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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 05:21
 

Se poser une question c'est creuser un gouffre dans soi aux dimensions d'un abîme ou à la taille d'un caniveau. Chacun avec ses moyens et sa sensibilité au vertige.

Heureusement tant de fausses réponses existent pour permettre des interrogations en trompe l'oeil.


Le spectaculaire est rarement intéressant. L'absence se nourrit d'illusoire.


Le passage à l'acte est parfois un sursaut de l'esprit, un appel à soi, pour se réveiller, plus qu'aux autres. Comment lutter si l'on ne redoute pas ce qui nous attend, où puiser son plaisir sinon en empruntant la voie la plus difficile ? Le poison de la crainte fait souffrir avant la morsure du réel.


Las d'être inaccessible l'inconscient demande à être entendu, il frappe à la porte, cognant avec de plus en plus de véhémence. Il est l'intermédiaire, le messager des dieux.


Quand l'univers est un brouillon, l'esprit est une esquisse.


Du psychisme, ou par lui, vient un danger et une chance, le premier pour beaucoup, la seconde, pour NOUS !


NON ! Le passé n'a pas oublié.


Une vie humaine est insuffisante pour parcourir les innombrables pièces de cette étrange demeure qu'est l'esprit. De la cave aux senteurs de terre fraîchement remuée, au grenier où la poussière n'a pas été encore déplacée ; de la pièce d'apparat consacrée aux réceptions spectaculaires, au bureau intime rempli de livres.

Il y aura toujours une porte de plus à pousser pour qui ne veut pas comprendre qu'il cherche pour ne pas trouver ; pour découvrir il suffit d'utiliser la clef que l'on tient entre nos mains.


Le sommeil est un faux ami, promesse de tranquillité, il laisse filtrer par les rêves les vérités refusées. Le pire danger serait de se réveiller

Chut...


Les souvenirs les plus dangereux, comme autant de noyés gonflés par la putréfaction, finissent par remonter à la surface, laissant au fond de l'oubli leur lest de peur.


Le réel est une surface. Qui le doit n'y voit qu'un miroir, qui le peut ressent l'envie de passer au travers. Autant que la réalité, l'âme est une apparence.


Quel contexte physique peut être pour une pensée ce qu'est le bain révélateur pour une photographie ? Quand l'émotion est d'une violence anormale, ne peut-elle trouver à l'extérieur les circonstances susceptibles de la faire résonner en un écho attendant d'être perçu pour être libéré ?

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commentaires

I
pourquoi me reconnais je en ces mots ? ça fait presque peur, miroir ô mon miroir
Répondre
L
<br /> Si c'est seulement presque alors mon but est atteint : susciter l'interrogation sur soi.<br /> <br /> <br />

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  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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