Tout en moi se dissout.

Devient lucide et fou.


Ces chants n’ont pas d’objet, ils sont invocation,

Car celui qui m’écrit cherche la solution,

Renier la destinée, défier l’éternité,

Être osant dire non, espérant m’incarner.

Il ne l’ignore pas, son désir est stupide,

Qui pourrait réussir, qui sait combler le vide ?


Mélanger les idées, les cubes d’un enfant,

Percevant l’avenir, les ambitions du temps.

Moi... Mais c’est irréel, ce mot même est absent,

Ni je, ni être, ni phrase ni... Rien...

                                                      Néant

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 05:55
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 05:07
 

Employée dans une fabrique de postes radio Young-Goon en croyant suivre les instructions données par le haut-parleur pratique sur elle un branchement non prévu qui a pour conséquence de l'amener à être internée, ce qui, compte tenu de son hérédité n'est pas surprenant.

Young-Goon a un secret qu'elle ne doit pas révéler : Elle est un cyborg et, comme tel, ne peut se nourrir d'aliments normaux mais seulement d'électricité. Elle communique avec les distributeurs et les néons mais parfois sa « vraie » nature reprend le dessus, elle est un cyborg de combat dont les doigts peuvent devenir des mitrailleuses dont elle se sert jusqu'à tomber en « panne » avant de revenir à la réalité où rien ne s'est produit.

 

Dans cet asile elle rencontre un jeune schizophrène qui est le seul à voir ce qu'elle est vraiment, à veiller sur elle en lui promettant de trouver une solution à... Pour connaître la suite vous savez ce qu'il vous reste à faire, hmmmmm !

Couleurs vive, musique, rythme, poésie tout concourt à faire de ce film une réussite (sinon je n'en parlerais pas !), le jeu des acteurs Im Su-jung déjà vue dans Deux soeurs ou ...Ing accompagné de Rain, chanteur vedette en Asie en tête est impeccable le tout sous la baguette de Park Chan-wook qui changeait de genre après sa trilogie vengeresse et avant une histoire de vampire à venir (en principe) l'année prochaine, ce film optimiste montre que peu importe ce que l'on est, cyborg, schizophrène... il est possible de vivre, d'aimer et d'être aimé. Pour une fois l'asile, cadre du film, mérite son titre. Les fous sont souvent plus compréhensifs que les... les... vous voyez ce que je ne veux pas dire.

Malheureusement médiocrement distribué lors de sa sortie en France, 8 salles ! (par chance il est sorti à côté de chez moi !) Il est désormais disponible en DVD, certes au milieu d'un fatras de ... films dont je ne parlerais jamais, ou alors il faudrait me payer cher, chez Wild Side Films dans une très jolie édition.

 

FICHE TECHNIQUE :
Titre original : Saibogujiman kwenchana
Titre français : Je suis un cyborg
Titre anglais : I’m a Cyborg, But That’s OK
Réalisation : Park Chan-wook
Pays : Corée du Sud
Année : 2006
Interprétation : Im Su-jeong, Rain, Kim Byeong-ok, Lee Yong-nyeo, Yu Ho-jeong, Oh Dal-su
Scénario : Jeong Seo-Kyeong, Park Chan-wook
Image : Jeong Jeong-hun
Montage : Kim Jea-Beom, Kim Sang-Beom
Musique : Jo Yeong-wook
Production : Moho Films
Durée : 105 min

 

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 05:30
 

Des ombres, des êtres, ou des choses qui, jadis, méritèrent ce terme, des formes humanoïdes, vues de loin. De près que reste-t-il de ce qu'elles furent, avant, pour celles qui connurent une autre vie, normale, un métier, une reconnaissance sociale ? Et la crise frappa, les temps devinrent difficiles. Malheureusement il n'y eut pas de guerre, pas ici, question de civilisation, impossible de se laisser aller à des exactions de ce genre. Comment se plaindre d'une situation faisant si peu de victimes visibles ?

Dignité ?

Curieux mot, la télévision ne l'emploie plus, bientôt il disparaîtra des dictionnaires, si ce ne sont pas ces derniers qui meurent les premiers. Chacun possède un ordinateur dans lequel il y a les mots, des phrases toutes faites, pratique ! Il suffit de savoir quel numéro taper puis de lire, et encore, le nec plus ultra du progrès, l'ordinateur parlant, à la place de celui qui, ainsi, économise son cerveau. Il n'a plus rien à faire, il n'a plus rien, il n'est plus rien, il n'est plus, il est rien, il, rien, rien…

Les ombres sont-elles à plaindre ? La conscience se paye, elle est une charge, sciant les habitudes plus que les épaules, modifiant les comportements. Elle est un poids qui aide à se relever, c'est pour cela qu'elle fait si peur, qu'elle fait si mal.

Elles errent, poussées par le désir ou/et la peur, habituées à fuir des ennemis les tirant comme des proies molles et gorgées de sang.

Elles marchent, sensibles à tout, les nerfs tendus, le corps prêt à bondir, les jambes à courir, les yeux guettant dans toutes les directions, le danger peut venir d'un coin d'ombre paraissant accueillant ou d'une zone éclairée semblant inoffensive, tout est problématique, chaque battement de cœur est une victoire, à demi vécue, puisque pouvant être le dernier.

Elles savent où elles vont, une grande villa, depuis quelques temps elles observent, notent des habitudes, des comportements, le temps n'est plus à l'attente, il faut agir, vite, le danger menace, la faiblesse les gagne, et tant pis s'ils ne survivent pas. Survivre ? Un mot étrange, il indique l'avenir mais se projeter dans le temps leur est interdit, les mots leur manque, la conscience les dévore, la peur les détruit, la faim les dirige.

De hauts murs surmontés d'une rangée de fil de fer barbelés. On se méfie, mais pas assez ! La faim fait sortir le loup du bois et le pousse à s'aventurer de plus en plus loin de son antre, elle fait sortir les ombres de la nuit encore plus facilement.

Passer l'obstacle, pyramide humaine, une grosse couverture sur les pointes acérées, des peaux s'accrochent, abandonnant sangs et lambeaux mais quelle importance ? Des ombres se laissent tomber au sol, s'infiltrent en territoire ennemi.

Le silence les accompagne, plus loin la maison est illuminée, des invités papotent, des femmes élégantes discutent de leurs dernières opérations esthétiques, les hommes des problèmes économiques dont ils ne souffrent pas mais profitent, l'avenir leur est ouvert.

Non !

Les ombres se rapprochent, leurs regards se font douloureux devant l'opulence, devant ce miroir renvoyant l'image de ce qu'ils ne sont pas, mais aussi, surtout, de ce qu'ils sont, c'est le pire, ce temps de lucidité sur soi qui leur murmure qu'en eux la haine a disparue, ils sont en dessous, la conscience est une ennemie à dévorer avant que ce ne soit l'inverse.

Elles contournent la bâtisse, justement une porte est restée ouverte, comme si elles étaient attendues.

Les mâchoires se tendent, les crocs luisent dans l'obscurité, les sourires se font féroces mais les regards sont lourds de regrets, la vie commande, la vie… Mérite-t-elle ce prix, vaut-elle de descendre si bas, est-ce son plaisir que pousser ses pantins dans des comportements qui les font souffrir sans qu'ils puissent s'en défaire ?


L'aube est de sang, les cris de la nuit s'éteignent doucement, les ombres ont disparues les épaules chargées de lendemains.


Le futur est sans nom, le présent est sans âme, le temps se distrait comme il peut. La mort lance les dès, ils roulent, roulent, roulent…

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 05:27
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 05:21
 

Se poser une question c'est creuser un gouffre dans soi aux dimensions d'un abîme ou à la taille d'un caniveau. Chacun avec ses moyens et sa sensibilité au vertige.

Heureusement tant de fausses réponses existent pour permettre des interrogations en trompe l'oeil.


Le spectaculaire est rarement intéressant. L'absence se nourrit d'illusoire.


Le passage à l'acte est parfois un sursaut de l'esprit, un appel à soi, pour se réveiller, plus qu'aux autres. Comment lutter si l'on ne redoute pas ce qui nous attend, où puiser son plaisir sinon en empruntant la voie la plus difficile ? Le poison de la crainte fait souffrir avant la morsure du réel.


Las d'être inaccessible l'inconscient demande à être entendu, il frappe à la porte, cognant avec de plus en plus de véhémence. Il est l'intermédiaire, le messager des dieux.


Quand l'univers est un brouillon, l'esprit est une esquisse.


Du psychisme, ou par lui, vient un danger et une chance, le premier pour beaucoup, la seconde, pour NOUS !


NON ! Le passé n'a pas oublié.


Une vie humaine est insuffisante pour parcourir les innombrables pièces de cette étrange demeure qu'est l'esprit. De la cave aux senteurs de terre fraîchement remuée, au grenier où la poussière n'a pas été encore déplacée ; de la pièce d'apparat consacrée aux réceptions spectaculaires, au bureau intime rempli de livres.

Il y aura toujours une porte de plus à pousser pour qui ne veut pas comprendre qu'il cherche pour ne pas trouver ; pour découvrir il suffit d'utiliser la clef que l'on tient entre nos mains.


Le sommeil est un faux ami, promesse de tranquillité, il laisse filtrer par les rêves les vérités refusées. Le pire danger serait de se réveiller

Chut...


Les souvenirs les plus dangereux, comme autant de noyés gonflés par la putréfaction, finissent par remonter à la surface, laissant au fond de l'oubli leur lest de peur.


Le réel est une surface. Qui le doit n'y voit qu'un miroir, qui le peut ressent l'envie de passer au travers. Autant que la réalité, l'âme est une apparence.


Quel contexte physique peut être pour une pensée ce qu'est le bain révélateur pour une photographie ? Quand l'émotion est d'une violence anormale, ne peut-elle trouver à l'extérieur les circonstances susceptibles de la faire résonner en un écho attendant d'être perçu pour être libéré ?

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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