Ryûk (リューク) est un dieu de la mort, une situation qui n'est pas de tout repos mais d'une grande monotonie. Un jour, pour se distraire, il jette sur la Terre un de ses Death Note.
Raito Yagami (夜神月) à 17 ans, lycéen surdoué il porte sur le monde un regard lucide et désabusé, le trouvant corrompu, malsain et trop favorable aux criminels. Il aperçoit un jour sur la pelouse une sorte de calepin noir, intrigué il s'approche et le ramasse.

Il ignore qu'il vient justement de récolter ce que Ryuk a semé !
Sur la première page il découvre qu'il lui suffit d'écrire un nom pour que la personne qui le porte meurt de la façon précisée, si aucune ne l'est ce sera d'une crise cardiaque.
Raito trouve l'idée amusante mais pense qu'il s'agit d'une simple farce. Ce qui n'est pas une raison pour ne pas jouer.
La réussite de son expérience va l'étonner, dans un premier temps, puis lui suggérer l'idée que puisque la justice laisse filer des criminels il peut se substituer à elle, même s'il ne dispose que d'une seule peine applicable.
Vaste projet que celui d'éradiquer le mal mais Raito se sent capable de le mener à son terme, capable d'être le nouveau dieu d'un monde sans criminalité. De plus il va faire connaissance de Ryuk qui ne peut quitter le propriétaire du Death Note mais n'est visible que de lui.
De nombreux décès de criminels vont se produire, dans des conditions trop étranges pour que cela n'attire pas l'attention de la police sans que pourtant aucune preuve ne soit trouvée d'une intervention extérieure. Interpol va surnommer ce tueur Kira (キラ- prononciation nippone de killer), et pour l’attraper faire appeler à L, détective qui n'a jamais connu l'échec et qui comprendra vite que le mystérieux tueur doit connaître sa cible pour pouvoir l'atteindre. Cela tombe bien puisque personne, ou presque, ne connaît son visage.

L'affrontement du bien et du mal peut commencer, encore que chacun de son côté soit persuadé d'agir positivement. L'Histoire et l'actualité regorgent d'individus capables du pire en prétendant que c'est pour le meilleur !
C'est une partie d'échec entre deux jeunes hommes supérieurement
intelligents, mais sans adversaire le jeu en vaudrait-il la peine ?
La ''morale'' de ce manga pourrait être que le bien est un mirage, comme la vie, Ryûk ne l'a-t-il pas affirmé : après la mort il n'y a rien. Avant il n'y a qu'un ballet fatal autour d'illusions qui occupent notre esprit et bloquent notre vue.
Beaucoup de mythes sont mis à contribution par Tsugumi Ōba, du christianisme à la Caverne de Platon... comme s'il y avait quelque chose en dehors de celle-ci.
Restons donc assis, lire tuera le temps jusqu'à ce que Ryûk écrive nos noms dans son carnet.



