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Le jeu se subdivise en 4 groupes :
Les kwang (lumière en chinois), 5, identifiés par un caractère chinois dans un coin.
Les yul ou tongmul, 8, cartes montrant un objet ou un animal.
Les pi, 25, cartes ''normales'', 3 sont prépondérantes, elles valent deux cartes pi et sont appelées sang-pi.
Les cartes sont distribuées face cachée, une partie aux joueurs, l'autre sur la table. Celles-ci sont retournées et certaines situations peuvent se présenter :
Un triplet, les cartes sont alors empilées.
Un quadruplé, elles sont redistribuées.
Un joker est visible, le distributeur le prend et le joue.

Ensuite les joueurs regardent leurs cartes. Certaines situations sont possibles :
Un quadruplé, vous avez gagné.
Un joker, vous attendez le tour suivant pour le jouer.
Un triplé, vous pouvez l'annoncer, auquel cas, si vous gagnez, vos points seront doublés.
La partie commence, les joueurs interviennent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Le premier essaie de constituer une paire avec une carte de son jeu et une du pot. S'il n'y parvient pas il abandonne sa carte. Il prend les cartes des paires déjà présentes.
Les cas possibles sont :
Sa-tta, Bug, puk, daduk, bombe.
Avec la possibilité de devenir président, j'en connais que ça pourrait intéresser !
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Il n'existe pas de formule de calcul des points arrêtée, il faut se mettre d'accord avant de commencer, et cela vaut pour certaines actions.
Le but est de faire un minimum de points avant de crier ''go'' ou ''stop'', souvent 3, 7 ou 10. Avec le premier le jeu continu et vous espérez prendre davantage de points à vos adversaire, avec le second vous avez atteint le minimum établi avant que la partie commence.
Godori se joue à 3 mais il est adaptable à 4 ou 2 joueurs.
Vous n'avez pas tout compris ? Je vous rassure, moi non plus. Le mieux serait de pouvoir jouer réellement, opportunité qui ne s'est jamais présenté.
Je ne désespère pas !
Sera Gamble & John McNamara – 2016 – 12 eps – syfy

''Nous aurons du mal à contrôler ce qui va se passer... ''
Quentin Coldwater est étudiant, intelligent mais ayant du mal à vivre, à trouver sa place, à nouer des relations avec les autres, à de rares exceptions près. Son avenir ne va pas tarder à se décider et il doit savoir quelle orientation prendre. Sa meilleure amie s'appelle Julia, il la connait depuis son enfance. Pour l'heure il prépare, à sa façon, son examen d'entrée à Yale.
Il aime lire, s'évader, les histoires d'ailleurs, de fantasy, de mages et de sorciers. Le roman qu'il préfère parle d'une famille de trois enfant, Rupert, Martin, Fillory, d'une horloge étrange, d'un monde magique...
Parfois il se dit qu'il est temps de grandir, de devenir sérieux, de vendre ses bouquins... L'entretien qu'il doit avoir le stresse énormément. Il doit s'y rendre avec Julia, qui se présente comme l'ange protégeant son avenir.
Ils arrivent, frappent, entre dans une grande maison où nul ne répond à leurs appels. Mais ce qui stupéfie Quentin c'est qu'il reconnaît l'horloge de son livre, typique avec ses représentations de boucs se tournant le dos sur le dessus.
Ils seront néanmoins encore plus ébahis en découvrant le cadavre de l'homme qui les attendait. Appelé la police fait les premières constatations, la détective les conduisant tend au jeune homme une enveloppe qui semble lui être destiné. À l'intérieur il y trouve une nouvelle aventure de Fillory et Further, le Livre Six : Les Magiciens. Or la série, celle-là même qu'il lit et relie, n'en comporte que 5. le suivant n'était qu'une rumeur en laquelle personne ne croyait.
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Julia se moque de lui, de sa fascination pour ces livres qu'elle juge puérils. Elle voudrait que son ami trouve le chemin du réel !
Ils se séparent, Quentin parcourt le manuscrit mais une feuille s'envole. Impossible de la laisser perdre mais bien qu'elle ne soit jamais loin, comme par un fait exprès, il ne parvient pas à la rattraper et finit par déboucher dans un endroit qu'il ne connaissait pas, une pelouse immense et, devant lui, une construction impressionnante.
Puisqu'il est là autant continuer.
Arrivé au niveau des escaliers menant au perron il rencontre un jeune homme qui l'attendait et lui fait remarquer qu'il est en retard, il remarque aussi un nom, Brakebills University, qui ne lui dit absolument rien.
Son guide lui explique qu'il est au nord de New York et est attendu pour un examen d'entrée qu'il ignorait passé. Néanmoins il se laisse guider, s'assied, découvre l'intitulé de l'épreuve écrite...
Celle-ci passée il rend sa feuille et doit passer à l'épreuve suivante. Avant de s'y rendre il croise Julia, venue par un autre chemin mais aussi surprise de se retrouver là.

Leurs chemins vont pourtant se séparer, si le premier a réussi la première épreuve, la seconde a échoué.
Face à l'ultime test Quentin doit montrer qu'il possède les dons attendus, les dons magiques. En effet, Brakebills University est réservée aux jeunes gens disposant d'aptitudes hors-norme, lesquelles seront développées dans ce cadre, charge aux étudiants ensuite d'en faire l'usage qu'ils voudront. De son côté Julia demande que son cas soit réexaminé et se voit opposé un refus. Elle se voit précisé que sa mémoire va être effacée. Pour tenter de l'éviter elle s'entaille profondément le bras droit...
Et n'oubliera pas.

Retrouvant, dans le monde ''réel'' Quentin elle lui demande d'intervenir pour elle, il hésite. Ce n'est pas possible que les examinateurs se soient trompés ! Elle démontre un embryon de don mais, pour lui, cela ne signifie pas qu'elle a du potentiel.
Celui-ci pourtant ne demande qu'à grandir, simple question d'opportunité.
Dans les toilettes d’un bar elle est agressée d'une manière inhabituelle, menacée des pires tourments. Exactement ce qu'il lui fallait pour qu'elle montre ses véritables capacités. Ce que voulait celui qui n'a fait que semblant de l'agresser. Il voulait savoir s'il avait raison ! Il propose à Julia un autre cadre que Brakebills pour développer ses dons... De son côté Quentin rencontre Fillory, qu'il prend pour une apparition imaginaire. Elle veut le convaincre et lui brûle la main, laissant sur celle-ci un symbole étrange. Pour en savoir davantage il s'adresse à la meilleure élève de l'université.
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La magie sans risque ça n'existe pas lui dit-elle !
Et tous les magiciens ne sont pas du même côté.
智取威虎山 - Tsui Hark – 2015 - 144'
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Après la capitulation japonaise en 1945 la guerre civile continue en Chine où des bandits profitent de la situation pour faire régner la terreur dans le nord-est du pays. Hawk est le plus important, derrière les remparts d'une forteresse qui semble inexpugnable juchée au sommet de la Montagne du Tigre. Il dirige ses milliers d'hommes et les envoie razzier les environs, tuant quiconque se met en travers de leur chemin, et même, plus simplement, pour le plaisir.

L'Unité 203 de l'Armée de Libération Populaire arrive dans la région quand elle surprend des hommes habillés de faux uniformes installés pour la nuit dans une gare. Raison de plus pour intervenir rapidement. Ce qu'elle va faire, ne laissant filer que deux individus qui filent prévenir leur chef. La 203 en profite pour prendre leur place. Étant dans une gare il n'est pas étonnant qu'un train arrive, celui-ci amène des renforts, limités, un éclaireur qui connait bien la région, et une jeune, et jolie, infirmière. C'est peu mais mieux que rien.
Continuant leur avancée l'Unité arrive dans un village où vivaient quelques parents des soldats la constituant, certains sont encore là, affamés et craintifs, les autres sont morts sous les coups des brigands. Pas d'autre solution pour les soldats que d'intervenir pour mettre fin à cette situation et pacifier la région au nom de la révolution en marche.
Un seul problème, de taille, justement. Trente militaires peuvent-ils affronter un millier de bandits lourdement armés. La réponse est forcément oui, qu'importe la disproportion des moyens, le droit est de leur côté !
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Aucun doute qu'ils vont réussir, non sans sacrifices bien sûr.
Le film de Tsui Hark s'appuie sur le roman ''Tracks in the Snowy Forest'' de Qu bo, classique de la littérature populaire chinoise, basé sur l'histoire vraie d'un soldat, ici l'éclaireur, qui infiltre le quartier général de bandits et d'une bataille inégale, sans être dans les proportions du film. Un monument célébrant l'héroïsme, le sens du sacrifice, la camaraderie, bref, toutes les valeurs dont se pare le communisme surtout quand il combat les nationalistes qui ne peuvent qu'être des criminels qu'ils convient d’éradiquer. Tout y est, les costumes, la représentation de la jeune infirmière, ses couettes et ses joues roses semblent sorties tout droit d'une affiche de propagande.
Pourtant Tsui Hark parvient à s'approprier l'histoire, d'abord en la faisant commencer, et se terminer, aujourd'hui, incluant cet épisode dans un ensemble cohérent mais montrant l'évolution du pays et des mentalités qui eut lieu en soixante-dix ans en sachant surligner des actions impossibles, théâtralisant les combats, maquillant ses acteurs pour en faire des archétypes d'une autre époque, la tête de Hawk par exemple, sans les ridiculiser pour autant, mais montrant à quel point l'image et la réalité qu'elle est censée représenter peuvent être différentes.
Au-delà de cet exercice Hark fait la démonstration de sa virtuosité, sa gestion des scènes d'actions sur fond de neige. L'assaut final est impressionnant et la scène d'attaque du tigre, c'est sa montagne, est magnifique.
Du grand spectacle, j'allais dire : sans super-héros, presque un mensonge.
秋日和 (Akibiyori) – Yasujirō Ozu - 1960 – 129'
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Trois amis (Mamiya, Taguchi, et Hirayama) assistent aux funérailles de Miwa, un ami du temps de leurs études, en compagnie de sa veuve, Akiko, et de sa fille de 24 ans, Ayako. Les trois hommes sont d'accord sur la beauté des deux femmes et pensent à trouver un mari pour Ayako. Ce qui ne leur interdit pas de penser que la jolie veuve pourrait se remarier... N'étaient-ils pas tous amoureux d'elle dans le temps, et jaloux de son mari, eux qui maintenant ne peuvent que remballer leurs désirs et frustrations.
La jeune femme pourtant n'envisage pas de se marier, elle a 20 ans et la perspective de vivre avec sa mère lui paraît favorable. Mais ce ne sont pas ainsi que les choses fonctionnent au Japon à cette époque. Les hommes voudraient qu'elle se marie. Elle s'y refuse, avec énergie, redoutant de laisser sa mère seule. Qu'importe se disent nos trois complices, il faut commencer par marier la mère pour que la fille suive le même chemin, elle y sera alors obligée.
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Akiko s'interroge, non qu'elle ait le désir d'un nouveau mari mais sur sa responsabilité de mère. N'est-ce pas son devoir d'aider sa fille à construire un avenir stable, une famille sereine, des lendemains qui chantent ? Plus ou moins justes ! La société est toujours là, ses obligations, ses rites, plus ou moins subis, parfois dénoncés mais auxquels il est rassurant de se raccrocher quand trop de questions se posent. Les hommes, comme souvent dans le cinéma d'Ozu sont secondaires, ce sont les femmes qui supportent la famille, même, et surtout, quand c'est l'homme qui la dirige, ce sont elle qui portent l'avenir, le regardent avec sérénité en sachant qu'il est impossible à éviter. Reste que trouver un prétendant digne, un peu, de ce nom est difficile. Les hommes sont plus attachés à l'idée d'une partenaire de lit, d'une cuisinière, d'une mère qui prouverait qu'ils font ce qu'ils faut pour que la société continue, elles cherchent autre chose, un peu plus, un peu mieux.

Ozu montre les êtres dans leur simplicité sans jamais les exhiber, il n'a pas besoin d'effets grandiloquents. Il est aidé ici, comme souvent, par une excellente distribution dominée par un duo d'actrice qui jouent ensemble sans forcer une note, sans en manquer une non plus. Il suffit d'un geste, d'un regard, d'une allusion pour que le spectateur comprenne ce que pense le personnage qu'il suit. Aucune de ces vies ne sort vraiment de l'ordinaire mais chacune donne à celui-ci un relief qui le rend si vraisemblable qu'on le croirait sien.
Lee Chang-Rae – 2001 - traduction de Jean Pavans – Éditions de l'Olivier
Franklin Hata s'occupe depuis trente ans de son magasin de matériel médical dans la ville de Bedley Run et envisage non sans satisfaction la retraite qui vient, une retraite bien méritée dans la belle villa qu'il a acquise après une vie dédiée à son travail.
Tout serait parfait si une ombre ne se posait sur ce tableau. Il se souvient de Sunny, la jeune coréenne qu'il a adopté quand elle avait sept ans bien qu'il fut célibataire, se révoltant contre lui elle avait quitté la maison pour rejoindre une bande de voyous, lasse d'un père trop attentionné, étouffant avec ses ''valeurs'' d'un autre temps, d'un autre monde, fatiguée d'être polie, sage et bonne à l'école, comme elle se devait de l'être. L'exemple d'une intégration réussie qui n'était que l'ambition de son père adoptif et qu'elle ne reconnaissait pas pour sienne.
Tout avait été remis en cause pour Hata, lui dont la vie semblait posée sur des rails depuis son arrivée aux états-unis, se faisant passer pour un Japonais avant d'être naturalisé. C'était la faille qu'attendait son passé pour lui sauter au visage, pour lui remémorer cette époque où il avait intégré l'armée japonaise comme officier de santé dans la région de Singapour, et ce drame qu'il aurait voulu enfouir à jamais. Cinq jeunes coréennes avaient été amenés pour servir de ''femmes de réconfort'' aux soldats. Leurs conditions de vie étaient lamentables et auraient fait pensé à celles de poulets en batterie ! Elles devaient ''travailler'' sur une espèce de planche dont la forme rappelait celle d'un couvercle de cercueil. Là, chacune recevait entre vingt et trente hommes par jour, les plus gradés commençaient... Certes, les premiers femmes à ainsi servir étaient des prostituées japonaise, mais elles avaient trop servies et avaient dues être remplacées.
(Jiro Kuro)Hata s'était épris de l'une d'elle, la préférée de son supérieur. Or il savait celui-ci, le capitaine Ono, particulièrement violent et prêt à tout pour assouvir ses pulsions. Celle-ci lui avoue qu'elle a deviné qu'il était coréen. Il va tenter de la sauver, mais n'obtiendra que le résultat inverse.
Les fantômes n'attendaient que cette opportunité afin de revenir le visiter, lui expliquer que fuir ne pouvait durer toujours et qu'il devait retrouver les ombres de son passé, comprendre que s'il s'était construit une vie de rigueur et de probité cela n'effaçait pas ce qu'il avait fait auparavant.
Lee Chang-rae, né en 1965, arrive trois ans plus tard aux états-unis avec sa famille. Après de brillantes études à Yale il devient analyste financier. Le décès de sa mère remet tout en cause et il décide de se consacrer à la littérature. Son premier roman, paru en 1995, Langue natale, attire l'attention sur une population qui jusque ici avait peu eu voix au chapitre, celle des émigrés qui ont fait des états-unis leur pays sans pour autant renier leurs origines.
Il s'est imposé avec Les sombres feux du passé, nous faisant partager la vie d'un vieil homme qui alors que sa vie touche à sa fin fait le bilan de celle-ci et voit le masque qu'il mit tant de soins à maintenir sur son visage se désagréger et le passé revenir lui faire face.

Lui reste à l'affronter, espérant sans doute, ainsi, trouver sa rédemption...
Henri Vernes – Dino Attanasio – 1960 – Marabout
Bob Morane et son ami Bill Ballantine ont bien mérité leur croisière après les aventures qu'ils viennent de vivre. Ensemble ils voguent à proximité de la Nouvelle Guinée. Alors qu'ils pêchent une espèce de missile rouge jaillit de l'eau et s'envole. Alors qu'ils ont manqués se faire renverser voilà qu'arrivent des navires militaires qui les encerclent, les arraisonnent et les font monter à bord. Ils sont fouillés et aussitôt considérés comme des espions et non comme des touristes.
Il est question du peloton d'exécution quand ils sont mis en prison. Morane essaie de garder la tête froide mais Ballantine est moins confiant, surtout quand ils sont conduit à l'extérieur... Introduit dans le bureau du major ils ne voient pas le visage de celui-ci et se présentent. Quand le militaire laisse entrer la lumière ils reconnaissent le Major Briggs, un vieil ami, qui s'amuse bien de les avoir inquiétés. Après un séjour à Aden il vient d'être nommé dans cette base secrète que Bob et Bill violèrent sans en avoir conscience. Connaissant les deux aventuriers en qui il a toute confiance il leur fait les honneurs de la base et leur présente l'oiseau de feu, le dernier né de la technique britannique, un engin terre-air-eau ; à la fois avion et sous marin, doté d'une paire de réacteurs et d'un armement atomiques, volant à 4000 km/h. Morale et Ballantine, pilotes eux-mêmes, ne peuvent refuser la proposition de participer à un essai d'une telle merveille. Le vol, et la plongée, se passent pour le mieux, tout est prêt pour l'essai de l'armement le lendemain.
Tout commence parfaitement, la cible est détruire, l'oiseau de feu retrouve ensuite les profondeurs. Mais une demie heure plus tard l'engin n'a pas retrouvé l'air libre, il ne répond pas. Quelque chose a dû se passer ! Une exploration sous-marine ne donne rien, l'appareil a disparu.
3 semaines se passent, par hasard Ballantine ''tombe'' sur un article relatant un nouveau méfait des ''écumeurs du Pacifique''. Cette fois ils auraient utilisé un engin inconnu, à la fois avion et sous-marin. Pas de doute se disent nos amis, il s'agit de l'Oiseau de Feu ! Ils ne remarquent pas qu'ils sont suivi alors qu'ils se rendent en taxi à l'Hôtel Pacific où les attend leur ami le professeur Clairambard. Mais celui-ci est porté disparu depuis huit jours. Le plus étrange est qu'un homme le lendemain est venu déposer une lettre destiné à un certain Morane. Celle-ci leur donne rendez-vous, s'ils veulent revoir leur ami vivant, au 40 rue du lotus d'argent.
Une invitation qu'ils ne peuvent refuser. Là il rencontre un homme qui leur donne un mot du professeur, histoire de prouver que celui-ci est toujours vivant et de ''convaincre'' les aventuriers de faire ce qu'on leur dit. Ils obtempèrent donc, confiant en ce que l'avenir leur sera favorable. Mais nous n'en doutons pas.
Ils se retrouvent sur une jonque, partis pour un voyage de plusieurs jours qui les conduit jusqu'à une île, puis dans un refuge sous-marin où ils retrouvent l'appareil volé, et volant.
Finalement leur ravisseur se présent : Dimitri Tchou, un tiers Bessarabien, deux tiers chinois, honorablement connu sous ce nom, moins sous celui de ''Requin Chinois'', chef des pirates de la région. Homme bien renseigné qui avait fait la connaissance de Crawford, pilote de l'Oiseau de Feu et joueur invétéré. Activités qui attirèrent l'attention du ''requin chinois'' qui le convainquit de lui livrer le nouvel appareil.
Tout se serait bien passé si le malheureux pilote n'avait eu une violence crise d'appendicite qui en finissant en péritonite eut raison de lui. À quoi bon disposer d'un tel appareil si personne ne peut l'utiliser, se dit M. Tchou. Mais il savait que deux personnes avaient profité d'un voyage à bord de l'Oiseau, connaissant ces individus et leurs compétences il les sut capable de remplacer le pilote manquant, d'où le rapt de Clairembart, la lettre, le voyage, et la présence de Bill et Bob en face du pirate. Difficile de refuser l'offre qui leur est faite sans risquer la vie du professeur. Du moins le temps de trouver une moyen de renverser la situation. Histoire de gagner du temps Morane demande un délai pour maîtriser l'appareil.
Les jours vont passer, Bob ne rencontre aucune difficulté, même un calmar géant ne fera pas le poids contre lui, et les canons auront raison du céphalopode. Mais voici qu'un autre problème se présente, les réacteurs montrent des signes de faiblesse, il faut atterrir, et vite ! Une île se présente, et tant pis si elle est habité par des papous cannibales. Et justement, ceux-ci vont intervenir, frapper Morane à la tête, si fort qu'il semblera mort...
L'est-il ? Le suspens est intenable, je sais, va-t-il se sortir de ce mauvais pas, sauver l'Oiseau de Feu, mettre fin aux activités du ''Requin Chinois'' ?
Bob Morane est un héros qui a bercé mon enfance. Cette histoire est à lire en gardant à l'esprit l'époque à laquelle elle a été écrite. Aucun appareil, officiellement, n'est capable de faire ce dont est capable l'Oiseau de Feu. Cela viendra peut-être. L'important est de se laisser prendre par les personnages, l'esprit aventureux de Morane et de son inséparable ami écossais.
盲探, Man tam - Johnni To – 2013 - 130'
Un aveugle traverse la foule pékinoise, dans un immeuble un homme, que l'on devine être un policier en planque, observe ce qui se passe avec de fortes jumelles et l'aperçoit. Aussitôt il lui téléphone avant d'appeler une collègue, les bras chargés de courses, pour lui demander de le suivre. Ce qu'elle fait, croyant cela facile en raison du handicap de l'homme. Elle remarque ainsi qu'il suit quelqu'un d'autre. Un gros homme suant qui va faire des courses. Le trio continu alors que l'équipe de la planque se prépare à intervenir. Ce qu'elle fait, dirigé par Szeto Fatbo, inspecteur en chef de l'OCTB. C'est finalement la policière qui aura raison du gros homme, non sans que celui-ci se soit débattu avec de l'acide sulfurique.
C'est ainsi qu'elle fait connaissance avec Johnston, le super détective, avant de se présenter : Ho ! Elle n'aura pas le temps d'en dire davantage, Johnston s'en va avec Fatbo. Elle le retrouvera pourtant, autour d'une table. Lieu idéal pour qu'elle en vienne à ses motivations. Elle est douée pour le combat, endurante, solide mais peu douée pour la déduction, lui est brillant, de quoi former une équipe formidable. Le repas se passe très bien, celui-ci terminé elle lui parle de son passé, des gens qu'elle a connu, de Minnie, une petite fille qui était son amie et qui a disparu. Impossible d'aller plus loin, John s'écroule sous l'effet de l'alcool. Que peut-elle faire d'autre que le ramener chez elle, c'était tout près. Un superbe appartement de 335 m2 hérité de ses parents.
Le mieux est qu'il lui donne des leçons en reprenant une enquête et en suivant les faits. Pour ce faire ils s'installent dans une morgue, lieu du crime pour gagner en réalisme. Excellente technique de reconstitution pour comprendre ce qui s'est passé et combler les vides. Johnston est aveugle mais sa carence visuelle a développé son imagerie mentale.
Mis à part son métier Johnston est aussi obsédé par une femme dont il est sûr qu'elle est sa future femme, sans qu'elle soit encore au courant. Il est très heureux que le hasard les remette en présence.
Mais il ne perd pas de vue la recherche de Minnie, pour la retrouver il s'installe chez Ho, avec son poisson rouge, Goldie. Ensemble ils aiment regarder la télé. C'est d'une fenêtre de cet appartement que la policière regarder Minnie, le jeu de reconstitution est à nouveau mis à contribution. Dans la rue d'abord, dans un gymnase ensuite, lors d'un match de volley, dont la coach s'enfuie.
Était-ce Minnie ou Johnston se servait-il de Ho pour une enquête personnelle, et rémunératrice. Il a besoin de gagner sa vie !
Après qu'il soit devenu aveugle il se demanda pourquoi dieu lui avait réservé ce sort, puis comprit que c'était pour rouvrir des affaires non élucidées, retrouver, puis capturer, des meurtriers toujours en cavale et ainsi rendre justice aux victimes.
Petit à petit la solution à l'énigme de la morgue apparaît. L'enchainement des événements s'explique logiquement. Reste à mettre la main sur l'assassin. La maison de jeu semble idéale pour le tenter. Ho faisant office de cible désignée, sauf que les rôles vont changer et c'est Johnston qui se retrouve dans le taxi du tueur. Ce qui ne va pas lui couper l’appétit.
Heureusement Ho arrivera à temps, on s'en doutait.
Une belle réussite qu'il faut fêter, pour Johnston ce sera en retrouvant sa ''future'' femme. Une cruelle désillusion l'attend. Qu'importe, son cœur brisé lui rappelle une ancienne affaire. Pas celle de Minnie mais elle pourrait s'en rapprocher.
Ou pas.
Ainsi vont-ils se retrouver en pyjama au sommet d'un escalier ! Ho et Johnston avancent ainsi, remontant le temps pour retrouver ce qui dû se passer. Un véritable travail d'immersion jusqu'à ressentir ce que coupable et victime durent éprouver pour se mettre à leur place, physiquement et mentalement. Le portrait d'un véritable tueur en série apparaît finalement dont Minnie aurait aussi été la victime.
Certaines ''habitudes'' se transmettent facilement de mère en fille.
Johnny To est un des plus grands cinéastes Hongkongais, et il combine dans ce film des ingrédients bien différents. Une histoire policière d'abord, la comédie ensuite pour donner un autre goût à son plat, quelques histoires d'amour saupoudrée par-ci par-là, et de nombreuses scènes où l'on voit Johnston, Andy Lau, manger, sans paraître prendre un gramme. Ajoutez un duo surprenant qui baigne dans tout cela et vous avez un film qui réussit à être long sans être indigeste. Je n'oublie pas Sammi Cheng, Ho Ka Tung, qui aurait pu s'appeler Ahhhhhh !
Ma consigne du mois du challenge 1 mois = 1 consigne 2016
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |