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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:26

CHIWHASEON (취화선) – Im Kwon-taek – 2002 - 117'

1882 – Jang Seung-ub, peint, rapidement, noir sur feuille blanche. Il demande à boire à son assistante, puis reprend son travail sous le regard d'un auditoire attentf aux coups de pinceaux du maître.

 

Le résultat fait l'admiration de tous, comment un artiste peut-il respecter les règles en les enfreignant, et inversement ? Lui, un homme du peuple a-t-il le droit de parler d'art ? S'il ne l'a pas il le prend ! Suis un rendez-vous avec un riche japonais venu spécialement pour acquérir une de ses œuvres, et entendant s'attacher les bonnes grâces du peintre avec un alcool que les Coréens au Japon aiment beaucoup.

Le Japonais, indiscret, lui demande s'il n'eut pas à souffrir de ses origines roturières, l'occasion de revenir sur une enfance pénible. Souvenirs des coups reçus, et de ceux, de pinceaux, donnés.

Plus âgé, ayant survécu comme il pouvait, il tombe par hasard sur un homme qui l'avait aidé quand il était enfant, et mendiant, un homme qui lui écrit une lettre de recommandation pour un professeur capable de lui apprendre la base du métier de peintre, à commencer par le pinceau qu'il doit tenir comme s'il avait un œuf au creux de la paume mais fermement, avec ses cinq doigts. Il lui explique l'enchaînement des traits, l'ombre, la perspective, le contour... le jeune homme apprend vite, il est doué. Trois ans plus tard son maître n'est plus là et il revient voir maître Lee, l'homme qui lui permit de le rencontrer avec la flute que est son seul héritage. Désormais il vivra avec lui, travaillant dans la maison et continuant à peindre, à apprendre, encore et encore.

L'époque est troublée, la dynastie Joseon n'est plus respectée, les nobles semblent incapables de comprendre le temps qui passe et les changements qui s'imposent. Jang observe, parfois en cachette, et son don est manifeste pour quiconque observe son travail. La certitude de son regard fait l'admiration, un coup d’œil lui suffit pour enregistrer un tableau et pouvoir le copier.

Mais Seung-ub n'aime pas que la peinture, il apprécie aussi les femmes, et l'alcool et vit en imitant des tableaux chinois. Jusqu'à ce qu'à nouveau la chance se manifeste, un mécène le fait entrer dans l'école de Maître Hyesan dont la devise est ''penser avant de peindre''. Le talent ne suffit pas sans une maîtrise totale de son art.

L'imagination doit embraser la peinture !

Jang parfait son apprentissage sous la férule d'un professeur qui ne laisse rien passer, qui exige toujours plus de lui, toujours plus mais jamais trop. La facilité ne doit pas devenir une habitude, elle doit être une exigence à jamais insatisfaite.

Mais la situation politique évolue dans le mauvais sens, les catholiques sont poursuivis, 9 missionnaires français et 8 0000 coréens sont exécutés sur l'ordre du régent Daewon, vouloir abolir l'inégalité sociale était trop mal vu.

Plus jeune il avait rencontré une jeune femme, So-woon, d'un autre milieu, inaccessible pour lui alors, et lorsqu'il revoit celle-ci c'est sur son lit de mort pour répondre à son dernier souhait, qu'il peigne pour elle. Ensuite seulement il prendra son nom d'artiste Ohwon. Il est temps pour lui de trouver son style, d'exprimer sa personnalité. D'affronter le génie qui va lui permettre de passer à la postérité, avec l'alcool pour endormir la force qui l'entraîne comme la main du peintre doit tirer le pinceau et non le pousser.

Un matin il découvre une peinture qu'il croit être faite par un autre, mais non, personne n'est venu, c'est lui qui dans la nuit s'est levé, la conscience noyée, dominé par la force incontrôlable qui anime, ou manipule, les meilleurs artistes.

 

Plus de peintures, et donc plus d'alcool, l'alternance implacable de l'ombre et de la lumière, du jour et de la nuit, jusqu'à ce que celle-ci triomphe, comme c'est toujours le cas.

La boucle est bouclée, le présent revient, confluence autant qu'opposition entre l'Histoire qui change et l'Art qui voudrait figer le temps. La pays dont une page se tourne, violemment, et un homme qui voyagea de la rue jusqu'au palais royal.

 

Un film sur un peintre, un artiste, mais aussi, surtout, un homme qui se bat contre son époque, se nourrit des autres, s'affronte à l'ombre qui le hante et dont il craint qu'elle l'engloutisse. Le prix à payer, le joug à accepter, pour se trouver finalement.

En 1884 le parti réformiste tente un coup d'état avec le soutien du Japon, l'intervention Chinoise le fera échouer. Ohwon verra nombre de ses œuvres brulées par des révolutionnaires voyant en lui un mercenaire à la solde des bourgeois et pourtant la peinture de Ohwon est la dernière flamme d'un pays qui s'éteint. En 1897 Ohwon disparaît la légende affirme qu'il s'en fut dans la Montagne de Diamant et devint un ermite éternel. Au moins son œuvre atteint-elle ce statut, quand à savoir si en réalité il disparut comme le présente Im Kwon-taek...

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 07:33

녕하세요 하느님 / Annyoung-haseyo Haneunim - Ji Young-soo –

2006 – 16 épisodes

 

Seo Eun-hye a 27 ans, elle est une escroc, mais elle a le tort de faire confiance à son partenaire, lequel s'enfuit avec l'argent volé en la laissant toute seule à devoir se débrouiller. Elle va tenter de le retrouver, mais Han Kangsu semble s'être évanoui. D'un ''ami'' receleur, elle apprend que son fils vit dans Haneul village, il pourrait donc s'y être réfugié ou pouvoir s'y rendre.

Seo aimerait récupérer sa part du butin, elle qui ne croit qu'en l'argent et surtout pas en l'amour.

Qui lui en voudrait ?

Haru est un jeune homme qui vit au Sky village d'Haneul, ce matin là il se dépêche d'aller à la gare chercher le professeur Eun-hye. Il est heureux de vivre et chaque jour se passe idéalement. Ayant rangé son vélo il demande à celui-ci de l'attendre bien sagement alors qu'il va à la rencontre du professeur. Pour ne pas se tromper il arbore une affiche portant le nom de l'arrivant. Dans le car Seo se trouve à côté de quelqu'un qui ayant vu son nom sur le téléphone en profite pour entamer la conversation, elle aussi s'appelle Eun-hye, Han Eun-hye.

Quelle coïncidence. D'autant que toutes les deux vont à Sky village où Han doit être professeur à l'école Jungmoon, pour remplacer pendant un mois un professeur parti en congé maternité.

Le destin s'en mêlant, le car emportant la paire de Eun-hye va avoir un accident. Seo s'en sort et alors qu'elle erre sur la route, choquée, elle manque se faire heurter par le professeur Park Dongjae. les blessés sont conduit à l’hôpital, où se rendait le professeur Park.

 

Haru de son côté attend toujours sur le quai de la gare, il n'a pas vu qu'il s'était installé du mauvais côté. Finalement il apprend que le car qui amenait le professeur Eun-hye a eu un accident et que les victimes ont été emmenés à l'hôpital. Sa mission n'étant pas remplie il s'y rend, toujours avec sa pancarte. De son côté Seo cherchant à justifier sa présence se présente comme la nouvelle professeur de l'école Jungmoon où elle doit faire un remplacement d'un mois.

 

Ce qui devait arriver arrive, Haru rencontre Eun-hye, laquelle va se retrouver contrainte de continuer son rôle, et de partir pour l'école Jungmoon, spécialisée dans l'accueil de handicapés mentaux, Haru lui-même ayant un QI de 65. Finalement c'est une bonne cachette pour elle. Tout le monde semble la prendre pour la vraie professeur, sauf la petite fille de la maison qui la trouve bizarre mais que personne n'écoute.

 

Seo va devoir improviser un rôle dont elle n'a aucune idée mais qui lui ouvrira des perspectives inattendues. Au moins jusqu'à ce que la véritable professeur Han sorte du coma.

La situation se compliquera quand le docteur Park avouera être venu pour faire une expérience sur Haru, lui qui est neuro-chirurgien veut l'opérer pour lui donner une intelligence normale, et plus encore, sa structure neurologique ressemblant à celle d'un surdoué. Les développement intellectuel étant entravé par des neurones ne remplissant pas leur rôle. Sans se préoccuper des conséquences qu'un tel changement aurait pour son cobaye. Celui-ci n'est-il pas attiré par la belle Eun-hye ? Et celle-ci n'aime-t-elle pas les hommes intelligent, talentueux et riches.

Le professeur Park est prêt à tout pour réaliser une opération qui le ferait entrer dans l'histoire, à utiliser Haru, et Eun-hye. Tout le monde en sera transformé. Haru va devenir intelligent, il va grandir, découvrir des sentiments qu'il ignorait, et surtout que penser est comme une malédiction : une fois que tu as commencé tu ne peux plus t'arrêter.

 

Ce drama est l'adaptation du (remarquable) roman : Des fleurs

pour Algernon de Daniel Keyes. En 1968 Cliff Robertson obtint

l'Oscar pour la première version cinématographique de ce livre.

Ici Yoo Gun reprend son rôle alors que Kim Ok-bin succède à

Claire Bloom

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 07:35

Song Chang-su – 2014 – 4 épisodes de 70'

Han Min-wu est un auteur de bandes dessinées en ligne de 28 ans, image classique de l'artiste solitaire vivant devant son écran et s'exprimant par lui. Ses seuls contacts avec l'extérieur sont téléphoniques avec sa mère et son patron.

Un jour il tombe sur un agenda datant de 2003 avec une note en date du 8 décembre. Pour lui c'est prétexte à une nouvelle création qui portera cette date en guise de titre.

Celle-ci va connaître un immense succès et pour Min-wu tout est facile. Du moins dans un premier temps, il va vite connaître des difficultés pour rédiger la suite. Quelque chose semble l'empêcher de poursuivre, il a du mal à dessiner, se sent mal, ne trouve plus le sommeil et ses migraines sont de plus en plus intenses, au point qu'il consulte un spécialiste. Les examens ne donneront rien, aucune trace de tumeur. La source de ses difficultés est ailleurs, quelque part, cachée.

Puisque du repos lui est prescrit autant l'utiliser pour enquêter sur cette année, 2003, dont il ne conserve aucun souvenir. Puisqu'à l'époque il était lycéen c'est en retournant dans son établissement qu'il entame son enquête, et en retrouvant un ancien professeur qui va lui parler d'une jeune fille dont il semblait amoureux et qui s'appelait Mi Mi laquelle ressemble beaucoup à cette jeune fille qui le suit aujourd'hui comme elle l'épiait hier...

Il est surpris par cette confidence et plus encore par le fait qu'il n'en conserve aucun souvenir. Un secret se cache dans cette zone obscure de sa mémoire, dans cette échoppe de coiffeur, et plus encore avec cette jeune fille dont l'image lui revient peu à peu.

Mais quoi que l'on fasse il n'est pas possible de changer le passé ni les choix qui furent fait puisque ceux-ci produisirent le présent.

L'héroïne, MIMI, est interprétée par Mung Ka-young (문가영) qui outre son physique et son talent est née un 10 juillet. De quoi justifier sa présence dans ce blog.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 07:40

Les manwhas existent depuis longtemps et eurent longtemps un grand succès dans leur pays. Depuis quelques temps pourtant la publication papier est concurrencé par l'édition en format numérique, gratuite, en ligne. Ce sont les webtoons ! Vous aurez compris que ce mot est la contraction de web et cartoon et représente l'accès à un nouveau monde pour la BD. Depuis leur apparition les rayonnages dédiés au papier se sont réduits, désormais les Coréens lisent les manwhas sur leur smartphone, faisant défiler les images d'un doigt, plus vite que ne le permet la lecture ancienne d'autant que le dessin prend, largement, le dessus sur le texte.

Ces œuvres sont mises à disposition gratuitement des ''lecteurs'', une façon de démotiver les pirates, les auteurs sont rémunérés grâce à la publicité et en fonction du trafic généré par les visiteurs. Un nouveau mode d'expression qui est autant un défi qu'un élargissement de leurs possibilités pour les dessinateurs. Le numérique élargit les horizons ouverts, physiquement, puisqu'il suffit d'un doigt pour voyager dans un dessin, aussi bien en hauteur qu'en largeur. Vous me direz qu'il manque la profondeur ! C'est vrai, pour l'instant.

Est-ce pour autant une renaissance de la BD ? Une réincarnation, une réinvention pour adopter les réalités d'un monde nouveau qui ouvre l'ancien et permet aux créateurs d'arpenter des chemins plus vastes avec des moyens plus importants, ceux-ci ne restant que ce qu'ils sont. Les crayons ne dessinent pas seuls.

Enfin, pas encore !

Cette remise en cause peut être mal accueillie par les tenants d'habitudes anciennes qui ont du mal à évoluer. Il n'est pas dit pour autant que l'ancien modèle disparaisse, il est possible d'apprécier l'un et l'autre.

Le plus simple est que vous vous fassiez une idée vous-même en en découvrant quelques uns, ne restez pas sur une premier impression, si elle est négative, et vous pourrez faire des découvertes intéressantes. Avec l'avantage, la facilité diront certains, que le lecteur n'a pas à se déplacer et qu'il est prévenu d'un nouvel épisode.

Et les webtoons français, et autres, me direz-vous ? Ce sera le sujet d'un autre article, ou pas.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 07:33

냄새를 보는 소녀 – Baek Soo-chan – 2015 – 16 X 60' D'après la BD de Lee Hee-myung

Choi Eun-seol a faim, elle est pressée de rentrer chez elle. Le portail, la porte, elle entre, tout este encore normal.

Ce qui l'est moins est la présence de cet homme en noir devant elle en train de tirer sur le parquet le corps de sa mère.

Sur la cuisinière le repas chauffe.

L’homme s’approche de la jeune fille tétanisée, lui attrape la gorge, serre... mais l'horloge sonne, il est surpris, Eun-seol s'enfuit. Elle a le temps de prendre quelques mètres d'avance. Mais la nuit et la pluie ne l'avantage pas, l'homme est presque sur elle... Une route, elle traverse sans regarder et se fait renverser.

Son agresseur regarde la scène, impossible de s'approcher, trop de monde, il s'échappe silencieusement.

Deux hommes se croisent dans un couloir de l’hôpital, un visiteur et ce qui semble être un médecin. Le plus jeune vient voir Eun-seol, admise après un accident de bus, et lui apporter des galettes de riz épicées. Quelques mètres plus loin il trouve sa sœur, elle semble dormir, il l'interpelle mais elle ne répond pas. La prenant par l'épaule il s'aperçoit qu'elle porte une blessure à la gorge et a perdu beaucoup de sang...

Sur une plage un couple de pêcheurs est retrouvé mort, leur fille, Eun-seol est dans le coma, suite à un accident, elle a été heurtée par une voiture. La police n'avait pas joindre les parents de la jeune fille et avait tenté de les retrouver. Ce qui est donc fait, dans des conditions inattendues.

193 jours plus tard Eun-seol sort du coma, et découvre un monde extraordinaire autour d'elle. Des choses étranges volent en tout sens semblant provenir des plantes, des objets, de tout et n'importe quoi. Les médecins pensaient qu'elle ne sortiraient jamais de son état, ils n'expliquent pas non plus pourquoi son œil gauche est devenu bleu.

Autre ''nouveauté'', elle ne se souvient de rien, et l'homme qui la serre dans ses bras en se disant son père ne lui évoque rien. De plus elle a changé de nom, désormais elle se nomme Oh Cho-rim.

La vie reprend, pour dissimuler son œil anormal elle porte une lentille de contact qui en dissimule la couleur. Maintenant elle sait que ce qu'elle voit désormais, ce sont les odeurs. Qualité dont elle se sert parfois.

L’officier Choi Moo-gak est un jeune policier à la recherche de Kang Sang-moon dont la capture est mise à prix pour une somme importante. Eun-seol travaille dans un théâtre, elle est la dernière recrue, la plus jeune, et rêve de devenir vedette, comique. Une audition va avoir lieu pour la troupe de la Grenouille. Troupe dont l'avenir est compromis si elle ne parvient pas à attirer davantage de spectateurs. Dans son épicerie Choi voit arriver l'homme qu'il recherche, s'apprête à l'arrêter. À lui la prime, l'avancement... mais il s’endort. Jamais il n'aurait dû se trouver là, lui qui n'est qu'un agent de la circulation. S'il veut enquêter sur des meurtres c'est que sa sœur a été assassinée, dans un hôpital où elle avait été admise suite à un accident de bus.

Eun-seol est distraite, tout à ses pensées et à sa future audition elle ne regarde pas devant elle alors qu'elle conduit, ce qui l'amène à faire une fausse manœuvre et à provoquer la chute d'un motard. Qui se trouve être l'officier Choi.

Nos héros se rencontrent donc enfin, il était temps ! Choi tentait de suivre un criminel, son véhicule étant hors d'état il prend la voiture de Eun-seol, qui monte avec lui. Puisqu'elle est là pourquoi ne pas l'aider ? Le talent qu'elle possède lui sera bien utile.

Malheureusement les efforts de Choi seront bénéfiques à d'autres policiers. Ce qui n'empêche pas qu'il doive se faire examiner, sa rencontre avec sa nouvelle partenaire lui ayant ouvert le crâne et démis le bras. Choses qui ne le dérangent pas puisqu'il ne s'est rendu compte de rien. Il souffre en effet d'Analgésie : il ne ressent pas la douleur.

Le couple est donc bien assorti !

À nouveau Choi heurte un homme en blanc, il ne le reconnaît pas mais l'autre, si.

Après avoir bu un café ils se séparent, le policier entend derrière lui une femme interpeler sa partenaire d'un moment, et le nom le fait sursauter, c'est le sien, et le prénom est celui de sa sœur. Pourtant Eun-seol affirme s'appeler Ho...

 

Choi profite malgré tout de son succès pour demander à faire partie des détectives, c'est important pour lui qui veut retrouver l'assassin de sa sœur. Le chef lui demande de faire ses preuves, il a dix jours pour résoudre un cas ; de son côté Eun-seol doit trouver un partenaire pour l'audition, or elle est seule. L'un et l'autre sont donc confronté à une situation difficile dont il doit sortir vainqueur.

Il ne leur reste qu'à comprendre qu'ils peuvent s'entraider ! Il suffit d'une petite erreur de destinataire d'un SMS.

 

L'histoire était entendue: l'un aide l'autre pour son audition, l'autre aide l'un pour son enquête. Mais nous savions déjà qu'ils allaient s'entendre.

Les couples improbables sont nombreux dans les séries mais je ne me souviens d'aucun présentant ces spécificités. L'enquête peut démarrer, chacun aura compris qu'il y eut méprise de la part de l'assassin, il s'est trompé de Choi Eun-seol. Mais pourquoi la survivante croit-elle s'appeler Ho ? Et pourquoi le tueur enferme-t-il ses victimes pendant une semaine ?

Si vous voulez des réponses vous les trouverez .

Un drama entre comique et policier, associant charme, bonne humeur et suspens. 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:57

사랑따윈 필요없어 Lee Cheol-ha – 2006 - 119'

- Quel âge a-t-elle ?

- 20 ans, elle hérite de tout puisqu'elle est la seule héritière. Elle recherche son frère, il pourrait hériter lui aussi.

LOVE ME NOT

Elle dépose une rose rouge sur le cercueil, sent que tous la regarde avec des yeux froids comme la neige qui recouvre le sol.

LOVE ME NOT

Julian sort de prison, Micky l'attend. Quand à Ryu jin il est dans la voiture, dans son urne funéraire ! Il va tenter de retrouver ses amis, en justifiant son absence par un séjour à l'étranger. La vérité nuirait à son personnage. Mais le temps n'a pas effacé l'argent qu'il doit et pour gagner du temps il signe une reconnaissance de dettes de 6 mois signée de son empreinte trempée dans son sang. Il est heureux de reprendre ''sa''place, son rôle auprès de filles riches.

Dehors pourtant il n'a pas que des amis ! Et devoir 2,87 millions de dollars risque de lui compliquer la vie, sans compter les intérêts. S'il ne rembourse pas, rapidement, son avenir est compromis.

Le téléphone était celui de Ryu jin, mais puisqu'il sonne pourquoi ne pas décrocher ? Son interlocuteur se présente comme Park Ki-young, l'avocat de son père, puisqu'il croit parler à l'ancien propriétaire du portable. Il appelle au sujet de l'héritage. Julian fouille les affaires de son défunt ami, se souvient de la sœur dont il parlait dont ils ont des photos, des films, et les souvenirs de ce qu'il racontait.

Est-ce la chance qui frappe, au téléphone ? Julian imagine prendre la place du mort, avec son ami, Micky, devenu Kim Tae-ho pour les besoins du rôle, il se présente au domicile ''familial''.

Il est accueilli par l'avocat et M.Oh, gérant, et régent, de l'entreprise paternelle, accessoirement le futur mari de Min.

Preuve doit être apporté que Ryu-jin est bien celui qu'il prétend être. Remémorer quelques souvenirs sera insuffisant, d'autant qu'ils sont quelques peu flous. Il en appelle à Min, sa sœur. Elle devrait attester de son identité. La seule réponse de celle-ci est de ne pas laisser des étrangers entrer dans sa maison. Mais ''jin'' entend jouer son rôle jusqu'au bout et offre à Min une boule à neige musicale qui devrait lui remettre en mémoire le temps où ils vivaient ensemble, avant que leurs parents ne divorcent et les séparent. Pour Min, sa mère et son frère sont morts à cette époque, il y a 16 ans. À cette époque elle n'était pas aveugle, c'est plus tard qu'une thrombose cérébrale manque de l'emporter, lui laissant ce handicap.

LOVE ME NOT
LOVE ME NOT

''jin'' reste, il veut convaincre Min et s'essaie au rôle de grand frère tendre et autoritaire, voulant apprendre la vie à sa sœur.

Un vrai rôle de composition.

Sous la surveillance de son usurier qui veille à ce que ses intérêts ne soient pas oubliés.

Le faux frère et la vraie sœur vont ensemble à la foire, s'amusent, elle s'essaie au tir, sans grand succès, goûte une barbe à papa, ils passent un moment ensemble, se rapprochent. Pour Julian les choses avancent favorablement, jusqu'à ce qu'il accompagne Min à l'hôpital et ne reconnaisse pas le médecin.

 

Sans parler de l'opération qui pourrait lui rendre la vue, si seulement...

 
LOVE ME NOT

Étrange duel, une partie d'échec qu'aucun des deux joueurs ne paraît vouloir gagner. Le danger de tenir un rôle longtemps est de s'apercevoir qu'il est plus proche de soi qu'on le pensait, que celui que l'on croyait être n'était qu'un personnage encore plus faux.

Ce film, inspiré d'un drama Japonais I Don't Need Love, Summer (愛なんていらねえよ、夏 Ai Nante Irane Yo, Natsu ) deviendra en 2013 une série coréenne ''This winter the wind blows''. L'article était prêt mais autant poster celui-ci avant.

 

Affirmer ne pas croire en l'amour n'empêche pas de le rencontrer et, à travers lui, de devoir affronter celui que l'on est, les actes du passé et leurs effets dans le présent, effets qu'il est impossible de combattre sans devoir laisser tomber le(s) masque(s). force et faiblesse peuvent alors s'inverser.

Moon Geun-young est restée une vedette en devenant adulte, c'est rarement le cas.

Moon Geun-young fêtera ses 29 ans le 6 mai prochain. Avec 18 ans de carrière, et de succès, elle est une des actrice de Corée du Sud les plus populaire. Et c'est mérité.

Je vous présenterai prochainement son dernier, en date, drama : The Village : Achiara-s secret. Et je ne compte pas m'arrêter là !

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:00

Hwang Sun-won - traduction de Ko Kwang-dan et Benjamin Joinau) – Zulma

Pak Hun est le fils d'un noble, Ojang-nyeo est fille du métayer de celui-ci. Comme il fallait s'y attendre ils tombent amoureux et en cette période de sortie de la colonisation japonaise en Corée ce n'est pas la situation la plus simple. L'idée n'est pas neuve de mettre en scène un couple socialement différent dans un contexte contraignant. Et pour ce qui est de l'être dans ce qui va devenir la Corée du Nord ça se pose un peu là. C'est le parfait prétexte pour, en suivant nos héros, découvrir le climat d'un pays en gestation, d'une société qui se construit dans la peur et sous la férule d'un dictateur.

L'Histoire de la Corée moderne se joue, et même des Corée, d'un côté le Nord soutenu par la Chine et l'URSS, de l'autre, le Sud et son allié américain. Hwang Sun-won nous montre l'établissement d'un état qui n'a pas changé depuis soixante-dix ans profitant des ''restes'' de l'administration occupante ; la vie quotidienne et son cortège de difficultés, l'angoisse de chacun redoutant l'autre, manœuvre d'un régime empêchant ainsi toute union qui se ferait contre lui.

L'épigone de Staline à Pyongyang suit l'exemple de son maître, se suivent purges, exécutions sommaires, procès truqués et jugements programmés d'avance. Les tribunaux, à l'image de la République, n'ont de populaires que le nom.

 

Le temps s'est arrêté en Corée du Nord, le pouvoir en place imaginant assurer sa pérennité de cette façon, et jusque-là ça a fonctionné ! L'idéologie communiste se veut égalitaire mais les apparatchiks ont remplacés les nobles, et pas pour le mieux. La pauvreté n'a pas reculé, la faim n'a pas disparu, les paysans essaient de s'en sortir comme ils peuvent, vivant au jour le jour. Certains savent pourtant profiter du vent qui a tourné, ainsi le père de Ojang-nyeo sut se mettre du côté du nouveau maître. Mais le vent qui vous pousse peut aussi vous faire tomber.

 

Qui est responsable ? Ceux qui profitent des événements en sont-ils pour autant à l'origine ? Les acteurs du drame, d'un drame, sont-ils mieux que des marionnettes tenant un rôle qu'ils ne comprennent ni ne maîtrisent ?

 

Hwang Sun-won regarde et raconte sans juger, ni les dominants d'hier, ni ceux d'aujourd'hui. Il croit en l'Humain, bon mais confronté à des forces qui le dépassent, des systèmes qui le broient. Attitude facile, ces systèmes qui les établis, ces crimes, qui les commet ?

Pak Un fait face à un dilemme, mais en bon confucéen, ne sachant pas choisir, il ne peut pas agir.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:49

용팔이 – Oh Jin-suk - 2015 – 18 X 65 '

La voiture accélère encore alors qu'elle est entourée par quatre véhicules cherchant à l'arrêter. À l'intérieur un jeune homme et une jeune femme. C'est lui qui conduit, il sourit, semble s'amuser, mais la voiture part en tête à queue, est heurtée, violemment, par une autre qui la propulse contre des barres métalliques...

Kim Tae-hyun est médecin, interne en troisième année à l'hôpital Han Shin, surnommé ''grippe-sous'' il est pourtant considéré comme doué et souvent appelé à remplacer un chirurgien ayant du mal à terminer une opération. Personne comme lui ne paraît capable d'arrêter un saignement.

Pour gagner davantage d'argent il fait des doubles journées. Outre son travail à l'hôpital il soigne criminels et autres truands la nuit,sous le nom de 'Yong Pal'', médecin mystérieux évitant que ceux-ci se fassent repérer en se faisant soigner légalement. Une nuit il parvient, avec son ''patient'' à échapper de justesse à la police, en sautant dans le fleuve Han. Malheureusement, pour lui, il a dû abandonner sur place son scalpel, et celui-ci porte un numéro d'identification. Enquêtant à l'hôpital la police rencontre le chef du service chirurgie, le docteur Lee, celui-ci affirme aux enquêteurs que le scalpel a été détruit. En fait, lui a parfaitement vu ce qu'il en était. il en fait part à l'intéressé avec pour arrière pensée non pas de le virer mais de le muter au douzième étage, celui qui accueille les VIP. Une promotion à laquelle il ne s'attendait pas, loin de là.

À cette étage une patiente est plus importante que les autres, une jeune femme, surnommé ''Yeong Ae'', ''votre respectable fille'', une façon de la nommer sans lui donner son nom. Le Dr Kim ne sait donc pas de qui il s'agit mais le hasard fait qu'il l'a aperçu par hasard alors qu'il opérait clandestinement, dans l'hôpital cette fois, et gratuitement, un patient risquant de mourir. Il lui subtilise le morceau de plastique avec lequel elle paraissait vouloir se trancher la gorge.

Cette ''malade'' est l'enjeu de gros intérêts, d'affrontements entre clans qui voudraient l'utiliser, l'éliminer, bref, faire n'importe quoi pour que la situation change. Tant qu'elle reste dans cet état, entre coma et exaltation autodestructrice, rien ne va être facile. Les seuls moment où elle se sent bien est quand elle rêve, se souvient,imagine ce qu'elle ferait si elle pouvait se libérer.

Tae-hyun se retrouve mis à l'écart d'être transféré dans un autre service, mais peu importe ce que les autres pensent de lui, ils ne le connaissent pas, ignorent ses réelles motivations et ce qu'il cache derrière un comportement d'arriviste cynique. Il va ainsi découvrir que le douzième étage ne s'occupe pas que d'accueillir des VIP, il fait aussi des visites à domiciles, des visites qui doivent être aussi discrètes que celle que Kim faisait la nuit.

Le monde qu'il va découvrir s'il n'est pas celui des truands reconnus comme tel met en scène des individus encore pires, des vedettes et autres stars entourés d'avocats cherchant à masquer leurs pires comportements. Peu importe ce qui s'est passé, la Satisfaction du Client prime.

Et justement, puisqu'il est question de primes.

Sa première intervention réussie Tae-hyun va demander l'accès à la zone restreinte, celle de la ''princesse'', et puisque cela déplait au chef Lee c'est encore meilleur.

Il va faire connaissance de Han Yeo-jin, fille du président du groupe Han Shin et future présidente de celui-ci. Comme Juliette, elle tomba amoureuse de l'aîné du groupe Dae Joon, le pire ennemi de Han Shin. Au moins son demi-frère est-il moins difficile et prêt à épouser la femme qui est le mieux pour lui.

Un soir Yeo-jin et son amoureux décident de partir, seuls, pour aller se marier loin de leurs familles...

Maintenant qu'il en sait davantage il peut rencontrer la ''princesse'' maintenue endormie dans son écrin, surveillée, épiée, par toute une technologie veillant sur son bien être, physique. Il ne faut absolument pas qu'elle meure, l'idéal serait qu'elle ne vive pas non plus. Néanmoins elle perçoit son environnement, parfois peut sortir de son état, penser, se percevoir enfermée dans une prison dont nul ne veut la sortir.

Nul, jusqu'à ce qu'un nouveau médecin arrive dans l'espace réservé... Bien sûr, rien ne va être facile. D'autant que pour le Dr Kim les problèmes financiers ne font qu'empirer. Les événements vont s'accélérer, les appétits s'aiguiser, les sentiments se montrer au grand jour. Quel avenir pour Yong pal et ''la Princesse'' ? Combien d'obstacles devront-ils surmonter, de coups bas éviter, de complots mettre à jour ? Leurs ennemis sont puissants et décidés à éliminer ceux qui se mettront en travers de leur chemin.

 

Heureusement ils ont quelques alliées. Le temps presse, les funérailles de Han Yeo-jin approche...

Dans un drama coréen le happy end n'est pas écrit au début. De plus, à l'heure de la rédaction de cet article je n'ai pas vu la moitié des épisodes.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 07:26

Kim Won-il – traduit par Jean Golfin et Tcho Hye-young – Éditions Philippe Picquier – 1998

Lee et Choi, c’est le jour qui croise la nuit, le promeneur qui rencontre le sédentaire, le yang qui fait face au yin, à moins que ce ne soit le contraire. C'est l'inacitf devant l'hyperactif !

 

Ils vivent dans un village pauvre où la vie est difficile, Lee préfère partir pour parcourir le monde, apprendre et découvrir. Il va passer en Mandchourie, aller en Sibérie, redescendre en Chine puis s'embarquer pour le Japon. Un itinéraire semé d'embûches, de difficultés, d'aventures en tout genre, il retrouve la faim et le froid, fait connaissance avec la guerre, la mort qui frappe autour de lui ses compagnons d'infortune sans l'atteindre lui. Il est torturé, battu, seul dans des situations désagréables et périlleuses. Mais le bonheur peut toucher n'importe qui, pour lui c'est avec une veuve qui le recueille puis lui ouvre son lit alors qu'il est de retour à Ipam.

 

Mais tout est fugace, ni cette aventure, ni la vie. Pour préparer son dernier voyage, alors que la mort vient la nuit pour le prévenir. M. Lee décide de préparer ses obsèques.

 

Heureusement pour cela il n'est pas tout seul, son ami Choi, le géomancien, qui lui ne quitta jamais le village est là pour l'accompagner. Lui aussi aurait voulu voyager, découvrir le monde, tenter sa chance, mais il n'osa jamais quitter la terre de ses ancêtres ni abandonner sa famille, et les désagréments connu par Lee lui disent qu'il eut raison.

 

Lee et Choi passent le temps à discuter, chacun raconte sa vie, son expérience, ce qui fut positif et ce qui le fut moins sans parvenir à décider de la meilleure des deux. C'est que la comparaison n'est pas possible, que chacun connu ses peines, ses difficultés, ses joies aussi. Ce qu'il fit de bien, et de mal.

Au dernier moment, alors que la grande nuit approche l'angoisse de l'après les étreint. Comment être sûr que le chemin dans l'après sera le meilleur ? Fallait-il suivre Bouddha, Jésus ? Un autre ?

 

Derrière les personnes se tiennent les deux Corée, celle du Sud, ouverte sur l'extérieur et des expériences parfois frelatées, celle du Nord, prisonnière, courbée sur une terre qui ne sait plus les faire vivre correctement.

 

Choi et Lee sont contraires et pourtant inséparables. Si chacun faisait un pas vers l'autre sans doute se retrouveraient-ils.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 08:42

Kim Jung-hyuk  김중혁 – 2008 – Decrescenzo éditeurs

Préface de Aurélie Gaudillat. Traductions par Moon So-young, Lee Seung-shin, Hwang Ji-young, Lee Tae-yeon, Jeong Hyun-joo, Lee Goo-hyun, Aurélie Gaudillat.

 

 

La Corée (du Sud) est à cheval entre deux mondes, celui du passé, de son Histoire, de ses traditions et obligations, celui d'une culture millénaire riche et mouvementée. Elle fait face à une modernité vorace, à une rapidité accrue des échanges, à une redéfinition des rites à observer, à une remise en cause de la hiérarchisation sociale et familiale, à une technologie dominatrice et exigeante. Kim Jung-hyuk fait face à ce monde en essayant de trouver une place pour l'individu, croyant peut-être que chacun dispose d'une personnalité que broie la société alors que celle-ci est d'abord l'enfant de qui en manque.

 

4 micro-fictions composent ce court volume, la première donnant son nom au livre. Un homme y croise la mort dans un accident de la circulation, rentrant du travail il est fauché sur un passage piéton par une voiture. Alors que son corps est projeté dans les airs il se dit qu'il est injuste de mourir anonyme.

Cette pensée l'aura sauvé, du moins en est-il persuadé, elle aurait protégé son corps. Preuve que la force de l'esprit peut repousser la mort. Il ne se souvient plus des circonstances exactes de l'accident mais cette phrase ''frétillait dans ma tête comme un poisson dans un bocal''.

Elle le protégeait de la nuit, la preuve, au matin il était encore vivant ! Il parle à N, sa copine de l'époque, de cette phrase, elle se moqua de lui, préférant la musique classique comme méthode de soin bien qu'elle ne semblât pas convenir.

Cet accident fut prétexte à de nombreux changements, d'abord quitter son travail, contre l'avis de son chef, puis se mettre à boire, l'alcool ne le soignait pas mais l'ivresse l'aidait à trouver le sommeil, libérait son corps de cette phrase. Cette situation aurait pu durer longtemps s'il n'avait vu le magasin d'instruments de musique. Sa petite amie ne s'occupait-elle pas d'une petite école de musique ? Pourquoi ne pas lui offrir un violon ? Mais cela ne lui enlève pas son ambition de ne pas mourir anonyme. Pourquoi ne pas apprendre lui-même à jouer. N'a-t-il pas compris le système de classification des instruments, un savoir suffisant pour travailler dans le magasin.

Finalement il accepte cette proposition.

Il renonce à apprendre un instrument, trouve une classification, par tonalité qui lui paraît plus sensé. Jusqu'à ce qu'il ait une nouvelle idée : enregistrer tous les sons de chaque instrument.

Dans le magasin il y en a environ 600.

Finalement le patron exprime sa lassitude de son métier, de son négoce, et proposer à notre anonyme de reprendre le magasin.

Et, pourquoi pas, d'en changer le nom, Musica c'est ringard.

Le nouveau propriétaire a une nouvelle idée, pourquoi ne pas réunir les sons qu'il a collecté pour en faire une ''bibliothèque des instruments de musique'', les gens pourraient venir emprunter un son pour l'usage de leur choix. Certains apportèrent les leurs.

C'est ainsi que le magasin, s'il conserva son appellation officielle, finit par porter ce nom pour tous : La bibliothèque des instruments de musique.

 

Quel(s) son(s) irais-je prendre ? Et vous ?

Dans le deuxième texte B et moi (Nawa B) nous découvrons un homme trop réactif au soleil, une allergie survenue il y a 4 ans alors qu'il travaillait dans un magasin de disque (la musique, encore), une activité alors en pleine déliquescence. Un jour il surprend le comportement étrange d'un individu qu'il appelle B. dans le sac de celui-ci il trouve une vingtaine de CD. Problème, il ne peut prouver qu'ils ont été volés dans son échoppe. Par hasard il le rencontrera une semaine plus tard, dans un parc public, alors qu'il jouait de la guitare pour quelques spectateurs. Pourquoi ne pas l'inviter à boire un verre. B accepte, confie qu'il travaille la journée dans un magasin d'instruments de musique et joue le soir dans des clubs, mais il ne roule pas sur l'or.

Et puis l'allergie va se déclarer... Mais vous n'allez tout de même pas croire que je vais tout vous raconter !

 

Deux autres récits suivent D le décalé (Eotbakja D) et Les maniaques de vinyles (Binilang sidae). À la lecture il apparaît que la musique est partout présente, plus ou moins.

 

Kim Jung-hyuk a-t-il trouvé sa voie, et vaincu l'anonymat, avec l'écriture ? Si ces textes étaient des contes, s'ils avaient une morale, ce serait sûrement qu'il importe de suivre sa vocation quand bien même s'écarterait-elle de celle tracée par notre culture, notre éducation ou/et notre environnement.

 

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