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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 07:37

DOSSIER pour la SCIENCE 92

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Le grand bond en avant !

(Maxime DEREX)

Il y a 50 000 ans les moyens techniques de nos ancêtres se sont complexifiés. Pourquoi ? L'amélioration de l'intelligence n'explique pas tout. L'apprentissage social et la taille des populations furent essentiels.

Comment un primate tropical put-il coloniser la Terre en un laps de temps si court à l'échelle de l'évolution biologique ? Pourquoi a-t-il tant de compétences quand ses plus proches ancêtres en sont à collecter des termites avec un bâton ?

La révolution technique fut entamée il y a 50 000 ans !

L'homo sapiens avaient 150 000 ans, il cohabitait avec Homo erectus et Neandertal, produisait des outils mais rien qui traduise une inventivité exceptionnelle. Soudain ils se mirent à façonner des outils de pierre spécialisés, finalement travaillés, des outils à base d'os, à exploiter les ressources marines... ses innovations en peu de temps furent nombreuses. Une révolution technique décisive qui lui permet d'assurer la survie d'un plus grand nombre d'individus, sa population crût, envahissant de nouveaux environnement, entraînant l’extinction de la mégafaune du Pléistocène supérieur et de ses cousins humains.

Biologistes, psychologues, archéologues et primatologues tentent de comprendre comment cela put arriver. L'intelligence semble l'explication logique, les anthropologues évoquèrent des comportements apparus suite à un changement génétique améliorant notre fonctionnement cognitif qui nous aurait permis de solutionner des problèmes insurmontables auparavant.

Trop facile ! L'humain moyen est probablement plus intelligent que le chimpanzé moyen mais cela n'explique pas le succès écologique de notre espèce. Il suffit de noter les aptitudes à la survie de groupes humains soudainement livrés à des conditions hostiles et inhabituelles pour constater combien le ''sapiens'' est incapable de survivre s'il ne possède pas les informations nécessaires à son adaptation.

La solution pourrait être illustrée par une métaphore attribuée à Bernard de Chartres ''Nous sommes des nains sur des épaules de géants. Nous voyons mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque''. Formule illustrant la dimension cumulative des savoirs et techniques. Un outil complexe résulte de l'accumulation de changements mineurs.

La culture cumulative explique le succès de notre espèce, elle est possible par la transmission d'un individu à un autre, par l'observation, facteur par le biais duquel l'information passe d'une génération à l'autre. Qualité que possèdent d'autres animaux, avec moins d'efficacité toutefois. Notre capacité à acquérir une technique par l'observation est plus rapide, plus précise et plus systématique chez nous que chez nos cousins chimpanzés. Un phénomène de ''pédagogie naturelle'' put apparaître et contribuer à cette transmission. Des études ont révélé que les enfants humains cherchent à favoriser l'apprentissage de leurs semblables.

L'information peut aussi être transmise oralement mais rien ne nous dit quelles sont les origines du langage. Celui-ci aurait pu apparaître conséquemment à la culture cumulative.

Celle-ci pourtant ne peut tout expliquer, d'autres facteurs seraient impliqués dans l'émergence ou la disparition de pratiques culturelles complexes...

Une étonnante découverte se fit en Tasmanie, ses habitants étaient la population au répertoire technologique le plus simple, moindre que celui des Australiens vivant à 200 kilomètres, et même que celui de leurs propres ancêtres. Leur isolement peut expliquer cette régression et démontrer l'importance de la taille d'une population. Une innovation aura plus de chance de perdurer si de nombreuses personnes l'observent et tentent de la reproduire.

Les études montrent le lien entre l'évolution du matériel culturel et la taille des populations. Lequel est la cause de l'autre reste à démontrer, sans oublier des circonstances favorables à ces progrès. Une évolution climatique par exemple, de meilleurs échanges avec d'autres groupes facilitant la transmission du savoir...

L'avantage de la culture cumulative est qu'une innovation renforce les facteurs de son évolution, l'imprimerie permit la conservation et la diffusion du savoir, Internet joue un rôle identique, les réseaux sociaux permettent la création de groupes dont les individus sont éloignés les uns des autres.

Plusieurs sciences travaillent de concert pour comprendre ce qui favorisa la domination des sapiens, le scénario complet reste à écrire. Les secrets de notre histoire évolutive ne le resteront plus longtemps.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:36
L'ANNONCIATION (Dijon)
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 07:24

Quel est ce souffle ancien qui vint à mon oreille

Murmurer en souriant des mots insaisissables ?

Était-ce le premier cri, quand l'univers s'éveille,

Que surgissent pensées et vient l'inéluctable ?

 

La naissance est ainsi, mille opportunités

Se présentent à chacun, autant de portes ouvertes,

Qui se fermeront vite, car la médiocrité

Définira l'humain, du début à sa perte.

 

Combien de fois déjà ai-je eu cette impression

D'un destin dépassant celui de tous les autres,

De ma capacité à vaincre la pression

Pour décrypter ces mots, prophète autant qu'apôtre ?

 

Mais c'est une illusion ! Qui comprendrait cela

Sentirait son cerveau soumis à un courant

Si impérieux qu'il ne le supporterait pas,

Et se verrait grillé définitivement.

 

Le mien est trop lésé, il est temps qu'il s'arrête,

Que cessent rêves et délires, constructions chimérique.

J'ai envie de dormir ! Une dernière fête,

La Vodka, les cachets,un couple romantique. 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:35

Duck Soup - Leo McCarey – 1933 – 70'

Madame Teasdale est riche, très riche, et use du pouvoir que lui donne son argent pour que son amie Rufus T. Firefly devienne le dirigeant de Freedonia, petit pays dont les dettes sont immenses et qui est menacé par son voisin, le Sylvania qui guette l'opportunité de l'envahir et de l'annexer. D'ailleurs son ambassadeur, Trentino, fait ce qu'il peut pour séduire Madame Teasdale et la faire changer d'avis, en même temps qu'il fomente un coup d'état en cherchant à compromettre Firefly avec l'aide de ses espions, Chicolini et Pinky.

Ceux-ci malgré leurs efforts ne trouvent rien sur leur cible, aussi décident-ils d'intégrer le gouvernement. Le premier devient donc ministre de la guerre, Firefly l'ayant vu vendre des cacahuètes par la fenêtre fut convaincu de ses compétences. Ce qui n'empêche pas le secrétaire du nouveau président, bob Roland, de soupçonner Trentino et de suggérer à son employeur de l'éloigner. Il lui suggère l'insulte pour que Trentino perde son calme et fasse l'erreur qui justifiera son éviction.

C’est l’inverse qui arrive. Firefly gifle le représentant du Sylvania, provoquant ainsi un incident diplomatique qui va amener les deux pays à deux doigts d'un conflit armé.

Pour assurer le succès de son pays Trentino veut s'emparer des plans de bataille de Freedonia, il confie cette délicate mission à Chicolini et Pinky. Encore une fois rien ne va se passer comme prévu et le premier va se faire surprendre par Firefly.

Enfin la guerre est déclarée, tout le monde se met à chanter, à danser, et à se bombarder de fruits. Jusqu'à ce que Madame Teasdale entonne l'hymne de Freedonia, ce qui lui vaudra de subir le même sort.

Se sentant, à juste titre, caricaturé, Mussolini interdira la projection du film en Italie.

Le titre vient d'une expression qui signifie que quelque chose est aisé. Elle est illustrée par une séquence où l'on voit des canards dans une marmite. Elle aurait été réalisée sans trucage.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 08:00

DOSSIER pour la SCIENCE 92

 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Dans la tête de Néandertal

(Kate WONG)

 

Des métissages eurent lieu en Eurasie entre sapiens et Néandertal. Chaque eurasien actuel est porteur d'environ 2 % d'ADN néandertalien. En mettant bout à bout ces séquences, nous pourrions reconstituer 35 à 70 % du génome néandertalien.

Les recherches menées sur les facultés cognitives des Néandertaliens à partir de génomes suggèrent que certaines structures cérébrales étaient plus petite (aire de Broca ou amygdale cérébrale), ils auraient eux moins de matière grise et blanche, donc moins de neurones et de connexions.

Reste à confirmer ces conclusions, difficile sans Néandertaliens ! Il serait possible de ''néandertaliser'' des neurones humains actuels, et d'étudier comment ces neurones ''chimères'' conduisent les signaux électriques, migrent ou émettent leurs prolongements (axone et dendrites). Néanmoins lire dans l'esprit de Néandertal en observant ses gènes venus jusqu'à nous reste hypothétique, pour ne pas dire impossible. Comme le souligne John Hawks, université du Wisconsin, ''nous ne savons presque rien de l'influence des gènes sur la cognition néandertalienne, parce que nous ne savons presque rien de l'influence des gènes sur la cognition humaine [moderne]''. Mieux vaux se fier aux vestiges culturels retrouvés.

Des découvertes, dans les grottes de Gorham, Fumane, Los Aviones et Antón suggèrent qu'une pensée esthétique et abstraite a existé au sein des cultures néandertaliennes. Le site du Belvédère à Maastricht laisse supposer que les Prénéandertaliens s'ornaient le corps.

De multiples découvertes revalorisent nos cousins néandertaliens et dévoilent leurs capacités mentales, principalement d'abstraction et de pensée symbolique indispensable à une communication via le langage. La pensée abstraite serait apparue dans la famille humaine avant le dernier ancêtre commun à Néandertal et sapiens. Un motif géométrique fut découvert sur une coquille de moule gravée par un Homo erectus, il y a 500 000 ans.

La pensée symbolique ne peut être la seule explication du succès de sapiens, le savoir faire technique était indispensable. Les Néandertaliens possédaient des outils en os de cerf, pour travailler les peaux, ils torsadaient des fibres végétales pour en faire de la ficelle ou de la corde qui pouvait être utilisées pour confectionner filer, pièges et paniers. Ils ramassaient des plantes comestibles, panais et bardanes, des champignons, mais aussi du blé et l'orge sauvages, céréales qu'ils cuisaient pour les rendre comestibles, des tubercules et des dattes.

L'archéologie indique qu'en étant contemporains, sapiens et Néandertaliens se comportaient de façon identique, la disparition des premiers est d'autant plus intrigante.

Une explication serait que sapiens disposaient de plus d'outils pour une prédation plus efficace et auraient mieux exploité leur environnement que les autres.

Capacité d'innover, taille de la population, meilleure transmission des acquis, les qualités qui auraient permis à sapiens de s'imposer. Néanmoins les deux populations auraient cohabité près de cinq millénaires avant que les Néandertaliens disparaissent, il y a environ 39 000 ans.

Ainsi que le fait remarquer David Frayer, de l'université du Kansas : ''Toutes les formes vivantes disparaissent un jour, ce qui n'implique par nécessairement qu'elles soient stupides, inadaptées, ou culturellement incapables. C'est juste ainsi que les choses se passent''.

Il est probable que de nombreux facteurs ont concouru pour faire évoluer la population eurasienne après l'irruption des cultures sapiens, produisant une population hybride à très forte dominante sapiens. Où, quand, et quelle fut son ampleur, il manque beaucoup d'éléments pour en savoir plus. Il faudrait des fossiles des plus anciens sapiens eurasiens et de Néandertaliens tardifs permettant des études anatomiques et génétiques. 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:00

Sébastien Marnier – 2016 - 103'

 

Constance squatte un appartement en attente d'être vendu mais se fait surprendre par l'agent immobilier qui vient le faire visiter à de futurs acheteurs. Elle fait vite ses valises, s'en va, ce n'est pas si grave...

Quoi que...

Agent immobilier était une opportunité de garder des clés pour se loger en attendant de trouver quelque chose d'autre. C'est que Constance a perdu son travail depuis quelques temps, pour avoir, affirme-t-elle refusée les avances de son patron.

Elle doit quitter Paris, retrouver sa ville natale, la maison de sa mère, hospitalisée depuis quelques temps, et qui, ainsi, lui donne une bonne raison d'être de retour. Pourtant le RSA est insuffisant pour elle, et ce n'est pas un amant rencontré dans un train qui peut la sortir de là. Non, la solution elle la connait, il lui suffit de retrouver le poste qu'elle occupait six ans plus tôt, avant qu'elle ne parte brusquement, pour un poste dans la capitale.

Elle rencontre Alain, son ancien chef, essaie de se présenter sous son meilleur jour, de rappeler ses qualités, ses compétences, sa motivation. Le marché reprend, il va avoir besoin de quelqu'un.

Mais justement, pour le poste qu'elle convoite il y a une jeune, et jolie concurrente. Constance pour mettre tous les atouts de son côté retrouvé Philippe, un ancien amant, lui rappelle combien ils s'entendaient bien, lui avoue qu'elle a besoin d'un travail, lui demande finalement d'intervenir pour soutenir sa candidature.

Ce qu'il veut bien faire, mais finalement le poste n'est pas proposé à Constance, Audrey, sa concurrente ayant acceptée de n'être payée qu'avec ses commissions, ce qui serait insuffisant pour elle.

 

Constance est curieuse, elle veut savoir qui est cette gamine qui ose lui voler son fauteuil, elle va pénétrer chez elle, fouiller sa maison, l'observer, la suivre, finalement entrer en contact, d'abord en se faisant passer pour une acheteuse potentielle, puis en la retrouvant dans un club de gym. Elles vont sympathiser, petit à petit Constance va pénétrer l'intimité de la jeune femme, lui parler de son petit ami, parti en Russie pour préparer l'ouverture de supermarchés. Elle insiste sur l'importance d'un premier amour, qu'elle devrait le rejoindre, elle ne va pas rester toute sa vie dans cette ville de province sans perspective.

 

Audrey hésite, doute, n'hésite pas à coucher avec Philippe. Ce qui blesse profondément Constance bien qu'elle n'en laisse rien paraître, plus encore quand sa nouvelle ''amie'' lui avoue que Philippe lui a proposé un CDI.

Tant pis pour son fiancé, et pour Constance qui va devoir être plus active si elle veut changer sa situation !

Portrait sobre et convaincant d'une femme qui n'a pas perdu qu'un travail à Paris mais aussi sa lucidité, qui voit le réel au travers de ce qu'elle veut être la réalité jusqu'à ne plus percevoir de celle-ci que son désir obsessionnel de retrouver ''sa'' place.

Marina Foïs sait ne pas en faire trop, un regard, une attitude, elle transmet son état d'esprit sans effet, presque sympathique par sa peur d'un avenir qui ne tient que par cet emploi. Une mention pour la jeune, et jolie, Joséphine Japy. Un premier film réussi.

 

Faites attention à qui voudrait votre place. Heureusement, personne ne peut vouloir la mienne.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 07:47
Piazza Navona (Rome)
Piazza Navona (Rome)
Piazza Navona (Rome)

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 07:45

DOSSIER pour la SCIENCE 92

 

Intelligence : Notre cerveau a-t-il atteint ses limites ?

Dans la tête de Néandertal

(Kate WONG)

 

L'homme moderne est-il en droit de se croire plus intelligent que celui de Néandertal. Anatomie, gènes et vestiges culturels apportent des éléments de réponse en éclairant la vie mentale de nos cousins européens disparus.

Entrons dans la grotte de Gorham, à Gibraltar, dont le climat et la situation unique ont toujours attiré des humains. Les chasseurs cueilleurs habitèrent là pendant des dizaines de milliers d'années. L'environnement leur fournissait les ressources alimentaires et il pouvaient consacrer leur temps libre à abattre corbeaux et aigles pour confectionner des coiffes avec leurs plumes. Parfois ils gravaient sur le sol des motifs géométriques dont le sens nous est encore inconnu. Ces groupes se comportaient comme des chasseurs cueilleurs homo-sapiens, en étant néandertaliens.

Ce comportement prouve-t-il que leur niveau intellectuel était au niveau des sapiens qui allaient les remplacer ? Anatomie et génétique indiquent que Néandertal avait des capacités cognitives inférieurs à sapiens, les indices archéologiques attestent d'un niveau culturel proche de l'homme moderne. À Bruniquel de mystérieuses structures composées de fragments de stalagmites agencés par des Néandertaliens, il y a 180 000 ans ont été découvertes.

L'imagerie populaire fait de Néandertal une brute, la paléogénétique nous a appris en 2010 qu'il partage des gènes avec nous ! Un avantage puisqu'il survécu à trois glaciations au cours desquelles la vie due être difficile.

Depuis sa découverte au début du XXème siècle, les paléoanthropologues sont divisés, certains le jugent inférieur cognitivement, d'autres l'estiment du même niveau. Ces opinions influent sur l'explication donnée à l'extinction de Néandertal alors qu'il vécu des centaines de milliers d'années. La comprendre éclairement ce qui distingua notre espèce des autres membres de la famille humaine et expliquerait son succès.

L'examen des empreintes à l'intérieur d'un crâne des circonvolutions du cortex permettent d'en déduire la forme de certaines aires cérébrales. Celui-ci ne démontra aucune différence majeure entre les cerveaux néandertaliens et sapiens. Le premier était un peu plus allongé vers l'arrière mais son volume était comparable au nôtre. Il était parfois plus gros, rappelle Ralph Holloway, de Columbia, il insiste sur le fait que les lobes frontaux, déterminants dans la résolution de problèmes, semblent avoir été identiques chez Néandertaliens et hommes modernes. Les moulages réalisés ne donnent néanmoins pas d'indication sur la structure interne des lobes.

D'autres études sur les fossiles montra des asymétries entre les membres ou des marques d'usure des dents suggérant qu'il existait autant de droitiers chez les Néandertaliens que chez les hommes modernes. Or la latéralisation est une caractéristique séparant sapiens et chimpanzés, elle implique une asymétrie cérébrale associés au langage, un trait essentiel de sapiens.

Des travaux sur la forme des crânes néandertaliens indiquent que son cerveau se développait différemment de celui de sapiens après la naissance. Est-ce la preuve de l'emprunt d'une autre voie évolutive ? Les capacités crâniennes d'ancêtres des néandertaliens, Homo heidelbergensis, âgés de 400 000 ans, étaient moindres que celles de leurs descendants. Il est plausible que le grand volume des cerveaux de Néandertal et de sapiens soit le résultat d'évolutions parallèles. Ainsi, de taille similaires, ceux-ci pourraient avoir été différents, par exemple au niveau de la connectivité des neurones.

 

L'analyse de certains gènes donne un aperçu de ces différences. La publication en 2010 du génome néandertalien permit aux péléogénéticiens de faire des comparaisons. Les gènes n'expliquent pas tout ! Il y a une différence entre le gène et son expression qui peut varier en fonction du contexte et se traduire par des différences cognitives. Des recherches sont conduites sur les porteurs actuels d'un petit pourcentage d'ADN néandertaliens.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 07:31

Bill Condon – 2015 – 105'

Tout commence dans un train, Mr Holmes qui revient du Japon et rentre chez lui, conseille à un enfant de ne pas tapoter la vitre, avant même que celui-ci passe à l'action. On ne se refait pas. Arrivé à la gare une voiture l'emmène vers sa destination, une grande maison dans laquelle il s'est installé pour sa retraite loin de l'agitation et des tentations londonienne. Il y entre en s'aidant de sa canne. Nous sommes en 1947, Mr Holmes n'est plus un jeune homme.

Sa première visite est pour les ruches, et pour constater que la population est en baisse pour cause de surabondance de décès. Dans l'escalier menant à son bureau il constate de la poussière de plâtre, signe que quelqu'un a visité son antre, sinon comment celui-ci aurait-il pu tomber ?

Il sort d'une boîte, rapportée de son voyage en Asie, un bonsaï, qu'il pose près de la fenêtre, puis ouvre un dossier en se souvenant du Dr Watson, parti trente ans plus tôt pour se marier.

Plus tard un médecin vient le visiter, lui poser quelques questions, s’intéresser à sa mémoire, qui ne semble plus aussi performante qu'elle le fut jadis.

Mr Holmes aime à s'occuper du fils de sa gouvernante, Roger, qui semble intelligent et tout disposé à prendre des leçons venant du détective. Il passe son temps à lire, se souvenir, faire quelques pas. Ses plus belles années sont derrière lui mais la proximité de la mort ne le trouble pas. N'a-t-il pas visité Hiroshima lors de son voyage ? Une expérience marquante pour lui qui vient d'un monde où l'électricité n'existait même pas. Maintenant il lui faut écrire un nom sur sa manche pour s'en souvenir.

Son frère est mort récemment, il dut retrouver la capitale anglaise pour récupérer ses affaires. L'opportunité pour lui de voir un film le montrant menant l'enquête, la dernière qu'il conduisit. Rencontre rare s'il en est.

Roger et sa maman allaient s'en aller, cette dernière ayant reçu une proposition d'hébergement par sa sœur, mais, fort opportunément, Sherlock fait un malaise, réduisant à néant cette opportunité. Temporairement, miss Munroe acceptant l'offre que sa sœur lui présenta. Qu'importe, Mr Holmes continue la rédaction de ses mémoires, particulièrement cette dernière affaire, et cette femme qu'il rencontra alors et la conclusion qui suivit le décès de celle-ci après qu'il lui eut trop clairement exprimé ce qu'il voyait d'elle : il était seul, et destiné à le rester.

Après cela Holmes s'installa dans cette petite maison et s'occupa de ses abeilles pour ne plus blesser quiconque.

Il n'est jamais trop tard pour faire la paix avec soi.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:42

싸우자 귀신아Park Joon-hwa – 2016 – tvN – 16 épisodes

Sympa de se promener dans la rue, cela permet d'assister à une course poursuite entre un voleur et des policiers, et de s'en mêler. C'est l'impression que cela peut donner mais Park Bong-pal ne courait pas après le voleur mais après le fantôme qu'il avait aperçu. Il dispose en effet du don de voir les spectres, et de les frapper, au moins les plus faibles. Pour chaque fantôme vaincu il empoche un million de wons.

Son objectif étant d'un milliard il n'est pas au bout de ses peines. Outre cette activité il est junior en économie et fait de son mieux pour rester à l'écart. Une habitude contractée enfant après qu'il ait assisté à la mort de sa mère poussée par une forme obscure sous les roues d'une voiture. Voir les fantômes pour un si jeune enfant est difficile, le cacher aux autres également !

Myung Chul est moine et pratique des cérémonies traditionnelles d'accompagnements des défunts, il exorcisait même les fantômes. Mais ses jours de gloire sont derrière lui, aujourd'hui il vivote et semble peu soucieux de l'image qu'il renvoie.

Dans l'université de Park existe un club de chasseurs de fantômes au succès si relatif qu'il est sur le point d'être expulsé de son local. Deux membres c'est peu. Pour attirer du monde Ils ont besoin de se médiatiser, pourquoi pas en chassant les fantômes du lycée pour filles Seoyi. Il y aurait eu six victimes. Ils filment leur expédition en direct, sous les yeux de Bong-pal qui les observe jusqu'à ce qu'il reçoive la visite de Myung Chul, la seule personne qui vienne le voir, qui connaisse son secret et vienne squatter chez lui. Pendant leur repas il reçoit un SMS lui demandant s'il est vraiment exorciste et s'il peut venir sur le champ au lycée Seoyi. Pour dix millions de wons il est rapidement sur place, lui qui n'en demandait que deux. Sur place il rencontre une jolie fantôme. Mais le physique ne l'arrête pas, il ne frappe pas sur une femme mais sur un spectre.

Mais celle-ci a du répondant et lui flanque une bonne rouste.

Kim Hyun-ji est morte depuis cinq ans sans savoir comment. Elle ne sait son nom que parce qu'il est sur l'uniforme de lycéenne qu'elle porte. Elle se demande aussi pourquoi elle est encore sur Terre.

Déçu de sa défaite Bong-pal interroge son ami moine sur les fantômes féminin. Il doit s'améliorer jusqu'à pouvoir affronter à nouveau son adversaire et pense en être capable.

Il se trompe.

Au cours du combat, alors que leurs lèvres s'effleurent, par hasard, la jeune fantôme voit un souvenir resurgir, sa mort, sur un passage pour piétons. Mais les chasseurs de fantômes sont là aussi et retrouvent Bong-pal qu'ils avaient essayé de recruter, en vain. Ils n'ont pas dit leur dernier mots, aucun doute pour eux, ce jeune homme leur est indispensable, il voit ce que les autres ne voient pas. Bong-pal et Hyun-ji vont associer leurs forces et vaincre le spectre du lycée. La jeune femme est sûr que Park peut l'aider à comprendre d'où elle vient aussi ne va-t-elle plus le lâcher et tenter de l'embrasser à nouveau. D'autres images de son passé pourraient lui revenir.

Ils vont s'entendre, se comprendre, s'apprécier, chacun a quelque chose à gagner dans cette association. Les personnages sont en place, avec la meilleure amie de Hyun-ji, la belle étudiante que Bong-pal regarde sans oser lui parler, et le vétérinaire trop cool pour être honnête. Pas le drama de l'année mais Kim So-hyun est une fantôme qui donnerait presque envie de mourir.

Presque !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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