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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 09:00

Nightmare alley est considéré comme un chef d’œuvre du film noir combinant un super scénario – d'après le roman de William Lindsay Gresham – une mise en scène impeccable et une interprétation parfaite, dominée par un Tyrone Power n'hésitant pas à s'enlaidir.

Stan Carlisle est jeune et ambitieux, l'inverse se prêtait moins à produire un bon film. Il est employé dans un cirque de second rang où il apprend les ficelles du métier de magicien et de voyant.

Un peu comme le mentaliste !

Doté d'un vrai talent de séducteur il va user de celui-ci pour assouvir sa soif d'argent et de célébrité, connaissant de grands succès et désireux ensuite de tromper de riches hommes d'affaires.

Mais à malin, main et demi ! Comme souvent dans le cadre d'un film ''noir'' c'est une femme qui va précipiter sa perte, une femme plus intelligente et sournoise que lui, sachant exploiter sa vanité pour endormir sa lucidité.

Une méthode qui marche toujours !

C'est que la marche est haute entre le petit cirque régional, aux attractions banales, et les cabarets de Chicago ; entre les forains et la classe fortunée de la capitale de l'Illinois sans qu'à aucun moment les uns ou les autres soient méprisés ou méprisant, mis en valeur ou rabaissés.

Carlisle sait si bien jouer son personnage qu'il semble y croire parfois lui-même, ce qui peut l'aider dans un premier temps mais lui faire perdre le contact avec la réalité par la suite. Ainsi quand il évoque un esprit à la demande de sa veuve paraît-il dépassé par la situation. Il affirme sa personnalité mais celle-ci s'effritera de l'intérieur face à Helen Walker, plus forte, plus stable, plus manipulatrice. Mentir aux autres est une chose, se mentir à soi-même en est une autre. C'est comme jouer au-dessus de ses moyens, ça ne peut fonctionner toujours. Se surestimer n'amène jamais qu'à la plus sordide des conclusions.

Au moins Carlisle aura-t-il tenu son rôle aussi longtemps que possible, qui sait si quelque part il ne savait pas qu'il jouait au dessus de son niveau et n'était-il pas désireux de retrouver une médiocrité finalement moins stressante, sans la contrainte de devoir se contrôler continuellement.

La partie est plaisante mais nul ne doute qu'il faille s'avouer vaincu finalement, l'intérêt est bien d'amasser les jetons devant soi, de les jouer ensuite, puisque les conserver lui était impossible.

Tyrone Power garde l'image d'un acteur jouant de son physique plus que de son talent, à l'image de ce charlatan pourrait-on dire, si ce n'est que lui vaut mieux que la réputation qui lui fut faite. Regarder ce film c'est donc, aussi, lui rendre hommage. Il le vaut bien.

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:42
Beffroi - Lille
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:41
St Maurice - Lille
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 09:00

Difficile de vivre sans imaginer aller quelque part, il en va de même pour les physiciens, car ici c'est d'eux dont il est question, ce n'est pas la physique elle-même qui peut émettre le souhait d'atteindre un jour l'Unité !

 

Depuis sa naissance la physique connut bien des théories, des concepts qui paraissaient incompatibles ou même contradictoires. Heureusement de grands esprits surent y déceler des similitudes.

Galilée, Newton, Maxwell, Franhofer, Louis de Broglie, Einstein, et, peut-êtres quelques autres. Elle a permis d'appréhender l'organisation même des choses, décomposant une structure en sous-structures. La matière apparut composée de molécules faites d'atomes constitués d'un noyau et d'électrons, le noyau renfermant des protons et des neutrons formés de quarks et de gluons.

Et ce n'est peut-être pas fini.

L'ambition unitaire est ancienne, il y a deux millénaires Xénophane ridiculisait la multiplicité des dieux, Héraclite proclamait que ''ce qui est sage est un, Platon, dans le Timée, voyait la forme du monde définie par les mêmes concepts.

Pour Thalès de Milet l'eau faisait office d'élément premier, pour Anaximène c'était l'air, pour Héraclite d'Éphèse c'était le feu. Plus tard Heisenberg nota que cette idée pouvait définir la physique moderne pour peu que l'on changeât feu par énergie.

Pour Anaximandre la substance primordiale devait être une abstraction à laquelle il attribua des qualités divines : non-mortelle, tout-enveloppant... Vision anticipant les notions d'infini ou d'univers sans lesquelles la physique se serait retrouvée dans un cul de sac conceptuel.

L'idée que le monde pouvait se structurer autour d'un principe abstrait nourrit la science depuis lors, la conduisant sur le chemin d'une harmonie qui serait la poésie de l'ordre. Des aiguillons métaphysiques ou esthétiques l'ont poussés. lorsqu’elle s'invente la science cherche sa source hors d'elle-même, de sorte qu'il est devenu dogmatique et stérile de prétendre la purger de tout apport métaphysique.

De leur côté Euclide ou Archimède voyaient le Monde sous forme géométrique, les aristotéliciens écartèrent cette idée, options récupérée par la suite par la religion chrétienne. Heureusement Galilée, Descartes et Kepler redonneront aux mathématiques la place qu'elles méritent.

Après la ''naissance'' de l'univers vint l'évidence qu'une loi applicable ici l'était aussi ailleurs. Il apparut ensuite que contrairement à la vision des religions ce dernier évoluait, et Georges Lemaître fut le premier à imaginer qu'il pouvait être en expansion, il anticipa aussi ''l'atome primitif'', devenu par la suite le big bang.

L'évolution de la physique mit au jour quatre force fondamentales, la nucléaire forte qui cimente les nucléons dans les noyaux, associant les quarks à l’intérieur de ces dits nucléons ; l'électromagnétique, elle agit sur les particules chargées, positivement pour les protons, négativement pour les électrons. Elle forme les atomes en associant les électrons aux noyaux, elle oblige les atomes à former des molécules en associant ces électrons et les molécules ensuite pour former de longues chaînes. L'ADN est une de ces chaînes. Vient ensuite la force gravitationnelle qui agit sur les masses et varie en fonction de celles-ci. En dernier vient la force nucléaire faible, elle transforme les neutrons en protons, et réciproquement mais n'agit que sur les électrons, photos et neutrinos.

La quête de l'unité vise donc à unifier ces forces. Ce fut d'abord les forces nucléaire faible et électromagnétique qui donnèrent naissance à une interaction électrofaible, les rejoignit la force nucléaire forte, c'est la théorie de la grande unification qui donne naissance à la force électronucléaire mettant en jeux des énergies considérables.

Ensuite devraient s'unir la gravitation, qui contrôle l'univers, et la mécanique quantique des particules... Théorie des cordes, supersymétrie, supergravité, ce ne sont pas les idées qui manquent mais le moyen de les vérifier, autant dire que le Graal des physiciens n'est pas prêt d'être découvert.

Il semble donc que notre esprit intègre une tendance moniste. Encore faut-il sur le chemin de l'unification prendre garde à ne pas prendre une possibilité pour une vérité, à ne pas établir une théorie comme un dogme, bref à ne pas suivre le chemin des religions monothéiste qui posent un carcan si étroit sur le savoir qu'aucune vérité n'y peut tenir.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:00
You know now, no ?
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 09:00

Les prédateurs courent dans les bois mais aussi sur le Net.

J'ai crains le monstre dans le placard avant de découvrir que c'était moi.

Le pire n'est pas qu'un rat se précipite sur un cadavre mais qu'il s'en détourne.

Mon esprit évite certaines idées comme mon pied une crotte sur le trottoir.

La lucidité comme la soif se fait sentir quand il est trop tard !

Seul un sociopathe peut être lucide sur une société à laquelle il ne se sent pas appartenir.

Si la ''religion'' l'emporte sur la raison c'est que ses racines sont plus profondes.

Ténue est la différence entre un zombie et un croyant.

L'évolution ne fait pas d'erreur, elle teste !

J'ai planté des clous de girofle dans mon cerfeuil.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 09:00

Maria Enfers est une star après de gros succès cinématographiques. Elle se rend, en train, à Sils Maria pour y recevoir un prix en lieu et place de son mentor, Wilhelm Melchior, auteur de la pièce, puis du film, qui la lancèrent vingt ans plus tôt. Pendant le voyage elle répète avec sa secrétaire, Valentine, son discours, tout en gérant à distance son divorce. C'est alors qu'elle est au téléphone que Sigrid lui montre un papier sur lequel est écrit ''Wilhelm est mort'', ce qui est façon directe, mais abrupte, montagne oblige, de l'annoncer à Maria.

À l'arrivée de celle-ci tout est prêt pour l'hommage qui accompagnera la remise du prix, d'autres vedettes sont là, par amitié, par reconnaissance, par intérêt. Surtout !

Lors d'une soirée elle veut bien rencontrer Klaus, un metteur en scène en vogue qui lui propose de reprendre la pièce qui fit son succès mais en intervertissant les rôles. En effet l’œuvre de Melchior mettait en scène une femme d'affaire de quarante ans tombant amoureuse d'une de ses stagiaires de vingt ans et se laisser mener par le bout du nez, jusqu'à y perdre son argent, ses illusions et sa vie, même si cela n'est pas explicite dans l'histoire. Maria hésite mais finit par accepter le challenge d'interpréter Héléna et pas Sigrid – le temps est passé – face à Jo-Ann Ellis, jeune vedette et cible des torchons peoples qui fait preuve d'ambition pour continuer sa carrière après des sujets bien différents et plus en rapports avec son jeune âge.

Pour répéter, avant le travail au théâtre à Londres, elle retourne à Sils Maria dans la maison de Melchior, en compagnie de Valentine qui lui donne la réplique sans être d'accord avec sa vision du rôle. Difficile en effet pour Maria d'admettre que le temps est passé, qu'il redistribue les rôles, qu'une actrice plus jeune peut avoir l'ambition et l'énergie qui fut la sienne alors qu'elle cherche davantage à comprendre.

C'est le spectacle qui est mit en scène par Assayas, la difficulté de trouver le ton juste pour un rôle, les relations avec les agents, les autres comédiens, l'hypocrisie nécessaire, l’ambiguïté des relations, les intérêts à privilégier et l'omniprésence des médias autour de Jo-Ann. D'autant que l'épouse de l'amant de celle-ci tente de mettre fin à ses jours au début des répétitions en Angleterre.

Sans doute n'est-ce pas un hasard si Assayas situe son film à Sils Maria, lieu qu'aimait Nietzsche, où il eut l'intuition de l'Éternel Retour. Sa réalisation le met en scène mais ce qui revient n'a que l'apparence de la similitude, les individus ont vieillis, ont changés et ont du mal à l'apprécier. La roue de la création ne s'arrête pas, sitôt un projet entamé un autre se profile, différent mais exigeant. Le succès vaut-il que l'on y sacrifie sa vie privée ?

La réponse pourrait être positive, la création s'étiole dans la banalité du quotidien et le tribut qu'elle exige est en rapport avec les satisfactions qu'elle procure.

Est-il plus noble de jouer dans un ''grand film populaire'' comme Jo-Ann, où dans une pièce plus ''exigeante'' ? Qui peut fixer la valeur des choses hors le snobisme qui s'attache à celles-ci ?

La vie s'écoule, implacable, comme le Serpent de Maloja, un phénomène nuageux rare qui voit se glisser un ruban de nuages venu d'Italie dans ces vallées Suisses. Maria voudra le voir, en vrai, mais il est difficile de voir s'écouler sa propre existence.

Le spectacle va commencer, mais peut-il jamais s'arrêter ?

 

Une réflexion sur la création et le temps menée par un trio d'actrices : Juliette Binoche, Kristen Stewart et Chloë Grace Moretz.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:00
Orléans - la Cathédrale Sainte-Croix (2)
Orléans - la Cathédrale Sainte-Croix (2)
A nul autre pareil !

A nul autre pareil !

Orléans - la Cathédrale Sainte-Croix (2)
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 09:00

Deux tueurs arrivent à Brentwood, ils se dirigent vers le Harry's diner, bar comme il y en a tant. Ils viennent voir Harry, pour le tuer semble-t-il, mais non, finalement ils se contentent d'attacher un client et le cuisinier. Le client en question sera envoyé par Harry prévenir un de leurs amis commun, le Suédois, c'est lui qui est la véritable cible des assassins. Mais le Suédois, Pete Lunn de son nom, ne veut pas partir, il est las de courir et sait pourquoi ces hommes sont à ses trousses, qu'il a fait quelque chose de mal qu'il doit payer.

Quand il entend le bruit de la porte de l'immeuble il sait que les exécuteurs ont retrouvés sa trace, qu'ils viennent s'acquitter de leur tâche.

Les tueurs montent, entrent dans l'appartement, s'approchent de la chambre de Lunn qui ne fait rien pour se défendre. Les arrivants le regardent, et sans hésitation vident leurs chargeurs sur lui.

Une enquête va avoir lieu, James Reardon est chargé par l'assurance de faire la lumière sur ce qui s'est passé. Pour cela il va remarqué les mains de Lunn, abîmées, durcies par des années d'entraînement et de combats sur le ring. Si Reardon est là c'est qu'il a laissé de l'argent à une employée d'un hôtel d'Atlanta, pas une somme énorme mais suffisante pour attirer l'attention de l'assurance. Les investigations conduites vont faire ressurgir une autre affaire, bien plus importante. À l'époque le Suédois, portant encore son nom d'Andersen, habitait Brentwood depuis peu...

La vérité va se faire jour à mesure des interrogatoires conduit par Reardon, chacun par un flash-back apportera une pièce du puzzle et nous découvrirons comment Andersen devint Lunn, quelles circonstances le conduisirent en prison, pour épargner une femme, vraiment fatale pour le coup. Une dénommé Kitty Collins, maîtresse d'un truand, Colfax, dont il tombe amoureux.

Mauvaise pioche ! Bien qu'il ne s'étonnât pas qu'elle le trahisse pour préserver ses intérêts.

Robert Siodmak, le réalisateur, vient d'Allemagne et sa réalisation est marqué de l'expressionnisme qu'il connut avant d'émigrer. Obscure parfois, violemment contrastée pour souligner un élément de l'image, portée sur des gros plans signifiants. Une musique signée Miklos Rozsa et une interprétation (largement) dominée par Burt Lancaster et Ava Gardner. Tous les deux débutaient, ils vont constituer un couple marquant de l'histoire du cinéma, en général, et du film noir en particulier. La belle et la bête revisitées.

 

D'après une nouvelle de Ernest Hemingway publiée en 1927.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 09:00

En 1937 éclata la seconde guerre sino-japonaise qui suit l'invasion e la Mandchourie par l'Armée impériale japonaise qui espère profiter de la guerre civile opposant le Kuomindang et le Parti communiste chinoise, c'est l'occasion pour ces mouvements de s'allier contre l'envahisseur. Elle prendra fin avec la reddition du Japon en 1945.

La ville de Nankin est alors la capitale de la Chine mais le 7 décembre Tchang Kaï-chek, alors chef du mouvement nationaliste chinois, décide de la quitter après la bataille de Shanghai où pourtant l'armée de l'Empereur subit de lourdes pertes mais l'emporte grâce à des bombardements aériens. Le situation semblait figé alors mais les autorités nippones décident de poursuivre l'avancée de leurs troupes et de s'emparer de la ville qui est alors la capitale de la Chine. Tchang sait qu'il ne pourra pas tenir le siège, il suit les conseils de ses stratèges allemands lui suggérant d'attirer les Japonais au centre du pays et quitte Nankin, pour Wuhan, en laissant derrière lui 100 000 hommes, sous l'autorité du général Tang Sheng-shi, chargés de tout détruire afin que l'envahisseur ne puisse profiter de rien pour faciliter sa progression.

Tang proclame que Nankin ne se rendra jamais et que ses soldats combattront jusqu'à la mort.

Des survivants chinois des affrontements de Shanghai arrivent pour trouver du secours, suivi, de près, des troupes japonaises ''mises en condition'' après la violence des combats précédents. Sur le chemin déjà, bien des crimes seront commis par la 16e Division du corps expéditionnaire nippon. Alors qu'ils voient arriver leurs ennemis les résidents de Nankin quittent à leur tour la ville où vivre devient chaque jour plus difficile. Cinq journalistes occidentaux y habitent encore, ils ne partiront que le 16 décembre.

Le 9 les troupes japonaises encerclent Nankin et lâchent des prospectus sur la ville pour exiger qu'elle se rende sans quoi elle sera anéantie par une armée forte d'un million de combattants. Les Chinois ne répondant pas à cette injonction l'assaut est donné de tous les côtés. Le 13 les troupes de l'Empereur entrent dans la ville

Dès lors une vaste opération de ratissage sera conduite pour séparer les soldats et les civils.

Les massacres vont commencer, des corps seront passés à la baïonnette, des femmes de tous âges seront violées, tuées et leurs corps profanés. Peu importe qu'ils soient militaires ou civils, des vieillards seront exécutés, des nourrissons abattus... la liste seraient longue et les témoignages en attestant comme les films et photographies le démontrent.

Un concours de décapitations opposera deux lieutenants, Mukai et Noda, sur plusieurs jours. Le premier à 150 gagne. Il durera plusieurs jours. Ils seront condamnés à mort après la guerre.

Au début du conflit Hiro Hito avait, à la demande de son état-major, suspendu les directives internationales sur les prisonniers de guerre chinois. Nombre de ceux-ci furent éliminés à la mitrailleuse. Méthode plus rapide que la décapitation sans doute !

Grâce à l'intervention de John Rabe, représentant du parti nazi, plus de 200 000 Chinois furent sauvés, non sans qu'il ait essayé d'intervenir pour faire cesser les tueries.

Fin janvier 1938 ''l'ordre est rétabli'' !

Comment expliquer une telle fièvre brutale et sanguinaire ? Dès lors qu'il se sent ''autorisés'' à céder à ses pulsions l'homo sapiens démontre que quand l'humain cède à la nature il est le pire animal ayant jamais existé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la guerre les Japonais minimiseront leurs crimes, en soulignant que la population n'excédait pas 250 000 habitants, oubliant les réfugiés et que la zone des combats dépassait largement la ville pour concerner une population d'environ 635 000 individus.

 

La bataille fut courte, elle prit fin le 13 décembre, désormais Journée de commémoration officielle. Les massacres commencèrent le lendemain et durèrent six semaines pour un nombre de victimes estimé entre 200 000 et 300 000. Beaucoup moins selon certain révisionationalistes japonais qui parlent de mise en scène et d'exécutions justifiées par les faits de guerre. Après avoir été, partiellement, reconnu le massacre de Nankin est de plus en plus ''revu'' par le Japon, qui peine à reconnaître les crimes qu'ils commit, là et ailleurs en Asie. Ce qui n'efface pas les atrocités qui purent être commises par les autres pays.

Des officiers seront condamnés après la guerre, les hauts gradés responsables ne le seront pas, et le prince Asaka, envoyé sur place par son père, ne fut pas inquiété en raison de l'immunité accordée par les étasuniens à la famille impériale.

 

En février, l'organe législatif suprême de Chine fixe le 13 décembre comme Journée nationale de commémoration des victimes du massacre de Nankin. Les cérémonies étaient auparavant limitées à la province du Jiangsu, dont Nanjing est la capitale.

Li Gaoshan, survivant du massacre de Nankin (Nanjing) âgé de 90 ans, a appuyé dimanche sur le bouton de lancement du site cngongji.cn.

"Le site Internet a été établi pour populariser les activités de commémoration nationale, aider les gens à comprendre l'histoire et à rendre hommage aux victimes des agresseurs japonais au cours de la Seconde Guerre mondiale", a indiqué Zhu Chengshan, président du Mémorial du massacre de Nankin.

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