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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:46

그놈 목소리 - Park Jin-pyo – 2007 – 122'

Sang-woo a neuf ans, il est le fils unique de Han Gyeong-bae, un présentateur vedette de la télévision. Il est persuadé que sa mère, Oh Ji-sun, ne l'aime pas, c'est comme si elle était sa belle-mère écrit-il dans son journal intime. Et c'est vrai que sa mère est stricte, mais c'est pour son bien, d'autant qu'il présente une surcharge pondérale importante contre laquelle il ne lutte pas, au contraire. Il s'est installé dans une cave une ''résidence secondaire'' où il peut lire ses bédés et, surtout, grignoter un grand nombre de saletés hypercaloriques.

Un soir il est en retard, sa mère veut appeler la police mais son mari la convainc d'attendre un peu, inutile de se presser.

Quand le téléphone sonne ils se précipitent ensemble. Un homme leur dit que Sang-woo est avec lui et qu'il ne doivent pas, comme il se doit, prévenir les autorités. Le père continue donc à aller au travail, à faire comme si tout allait bien, invitant son épouse à rester calme, il va tout faire pour retrouver leur fils. Après tout ce n'est qu'une histoire d'argent.

Lui qui a présenté tant de cas de victimes de kidnappings retrouvées mortes !

Il passe à la banque, retire la somme demandée.

Le compte à rebours continu : 20 h !

Sang-woo est toujours absent. Mais il est temps de livrer la rançon.

22 h !

le lieu de la remise de l'argent a changé, le père suit les nouvelles instructions, croise quelqu'un qu'il prend pour le kidnappeur... le quel va se révéler un flic. Sa femme a cru bon d'appeler la police.

Le jeu de piste continu, il fait nuit et la tension monte pour les parents. Il semble impossible de remettre l'argent. La police de son côté entame ses investigations sous la direction d'un inspecteur expérimenté, ils n'ont pour cela que des enregistrements vocaux, c'est peu.

3 jours d'absence.

 

Pas de nouveau contact, parents et policiers attendent...

Il rappelle, Oh, puis Han, sous-entendant qu'il est au courant pour la police. Va jusqu'à coller un post-it sur le pare brise alors que Han est assoupi. Il faut mentir à la famille, aux employeurs, amis... en espérant que Sang-woo soit retrouvé vivant. Un nouveau rendez-vous est fixé.

 

Le jeu continu, une partie d'échec entre le kidnappeur, la police et les parents de Sang-woo, bien qu'il semble que le premier se satisfasse de déplacer ses pions sans se soucier de toucher finalement ''son'' argent. Il promet, menace, se fait amical, compréhensif...

Un suspect est arrêté, la voix ne correspond pas. La poursuite continue. Une course contre la montre, la mort, les deux ?

 

25 jours d'absence.

 

 

Deux heures de suspens, rythmées comme les coréens savent le faire. Centrées autour des parents plutôt que des policiers ou du criminel.

 

D'après une histoire vraie.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 08:51

표적 - Yoon Hong-seung – 2014 - 99'  Résultat de recherche d'images pour "the target korean movie"

 

Tout arrive, même qu'un film coréen soit l'adaptation d'un script français. Ainsi The Target est-il la transposition du film de Frédéric Cavayé ''À bout portant !''

la pluie est on ne peut plus photogénique, surtout quand il s'agit de suivre un homme, visiblement blessé, qui fuit les hommes qui viennent de lui tirer dessus. Il parvient à les distancer mais alors qu'il veut traverser une route il ne peut éviter la voiture qui le renverse. Blessé il est conduit à l’hôpital où il est prit en charge. Malgré une nouvelle tentative de le tuer il en réchappe encore grâce à l'intervention d'un médecin qui parvient à le sauver.

Ledit médecin s'occupe également sa femme, Hee-joo, psychiatre dans la même institution hospitalière, enceinte. Alors que celui-ci est de retour chez lui il est violemment agressé et son épouse est enlevée. Par un coup de téléphone il apprend qu'il doit faire sortir le patient 13, celui qui vient d'être enregistré avec des blessures par balles. Impossible de refuser, mais puisque rien ne peut se dérouler facilement alors qu'il retourne à l'hôpital il découvre que son malade est surveillé par la police et suspecté de meurtre. Il parvient à faire monter n°13 dans l'ascenseur et même à se débarrasser du flic avant de ranimer son (im)patient qui ne pense qu'à échapper autant à la police qu'à ses poursuivants.

Mais le système vidéo de l’hôpital permettront à la détective chargée de le surveiller de le retrouver, temporairement, c'est elle qui va finir menotté à une rambarde alors que le suspect parvient à s'enfuir, non sans que le médecin, Lee Tae-jun ne continue à le pourchasser, lui ne pense qu'à sauver son épouse.

De retour au commissariat l'inspectrice découvre qu'un autre policier est chargé de l'enquête, que des ordres ''d'en-haut'' ont été donnés. Pas moyen pour elle se refuser.

Ni de renoncer, même si elle doit agir en cachette de ses supérieurs.

Le suspect, Baek, un ancien mercenaire, est donc en fuite, poursuivi par un médecin, la police et des hommes qui veulent, on ne sait pour quelle raison, le retrouver et le tuer. Sa situation est donc délicate !

Enfin, moi je trouve.

Le jeu du chat et la souris va se poursuivre, espèce de manège où l'un poursuit l'autre, à moins que ce ne soit le contraire.

Ou l'inverse !

Et réciproquement.

Heureusement Jee-soo est psychiatre, elle pourra comprendre Sung-hoon, son kidnappeur, le rassurer, pour survivre dans une situation qui semble inextricable. Finalement le Dr Lee retrouvera le blessé, apprendra que l'homme qui détient son épouse est le frère de ce dernier avant de prendre contact avec l'inspecteur Jung et lui avoue sa situation.

Les choses empireront avec l'arrivée des autres policiers dont l'intervention ne sera pas celle attendue.

Loin de là !

Les polars coréens ont la réputation d'être rapides et violents, celui-ci ne manque pas de ses qualités, ils montrent souvent des policiers corrompus, des méchants qui le sont moins qu'attendus et des gentils qui décident de ne plus l'être.

Mais il faut ce qu'il faut !

Lee et Baek vont s'associer pour découvrir la vérité. Ça ne sera pas sans mal, pour eux mais aussi pour ceux qui se mettront en travers de leur chemin.

Heureusement cela ne concerne pas les spectateurs !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:56

돌이킬 수 없는 - Park Soo-yeong – 2010 – 88'

Choong-sik (Kim Tae Woo) est horticulteur et élève sa fille comme si elle était sa plus belle fleur, il veille sur elle et n'imagine pas que quelque chose puisse lui arriver. Ses espoirs vont êtres déçus bien sûr quand Mi-rim (Cho Min-ah) va disparaître. Dès lors pour Choong-sik va tout mettre en œuvre pour retrouver son enfant en harcelant la police pour savoir si une piste a été trouvé, puis en tentant de mener sa propre enquête. Ainsi il va trouver le suspect idéal, Si-jin, (Lee Jung Jin) arrivé depuis peu dans le quartier avec sa mère et sa sœur, sans doute pour fuir rumeurs et persécutions. En tombant sur son dossier il va le découvrir soupçonné de pédophilie. Ayant volé le dossier il le diffuse largement. Ainsi Si-jin et sa famille sont-ils montré du doigt, son chien est tué, son commerce de réparation de vélo est vandalisé, visiblement par Choong-sik qui a besoin de trouver un coupable, sans doute de combattre son sentiment de culpabilité d'avoir si mal tenu son rôle de père puisque sa fille n'est plus là.

Les choses empireront quand le cadavre de la petite Mi-rim sera découverte. Cette fois le doute n'est plus permis, c'est Si-jin le coupable. La police enquête, le met en garde en vue, cherche tous les indices possibles. Trouve le témoignage d'un peintre résidant non loin du lieu ou a été découvert la dépouille. Si-jin reconnaît qu'il aime les enfants d'une manière inapproprié mais nie être un assassin.

Mais rien de concluant, rien de suffisant, même un témoignage du conducteur d'un bus passant à proximité du lieu du crime est trop confus pour affirmer la culpabilité du suspect.

Les policiers eux-mêmes sont en désaccord, le plus âgé est sûr d'avoir le coupable, pas besoin de réfléchir davantage, de chercher plus loin, son jeune collègue est plus circonspect et moins enclin à céder à une première impression. Tous les deux pourtant continuent à chercher. Insuffisant, insupportable pour Choong-sik, il doit agir, venger la mort de sa fille. Il n'est plus capable de penser à autre chose, pour autant qu'il ait jamais été capable de penser.

Le suspens est bien construit, le scénario habile, même si l'histoire du coupable trop évident a déjà été servie. Le film est assez court pour maintenir la tension, le jeu des acteurs y contribue.

 

S'il y a une leçon à tirer c'est qu'un bienfait est toujours puni. Au moins suis-je à l'abri de ce risque.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 08:50

Park Ynhui 박인희– 2012 – traduction de Benjamin Joinau – Illustrations de Alain Bert

Atelier des cahiers. Collection Littératures

Titre original : 공백의 그림자 (Gongbaek-eui geurimja)

Park Ynhui est né le 26 février 1930. il est poète et philosophe. Après des études à la Seoul National University il vient étudier à la Sorbonne à Paris puis sera professeur au Japon, en Allemagne, en France et aux états-unis.

 

 

Après de nombreux essais philosophiques et des recueils de poèmes, L'Ombre de vide est une anthologie de ces derniers publiés entre 1979 et 1989.

 

 

L'Ombre du vide

En préambule l'auteur évoque ses années sorbonnardes et dédie la publication de cet ouvrage au professeur et critique littéraire M. Albérès qui l'invita pour son deuxième séjour en 1961, à M. Revault d'Allonnes, professeur et rédacteur de la Revue d'esthétique qui lui recommanda de publier son article sur Mallarmé, à Jacques Derrida qui l'initia aux questions philosophiques et écrivit une lettre de recommandation pour qu'il obtienne une bourse à la University of Southern California, à Jean Grenier qui publia son essai dans la Nouvelle Revue Française en 1967, à Claude Mouchard, professeur émérite adjoint et rédacteur en chef adjoint de Po&sie, qui le publia à 2 occasions, à Jean-Pierre Chauveau, professeur émérite de littérature française à l'université de Nantes, qui le guida dans la rédaction de sa thèse sur Mallarmé et au poète Pierre Emmanuel qui l'encouragea à poursuivre ses aventures aux états-unis.

Sans oublier de nombreux amis !

L'Ombre du vide

Les premiers poèmes évoquent la neige et font le rapprochement avec la page blanche, cette compagne des poètes, la plus fidèle et la plus inquiétante aussi. Comment ne pas imaginer les mots comme les empreints de nos pensées, de nos émotions avec l'avantage que sur le papier elles ne s'effacent pas.

Et si le poète était un rêve, celui d'un papillon qui dort sans pouvoir se réveiller ? Sans le vouloir sans doute ! N'est-ce pas son désir, oublier le réel, contempler l'invisible, le rejoindre peut-être. Les thèmes de l'auteur sont là, non des réponses mais des indications, des propositions d'accompagner le lecteur sur des chemins qui mènent, peut-être, quelque part. Et si ce n'est pas le cas quelle importance ? Le vide n'est pas notre ennemi.

 

Mais le réel s'impose, comme le prouve ce poème rédigé durant la guerre de Corée, cette interrogation sur sa tombe, le vide qui s'annonce, la mort comme un autre territoire à explorer, pour retrouver sa mère, lui parler, écouter les oiseaux, rencontrer son âme en espérant en avoir une.

 

C'est de la vie elle-même dont Ynhui voudrait se réveiller, oublier ce cauchemar, retrouver l'herbe sous la neige et les souvenirs sous le présent.

L'Ombre du videL'Ombre du vide

Un poème en exemple, forcément :

 

59 Conversation avec un chiot (p110)

 

Le chiot et moi

Nous nous contemplions l'un l'autre

Étrange aux yeux de l'autre

Semblables aux yeux de l'autre

L'un à l'autre en interface

 

En postface, un court texte intitulé N'écoutez pas la voix d'un cochon. Il fut écrit, en français, durant l'été 1965, l'auteur se préparait à partir pour les états-unis. La Nouvelle Revue Française le publia en juin 1967. Park Ynhui s'interroge sur la validité du bonheur comme but d'une vie, il souligne sa honte d'appartenir à ce temps et son incompréhension devant un monde immense, écrasant et incompréhensible et sa prise de conscience que le plus grand philosophe du monde n'était qu'une bête, pensante mais sans pouvoir expliquer les mystères qui nous entoure. Animal mangeant, forniquant, vieillissant ; mortel ! Il regarde son pays, ses compatriotes apprenant l'anglais ou le russe pour pouvoir quémander dans l'une de ces langues puis son contact avec l'Occident, la France en particulier, qui l'émerveilla. Il se souvient de ses années à Paris, ville de pierre et de fer, solide, stable, froide. Il voit la civilisation se heurter à la nature puis la dominer avec la Raison pour Autorité Suprême.

 

Le Pays du Matin Calme colonisé par les Japs était un enfer, et la guerre n'attendait que de pouvoir se réveiller, enfin, et entendre les échos de ses hurlements repris par des milliers de bouches, ou de gueules. Les souvenirs de son enfance, de sa jeunesse, sont difficiles, pleins de souffrance mais aussi porteur d'espérance.

 

Il se définit comme ''laid de naissance, stupide, colérique, sale d'âme, gourmand de tout bien que maigre comme un os. Je suis un cochon, un vrai cochon.'' Tout est noir mais un grain de raison résiste comme une bougie tremblotante éclairant le chemin qu'il s'apprête à suivre.

 

Ce qu'il fait depuis 50 ans.

 

Le cochon est un animal avec lequel je me reconnais des affinités, or le fait qu'il est mon représentant dans le zodiaque Chinois. Je m'en suis découvert également avec Park Ynhui. À vous de découvrir si vous serez dans le même cas.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:03

용의자X – 2012 – Bang Eun-jin - 128'

Kim Seok-go est professeur de mathématique, passionné de Pythagore il est hanté depuis longtemps par la conjecture de Goldbach sans avoir pu la résoudre. Il vit seul, entre son appartement envahi de livres et le lycée où il donne des cours qui intéressent peu ses élèves.

Depuis quelques temps il a fait la connaissance de sa nouvelle voisine, Baek Hwa-sun qui a recueillie la fille de sa sœur, Yoon-ah. Il l'observe, l'écoute, bref se montre attentif.

Pour le moins.

Un soir les voisines en question reçoivent la visite d'un homme, visiblement l'ex-mari de Baek alors que celle-ci avait tout fait pour que cela n'arrive jamais. Kim Cheol-min est un sale type, buveur et brutal qui est très attiré par son ex-femme. Derrière son mur le professeur entend des bruits inhabituels, des cris, des appels, des coups dirait-on. Il tend l'oreille, s'inquiète, plus encore quand le silence revient. Histoire de jouer au bon voisin il va sonner chez Hwa-sun, attend, la voit ouvrir la porte et lui expliquer que les bruits étaient dus à un cafard. Kim demande si elles l'ont tué... le cafard. Oui, oui, réponds la jeune femme. Il opine puis retourne chez lui.

Avant de revenir quelques minutes plus tard pour proposer son aide à la belle Baek. Il sait très bien que celle-ci, aidé de sa nièce, a tué son agresseur, mais comment faire autrement alors que celui-ci se montrait violent envers Yoon-ah ?

Pour le mathématicien il s'agit d'un problème de logique à résoudre, rien de plus. Reste à y parvenir.

La police va découvrir un corps près de la rivière Han, visage détruit, empreintes effacées, difficile de l'identifier. Heureusement un vélo de location va être retrouvé près du cadavre, par lui les enquêteurs vont retrouver qui l'emprunta, puisque il dut utiliser sa carte d'identité. À côté ils trouveront même la clé d'une chambre d'hôtel, le Jinsung. Tout colle parfaitement et l'ADN démontrera qu'il s'agit bien de la même personne. Plus de doute c'est bien Kim Cheol-min ! Partant de là les enquêteurs arrivent à son ex-épouse qui va paraître suspecte aux yeux des policiers tant elle semble mal à l'aise et cacher quelque chose. Elle avait le mobile et l'opportunité d'autant que son ex la recherchait. Problème : elle a un alibi, avec sa nièce elle était au ciné, les tickets sont là et le système de télésurveillance le démontre.

Reste un test : le détecteur de mensonge. La machine est formelle, Hwa-sun n'a pas rencontré Kim Cheol-min le 9 novembre, c'est une certitude absolue. Malgré tout quand le détective Jo Jin-woong lui demande si elle a tué Kim et qu'elle répond non, l'appareil note une réaction indiquant un mensonge...

 

Une inconnue va pourtant se glisser dans l'équation de Seok-go, mise là par un destin malin. Jo Jin-woong est un de ses anciens amis de lycée, un homme qui le connaît bien, moins génial que son camarade mais doué pour la résolution d'énigmes, sans quoi il ne serait pas détective. Celle-là est difficile, des données lui manque.

À moins qu'il n'en ait trop !

Faisons-lui confiance pour approcher la vérité, encore que, comme le lui dit son ancien condisciple, celle-ci pourrait ne faire plaisir à personne.

 

Pour moi l'histoire manquait un peu de suspens puisque j'ai déjà vu une adaptation du roman de Keigo Higashino ''The Devotion of Suspect X'' (容疑者Xの献身) dans le cadre d'une enquête de Galileo, série policière japonaise. Dans cette adaptation Kou Shibasaki était la policière qui menait l'enquête avec un professeur d'université, le Galileo en question, qui se révélera dans celle-ci collègue du professeur de math tellement prévenant. Un roman non encore traduit en Français, dommage, mais qui pourrait devenir un film Étasunien et Indien dans un proche avenir.

Une équation dont je ne vous donne pas la solution, ce serait gâcher votre plaisir. Vous avez deux sources pour la trouver, en compagnie des policiers chargés de l'enquête.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:16

미안하다, 사랑한다 (Mihanhamda, Saranghanda ) - Kim Jong-sik, Lee Hyeong-min – 2004 – 16 x 60'

Cha Moo-hyuk est d'origine coréenne mais a été adopté par une famille australienne à 2 ans. Il est persuadé que sa mère dut l'abandonner parce qu'elle n'avait pas les moyens de l'élever. Sa ''famille'' pourtant est plus violente que aimante, c'est pourquoi à 10 ans il s'enfuit et apprend à vivre dans la rue. Vols et autres escroqueries deviennent son quotidien, les touristes égarés, sa cible principale. C'est ainsi qu'il rencontrera Eun-chae qui accompagne Choi Yoon, chanteur en visite à Melbourne pour un reportage avec Kang Min-joo, autre vedette coréenne. Eun-chae est amoureuse de Yoon, qui lui préfère Min-joo ! Classique.

Non contente d'être triste la jeune femme se fait voler bagages et argent, désespérée, errant dans les rues, elle tombera sur Moo-hyuk, qui connaît la bande des voleurs en question et saura récupérer ce qui lui fut dérobé.

Quelques temps plus tard Cha est invité au mariage de son ex-petite amie, qui lui a préféré un homme riche. Ce jour là une tentative de meurtre sur le futur mari a lieu, celui-ci s'en sort grâce à l'intervention de Moo-hyuk, qui reçoit deux balles dans la tête. Les chirurgiens en retirent une mais la seconde, inaccessible, condamne le jeune homme à une mort prochaine. Un an lui promet-on, sans parler des violents maux de tête survenant n'importe quand.

 

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La jeune mariée, touchée par ce qui est arrivé, donne à son ami une forte somme d'argent et lui suggère de rentrer en Corée retrouver ses parents biologiques. Pourquoi pas ? Il découvrira que sa mère et son demi-frère, Choi Yoon, sont de grandes vedettes. La pauvreté ne fut pas la raison de son rejet ! Alors qu'il vivait misérablement en Australie, sa famille était riche. Comment ne pas se sentir rejeté, humilié, et désireux de se venger ?

Pour ce faire il va entrer dans la vie de Yoon, et donc retrouver Song Eun-chae pour laquelle il va éprouver un sentiment de plus en plus fort.

Un jour Choi Yoon a un accident si grave qu'il ne peut être sauvé que par une transplantation cardiaque. Moo-hyuk peut être satisfait, c'est une vengence parfaite.

Mais la vérité n'attendait que d'être découverte, et elle n'est pas celle que croyait Cha. Sa mère avait eu une liaison avec un homme marié, ses parents, redoutant un scandale qui mettrait en péril sa carrière, avaient chargé le père de Eun-chae, le chauffeur, de confier l'enfant, des jumeaux en fait virent le jour sans qu'elle le sache. Pire : on lui affirma que son enfant était mort-né.

Moo-hyuk a beau y penser, il ne voit qu'une solution, et, appelant Eun-chae il lui avoue ''I'm sorry, I love you''.

 

De drama à mélo il n'y a qu'un pas allez-vous penser. Et je ne vous dis pas tout ! Pourtant, malgré ce résumé, il ne baigne pas dans le pathos. Il fut un grand succès lors de sa diffusion et lança la carrière de ses vedettes, So Ji-sub en tête, que j'ai souvent revu depuis. Elles parviennent à montrer que malgré l'évidence d'une mort prochaine il est possible d'apprécier l'instant présent. Carpe Diem aurait dit Horace !

Sage maxime car même sans balle dans la tête rien ne dit que nous serons vivant dans une minute, une heure, une journée.

 

Vous manqueriez mes prochains articles, sans parler de ceux que je n'ai pas encore écrit, ce qui est encore plus triste.

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Connaître la fin n'empêche pas d'apprécier cette série, au contraire, le spectateur est lui aussi invité à savourer chaque scène, à suivre les comédiens, à vivre les situations, avec le plaisir de l'émotion. Un drama dramatique donc qui figure dans le haut de mon classement personnel.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 20:16

Un excellent article de Tchintcha :

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:31

해적: 바다로 간 산적 (hae-jeok: ba-da-ro gan san-jeok : Pirates : Bandits allant sur mer) Lee Seok-hoon – 2014 - 130'

Être pirate n'est pas une sinécure, encore moins en mer Jaune et sur un vaisseau dont Soma, le capitaine, est une ordure avide d'or et prêt pour en accumuler à vendre ses propres hommes, et femmes, d'équipages. Malheureusement, pour lui, son bras droit,Yeo-wol est experte dans le maniement des armes et elle a le soutien des autres membres de l'équipage. Aussi quand le capitaine est prêt à vendre 7 de ses marins prend-t-elle la tête de la rébellion et le vainc en duel.

Alors qu'on lui propose de renoncer à son titre pour rejoindre le nouvel équipage il préfère se laisser tomber à l'eau et disparaître dans la mer.

Être marin au service du roi n'est pas simple, surtout quand le navire emportant des pièces inestimables, le nouveau nom d'un royaume, Joseon remplaçant Guryeo, et un sceau royal donné par l'empereur Ming croise le chemin d'un bébé baleine. Les marins veulent l’attraper, lui tirent dessus, le ratent, et voient trop tard que le petit n'était pas seul, sa mère l'avait juste laissé se promener tout seul. Maman n'est pas contente que des hommes veuillent tuer sa progéniture, et l’embarcation ne fera pas long feu contre elle.

Au passage elle avalera le sceau royal, pas plus gros que du plancton pour elle.

De retour sur la terre ferme, les marins survivants racontent leur histoire en la modifiant, plus question qu'un cétacé les ait ridiculisé, ils préfèrent affirmer que des pirates les ont attaqués et volés. C'est plus acceptable. Le roi est bon, il leur donne deux semaines pour retrouver les assaillants et récupérer ce qu'ils ont pris. Bien sûr puisqu'ils savent la vérité ils vont tout faire pour retrouver le cétacé, et vont demander aux pirates de s'en charger.

Être bandit n'est pas de tout repos non plus, tigre-fou le sait bien, d'autant qu'il n'est pas le meilleur dans son domaine, ni le plus chanceux. Après quelques aventures il va comprendre que la terre ne lui convient pas et se retrouver en concurrence avec les pirates, toujours conduit par leur belle capitaine, en chasse de la baleine et de son contenu avec sa bande peu aguerrie aux manœuvres que nécessite un navire.

La chasse à la baleine promet d'être périlleuse, malgré un armement riche et varié même si l'animal est d'autant plus facile à repérer qu'au cours de sa confrontation avec les humains un drapeau s'est planté sur son dos, peu gênant pour elle mais simplifiant les choses pour ceux qui lui courent après.

La situation se compliquera davantage avec le retour du premier capitaine qui a survécu à son séjour en mer et a pu retrouver bateau et équipage afin d'assouvir sa vengeance.

Soma et Yeo-jon finiront par se retrouver, être sur le point de s'affronter quand entre eux va se glisser, par hasard, le navire de Tigre-fou, à croire que le destin fait tout pour rapprocher ce dernier et Seo-yon...

Finalement tout est difficile pour tout le monde, heureusement il s'agit là d'un film d'aventure parodique associant humour et effet spéciaux, pas toujours des meilleurs il est vrai, mais la présence de Son Ye-jin me donne envie de partir chasser le cétacé. Et tant pis si je ne l’attrape pas.

Je parle de la baleine bien sûr !

Un des plus gros succès en Corée du Sud en 2014.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:00

인플루언스Lee Jae-gyu – 2010 - 80'

Les portes du DJC ne s'ouvrent que devant les élus, seul celui qui reçoit l'invitation connaîtra le lieu et le moment où elles s'ouvriront.

                                 A second beginning

Kim Woo-kyung est journaliste, présentateur d'un journal télévisé ayant une immense audience, il vient de recevoir une invitation pour rencontrer Lee Man-hee, sur le chemin alors qu'il ouvre un coffret posé devant lui il découvre une bouteille marqué du sigle DJC. L'ouvrant il trouve à l'intérieur une invitation. Alors qu'il se demande ce dont il retourne son véhicule est percuté par un gros 4X4 qui a brulé un feu, comme s'il l'avait fait exprès. Ses blessures sont graves et ses côtes cassées empêchent les soins qui pourraient le sauver. Pourtant au même moment il se trouve dans une espèce de bar, à l'image d'un club privé. Là il rencontre un homme qui l'invite à boire, lui parle quelques minutes, avant de lui dire qu'il est déjà mort une fois et que c'est une leçon à retenir.

Mais le club disparaît, comme l'hôpital où se trouvait son corps, il se retrouve dans la voiture, juste à temps pour prévenir son chauffeur de faire attention.

L'accident est évité de justesse.

Alors qu'il mène son interview avec le Président Lee Man-hee du Groupe Tae Jin, celui-ci prend une tournure inattendue, les questions tournent autour d'un scandale concernant une douzaine de millions de dollars, lequel mis à mal une partie de l'économie nationale par le scandale provoqué. Tant de dommages causés par un pot de vin aussi ridicule !

Bien sûr Tae Jin n'est pas impliqué, même si le procureur Cho Yoon-hee de l'équipe de conseillers spéciaux qui pensait le contraire est morte dans un accident de la circulation sur la route de son bureau. Bref le journaliste met en cause clairement son vis-à-vis, prenant à témoin les téléspectateurs. Il sait qu'ainsi il participe à sa dernière émission mais la vérité doit être dite, même le dernier jour de l'année.

Une fin n'est-elle pas promesse d'un recommencement ?

 

                                   Drawing Promise

Le président Choi Dong-hoon des enchères Paul et Ashley se précipite dans le vide du sommet d'un building, autant dire que ses chances de survie sont nulle. Pourtant son mouvement est suspendu, alors qu'il flotte dans l'air. Son téléphone n'aura pas la même chance et poursuit sa chute jusqu'au sol. Mais c'est secondaire.

Le même homme déjà vu dans la première scène, simplement appelé W, l'observe, s'approche, non sans que Choi soit étonné de ce qui se passe. Mais sa position inconfortable ne va pas durer et sa chute se poursuit.

Jusqu'à un mètre du sol, lui permettant de se remettre debout, alors que l'homme lui rend son téléphone. L'ouvrant il découvre sur l'écran une invitation signée DJC pour le soir même. En attendant il rentre dans l'immeuble jusque dans une salle où se déroule une vente aux enchères. Une dernière œuvre est proposée ''The Pearl'' De Choi Sang-jung. Elle est adjugée pour un million. Proposition venue d'une salle privée où Dong-hoon reconnaît, par circuit de télévision intérieure interposée, l'individu rencontré sur le toit, puis au sol. Quelques péripéties plus tard celui-ci lui donne l'adresse où livrer le tableau.

Celle de son véritable propriétaire.

Il y retrouve l'homme mystérieux dans le club déjà vu, lequel lui avoue que son père était membre du DJC et qu'il payait ses consommations avec des tableaux. En fait une sorte de prêt, Sang-jung ayant demandé que ses toiles fussent remises à son fils quand le bon moment arriverait.

Ce qui semble être le cas. Dong-hoon ayant de gros besoins d'argent pour régler ses dettes de jeu, raison pour laquelle il avait tenté de mettre fin à ses jours.

L'homme ne lui demande en échange qu'une seule toile, ''The Pearl''. Il s'avance vers celle-ci, la lacère, et en extrait une autre. Celle que Dong-hoon peignit dans l'atelier de son père.

 

Mais des hommes arrivent, eux sont sur la piste du DJC et leurs intentions sont inamicales. Le plus étrange, encore que le terme semble mal choisi, est que le chef de ce groupe ressemble à l'homme mystérieux comme s'ils étaient jumeaux.

                                  Fateful promise

La troisième partie débute alors que la Corée est une colonie japonaise. Nous découvrons les origines de W, batard de la famille impériale, profitant de la vie malgré les circonstances. il fréquente an particulier le DJC, club select où il rencontre une belle et mystérieuse jeune femme, J. Malgré que celle-ci lui ait interdit de visiter une partie des locaux il ne peut résister à la tentation et découvre  le Jubilée, cube mystérieux ressemblant à un aquarium, dont le liquide intérieur n'a pas besoin de parois pour tenir en place...

                                         Fate

Il ne s'attendait pas à un tel destin, à ce rôle, surtout pas après avoir été tué par les soldats japonais... la mort n'est donc pas irréversible, elle peut montrer son ombre pour que celui qui lui est promis puisse prendre une autre route, plus longue faute d'avoir une autre destination.

Qui est-il, qu'est-ce que le Jubilée, d'où vient le pouvoir de ce dernier ? Cette tétralogie montre sans expliquer. Pour en savoir plus il faut se plonger dans le manwha... À suivre donc !

Avec Lee Byung-hun (W), Han Chae-young (J)... 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:16

Seutepanie La pointe - seuseuloeditions – 2015

Ce petit livre vous propose de faire connaissance avec le Corée, et plus particulièrement avec sa capitale, Séoul. Après quelques lignes de présentation où l'auteure évoque son premier voyage, son coup de foudre pour le pays et ses habitants. Ayant beaucoup appris elle se propose de nous donner, de manière ludique, un aperçu de la Corée moderne. Toutes les lettres sont passées en revues avec à chaque fois deux mots mis en opposition mais relevant du même domaine et illustrées par un dessin de Seutepanie. Ainsi quelque exemple que je rapporte ici il vous manquera les dessins.

 

Première lettre, sans surprise, le A, avec la complémentarité entre Ajumma et Agasshi. La première est une femme mariée à la présentation et au caractère rude. Il s'applique aussi maintenant au ''3ème sexe''. Vous aurez compris que l'agasshi et une femme non encore mariée. Et en Corée il est préférable de l'être avant 30 ans. L'illustration souligne que la première n'a plus d'effort à faire pour plaire alors que la seconde, toujours sur un marché concurrentiel, se doit de soigner sa présentation.

Le B est plus culinaire, soulignant que le pays est réputé pour ses Barbecues, certains restaurant parisiens maintiennent cette tradition, et le Bibimbap, riz (bap) mélangé (bibin) avec des légumes, des œufs... selon les régions, les goûts, les saisons.

 

L'alphabet défile, chaque lettre apportant son lot de révélations sur la vie quotidienne, les commerces, les fêtes, les musées et autres parcs, mais aussi sur la zone de démarcation avec cette impression d'une paix fragile, d'une guerre seulement endormie.

 

Une véritable mine qui s'achève sur le duel Zen/Zombie !

 

Avec en postface des renseignements pratiques et même des pages pour noter vos adresses préférées.

Reste à s'envoler pour Incheon...

 

 

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