Adam vit en reclus à Detroit, malgré l'influence qu'eurent ses productions musicales. Il refuse la célébrité et cela semble exciter davantage encore ses admirateurs bien qu'il fasse tout pour les rejeter quand l'un d'entre-eux s'approche un peu trop de lui.
Il collectionne les instruments les plus cultes, les plus rares, et en possède énormément.
Il n'est visible que la nuit, ce qui est compréhensible puisque Adam est un vampire et que son âge, plusieurs siècles ne se voit pas sur lui, loin de là. Ses fréquentations avec les humains ''normaux'' qu'il appelle zombie sont rares, il s'agit principalement de Ian, un homme spécialement doué pour trouver les choses les plus impossibles, comme cette balle d'un bois le plus dur possible qu'Adam lui demande. Il lui arrive aussi de rencontrer le docteur Watson à l’hôpital, quand il doit aller récupérer les doses de sang qui lui sont indispensables pour survivre. Chasser ne l'intéresse plus et il ne rêve que de discrétion. Il se présente alors comme le Dr Faust...
outre ses qualités de musiciens il est un scientifiques responsables de nombres d'inventions, il faut dire qu'il a le temps pour lui.
Mais l'immortalité est pesante et la balle en bois qu'il a voulu lui est destiné bien qu'il ne parvienne pas à mettre son dessein à exécution.
Averti par quelque lien n'existant qu'entre eux sa femme, Ève, l'appelle pour le dissuader de mettre un terme à son existence. N'es-ce pas l'occasion pour eux de se retrouver. Ève vit à Tanger où elle laisse couler le temps autour d'elle en allant voir un (très) vieil ami, Marlowe. Ensemble ils boivent des verres de sang, rien de meilleur pour passer une bonne soirée.
Non ?
Le couple traîne son ennui au fil des jours. Il faudra la venue d'Ava, sœur d’Ève pour bouleverser leur quotidien, celle-ci en effet tuera Ian par incapacité à maîtriser sa soif de sang. Le couple doit d'abord faire disparaître le corps, mais ils en eurent l'habitude jadis, et surtout partir, loin. Détroit n'est plus sûr, trop de fans s'approchent, trop de regards possibles, de curiosité qu'ils veulent éviter, on les comprends. Autant repartir pour Tanger, retrouver Marlowe qui est gravement malade pour avoir bu du sang contaminé. On ne peut pus se fier à personne et être un vampire n'est pas une protection.
Dommage !
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Adam a désespérément soif, leur vie est soumise à trop de tensions pour ne pas être bouleversée... justement alors qu'ils errent dans les rues avant que le jour se lève ils aperçoivent un jeune couple plein de vie et d'ardeur.
Et de sang.
Posé là, routinier, une vie d'habitude,
Tranquille et sans question, ni couleur, ni futur,
Le temps coulait, banal, au goût de certitude,
Sans que rien n'annonçat un risque de fissure.
Elle approchait pourtant, sans que je l'ai perçue,
Attendant l'occasion d'incendier mon esprit,
Me montrant l'extérieur dont j'avais toujours cru
Qu'il était le fruit de la peur et du mépris.
Un regard a suffit tel d'antiques trompettes.
Sans que j'ai rien compris, que j'ai rien vu venir
Ont disparus remparts, crénaux puis échauguettes,
Je me suis retrouvé nu face à l'avenir.
Sensation d'agonie, de mourir à un monde,
Alors qu'un autre vient qui ne peut qu'être pire.
Dans les limbes j'étais en plein cœur de l'immonde,
N'ayant à affronter que mes propres délires,
Les jouets d'un enfant mort sans avoir vécu,
Ayant compris trop tôt les fureurs du dehors,
Érigeant par instinct pour contrer l'inconnu
Des illusions de feu, de boue, de fer et d'or.
(Guardians of the Galaxy) - James Gunn
Peter Quill aime la musique, il écoute dans un baladeur une vieille cassette. Il est dans la salle d'attente d'un hôpital où sa mère suit un traitement, inefficace, contre le cancer. Elle agonise mais demande à voir son fils, quand celui-ci s'approche elle veut lui prendre la main mais le jeune garçon recule, il est effrayé de ce qui se passe. Mais sa maman, dans un ultime et méritoire effort, lui tend un paquet, joliment emballé, son dernier cadeaux que le grand-père prend rapidement et glisse dans le sac à dos du garçonnet avant de le pousser dehors. Voir mourir sa mère serait un spectacle choquant.
Seul, submergé par le chagrin il sort de l'édifice et achève sa course dans un champ à proximité où un vaisseau spatial le récupère.
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Quelques années plus tard le même Peter Quill, devenu un homme descend de son vaisseau pour aborder une planète inconnu dans un endroit improbable de l'univers. Il vient chercher l'orbe de Morag, sphère métallique dont il ignore le contenu et qu'il est payé pour ramener. Il ignore que Ronan, l'accusateur, veut cet objet, et surtout ce qui se cache à l'intérieur. Il réussit à échapper aux gardiens du lieu mais après quelques pérégrinations finira dans une prison éloignée de tout, le genre dont on ne s'évade pas. Là il va faire connaissance de quelques autres repris de justice : Rocket Raccoon, raton laveur génétiquement modifié, capable de parler, d'utiliser un flingue, le plus gros possible, et supérieurement intelligent, celui-ci est accompagné de Groot, arbre humanoïde qui est le garde du corps de Rocket et qui ne sait dire que ''Je s'appelle Groot'', ce qui n'empêche pas Rocket de le comprendre. Ces deux personnages sont suivis de Drax le destructeur dont l'unique ambition est de retrouver Ronan, assassin de sa famille, pour le tuer, et de Gamora, fille adoptive de Thanos et tueuse avérée. Bref le club des 5 dont il est question ici n'est pas pour enfants mais est bien plus actif que l'autre.

Ronan n'a pas dit son dernier mot, lui sait ce qui se trouve dans l'orbe et comment l'utiliser pour accroître son pouvoir jusqu'à être capable d'affronter Thanos. Son but, en attendant, après avoir volé la pierre d'infinité est de détruire la planète de ses ennemis. L'association nouvellement formée, les Gardiens de la Galaxie, vont donc tenter de lui mettre des bâtons dans les roues. Il n'est pas difficile dès le début de la projection d'en connaître la fin, c'est toujours la même dans ce genre de film. Celui-ci pourtant se démarque par son rythme, son humour, sa musique, sa réalisation, bref il est le meilleur film de ''super héros'' depuis Iron Man (premier du nom).
Stanley Kubrick – 1955

Davey Gordon attend sur le quai d'une gare, pour passer le temps il se souvient et la voix off nous raconte son histoire. Il est boxeur. Alors qu'il sort d'un combat perdu et rentre chez lui il aperçoit par la fenêtre d'un appartement une rixe entre une entraîneuse, Gloria, et son patron, Rappalo, celui-ci essayant de violer son employée. Il intervient aussitôt pour sauver la jeune femme sans savoir que celle-ci vient d'assister à son match par télévision interposée. C'est l'occasion pour eux de faire connaissance, d'être d'abord des amis avant de découvrir qu'ils ont l'un pour l'autre plus de sentiment que prévu. Pour Gloria c'est le moment de remettre en cause sa situation de danseuse/entraîneuse et de décider d'en changer, pour rester avec Davey, alors que son employeur, qui est amoureux d'elle, est d'un avis différent et va tout faire pour se débarrasser de son rival. Manque de chance, les hommes que Rappalo va charger d'exécuter Davey vont se tromper de cible et tuer le manager du boxeur.
Ne reste pour Rappalo qu'une solution : faire enlever Gloria. Davey, soupçonné du meurtre de son coach va avoir la police à ses trousses ce qui ne l'empêchera pas de partir à la recherche de la jeune femme, retenue dans un entrepôt de mannequins, spectateurs immobiles, obligés et silencieux de l'affrontement final. Les deux hommes vont en venir, non pas aux mains, ce serait trop simple, mais à la hache.
Ce qui est plus spectaculaire, vous en conviendrez.
Le train ne va pas tarder à partir, il est temps d'y monter...
Finalement suivre le parcours d'un grand cinéaste à l'envers est intéressant pour en remarquer les tics comme les défauts qu'il aura gommé par la suite. Kubrick en est à son deuxième film, du premier Fear and Desire, il ne reste rien, le réalisateur en ayant détruit les copies, à moins que, quelque part... c'est un nouvel essai, pas encore un coup de maître, cela ne saurait tarder et la critique s'en fera l'écho dès sa réalisation suivante : L'Ultime Razzia. Déjà il veut tout faire, sans maîtriser le dosage de tous les ingrédients. Il retrouve ici le sujet de son premier court-métrage, day of the fight, sport cinégénique s'il en est, filmé sur le ring d'abord, dans un cadre moins formel à la fin du film.
Faute du premier pas de Stanley il serait dommage de ne pas suivre le suivant.
Ryûk (リューク) est un dieu de la mort, une situation qui n'est pas de tout repos mais d'une grande monotonie. Un jour, pour se distraire, il jette sur la Terre un de ses Death Note.
Raito Yagami (夜神月) à 17 ans, lycéen surdoué il porte sur le monde un regard lucide et désabusé, le trouvant corrompu, malsain et trop favorable aux criminels. Il aperçoit un jour sur la pelouse une sorte de calepin noir, intrigué il s'approche et le ramasse.

Il ignore qu'il vient justement de récolter ce que Ryuk a semé !
Sur la première page il découvre qu'il lui suffit d'écrire un nom pour que la personne qui le porte meurt de la façon précisée, si aucune ne l'est ce sera d'une crise cardiaque.
Raito trouve l'idée amusante mais pense qu'il s'agit d'une simple farce. Ce qui n'est pas une raison pour ne pas jouer.
La réussite de son expérience va l'étonner, dans un premier temps, puis lui suggérer l'idée que puisque la justice laisse filer des criminels il peut se substituer à elle, même s'il ne dispose que d'une seule peine applicable.
Vaste projet que celui d'éradiquer le mal mais Raito se sent capable de le mener à son terme, capable d'être le nouveau dieu d'un monde sans criminalité. De plus il va faire connaissance de Ryuk qui ne peut quitter le propriétaire du Death Note mais n'est visible que de lui.
De nombreux décès de criminels vont se produire, dans des conditions trop étranges pour que cela n'attire pas l'attention de la police sans que pourtant aucune preuve ne soit trouvée d'une intervention extérieure. Interpol va surnommer ce tueur Kira (キラ- prononciation nippone de killer), et pour l’attraper faire appeler à L, détective qui n'a jamais connu l'échec et qui comprendra vite que le mystérieux tueur doit connaître sa cible pour pouvoir l'atteindre. Cela tombe bien puisque personne, ou presque, ne connaît son visage.

L'affrontement du bien et du mal peut commencer, encore que chacun de son côté soit persuadé d'agir positivement. L'Histoire et l'actualité regorgent d'individus capables du pire en prétendant que c'est pour le meilleur !
C'est une partie d'échec entre deux jeunes hommes supérieurement
intelligents, mais sans adversaire le jeu en vaudrait-il la peine ?
La ''morale'' de ce manga pourrait être que le bien est un mirage, comme la vie, Ryûk ne l'a-t-il pas affirmé : après la mort il n'y a rien. Avant il n'y a qu'un ballet fatal autour d'illusions qui occupent notre esprit et bloquent notre vue.
Beaucoup de mythes sont mis à contribution par Tsugumi Ōba, du christianisme à la Caverne de Platon... comme s'il y avait quelque chose en dehors de celle-ci.
Restons donc assis, lire tuera le temps jusqu'à ce que Ryûk écrive nos noms dans son carnet.
Anonymousse : Espèce de bière d'origine improbable dont je déconseille la consommation.
Anthropsy : Désordre arrivant fatalement dans les pensées d'un individu vieillissant.
Bénéfrique : ça rapporte d'autant plus que ça ne vaut rien.
Bob'art : C'est beau, enfin c'est ce con m'a dit !
Cagitude : Besoin de vivre enfermé dans des habitudes, des routines et autres rituels.
Comique out : Individu paraissant sérieux et compassé mais finissant par se révéler amusant et plein d'esprit. Beaucoup plus rare que son contraire !
Recestlheure : Individu toujours en retard.
Respectomane : Individu si anxieux des convenances, de la hiérarchie que son estomac produit un grand nombre de flatulences qu'ils ne peut contrôler.
Sangtraider : Partager la souffrance, imposée à autrui !
Squeléthique : État d'un esprit s’empiffrant de médiatisation, pouvoir, pognon, etc... produits sans valeur nutritive ne permettant pas d'atteindre la satiété mais provoquant une faim incoercible.
Des hommes sont réunis dans un appartement discret, ils observe une jeune femme s'exhiber, une autre s'approche, elle porte un plateau d'argent avec une cloche qui pourrait garder un plat au chaud.
Une araignée va en sortir...
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Adam est un simple professeur d'histoire, il mène une vie banale et routinière avec sa petite amie. Un jour, sur le conseil d'un collègue il loue un film, tourné localement. Il le regarde tranquillement mais en pleine nuit se relève et rallume son PC pour revisionner le DVD. Quelque chose a retenu son attention, finalement il retrouve la séquence qu'il cherchait. Là, sur l'écran, le groom, pas de doute, c'est lui, ou son sosie parfait.
La chose l'interpelle tant la ressemblance est parfaite. Curieux il va chercher le nom de cet acteur, n'ayant jamais atteint le vedettariat, et regarder ses autres participation à des productions qui n'ont pas non plus connues le succès. Mais cela ne lui suffit pas, obsédé il va chercher sur le Net d'autres renseignements, ne trouver que quelques photos et l'adresse de sa maison de production. Quand il se rend à celle-ci, sise dans un immeuble gris dans un quartier qui l'est tout autant, il est reconnu par le concierge, si l'on peut dire parce que celui-ci le prend pour Anthony Saint-Clair, l'acteur en question, la barbe en plus. De toute façon les bureaux sont fermés le samedi mais, ça tombe bien, il y a une lettre pour lui.
Adam la prend, retourne à son véhicule, l'ouvre et découvre le nom véritable et l'adresse de son double. Pas question d'en rester là, il se rend à l'adresse indiqué, une tour immense, et grise, dans un quartier qui ne l'est pas moins. Avec le nom il a trouvé le numéro de téléphone, puisqu'il est là pourquoi ne pas tenter le coup ?
Une femme lui répond qui le prend pour son double, même voix, mêmes intonations. Il est désorienté, bafouille et raccroche non sans prévenir qu'il rappellera quand Anthony sera là.

Ce qu'il va faire. Saint-Clair ne va pas l'écouter et raccrocher en lui demandant de ne plus rappeler.
Avertissement qui ne sera pas écouté sinon le film en resterait là !
Finalement les deux hommes vont communiquer, se parler, se rencontrer, se confronter peut-être comme un individu face à son double sans qu'il sache s'il est bien lui-même où si l'autre est le vrai. Sa mère ne lui a-t-elle pas affirmé qu'il était son seul enfant, et elle sa seule génitrice ?
Les araignées que l'on aperçoit semblent là pour incarner la peur d'un homme qui se sent prisonnier d'une vie qu'il subie, celle de professeur face à des élèves qui s'en fichent, rêvant d'une vie d'acteur au-dessus de ses moyens et talents. Est-ce la grossesse de sa femme qui lui fait ouvrir la fenêtre de l'imaginaire où la routine de son existence avec sa compagne ? Ne voyons-nous pas deux reflets se faisant face sans qu'aucun ait de réalité ?

L'image de fin lui apprendra qu'il ne fuir, sinon son destin, au moins ses responsabilités. Une toile est une prison rassurante, et puis, n'a-t-il pas la clé d'une évasion possible ?
Tous les grands événements et personnages semblent se produire deux fois, dit-il dans un cours, citant Hegel. Marx ajouta : La première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.
Au final c'est la seconde qui l'emporte !
Il y avait dans l'ombre un tas de souvenirs,
Certains ne me disaient absolument plus rien,
Des photos effacés où je me voyais rire,
Comme si en ce temps là je croyais être bien.
Clichés en noir et blanc d'une époque effacée,
Noyée dans le réel et les événements.
Ces lieux spongieux de temps ont piégés le passé,
L'on rongé peu à peu, le menant au néant.
L'odeur de ce grenier me prendra à la gorge
Si je reste longtemps penché sur cette malle.
À toujours me demander de quel endroit sors-je,
Suis-je dans ces images comme un enfant normal ?
Où sont les l'illusion dont j'ai besoin pour croire
Que demain mon chemin sera moins chaotique ?
La nuit va s'achever et je dois redescendre,
Retrouver le présent et mon moi authentique.
Ce spectre étranger qui envahit mon âme,
Fait de moi son objet, un seau au fond d'un puits,
Remontant d'autrefois moins de joie que de larmes,
Ossement d'un enfant qui fut ce que je fuis.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |