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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 07:34

곡성 (Gok-seong) - Na Hong-jin - 2016 – 156'         

La petite ville de Gok-seong connait des événements dramatiques, des crimes violents commis par des individus jusqu'alors pacifiques et qui semblent après leur passage à l'acte dans un état d'abattement interdisant toute audition. La première explication est l'ingestion de champignon avariés qui auraient provoqués les hallucinations engendrant les meurtres, laissant les criminels définitivement lésés intellectuellement.

 

Jong-gu est lieutenant dans cette ville, ce n'est pas le plus motivé ni le plus intelligent des policiers, il convenait pour des affaires banales, cette fois les événements le dépassent, largement.

 

Petit à petit une rumeur va apparaître, elle va impliquer un étranger, un japonais installé dans les bois depuis quelques temps et qui serait à l'origine de ces événements. Un homme ne l'a-t-il pas vu dévorer un chevreuil, cru ? Difficile d'y croire et pourtant les événements étranges continuent, jusqu'à ce que ce soit la propre fille de Jong-gu, Hyo-jin, qui soit impliquée, elle aussi montre des plaques bizarres sur le corps et un comportement agressif inhabituel. Peut-être un shaman pourra-t-il être efficace là où la médecine normale paraît démunie. Celui-ci est cher, mais qu'importe, pour sauver sa fille le policier ferait n'importe quoi.

Jusqu'à aller rendre visite au japonais en question, pour l'interroger, accompagné d'un collègue et d'un diacre, seul homme parlant la langue de l'étranger de la région. L'ermite est absent, seul son chien garde la maison. Puisque le propriétaire n'est pas là pourquoi ne pas visiter, illégalement, la maison. Dans celle-ci les policiers vont découvrir des photos, des victimes comme des assassins, prises avant et après les crimes. De là à penser que c'est la preuve de son implication il n'y a qu'un pas que les policiers franchissent allégrement.

Par ailleurs le shaman commence son intervention, lui aussi accuse le japonais, le décrivant comme un fantôme qui doit être arrêté sous peine de faire encore plus de victimes. Un soir, à l'heure du chien, il prépare un sort agressif contre lui et pour délivrer Hyo-jin. Mais celle-ci souffre lors de la cérémonie, supplie son père d'y mettre fin, ce qu'il fait, interrompant les rites.

L'église ne peut pas agir, alors peut-être faudrait-il être plus expéditif ! Avec des amis Jong-gu retourne voir l'étranger pour l'éliminer, sur place ils tombent sur quelqu'un d'autre qui lui aussi présentent des signes d'une malade inconnue et les agresse, cherchant à les mordre, de plus il résiste aux coups, même un râteau planté dans la tête ne lui fait rien, il en faudra bien plus pour l'arrêter. Quand au japonais ils le poursuivront ensuite, le rattraperont, le laisseront pour mort.

L'est-il pour autant, pas sûr, de même, est-il le vrai responsable des événements, qui est cette jeune femme en blanc qui vient prévenir Jong-gu de ne pas rentrer chez lui avant que le coq n'ait chanté trois fois ?

 

Nous sommes loin de Séoul, de la modernité, dans cette campagne les légendes ont encore cours, les peurs ancestrales, le rôle des chamans...

Ni polar, ni film fantastique, The Strangers réuni les genres, les mélanges à plaisir. À la fin de la projection les deux personnes qui avaient vu ce film avec moi semblaient heureuses qu'il s'achève, alors que sa longueur, sa lenteur parfois, avec des sursauts de violence, concourent à renforcer l'histoire. Jong-gu fait ce qu'il peut face à des forces qui le dépassent. S'affrontant à des apparences trompeuses. Qui est bon, qui est mauvais...

Qui est pire ?

Maintenant que vous savez à quoi vous attendre vous trouverez peut-être un ciné projetant ce film. Laissez-vous possédé, vous en sortirez vivant.

 

J'espère.

 

Quoi que...

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 07:24

(한류 hangeul, 韓流 hanja) est la ''vague'' culturelle venue de Corée du Sud.

Le terme fut popularisé en Chine quand l'influence de la culture sud-coréenne de divertissement commença à se faire sentir. En effet l'Empire du Milieu fut le premier marché d'exportation auquel s'attaqua le Pays du Matin Calme. D'abord par la diffusion des dramas, feuilletons qui devinrent rapidement populaire par leur façon d'aborder les thèmes universels, l'amour, la famille, le respect, et l'obéissance, dus aux parents, les conflits entre la tradition et l'influence grandissante de l'évolution technologique. Violence et sexualité étant plus souvent suggérées que montrées. Du moins à cette époque pour ce qui concerne la première.

La musique suivit les dramas, puis vinrent le cinéma, les jeux en ligne... La Chine fut suivie par le Japon, Hong Kong, Taïwan et le Viêt Nam. La Hallyu se répandit sur toute l'Asie, aidé par les proximités géographique et culturelle.

La vague profita de la croissance économique que commença à connaître l'Asie avec pour effet l'accroissement du pouvoir d'achat et une nouvelle curiosité pour d'autres cultures. Vis à vis de la Chine la Corée présentait l'avantage de n'être ni les États-unis, ni le Japon, de plus les productions chinoises étaient insuffisantes pour répondre aux besoins de la population. La jeunesse en particulier exigeait des réalisations à son image, plus les séries et émissions qu'appréciaient ses parents.

En 2006 les programmes sud-coréens représentaient plus que tous les autres, d'importations, réunis.

Le succès grandissant de ces œuvres amena les autorités de Pékin à tenter à plusieurs reprises de réduire le nombre des dramas comme des concerts venant de Séoul. À Hong Kong en revanche des chaînes spécialisées furent créées, les dramas étant adaptés aux goûts de ses habitants.

Les ''experts'', il y en a pour tout et, surtout, pour n'importe quoi, affirmèrent que cette mode passerait vite. La réalité est, bien sûr, à l'inverse.

Effet secondaire de l'Allyu, le tourisme en Corée connut une augmentation importante. J'ai toujours l'ambition, ou l'illusion, d'y participer.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:22

A Cyborg in Love  (사랑하면 죽는 여자 봉순이) - Kwon Soon-wook (권순욱) – 2016

La porte du laboratoire s'ouvre, un homme portant un masque de chirurgien entre, il s'approche d'un sarcophage, l'ouvre, et regarde la jeune femme allongée. Brusquement celle-ci s'empare de son bras...

 

Plus tard, alors qu'elle se promène un homme la frappe violemment sur la tête, elle s'écroule.

Un couple est en pleine scène de rupture, mais il s'agit d'un test afin de contrôler leurs constantes biologiques. Le résultat n'est pas probant, la jeune femme, Oh Bong Soon ne semble pas ressentir de grandes émotions au grand désespoir du chef d'équipe, et partenaire : Kim Joo-sung. Devant un tableau le directeur Byun présente le projet de sa société, BS electronics, de créer un cocktail d'hormones censé générer un amour éternel.

Il retrouve Kim, et avec lui évoque les difficultés rencontrées à cause de Bong Soon. Le projet est sa chance de prouver sa valeur en tant qu'héritier de la compagnie. Le chef Kim est amoureux de Bong Soon mais ne peut le lui avouer. Celle-ci vient le voir pour souligner que leur ''couple'' ne fonctionne pas. Elle veut le changer et menace de démissionner.

Impossible pour Kim, il l'aime trop. Sur le point de l'avouer un incident survient, des armoires métalliques vont leur tomber dessus quand la jeune femme les retient, d'une main. Ce qui étonnerait Joo-sung s'il ne s'était évanoui. Il se réveille alors qu'elle le porte.

Pas question ! Son image en prendrait un coup. Puisque c'est elle qui faillit se faire écraser il entend qu'elle fasse des tests de contrôles. L'occasion pour lui d'apercevoir sur la nuque de la jeune femme des diodes étranges. Autre problème, impossible de pratiquer une prise de sang, aucune aiguille ne perce la peau de la jeune femme. Il n'y a qu'une éraflure qui laisse apparaître une surface brillante. Quand il veut la revoir, impossible, la peau est à nouveau impeccable. Ce n'est pas une raison pour ne pas aller boire un verre, la spécialité de la jeune femme qui n'est jamais ivre.

Bong Soon

Elle en profite pour lui demander de la retirer du projet BS pour lequel elle pense ne pas être faite alors qu'elle a envie de rester dans l'entreprise. Elle avoue également n'avoir jamais rencontré de boy-friend. Le chef Kim lui demande ce qu'elle pense de lui mais retire sa question comme s'il s'agissait seulement d'une blague. Bong Soon est furieuse, elle se lève, et fait un malaise, droit dans les bras secourables de Joo-sung, qui n'est pas assez fort pour la trainer.

 

Faute d'autre endroit il l'emmène chez lui. La jeune femme reste inerte, de plus il n'entend pas son cœur, et sur sa nuque les diodes sont devenues rouges. Il se souvient des recherches qu'il menait sur la création d'un cyborg, parfait, l'être idéal, mais incapable de tomber amoureux par manque des hormones libérées quand un humain est amoureux. Bong Soon se réveille, s'étonne de s'être évanouie et d'être chez M. Kim. Il fait mine de rien, elle paraît ignorer sa situation.

Bong Soon

Lui connaît la sienne, un nom, Alzheimer ! La démence progresse d'autant qu'il prend mal son traitement. Son thérapeute le lui dit, s'il a un projet il doit le mener rapidement. Un comble que le meilleur cerveau de BS soit si fragile. Et doive laisser le projet conduit avec Bong Soon. Celle-ci n'est pas d'accord et parie avec le directeur Hyun, si elle le bat au bowling il lui accordera un souhait. Quitter le projet BS qui n'avance pas par sa faute !

La couple formé par Joo-sung et Bong Soon est atypique, le savant créa la seconde, qui l'ignore, sans pouvoir lui donner la faculté d'aimer, qu'elle semble avoir développé seule. Elle est plus humaine qu'un simple programme, aussi évolué soit-il. Mais lui est menacé par une dégénérescence mentale qui risque de le transformer en coquille vide. Reste à faire que Bong Soon ne soit plus désactivée sous le coup de l'émotion. Un web-drama en 12 épisodes, entre romance, science fiction et drame. Un cocktail trop vite consommé. Yoon So-hee (윤소희) est parfaite. Vivement qu'un tel cyborg existe !

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 07:52

블라인드 - Ahn Sang-Hoon – 2011 - 111'

Min Soo-ah est étudiante à l'académie de police. Un soir, elle vient, en uniforme, récupérer Dong-yun, son jeune frère, qui participait à une soirée mêlant danse et musique afin qu'ils rentrent ensemble. Elle est de mauvaise humeur, n'avait-il pas promis de ne plus participer à ce genre d'activités ? Pour être sûr qu'il ne tente pas de s'enfuir elle le menotte dans sa voiture.

Pour signifier sa mauvaise humeur il veut arracher les clés, s'ensuit un début de bagarre, la jeune femme perd de vue la route...

L'accident est inévitable, si elle évite la voiture qui arrivait en face elle ne peut empêcher son 4X4 d'enfoncer le parapet d'un pont et de s'arrêter, en équilibre instable. Soo-ah se réveille sur la route, elle entend son frère l'appeler, menotté il ne peut sortir du véhicule. Mais l'aspirante policière est blessée à la tête et ne peut rien faire. La voiture s'écrase sur l'autoroute dix mètres plus bas.

Trois ans plus tard. Le réveille sonne chez Min Soo-ah, il donne l'heure à haute voix, son chien, Seul Ki, saute sur le lit pour la réveiller. Elle a rendez-vous à l'hôtel de police pour demander sa réadmission en tant que policière. Mais ce sera impossible, non parce qu'elle est aveugle mais parce que pour aller prendre son frère elle quitta l'entraînement sans autorisation et utilisa ses menottes avec les conséquences que l'on sait.

 

 

Il lui reste à vivre et à trouver de quoi son avenir sera fait. Préparer à manger pour Seul Ki est déjà difficile !

Une jeune femme tente de s'échapper de sa prison, elle s'appelle Jung Eun-young et est portée disparue depuis un moment alors que la police cherche encore des indices.

Soo-ah se rend, avec sa seule canne blanche, dans le centre de soutien de Séoul pour les malvoyants. Elle ressent les odeurs, le vent, devine les feuilles qui volent autour d'elle. Les enfants l'accueillent, elle se promène dans la maison, se souvient... elle vient apprendre à utiliser un nouvel appareil, comme un radar vibrant en fonction de la distance avec les objets alentour.

Il fait nuit quand elle repart, pour elle ce n'est pas important ! Il pleut. Elle attend dans un abribus qu'un véhicule vienne la chercher, autour d'elle les gens vont et viennent, des voitures s'arrêtent, la sienne met du temps. Finalement un taxi, de luxe, s'arrête, lui propose de l'emmener, elle accepte. Durant le voyage elle fait la liste des odeurs autour d'elle. Alors que le chauffeur se tourne vers elle il heurte une femme qui traversait.

Le conducteur lui affirme qu'il s'agissait d'un chien mais elle n'y croit pas, alors qu'il veut la forcer à remonter dans le véhicule elle se débat, preuve qu'elle n'a pas manqué tous les entraînements elle parvient à se dégager. L'arrivée d'un autre véhicule incite son chauffeur à partir.

Elle se retrouve au poste de police, certaine d'avoir entendue gémir une femme. La police n'y croit pas et le conducteur qui l'a prit n'a rien vu à cause de la pluie.

 

 

La jeune accidentée n'est pas morte mais en se retrouvant sur une table métallique face à un cadavre peut le lui faire regretter.

La police vient chez elle, une disparition a été constatée, elle est interrogée par un policier qui doute de ses paroles, malgré tout elle donne une description de l'homme. Le policier lui demande ce qu'elle a entendu, son interprétation. Le choc, le coffre, l'odeur d'un homme pratiquant la médecine dans le taxi, la montre au bracelet métallique du chauffeur... son passé de policer lui permet d'être clair et concise.

Une affiche sur les lieux de l'accident demande des témoins Kim Ki-seop se présente, mais prétend qu'il ne s'agissait pas d'un taxi, avant que Min remarque qu'il n'est là que pour la récompense. Le policier finit par donner du crédit au témoignage de la jeune femme.

Sur le trottoir devant une boite de nuit une jeune femme monte dans une voiture, ne laissant derrière elle qu'un mégot.

Soo-ah et l'inspecteur Hee Bong collaborent, il enregistre les voix de chauffeurs qu'il lui fait écouter sans qu'elle en reconnaisse une. Dans la discussion avec son ''coéquipier'' elle remarque que la voiture recherchée était d'un modèle non utilisé par les taxis. Il se pourrait donc qu'il se soit agit d'un faux, donc peut-être comme l'affirmait le second témoin d'une voiture étrangère. D'autant que l'enquêtrice se souvient de l'insistance du chauffeur à lui faire boire du café, chose qui ne lui avait pas paru étrange jusque-là. Hee Bong commence à faire le lien avec les affaires d'enlèvement qui secouent le pays depuis quelques temps.

 

 

La piste va être longue à remonter, l'assassin possède les coordonnées de Soo-ah, oubliées dans son véhicule, il doit l'éliminer. Pourquoi pas dans le métro ? Par hasard Ki-seop est là, lui a vu le visage du conducteur et le reconnaît.

Le principe du témoin aveugle n'est pas inédit au cinéma, il bénéficie ici d'un bon scénario et une réalisation à la coréenne, nerveuse et inspirée.

Kim Ha-neul succède à Audrey Hepburn et Al Pacino avec une interprétation digne d'eux pour laquelle elle reçue les plus importants prix d'interprétations de Corée du Sud.

Sans Oublier Dolly dans le rôle de Seul Ki.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:04

Eorin sinbu - Kim Jo-hun – 2004 - 115'

Dans l'avion de Korean Airways Sang-min regarde la photo d'une enfant, mais reluque sa voisine, à l'atterrissage elle est devant lui, agréable à suivre, mais un homme l'attend et Sang-min est déçu. Son regard erre ici et là, observe une silhouette, le charmant dos d'une jeune fille devant un fleuriste. Histoire de tenter sa chance il laisse son portable sur le sol. Il se retourne quand le téléphone le dépasse, violemment projeté par un coup de pied. Devant lui c'est justement la fillette de la photo, celle avec laquelle il a toujours vécu.

My Little Bride

Mais Bo-eun a bien grandi ! Il la complimente sur son physique, ses courbes. Sangmin ne peut s'empêcher de regarder toutes les filles qu'il croise. Avant d'arriver à la maison il donne son cadeau à Bo-eun, un élégant soutien-gorge orné de jolies fraises... La classe !

My Little Bride

Ils arrivent enfin à destination, la maison familiale où Sang-min est accueilli par sa famille. Il est heureux de la retrouver, en particulier le grand-père de Bo-eun dont la santé décline. Celui-ci s'adresse spécialement au jeune homme et à sa petite fille, il leur raconte un moment de la guerre, quand lui et le grand-père de Sang-min firent un pacte : que leurs enfants se marient. Ayant eu l'un et l'autre des fils cela ne fut pas possible, par conséquent le pacte sauta une génération.

Les jeunes gens s'amusent, la blague est bonne. Mais grand-père est sérieux. Il veut mourir en paix et pouvoir regarder le grand-père de Sangmin en face. Bo-eun est lycéenne mais à 15 ans il est permis de se marier si les parents sont d'accord.

Bo-eun refuse, Sang-min s'en va.

Sang-min profite d'être de retour pour retrouver d'anciennes connaissances de l'université, sa jolie prof de dessin par exemple. Il n'empêche, difficile d'aller contre le pacte passé entre son grand-père et celui de Bo-eun. Allant attendre celle-ci à la sortie de son lycée il lui donne son avis, elle refuse. Juste avant de recevoir un coup de téléphone. Son grand-père est à l'hôpital. Les jeunes restent avec lui, leurs parents, entre eux, finissent par penser que le mariage est possible d'autant que papy semble agoniser, mais triche.

Cela ne changera rien à ses projets d'avenir, elle pourra aller à l'université, garder le secret vis à vis de ses copines.

Elle est si jolie en blanc, son bouquet à la main, et cette impression que son grand-père l'a arnaquée.

C'est l'heure de la cérémonie, chaque père conduit son enfant, les oui sont échangés. Le couple est formé. Ouf ! Un détail ''pratique'' à régler, le beau-père de Sangmin le prend à part pour lui rappeler que son épouse n'a que 15 ans, la belle-mère de Bo-eun l'avoue à la jeune mariée, la rassurant, c'est pour qu'elle n'ait pas à faire ce qu'elle ne devrait pas faire. Ce qui laisse Bo-eun perplexe.

Qui dit mariage dit voyage de noce, l'île de Jeju est superbe en cette saison. Sauf que la jeune mariée rate l'avion. N'est-elle pas amoureuse de Jungwoo, un autre lycéen, et puisque son mari n'est pas là elle en profite pour aller le voir s'entraîner au base-ball, se laisse prendre la main, accepte de sortir avec lui. De son côté Sang-min retrouve Hye-won, la meilleure amie de Bo-eun qui est surprise de le voir seul.

My Little Bride

Le hasard les fait se retrouver au moment de rentrer, parfait pour prétendre être parti ensemble.

 

La vie de couple va s'avérer compliquée, elle n'en est une que pour certains, quand d'autres l'ignorent et voient Bo-eun et Song-woo ensemble. Situations riches en quiproquo mais aussi en mensonges. Il faudra bien que la vérité se fasse jour, d'abord pour nos jeunes mariés, surtout que Jang-min va faire son stage de professorat d'art dans l'établissement de Bo-eun et se faire draguer par une prof de son épouse.

Le jeu est plaisant tant qu'il ne dure pas trop longtemps. Bo-eun n'a que 15 ans mais c'est la plus adulte des deux.

My Little Bride

Le challenge 1 mois = 1 consigne fut le prétexte à chercher un film que je n'avais pas encore vu. J'en ai trouvé plusieurs, celui-ci est sûrement le plus sympa, et Moon Geun-young était déjà aussi mignonne que talentueuse.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 07:19

시티헌터 (Sitiheonteo) – Jin Hyeok – 2011 – 20 x 65'

City Hunter est l'adaptation du manga de Tsukasa Hojo.

 

Le 9 octobre 1983 Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol font partie de l'équipe des gardes du corps de la présidence coréenne. Alors que le président est en voyage au Myanmar un attentat est commis par des espions du Nord. Le chef de l'état n'est pas touché mais des personnes de son entourages trouvent la mort dans l'explosion qui le ciblait.

Pour se venger, sans en parler au président, 5 hauts fonctionnaires organisent une attaque en Corée du Nord. Pour cela Lee Jin-pyo et Park Mu-yeol sont chargés d'engager 19 autres hommes. Une nuit le commando est déposé en Corée du Nord. Un sous-marin est prévu pour les récupérer une fois leur mission remplie. Mais la politique est source de changements et autres retournements, les commanditaires annulent la mission et les hommes chargés de la mener à bien. Pour des raisons de discrétions rien ne doit être connu de cette opération, dans ce but le plus simple est d'éliminer les 21 membres de l'équipe.

Alors que ceux-ci sont sur le point de repartir une fois leur objectif atteint, ils sont pris sous le feu de tireurs d'élites postés sur le submersible. Un seul homme réussit à survivre, Lee Jin-pyo, grâce au sacrifice de son ami qui lui demande au moment de mourir de s'occuper de son fils.

Lee, ayant pu réintégrer la Corée du Sud va enlever le fils nouveau-né de son ami avant de prendre la direction de la Thaïlande. Puisqu'il faut bien vivre il deviendra trafiquant de drogue, construira un camp dans la jungle, et entraînera le fils de son ami défunt pour en faire un combattant capable de venger tous les morts du commando en visant les 5 responsables qui croient avoir effacé leurs traces.

Les années passent, Lee Yun-seong est maintenant un jeune homme. Il vit en Thaïlande et par le fait du hasard sauve un homme, Bae Sik-jung, qui se révélera coréen et excellent cuisinier. Cette dernière qualité le fera engager par le père de Yun-seong.

Un incident va survenir, Lin Jin-pyo sauvera Lee Yun-seong en sautant sur une mine à sa place. Il survivra mais perdra un pied. C'est le moment qu'il choisit pour dire la vérité à celui qui se considérait jusque-là comme son fils. Il lui raconte tout, la mission, la trahison, la mort de son véritable père, les 5 responsables dont il doit désormais se venger.

Il ne lui reste qu'à partir pour la Corée. Il y trouvera un travail à la Maison Bleue où il rencontrera Kim Na-na, garde du corps de la fille du président. Et pourtant son ''père'' le lui a toujours dit : ''Il ne faut pas tomber amoureux !''

Tout est en place pour un excellent drama, slalomant entre les genres et les oppositions d'acteurs, principalement entre Yun-jeong et Na-na. Certes le scénario utilise parfois des raccourcis et des facilités pour faire avancer l'intrigue, je suppose que le rythme de production agit sur le temps laissé aux scénaristes et dialoguistes. Le rythme est soutenu, l'humour souvent présent. La réalisation parvient à garder l'équilibre, à passer d'un ton à l'autre en restant cohérente, ce qui est rarement le cas ! Autre qualité : la distribution. Lee Min-ho et Park Min-yong pour le couple principal, d'autres jeunes vedettes : Lee Jun-hyuk, Hwang Sun-hee, Gu Ha-ra et des plus expérimentées : Kim Sang-joong, Cheon Ho-jin, Kim Sang-ho...

Et allez-vous me dire : quel lien avec le manga original ? Mystère !

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 07:42

용의주도 미스 신 (Yonguijudo Miss Sin ) - Park Yong-jib – 2007 - 108'

Sin Min-Su travaille dans une agence de publicité, elle est jeune, belle, intelligente, elle sait qu'elle est tout cela et use de ses qualités pour obtenir des hommes ce qu'elle veut en ne leur accordant rien en échange. En effet, pour elle, hommes s'emploie au plurieil, il faut bien multipliser ses chances de rencontrer l'homme idéal dont elle s'est fait le portrait depuis longtemps.

Ainsi est-elle entre un homme d'affaire riche mais trop gentil (Jun-seo), un étudiant désireux de devenir avocat (Yun-Cheol) et un rappeur dont la carrière semble prometteuse (Hyeong-Jun). Le choix est difficile. Pour compliquer les choses voici que s'impose dans sa vie un voisin (Dong-min). Elle sait montrer à chacun le visage le plus suceptible d'être plaisant, ainsi, connaissant mieux ses cibles pourra-t-elle faire le meilleur choix possible.

Évidemment les choses ne vont pas se passer comme ellle le souhaitait et ce voisin va se révéler loin de ses ambitions mais plus proche de ses sentiments qu'elle l'imaginait.

Si vous trouvez ce résumé léger c'est qu'il est à l'image du film qui se veut ainsi mais l'est tellement qu'il semble vide malgré les efforts que font les comédiens menés par Han Ye-seul. Il aurait pu bénéficier d'un scénario mieux construit, plus cohérents et pas d'une espèce de patchwork aux pièces mal cousues entre elles.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 07:14

Hwang Sun-won (황순원) - 26 mars 1915 – 14 septembre 2000 naît à Taedon, dans la province de Pyongan, aujourd'hui en République Démocratique Populaire de Corée, à l'époque colonie japonaise.

Il publie des poèmes dans plusieurs revues littéraires dès l'âge de 16 ans en 1931 avec Mon rêve, Ne prends pas peur, mon fils, etc. Diplômé de l'université de Waseda au Japon, il fonde à cette époque une troupe théâtrale. À l'époque il était interdit de publier un texte en Hangueul. De retour au pays il fréquente les milieux intellectuels de Pyongyang. En 1946 les japonais sont rentrés chez eux mais le pays est divisé, Hwang Sun-won et sa famille quittent le Nord, désormais occupé par les soviétiques, pour le Sud, désormais occupé par les étasuniens.

Il devient professeur à la Seoul High School en septembre de la même année. Il rejoindra l'université Kyung Hee, toujours à Seoul, pour y enseigner la littérature coréenne en 1957, poste qu'il tiendra jusqu'en 1993.

 

Débutant comme poète, auteur de huit romans, ce sont ses nouvelles qui feront son succès et lui ouvriront les portes de la postérité. Format court lui permettant de montrer les difficultés des coréens pendant plusieurs décennies. Le joug nippon, le poids du colonialisme et de l'oppression quotidienne, puis les causes, effets et conséquences de la guerre de Corée puis de la coupure du pays, blessure qui ne cicatrisera qu'après la réunification. Il évoque aussi l'évolution de la République Démocratique de Corée, la dictature militaire, les changements culturels et industriels, la sortie de la pauvreté pour entrer dans le modernisme et la compétition. Chacun de ses textes est un trait dont l'ensemble trace le portrait fidèle d'un peuple fidèle à ses racines mais ouvert à la technologie et tourné vers l'avenir ; ouvert à l'Occident mais

Sa première nouvelle parut en 1937, il continua à en écrire jusque dans les années 1980. avec Les Descendants de Caïn il obtient le Grand Prix littéraire 1955. Il parle des hommes mais surtout de l'enfance, période où tout semble possible.

Avant que la vie ne montre qu'elle est l'inverse !

 

Hwang Sun-Won est un auteur incontournable du XXe siècle. Signe du destin, il disparut quelque mois avant le suivant.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:25

너를 기억해 (Remember You) – No Sang-hoon – 2015 – 16 ep

Un cadavre a été retrouvé à Mapo Dowha-dong présentant des similitudes avec celui de l'affaire Bangbae-dong. L'équipe du commissariat de Munchung se rend sur les lieux en supputant sur les chances qu'il s'agisse d'une série. Ils arrivent sur la scène de crime mais ne sont pas les premiers, un homme est déjà là. Est-ce le nouveau chef d'équipe qu'ils attendent ?

Pas du tout. Ce qui n'empêche pas l'individu de leur faire le bilan de ce qu'ils trouveront avec des conclusions auxquelles ils n'auraient jamais pensé.

Le nouveau chef d'équipe : I Kang Eun Hyuk arrive à cet instant.

Alors qui était l'autre ?

Ne reste aux policiers qu'à lui courir après.

Seule la policière sera capable de le rattraper, faisant preuve d'une grande endurance en sprintant après le taxi. Elle l'a reconnu, il ne peut s'agir que de Lee Hyun, un homme qu'elle suit depuis vingt ans, depuis qu'ils se sont rencontré dans un jardin d'enfant.

Belle persévérance.

Elle en profite pour l'arrêter. Pendant l'interrogatoire il reconnaît avoir reçu le dossier de l'enquête par mail et s'être rendu sur les lieux où il put déterminer ce qui s'était passé du fait de sa capacité supérieure à analyser une situation.

Son identité vérifiée, il s'agit en fait de David Lee, professeur agréé à l'Université de la criminalité et de la justice John Jay à New York. Venant d'arriver, étant dans l'avion au moment du meurtre, il ne peut être l'assassin.

Pourquoi êtes vous revenu en Corée lui demande la policière?en fait tout a commencé par un mail reçu qui l'a convaincu de revenir. En étudiant les éléments du premier crime il découvrit des signes donnant les coordonnés du second. Ceci expliquant qu'il ait pu si vite se trouver sur place avant que les inspecteurs n'arrivent.

Mais Lee n'est pas là que pour aider la police, il doit aussi retrouver quelqu'un, et pour se faire se rend dans une maison dont il sait où se trouve une clé permettant d'en ouvrir la porte. La demeure est vide mais il se souvient, il revoit ceux qui étaient là quelques années plus tôt. Lui, son frère, et leur père, le commissaire Lee Joong Min qui en 1996 enquêtait sur Lee Joon Young.

De son côté le nouveau chef d'équipe remarque qu'engager ce Lee comme expert serait une bonne idée. La policière se charge donc de lui téléphoner pour demander son aide alors qu'il est occupé à balayer. Il refuse, elle n'a pas dû le demander correctement. Pendant qu'il fait le ménage il trouve un lot de cassettes, celles des entretiens de Lee Joong Min avec Joon Young. Celui-là même que Hyun, encore enfant, rencontra dans les locaux du commissariat alors qu'il était venu voir son père. L'enfant et le tueur purent discuter un moment et même échanger un secret.

 

Le commissaire s’interrogeait alors sur le comportement de son fils ainé et des similitudes avec celui de Lee Joon Young.

Son fils est-il un monstre ? Peut-il le protéger, de lui-même, en protégeant les autres ? Quel enfant est-il heureux que son père le voit comme un monstre, et le lui dise ?

Qui regarde l'abîme, l'abîme le regarde, disait Nietzsche, exactement la relation entre le policier et le criminel qui lit en lui et y instille doutes et angoisses.

 

Qui est réellement Hyun, que reste-t-il en lui de l'enfant qu'il fut, des promesses ou menaces que celui-ci portait ? Qu'a-t-il oublié de cette fameuse nuit, quand Lee Joon Young est venu tuer son père et que son cadet disparut ? Peut-être l'inspectrice Cha Ji-an pourra-t-elle l'aider.

Le Dr Lee va aider les enquêteurs tout en cherchant un passé dont le meilleur témoin pourrait être Joon Young. Naît-on monstre, le devient-on dans et par le regard des autres ?

 

Cela fait longtemps que je me pose la question.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 07:53

오렌지 마말레이드- Orenji Mamalleideu - 2015 - 12 épisodes.

Adaptation du manhwa de Seok Woo.

Baek Ma-ri est jeune et belle ; normal, elle est coréenne ; elle

est aussi vampire dans un monde qui ressemble au nôtre, à

cette différence près, du moins en Corée, que la cohabitation est

possible. Un accord a été signé trois siècles plus tôt donnant aux

vampires le droit, du moins théorique, de vivre avec les

humains, auto-proclamés, à condition qu'ils n'utilisent pas leurs

pouvoirs et ne boivent pas de sang humain.

Elle doit changer régulièrement d'école, sitôt que son secret est

connu ses condisciples la rejettent, soutenues par leurs

géniteurs. C'est donc dans un nouveau lycée qu'elle débarque,

aussitôt remarquée pour avoir été filmée dans le métro alors

qu'un incident mettant en cause un vampire s'est déroulé. Elle

fait également la connaissance de Jung Jae-min, étudiant très

populaire.

Le métro sera mis de nouveau à contribution. Assoupie à côté de

Jae-min, Ma-ri va se pencher et, sans paraître le vouloir,

embrasser le cou du jeune homme. L'odeur de son sang est si

agréable.

Ma-ri doit mentir et c'est difficile pour elle dans ce monde où l'on

se méfie des vampires, où ils sont surveillés, contrôlés par une

police spécialisée. Ce qui doit arriver arrive, bien sûr, elle sera

percée à jour et devra s'éloigner, laissant Jae-min seul.

 

Le premier tiers du drama s'arrête alors que Jae-min est en

mauvaise posture. La deuxième permet de reculer dans le

temps, au temps de Joseon, quand les vampires étaient traqués

pour être exterminés. Ma-ri et Jae-min se retrouvent. Elle est la

fille du boucher, lui le fils du gouverneur ; promis à un riche

mariage il ne peut interdire à son cœur de battre pour une fille

du peuple, laquelle le lui rend bien.

Mais la question se pose de définir l'humain, est-ce un ensemble

de critères organiques, biologiques, lequel exclurait les

vampires, ou plutôt des qualités morales qu'ils pourraient

posséder ? Peut-être pas tous, certes, mais qu'en est-il des

''humains'', qui rentrent plus souvent dans la première catégorie

que dans la seconde ? Ne se tuent-ils pas entre eux, n'ont-ils pas

établi une hiérarchie basée sur la naissance, le statut qui permet

à un ''noble'' de mépriser, même de tuer, quelqu'un de plus

basse extraction ?

 

En un autre temps ils auraient fait porter une étoile rouge à ces

vampires qui ne font que lutter pour survivre.

La troisième partie propose un retour au présent. Apparemment 

les choses pourraient se passer autrement et les vampires

reconnus comme des individus comme les autres. Ma-ri fait

partie des 10 vampires ayant choisi de se révéler, ce qui ne va

pas se faire sans mal. L'ignorance génère la peur et ce drama

s'appuie sur cet argument. Au fond qui n'a pas besoin de ses

''vampires'' ?

Les amours contrariées sont une source inépuisable d'histoires.

Ce qui se passe trop bien est inintéressant.

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