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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:02

 회사원 - Lim Sang-yoon - 2012 - 96'

Hyung Do se rend à son travail régulièrement, il porte un costume comme ses collègues et comme des millions d'autres employés de diverses entreprises. Il arrive au bureau d'une entreprise métallurgique banale, s'occupe de ses dossiers, va prendre ses ordres...

Hyung Do semble un ''Company Man'' comme tant d'autres, si ce n'est qu'il exerce une profession relativement rare : il est tueur à gage.

So Ji-sub est parfait dans ce rôle d'assassin monolithique que rien ne perturbe, il exerce son métier avec régularité en suivant deux règles : ne poser aucune question et ne commettre aucune erreur. Les premières seraient mal vues de ses employeurs, les secondes diminueraient sa longévité professionnelles.

Sa routine est impeccable, il prépare ses actions avec minutie, reconnaît les lieux, le moment idéal pour intervenir et comment s'échapper.

Tout baigne !

Mais cela ne ferait pas un film ! Il va devoir renoncer à sa vie si bien réglée quand une cible saura l'émouvoir et lui démontrer que son cœur n'était pas qu'un muscle destiné à irriguer ses muscles et son cerveau. Inutile de dire que ses employeurs admettent mal le renoncement de leur meilleur élément.

Second séisme dans sa vie : il va tomber amoureux d'une jolie mère célibataire, Lee Mi-yeon, et désirer mettre fin à son engagement et oublier son passé.

Bien sûr ses employeurs vont désapprouver sa décision, on ne quitte pas l'entreprise, sinon pour un logement long, étroit, et situé six pieds sous terre.

Pour sa première réalisation Lim Sang-yoon fait preuve d'une belle maîtrise, il n'est pas Coréen pour rien, les scènes d'action sont brutales mais agrémentées de jolis ralentis. Les tueries sont vraiment photogéniques, au cinéma.

Pour une fois qu'un film ne dure que 96' ce serait dommage de passer à côté malgré quelques baisses de rythmes et des zones d'ombres que le scénario l'éclaire pas. Après tout avons-nous besoin de tout savoir des uns et des autres, nous suivons une belle histoire d'amour avec plein de cadavres dedans.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:11

김치 - S'il est un plat symbolique de la gastronomie coréenne c'est bien le kimchi présent sur chaque table à chaque repas, ou presque.

À base de légumes (c'est son étymologie chinoise) fermentés, trempé dans de la saumure puis baignés dans un mélange d'épices diverses. Les principaux légumes utilisés sont le chou chinois, les grands radis blancs ou les concombres fourrés, ceux-ci étant populaire en été quand l'appétit est moindre. Mais il existe plus d'une centaine de préparations différentes celles-ci différant suivant les saisons où les régions.

Après la fermentation les légumes sont conservées dans de grandes jarres enterrées faisant office de frigo afin de les maintenir à une température constante d'environ 12°, indispensable dans un pays au fort écart de température. il n'est pas rare qu'aujourd'hui chaque famille dispose d'un réfrigérateur spécialement destiné à sa conservation.

Excellent pour la santé le kimchi est plus riche en acide lactique que le yaourt, il jouit d'une bonne réputation et réduirait le risque de cancer du colon... Les fans vous diront qu'il est proche de la panacée tant ses effets bénéfiques sont nombreux contre une large gamme de risques, ce qui reste à prouver. Il n'en est pas moins diététique, digeste et sans matière grasse.

Parfois comparé à la choucroute il diffère de celle-ci par l'absence de cuisson qui évite l'altération de ses qualités nutritives.

Si vous voulez vous lancer dans sa préparation vous trouverez nombre de recettes simples, n'oubliez pas qu'il faudra parfois plusieurs jours pour que la fermentation nécessaire soit atteinte.

Je vous le conseille accompagné de riz frit et arrosé, modérément (ou pas), de Soju.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:45

(이끼) Un film de Kang Woo-suk (2010)

Rien de plus normal pour un jeune homme Ryu Hae-guk (Park Hae-il) que d'assister aux funérailles de son père bien qu'il connut mal ce dernier et qu'il vient d'être averti de sa disparition par un coup de fil anonyme. Pour cela il se rend dans un village étrange oublié depuis trente ans, dans lequel son géniteur, et quelques amis, dont un ancien inspecteur Cheon Yong-duk (Jeong Jae-yeong) édifièrent un culte mystérieux autour de sa personnalité dominante et charismatique. De là à le considérer comme un gourou il y a un pas facile à franchir.

Du reste tous les villageois le regardent de travers et sont désireux de le voir repartir. Manque de chance, Ryu est curieux de nature et puis il a envie de mieux connaître son père d'autant que quelque chose dans l'ambiance, dans les comportements autour de lui rendent suspecte la mort de son père.

De l'obscurité, de la pluie et des secrets, tout est en place pour l'exacerbation de la violence. Pourquoi ce gosse ne veut-il pas regagner la ville, sinon pour connaître le sort de son père mais aussi pour le subir.

Le sous-sol de la maison est riche de révélation pour Ryu qui plonge dans ses tunnels comme s'il cherchait le moyen de renaître, débarrassé des contingences de la civilisation. Il aura besoin de cette liberté pour survivre et vaincre des adversaires qui veulent le tuer, et vite. Qu'il ne comprennent rien, ne voient rien, et ne répète rien.

Une personne lui parlera, une femme solitaire qui passe son temps accrochée à une cigarette comme un naufragé à un radeau, seul moyen de supporter l'océan de peur qui l'entoure, une autre l'aidera, Park Min-uk (Yu Jung-sang), procureur public enquêtant justement sur le décès du père de Ryu, au moment où il va procéder à l'autopsie du corps celui-ci aura disparu du cimetière.

La vérité se fera jour petit à petit, détail après détail, les secrets du village vont se faire jour et dépasser les espérances comme les craintes, à moins que ce ne soit le contraire.

Une fois de plus le cinéma Coréen prouve son expertise en matière d'action, autant dans la construction du scénario que dans l'élaboration de la mise en scène, du suspens, de l'ultra-violence et un rythme soutenu ou presque, le film durant 163' il aurait gagné à rester dans le cadre des 120.

Ce n'est pas une raison pour bouder notre plaisir.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:45

추격자 - Na Hong-jin - 2009 - 123'

Joong-ho était flic avant de se reconvertir dans le proxénétisme, comme quoi la police mène à tout à condition d'en sortir. Sa nouvelle vie est plaisante et rentable et semblait devoir s'écouler tranquillement si plusieurs de ses professionnelles n'avaient disparues mystérieusement. C'est une perte pour lui mais le policier qu'il fut devine là-dessous les activités sombres d'un tueur en série ciblant les jeunes femmes travaillant pour lui.

 

Comme l'indique le titre, la traque va commencer et Joong-ho va retrouver son premier métier pour mener son enquête tout en utilisant ses connaissances et relations du second. Quand à la police officielle autant dire qu'elle est spectatrice puisque présentée comme composée de fonctionnaires bavards et soucieux d'avancements par d'autres moyens que leurs performances.

 

Le film va s'organiser en tissant habilement la chasse et les activités meurtrières du gibier par ailleurs prédateur de jeunes femmes qu'il emprisonne chez lui avant de leur faire subir divers traitement plus désagréables les uns que les autres.

Rapidement il va suspecter un client ayant rencontré toutes ses employées, justement celui-ci a rendez-vous avec Mi-jin, c'est l'occasion d'aller lui poser quelques questions. Mais Joong-ho va arriver trop tard et si l'homme est arrêté Mi-jin n'est pas retrouvé et il refuse de dire où il la détient. Dans l'appartement de la disparue Joong-ho retrouve la fille de celle-ci, il va la prendre sous sa protection d'autant que le suspect va être libéré par manque de preuve.

L'opportunité de le suivre pour retrouver Mi-jin.

Mais ça ne va pas être simple. Action et violence vont se succéder dans les rues de Séoul, une ville de plus en plus photogénique la nuit, ruelles étroites, escaliers tortueux dans une cité qui semble changer à chaque plan, pénombres inquiétantes et lumières moqueuses. La ville est une toile d'araignée vivante qui regarde s'affronter des insectes qui ne savent pas s'ils sont le chasseur ou le gibier.

Un film plus rouge que noir qui prouve l'aisance du cinéma Coréen pour les polars étouffants et désespérés, urbain mais brutaux avec une touche sarcastique qui me plait beaucoup. Après tout ce n'est que du cinoche. Une fois l'écran éteint vous retrouverez votre quotidien banal et sans danger.

Encore que...

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:27

Vous vous promenez dans les rues d'une grande ville de Corée et voyez devant vous, titubant, des hommes et femmes sortant d'un restaurant. Votre première idée sera qu'ils ont trop bu.

Et vous aurez raison, mais c'est une tradition après le travail de se retrouvez entre collègues pour un huesi, un repas où l'aliment principal est sous forme liquide et à plus ou moins forte teneur en alcool.

Le résultat sera identique mais moins rapidement dans le second cas.

Le but de ces rencontres est de tisser de forts liens de camaraderie (et plus si affinités) entre les membres d'une équipe et qui refuserait d'y participer serait vite exclu du groupe. C'est l'occasion de parler de tout, du travail, même, et surtout, pour le critiquer, des patrons, de sa famille, et du reste.

La principale boisson consommée alors, et en général dans le pays à n'importe quelle occasion, est le Soju (소주).

Fait traditionnellement à partir de riz il est parfois tiré des pommes de terre, du blé, de l'orge ou du tapioca. Transparent sa teneur oscille entre 20 et 45 % d'alcool, sa saveur ressemble à celle de la vodka en plus doux en raison du sucre.

Son origine étymologique hésite entre le Chinois 燒酒 (shaojiu – alcool brulé) et le Japonais 焼酎 (Shōchū – liqueur distillée). De là à imaginer que l'un vienne de l'autre pour aboutir au Soju il n'y a qu'un pas que j'hésite pourtant à franchir.

La distillation existe en Corée depuis le 4ème siècle, à partir de céréales, mais la naissance du Soju se situerait vers le 13ème siècle avec l'apprentissage d'une technique Perse de distillation de l'Arak passée par les Mongols s'établissant autour de de Kaesong (개성), le Soju dans cette région étant appelé arak-ju (아락주).

Quand dans les années soixante à quatre-vingt-dix le riz manqua une forme de Soju bon marché fut imaginé par le mélange d'éthanol de ''n'importe quoi'' additionné d'eau et de saveurs... Le riz ne manque plus mais cette boisson existe encore... bonne chance si vous n'en avez pas l'habitude.

Le plus réputé vient d'Andong et titre 45 %.

Pour encourager l'entente et le partage il est d'usage de servir les autres mais pas soi-même, pour marquer le respect il convient de présenter un verre en le tenant à deux mains et pour le verser, tenez la bouteille de la main droite en touchant votre avant-bras, geste né pour retenir la manche du hanbok, costume traditionnel, qui perdure même sans le porter, afin d'éviter de le salir.

Attention, on ne ressert qu'un verre vide et le laisser ainsi est signe de mauvaise éducation.

À la nôtre !

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-printemps-coreen-2.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-printemps-coreen-2.html

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 08:34

왕의 남자 - Lee Joon-ik - 205 - 119'

Il n'est jamais bon de se moquer d'un roi, encore moins dans la Corée du seizième siècle, surtout quand celui-ci est susceptible, en conséquence Jang-seng est condamné à mort pour s'être payé la tête de Yong Sangun, représentant de la dynastie Choseon. Le danger stimulant l'imagination il lui vient l'idée de faire un pari avec le roi, s'il parvient à le faire sourire alors il sera gracié. Heureusement il forme un duo de saltimbanques avec Gong-gil, c'est lui qui parviendra à tirer un sourire du roi en se moquant des courtisans, de tout ce petit monde corrompu et avide d'avantages gravitant autour du souverain. Plus encore il parviendra à retenir son attention, il faut dire que Gong-gil joue de son physique androgyne pour entretenir une certaine ambiguïté sur son sexe bien qu'il n'y ait pas de doute à ce propos, le doute possible permet tout.

En outre Gong-gil n'est pas sans rappeler sa mère au despote, laquelle fut empoisonnée par ses rivales du harem de son père.

 

Le roi va garder le jeune homme près de lui puis en faire un noble ce qui déplaira beaucoup à la cour qui ne tardera pas à comploter contre ce roi qui d'un simple artiste fit son favori au détriment d'une noblesse jalouse de ses prérogatives et prête à tout pour les conserver sans parler de la reine qui voit son influence régresser et n'aime pas du tout ça.

Rien n'a changé dans les relations humaines quel que soit le poste que l'on occupe, la jalousie et l'envie aiguisent l'agressivité de ceux qui redoutent de passer au second plan. Pour être roi on en est pas moins homme, au contraire, puisque ayant le droit de faire ce que l'on veut, comme ici de faire crever les yeux de Jang-seng afin que son petit préféré lui donne la totalité de son attention.

Les tensions vont s'exacerber dans le microcosme du palais et la fin ne nous surprendra pas...

Ce film est l'adaptation d'une pièce YI (toi) écrite en 2000 qui relate l'histoire vraie de Gong-gil favori du roi Yong Sangun. Il reste un des plus grands succès du cinéma en République de Corée et représenta ce pays aux Oscars, sans l'emporter. Il obtint de nombreuses récompenses dont le Grand Prix du Jury au Festival du film Asiatique de Deauville en 2007. Une vraie réussite à tous les niveaux, décors, réalisation, interprétation... Disponible en France.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:41

베를린  - Ryoo Seung-wan - 2013 - 120

Le trafic d'arme est une activité lucrative, certes, mais également dangereuse quand il s'agit de contourner les interdictions, lesquelles ne sont là que pour faire monter les prix comme chacun sait.

 

Berlin est une plaque tournante de ce commerce, s'y croisent des représentants des pays vendeurs, des pays acheteurs, et quelques autres qui regardent qui fait quoi.

Pyo Jong-seong est un agent nord-coréen, c'est un fantôme parce que personne ne le connaît, qu'il n'est pas enregistré et a le minimum de contact avec son pays d'origine. Il évolue dans un petit monde où tout le monde trompe les autres, et même, parfois en trompe plusieurs, semblant travailler pour celui-ci mais travaillant en réalité pour celui-là, quand ce n'est pas pour les deux en même temps.

Double paie mais double danger également !

Sans oublier les méthodes d'espionnage moderne par les micros et observations en tous genres. C'est ainsi que fut surprise une transaction entre un vendeur russe et un acheteur d'Europe centrale mais alors que le deal va être entériné et qu'il est espionné par Pyo, histoire d'en apprendre davantage, il est interrompu brutalement par des assaillants inconnus. Le marché n'était pas suivi que par les Nord-coréens mais aussi par leurs compatriotes du Sud, justement l'agent de ces derniers Jung Jin-soo qui traînait dans le coin voit Pyo et se lance à sa poursuite.

Reste qu'il est évident pour Pyongyang que l'information a fuité, personne d'autre ne pouvait être au courant. Conclusion : il y a dans l'équipe représentant la RPDC une taupe qu'il convient de faire sortir de son trou et d'éliminer. Pour ce faire Dong Myung-soo vient enquêter pour la découvrir. Il connaît bien Pyo, celui-ci est sur la sellette principalement à cause de sa femme, Ryun Jung-hee (Jeon Ji-hyun). Il se trouve donc surveillé par Dong et recherché par Jung, autant dire que sa situation est délicate, encore plus que des représentant de son gouvernement vont intervenir chez lui pour ''faire le ménage'' sans y parvenir bien sûr, sans quoi le film s'arrêterait là et ce serait dommage.

Pyo et Jung-hee vont s'échapper par la fenêtre, trouver refuge dans un petit hôtel. Pour peu de temps, l'étau va se resserrer surtout quand Jung-hee sera kidnappée pour convaincre Pyo de se rendre. Celui-ci va tout tenter pour la sauver et devra trouver de l'aide pour y parvenir.

À le résumer ainsi l'intrigue semble simple, elle l'est moins quand on regarde le film. Le réalisateur présente dans un premier temps une situation complexe pour la reprendre ensuite, élément par élément, pour la rendre compréhensible. N'hésitez pas à le revoir pour vous y retrouver.

 

Le métier d'espion n'est pas de tout repos, surtout au cinéma ! Mais il est prétexte à des réalisations toniques et survoltées. Berlin semble une ville parfaite par le poids de l'histoire, son architecture, la photographie y participe en donnant l'impression d'un tournage plus ancien.

Inutile que je mentionne la présence de Jeon Ji-hyun, déjà présente dans The Thieves, vous pourriez penser que j'ai un faible pour elle.

En français le film de Ryoo Seung-wan s'appelle The Agent, alors que le titre coréen original est Berlin...

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:13

Choi Dong-hoon - 2012 - 135'

À tout seigneur tout honneur, pour entamer ce Printemps Coréen 2014 il me semblait logique de présenter 도둑들, Les Braqueurs en français qui détient le record d'entrée en République de Corée en ayant passé, il est le premier à réussir cela, la barre des 13 millions d'entrées.

 

La police est sur les dents, ainsi que leurs ''concurrents'', après un hold-up particulièrement spectaculaire, le vol d'un vase antique de grand prix, aussi la bande de Pope doit-elle s'éloigner de la Corée. Pour cela il vont s'établir à Macao. Néanmoins il faut bien vivre, donc gagner de l'argent, quel meilleur moyen qu'accepter la proposition de Macao Mark qui lui demande de voler le diamant ''Les larmes du soleil'', un caillou de 318 carats évalué à 20 millions de dollars. Histoire de multiplier ses chances Macao Park va également engager une équipe chinoise pour le même travail, les deux doivent travailler en bonne entente mais chacune entend bien entuber l'autre, d'autant que celle-ci est dirigée par Pepsee, voleuse libérée spécialement pour la police, de là à penser qu'elle a un accord avec les flics il n'y a qu'un pas...

Parallèlement, parce que rien ne peut être simple, un vieux conflit oppose Macao et Popeye, à l'époque où ils travaillent ensemble ils volèrent 68 kg d'or mais le premier eut l'idée de les conserver sans partager ce qui déplut fortement au second.

Réaction compréhensible n'est-ce pas ?

Ultime ajout à ce cocktail, le fameux diamant est en possession de Wei Yong, criminel de son état, qui le détient dans sa suite d'un casino de Macao.

Rien de surprenant à ce que ce film ait remporté dans son pays un tel succès tant il est réussi. Mise en scène efficace, distribution idéale pour un résultat associant l'action, l'humour et le charme. Principalement en la personne de Jeon Ji-Hyeon (전지현) pour laquelle j'avoue un certain faible... Dommage que ce ne soit pas réciproque. Mais Kim Hye-soo est bien aussi, je ne suis pas difficile.

135 minutes sans un temps mort. Alors glissez le blu-ray, ou le DVD si vous n'avez pas les moyens, dans votre lecteur et profitez-en. Vous ne le regretterez pas.

 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 05:56

 

Le 9 octobre 1446 est promulguée la nouvelle écriture coréenne nommée Hunmin jeongeum (훈민정음/訓民正音, les Sons corrects pour l’éducation du peuple) par le roi Sejong. Ce dernier, doté d'une vaste érudition, connaissant aussi les écritures tibétaine, mongole et japonaise, élabore le hangeul sans consulter l'académie de Sejong, ce qui lui sera reproché par nombre de ses conseillers, en effet, quel intérêt d'inventer une langue que le peuple pourrait maîtriser ? 
Quand Sejong accède au trône seules l'aristocratie et l'administration maîtrisent les hanja (caractères chinois - la Corée étant vassale de la Chine), une écriture inadaptée à la phonétique coréenne et difficile à apprendre. Décidé à lutter contre l'illettrisme il en vient donc à l'idée de créer un nouvel alphabet qui connaîtra au fil des siècles de nombreuses difficultés avant de finalement s'imposer.


Le successeur de Sejong, Yeonsan-gun en interdit l'usage et l'apprentissage en 1504, en 1506 le roi Jungjong supprime le ministère de l'écriture vernaculaire. Si le hangeul survit c'est grâce au peuple qui n'a pas accès aux études chinoises.

Lentement, mais sûrement, le hangeul se répand et finit par devenir le symbole national de la Corée, en particulier face à la présence japonaise, en 1894 il est adopté pour les documents officiels alors que le Japon annexe la Corée. Après la défaite nippone de 1945, il devient la véritable langue du pays, l'alphabétisation se fait alors rapidement malgré la partition du pays.
Le terme hangeul est utilisé la première fois en 1912 par Ju Si-gyeong (주시경/周時經) et signifie à la fois la grande écriture en coréen archaïque, et écriture de la Corée en coréen moderne.                              
En Corée du Nord existe la Journée du Chosŏn'gŭl (조선글날), célébrée le 15 octobre !

L'alphabet coréen connaîtra de nombreux changements au fil du temps que vous pourrez découvrir !
Ainsi que le disait Chong Inji, doyen de l'Académie royale : Bien qu'il ne soit fait usage que de vingt-huit lettres, les combinaisons de formes en sont infinies. C'est pourquoi un homme intelligent en fait l'apprentissage en moins d'une matinée et même un imbécile n'y met pas plus de dix jours.

J'avoue ne pas, encore, avoir essayé de savoir à quelle catégorie j'appartiens (j'ai bien une idée...) !

Pour en savoir encore plus !

Une langue simple (si si !) et intelligemment conçue qui explique que l'analphabétisme ait quasiment disparu de la Corée. En 1989 l'UNESCO crée le prix d'alphabétisation Roi Sejong.


 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 06:07

 Chung Kyung-wha

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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