Des aspects innombrables,
Ceci et son contraire,
Comme un château de sable,
Me tue qui peut se taire.
La conscience est ma mère,
Elle qui se questionne,
Paradis et enfer.
Quand l’esprit se passionne.
Il sent son univers,
Et veut le définir,
Instrument des lumières,
Je sais tout contenir.
C’est moi que tu regardes,
C’est moi que tu entends,
Si le ciel se farde,
Je reste seul présent.
Rien ne peut m’effacer,
De ton regard curieux,
Tu cherches à expliquer,
Et les hommes et les dieux.
Naître d’un hurlement,
Après tant de murmures,
Premier cri de l’enfant,
Ou des amants obscurs.
Dessinant la pensée,
Disant les sentiments,
De cela dispensé,
Je dis vrai ou je mens.
Haine ou amour, faiblesse,
Traduisant le réel,
Affliction, allégresse,
Un rejet, un appel.
Instrument de pouvoir,
Sur l’âme écarquillée,
Dans la nuit je sais voir,
L’espoir est réveillé.
Sers-toi de mes facettes,
Ce ne sont que des jeux,
Joue, enfant, fais risette,
Un jour tu diras : Je...
Un beau commencement,
Source de tant de maux,
De plaisir, de tourment,
Tout cela n’est que
Mots


