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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 09:00

Park Cheol est un chirurgien cardiaque à Séoul, à peine rentré chez lui il reçoit la visite d'un membre du congrès qui lui annonce qu'une guerre est proche d'éclater dans la péninsule coréenne. Le leader du Nord étant gravement malade les USA prévoient de profiter de son décès et des troubles qui s'en suivront pour lancer une grande offensive et renverser le régime de Pyongyang. Au Sud la vision est différente et la perspective d'une guerre n'est pas vue d'un bon œil. Jang Seok-joo vient donc voir le docteur Park en lui disant qu'un seul homme peut empêcher cette guerre : lui. Il lui suffit d'opérer Kim Il-sun, de le sauver, pour que le projet étasunien ne puisse se réaliser. Difficile pour le médecin de refuser, la perspective de la guerre et de son cortège de victimes, lui déplaît. Il va donc partir, comme s'il désertait son pays. Quand il s'éloigne et voit son fils seul sur la route il s'arrête, revient, puis repart avec Hoon.

L'opération a donc lieu, sous haute surveillance et un revolver pointé sur Hoon, si l'intervention échoue...

Mais elle va réussir et les Park vont s'installer dans la capitale de la RPDC. À Séoul Jang passe pour l'homme qui a évité la guerre, il ne dit rien de ce qui s'est vraiment passé, déjà il ambitionne de se présenter aux élections présidentielles un jour.

Au Nord le père sera médecin comme avant, son fils le deviendra lui aussi, chirurgien comme papa et formidablement doué. Dès son arrivée il avait fait la connaissance de Song Jae-hee, petite fille qui deviendra son amie, son premier amour et sa collègue à l'école de médecine. Entre eux tout se présente bien mais un soir où il rend visite à son amie il trouve l'appartement vide, l'intérieur en désordre et la jeune fille en fuite, poursuivie par la police du régime. Lui sera assomé, elle, arrêté, quand il la retrouvera ce sera pour fuir. Tentative qui échouera, les portes de l'ambassade Sud Coréenne restant close. Fuyant encore ils seront rejoint et Jae-hee, blessée, tombera à l'eau et disparaitra sous ses yeux.

Plus tard, ayant rejoint Séoul il livre de l'eau pour gagner sa vie et au cours d'une livraison à l'hôpital Myungwoo University il devra intervenir chirurgicalement pour sauver un homme, réalisant une opération démontrant une maîtrise hors du commun. Ayant révélé ses talents il finira par être intégré dans une équipe de l'hôpital. Mais venir du Nord, être considéré comme un étranger, ne va pas lui facilite la vie, d'autant qu'il est persuadé que Sae-hee est vivante. N'est-ce pas elle qu'il voit par internet en attendant d'avoir les moyens de la faire évader d'abord puis venir ensuite ?

Tout va se compliquer quand dans le personnel de le l'hôpital il va reconnaître Sae-hee. Mais c'est impossible, elle lui affirme ne pas le connaître. Ce sera encore pire quand Park entrera en concurrence avec le docteur Han qui voit en lui un rival pour le cœur du docteur Oh... sans oublier les retrouvailles, difficiles, avec Jang Seok-joo, devenu premier ministre, proche de passer au niveau supérieur, mais, souffrant, une opération est envisagée.

20 épisodes, la moyenne pour une série coréenne. Réalisée avec beaucoup de rythme et de suspens, associant thriller, espionnage, ambitions et rivalité amoureuse. Un savoureux cocktail épicé par la présence de Jin Se-yeon, Kang So-ran, Han Eun-sun...

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:00

Haemoo - 해무 - Shim Sung-bo (réalisation) Bong Joon-ho (production et coscénariste) – 2014 - 110'

Kang Chul-joo (Kim Yoon-seok) est le capitaine du Junjin, chalutier avec lequel il gagne sa vie, mal, en compagnie d'un équipage réduit au minimum. La pêche est difficile en cette année 1998 et le futur se présente mal, le propriétaire du bateau envisage de vendre son bien au gouvernement qui pense que l'ère de ce genre d'embarcation est révolu. De plus le Junjin est en mauvais état et les réparations dont il aurait besoin sont onéreuses. Kang tente d'emprunter mais son banquier lui fait remarquer ses faibles revenus, son découvert et son surendettement chronique, autant dire que les chances d'obtenir un prêt sont égales à zéro.

Une seule solution : aller voir une de ses relations qu'il sait capable de lui faire gagner de l'argent facilement, et malhonnêtement. Il ne peut qu'accepter la proposition qui lui est faite, mais cette fois il ne s'agira pas de contrebande de marchandises mais du transport de clandestins. Ce n'est pas ce à quoi s'attendait le commandant mais il n'a pas le choix.

Il ne met au courant son équipage qu'au dernier moment, alors qu'en mer s'approche un autre navire et qu'il faut transborder les voyageurs. Ceux-ci vont s'avérer plus nombreux qu'attendus et le Junjin n'est pas prévu pour recevoir autant de personnes. Au cours du transfert une jeune femme tombe à l'eau, heureusement, pour elle, le plus jeune marin du Junjin pourra la secourir. Elle est jolie et il ne tarde pas à lui proposer de venir s'abriter dans la salle des machines où la température est meilleure que sur le pont.

La cohabitation va être difficile, tendue, l'envie d'user de sa position pour échanger plus de confort, ou moins d'inconfort, contre une faveur sexuelle est irrésistible. Certaines l'accepteraient pour améliorer des conditions de voyage éprouvantes.

À l'extérieur la survie est possible mais quand un navire approche les clandestins doivent se cacher dans la cale. Étroitesse et odeurs de poissons font de ces instants un supplice. La violence attend de s'exprimer et le capitaine doit montrer qu'il est seul maître à bord, sur son bateau tous doivent lui obéir. Pour affirmer son pouvoir il fera jeter par-dessus bord le plus récalcitrant de ses ''invités'', avant que celui-ci ne soit récupéré.

Quand un garde-côte passe, un policier maritime monte à bord mais il n'y a rien de mieux qu'un verre d'alcool et un pot de vin pour que tout rendre dans l'ordre. Tout le monde doit vivre n'est-ce pas ?

Mais la brume se lève, l'ambiance devient oppressante, les pulsions n'attendent qu'une étincelle pour se libérer, la présence d'une, trop, jeune et, trop, jolie femme peut mettre le feu aux poudres.

Surtout quand un incident survient ! Dès lors contenir ses démons devient impossible. Certains actes fait dans le flou et la pénombre deviennent insupportables quand le soleil et la réalité reviennent.

Le duo aux commandes du film nous avait déjà présenté Memories of Murder et Snowpiercer. Pas de train cette fois ni de tueur en série mais le huis-clos étouffant d'un navire de pêche au milieu d'une mer que la brume recouvre comme pour permettre au pire de se révéler. Heureusement il n'attend souvent que cela !

La vie de tous est difficile, les marins d'abord qui prennent des risques pour une maigre paie, les clandestins ensuite qui quittent pays et famille pour trouver une vie meilleure. Sur le visage de chacun l'épuisement et la peur se lisent en même temps que la certitude que rien ne peut s'améliorer. Il devient compréhensible que chacun finissent par ''péter les plombs'', histoire de trouver un semblant de soulagement en laissant se noyer une conscience encombrante.

Invitez-vous à bord du Jinjun, la mer est belle et vous n'y serez pas clandestin, ni marin, et c'est tant mieux pour vous.

 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 08:01

Opéra traditionnel de Corée

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 08:00

(HangulHon, hanja; aussi appelé Possessed) est un drama Coréen de 2009 avec pour vedette Lim Joo-eun  (임주은) et Lee Seo-jin (이서진).

7 minutes d'action ouvrent le premier épisode et les premiers mots prononcés sont : tue moi ! Une entame qui ouvre l'appétit !

Dans un lycée de Séoul ou une petite bande fait régner la terreur une jeune fille, lasse d'être victime, monte sur un toit, descend sur le rebord et à quelques centimètres du vide joue du violon, pour attirer l'attention peut-être, pour dire adieu probablement.

Elle saute et s'écrase au pied de Yoon Ha-na qui est, on la comprend, choquée, d'autant qu'elle perçoit les choses différemment de ses camarades, tout va comme au ralenti et la victime semble s'arrêter, la regarder, vouloir lui parler. C'est que Ha-na a une qualité particulière : elle voit les fantômes. Un don difficile à vivre pour elle.

Par ailleurs Shin-ryoo est à la fois professeur de pathologie criminelle et spécialiste du profilage auprès de la police. Il a sans doute choisi cette profession après que sa sœur ait été assassiné et le tueur acquitté pour raison psychiatrique après la plaidoirie de son père, spécialiste de ce genre de procès et qui ne perd jamais.

À son tour Ha-na est frappé directement, sa sœur, Doo na, trouve la mort dans un incendie criminel. L'enquête sera rendue difficile par les accointances entre certains enquêteurs et la famille des criminels qui n'hésite pas à faire chanter des policiers pour protéger les leurs.

Shin-ryoo est désespéré de ce que la justice soit mise en échec par la loi parce que quelqu'un sait utiliser celle-ci à son profit. Quand il va rencontrer Ha-na ce sera l'occasion pour lui de se substituer à un pouvoir défaillant. En effet la jeune fille peut servir de médium pour les esprits des victimes et permettre à celles-ci d'apparaître aux yeux de leurs assassins pour les effrayer et les pousser au suicide. Elle peut aussi laisser la place à un fantôme qui veut communiquer avec sa famille survivante.

Le bien et le mal s'affrontent depuis toujours et il semble que cela doive durer encore longtemps. Cette fois le premier use de moyens que l'on pourrait qualifier d'extrême si l'on croyait en la civilisation, ou d'appropriés si l'on n'y croit pas. Je n'ai pas besoin de préciser de quel côté je penche. Quand au second il sait toujours aussi bien jouer des mythes culturels pour se protéger.

La vengeance est une arme qui atteint aussi celui qui s'en sert, mais quand ce dernier l'accepte rien ne peut l'arrêter.

Une courte série, dix épisodes qui passent vite, sortant des sentiers (re)batttus de la morale conventionnelle. Celle-ci aura droit de cité quand une civilisation digne de ce nom existera hors de la mythologie humaine.

Autant dire que ce n'est pas pour demain.

Ce qui ne va pas m'empêcher de regarder un drama romantique, pour changer.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:30

(Hangul 49일hanja 49日) Jo Young-kwang – 16 03 – 19 05 2011 – 20 épisodes

Shin Ji-hyun (Nam Gyu-ri) a des amis, elle est jeune, adorable, belle et riche, de plus elle est sur le point d'épouser son fiancé, qui lui aussi cumule les qualités, Kang Min-ho (Bae Soo-bin). Une situation qui ne peut pas durer.

Alors que Ji-hyun est en voiture elle a un accident qui la laisse dans le coma. La Mort s'approche et lui fait une offre si elle souhaite retrouver sa vie. Il faut qu'elle trouve trois personnes, hors du cadre familial, qui pleureront, sincèrement, pour elle. Pour cela, elle dispose de 49 jours. Passé ce délai il serait trop tard.

Parallèlement Song Yi-kyung (Lee Yo-won) connaît un moment de grande détresse suite au décès de son fiancé. Elle travaille dans une supérette, mange et dort, voilà ce à quoi se résume son existence.

Ji-hyun rouvre les yeux après son accident mais se retrouve dans un monde avec la sensation de ne plus lui appartenir puisqu'elle ne peut ni toucher quiconque, ni être entendue de quiconque malgré ses cris et appels. Elle voit son corps partir dans une ambulance et seul un cycliste sur le bord de la route semble capable de la voir. Il lui dira qu'il est une espèce d'ange censé guider les âmes vers leur nouvelle destination mais il lui explique la possibilité que lui laisse la Mort. Mais trouver trois personnes capable d'une émotion sincère ne va pas être chose aisée. Elle pense tout de suite à son fiancé et à ses deux meilleures amies. Pour réussir il lui faut pouvoir retrouver la réalité, pour cela son âme pourra utiliser le corps de Yi-kyung quand celle-ci dormira.

Sa quête sera difficile et il lui faudra faire face à des révélations qui lui démontreront que la vie qu'elle voyait parfaite ne l'était pas, que le regard des autres était moins amical qu'elle l'imaginait. Frôler la mort pour comprendre la vie, difficile mais efficace.

Pourquoi est-ce dans le corps de Song que Shin put s'incarner, y aurait-il un lien inconnu entre elles ? Le fiancé de la dernière devine que quelque chose d'étrange se passe et quand finalement les 49 jours se sont écoulés et que...

Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage ! Si vous connaissez les règles des dramas vous ne sera pas dépaysés, tout y est, l'émotion, la déception, l'échec qui menace mais l'espoir qui ne veut pas reculer. Une mise en scène réussie, des personnages avec une vraie densité (ce n'est pas toujours le cas). Plus le plaisir de la langue coréenne et la beauté de Lee Yoo-won qui semble pouvoir affronter toutes les tragédies du monde et de Nam Gyu-ri qui ici ne chante pas. Qui a dit : ouf !

Drame et beauté, tout ce que j'aime !

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 07:40

연애를 기대해 (Yeonaereul Gidaehae) - Lee Eun-jin – 2013 – 2 X 66'

Imaginez un restaurant, plutôt chic, le ''Beau Danube bleu'' résonne dans la salle, une femme entre, habillée d'un ciré dont la capuche lui couvre la tête et portant un seau métallique plein de poulpes. Elle s'approche d'une table, s'arrête, enlève sa capuche. L'homme la reconnaît ! Elle l'interpelle : ''Avec moi tu mangeais des poulpes, avec elle, c'est du homard !'', pour l'éloigner il lui propose de sortir, elle refuse et jette les octopodes et les jette sur l'homme, accompagnant son geste d'un ''Manges-les sale con'' explicite.

Elle regarde la femme, demande : qu'est-ce que tu aimes chez ce salaud. Son style ? C'est moi qui lui aies acheté ses vêtements.

En fait l'image était projetée sur un écran. Un conférencier arrête la scène et interroge l'auditoire sur ce qu'il vient de voir pour en tirer des leçons. Le professeur est du côté de l'homme, mais une femme prend le parti de sa consœur mise à mal par l'interprétation faite. N'a-t-elle pas agit par amour, mangeant des poulpes sans les aimer ? Elle semble seule de son avis, quand un homme l'approuve. Finalement le ''professeur'' conclue sa prestation en proposant de s'inscrire à ses cours ''Comment créer une relation à long terme''. En partant il discute avec un ami, Cha Gi-dae, l'homme qui était intervenu, par ailleurs spécialiste des relations amoureuses et pourvoyeur de conseils sur un réseau social, alors que lui-même ne parvient pas à les suivre.

L'intervenante, Ju Yeon-ae, était ''la femme au poulpe'', et l'amie avec qui elle était venue, qui l'a reconnue, l'inscrit sur le réseau en question, certaine que ça lui sera profitable.

Le hasard va les faire se retrouver dans le métro. Tout le monde semble regarder la même scène, avoir reconnu Yeon-ae, et rire d'elle. La rame s'arrête, Yeon-ae perd son téléphone en voulant sortir trop vite, un jeune homme le ramasse, la rattrape, le lui rend. Il la connaît, ce n'est pas réciproque. Il est dans sa classe mais son apparence explique qu'il n'ait pu attirer son attention.

Le hasard est malicieux, Ju et Cha vont se retrouver sur le réseau sans se reconnaître, au début, jusqu'à ce qu'il lui demande si elle est ''la femme au poulpe'' ? Elle l'admet indirectement en lui demandant de l'aider.

Il ne peut pas refuser. Ainsi voyons nous sur l'écran les conseils de l'un et ce qu'en fait l'autre. Cha explique, Ju tente d'appliquer ses recommandations mais n'est pas douée pour cela. Pourtant elle fait ce qu'elle peut, ayant jeté son dévolu sur son camarade de classe, malgré sa banalité. Elle croit que ce n'est pas réciproque. Elle se trompe, il ne demande que cela.

Ainsi commencent-ils une relation... calme. Ce qui n'empêche pas Gi-dae de ''diriger'' son élève de loin. Avec toujours aussi peu d'obéissance de sa part, alors que de son côté il gère sa relation avec sa petite amie en se laissant mener par le bout du nez. Celle-ci attend qu'il la demande en mariage, fait preuve de patience, de compréhension, mais finit par trouver le temps long.

Deux épisodes pour un drama mené avec humour et sensibilité qui revisite le quatuor amoureux, la difficulté de mener une relation en dominant son caractère, en attendant que l'autre comprenne, jusqu'à le contraindre à faire face à ses propres sentiments, à regarder s'ouvrir un chemin qu'il ne souhaite pas sincèrement emprunter.

Être honnête avec l'autre est difficile, l'être avec soi n'est pas plus simple.

Vous avez déjà essayé ?

Il y a parfois un BoA dans les anneaux duquel être pris serait agréable.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 07:35

용서는 없다 – Kim Hyung-jun – 2010 - 125'

Sympa de faire des photos dans un marais, d'y observer les oiseaux afin de mieux comprendre leurs habitudes. L'ornithologue peste pourtant contre son aide qui ne semble pas dégourdi. Quand celui-ci se casse la figure il met du temps à se relever puis se met à crier, montrant du doigt quelque chose dans les taillis. La scientifique, de mauvaise humeur, vient voir ce qui se passe.

Et se met à crier elle aussi.

Découvrir un corps nu et démembré fait souvent cet effet !

Quand la police arrive sur les lieux elle installe un périmètre de sécurité, l'occasion pour Min Seo-young, une jeune policière de retrouver Kang Min-ho, son professeur de psychologie criminelle dont elle suivie les cours 5 ans plus tôt. Pour elle c'est l'opportunité de sortir de son rôle de fliquette limitée aux taches subalternes.

Elle aura pourtant du mal à supporter l'autopsie alors que son mentor découpe le cadavre. Il faut dire que le corps est découpé en six morceaux mais qu'il en manque un dans le marais, il sera retrouvé sur un tas de gravas, dans une usine, le bras est à moitié enfoncé, la main sortant du sol comme un signal ou un appel au secours.

Des agitateurs écologistes sont tout de suite soupçonnés, l'équilibre naturel du lieu ayant été détruit et les ramifications d'une rivière coupées, elles aussi, en six parties par le projet Grand Waterway.

L'assassin sera vite retrouvé, et avouera, alors que le professeur qui attend sa fille à l'aéroport reçoit une lettre contenant des photos d'elle, attachée.

Le marché est simple, il doit faire innocenter Lee Sung-ho, le tueur, sinon il ne reverra jamais son enfant. Il va devoir faire preuve d'imagination pour corrompre les preuves trouvés alors que la policière remarque les modifications de son comportement. Surtout après avoir remarqué que le chien du professeur est blessé après avoir appris que le sang retrouvé sur la scie censée avoir découpé la victime était celui d'un chien.

Pourquoi Lee a-t-il réellement tué Oh Eun-ha ? Quel lien l'un et l'autre ont-ils avec le professeur Kang ? Petit à petit les pièces du puzzle vont se mettre en place et l'image sera plus complexe qu'un simple crime pour attirer l'attention des médias sur un projet industriel.

La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on. Mais pourquoi UN seul plat ?

Première participation au challenge proposé par PatiVore. Avant même que celui-ci ne soit lancé. Chapeau Lee !

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:13

Masquerade 광해, 왕이 된 남자 2012 - Choo Chang-min.

Que s'est-il passé durant les quinze jours manquant dans les

anneles de la Dynastie Joseon (1450-1750) censées cependant

suivre les événements au jour le jour ? Rien n'est sûr, sinon que

une opportunité trop tentante pour être ignorée par Choo

Chang-min qui nous donne son interprétation de ces deux

semaines.

Gwang-hae est roi, mais son règne est compromis par un poison

censé l'envoyer dans l'autre-monde. À cette époque c'est un

moyen pratique pour accéder au trône pour un prétendant, le

temps qu'un autre ait la même idée.

Bref, le roi n'est pas mort mais il est fatigué et a besoin de

repos. Histoire de lui laisser le temps de récupérer, Ha-sun, son

sosie prend sa place. Celui-ci occupait cette position quand le roi

désirait passer la nuit auprès de sa concubine préférée. Cette

fois il va devoir se substituer au souverain à plein temps et en

une période difficile où le palais royal grouille de rumeurs et

d'intrigues, où des discussions se poursuivent avec la Chine et la

Mandchourie, autant dire que ce n'est pas le moment de faire

une bétise.

Pour donner le change le remplaçant bénéficie des

recommandations du conseiller du roi : Heo Gyun. Autant dire

que celui-ci ne manque pas de travail, les manières royales

n'étant pas celle que le comédien des rues, habitué des tavernes

les moins bien fréquentées, utilise habituellement, à la grande

surprise de la cour. C'est le moyen pour le réalisteur pour

souligner le poids du protocole de l'époque, le cérémonial

contraignant qui régle chaque instant, ou presque, et l'obligation

pour le roi de vivre dans une véritable cage invisible.

Mais le ''remplaçant'' lui aussi est surpris, il imaginait le

souverain tout puissant,il le découvre fantoche soumis aux

pressions de lettrés qui l'entourent. Situation qui lui déplait et

qu'il va refuser. Lui va agir en roi véritable et prendre des

décisions en faveur du peuple dont il vient.

Là est la leçon du film, la noblesse et la grandeur, les vraies, ne

tiennent pas à la naissance ni aux origines mais à la personnalité

et au caractère. Pour être souverain il est parfois préférable

d'étouffer la première et de contraindre le second.

 

Néanmoins Ha-sun aura apporté trop de bouleversements pour

que cela dure, aura menacé trop d'intérêts pour qu'ils ne se

manifestent pas afin de maintenir leurs positions et le film qui

commence comme une comédie finit dans un réalisme plus

brutal.

Un des plus gros succès de l'histoire du cinéma Coréen avec

dans un double rôle Lee Byung-hun que vous avez, peut-être, vu

dans des réalisations hollywoodiennes comme G.I. Joe 1 & 2 ou

Red 2. Il montre dans ce film des talents de comédiens que les

productions étasuniennes n'exigeaient pas de lui.

Autre qualité de Masquerade, des décors et costumes somptueux

qui donnent envie de connaître cette époque, dans de bonnes

conditions s'entend !

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:17

(도가니Dogani) un film écrit et réalisé par Hwang Dong-yeok en 2011, basé sur un roman de gong Ji-yeong lui-même inspiré d'une histoire vraie, celle d'abus sexuels subis par des étudiants sourds de l'école de Gwangju Inhwa en 2005.

Gang In-ho est professeur, nouvellement nommé à l'université de Benevolence, dans la ville, imaginaire, de Mujin. Il vient enseigner l'art aux étudiants sourds mais devine rapidement qu'un secret se dissimule quelque part. Les enfants sont trop renfermés sur eux-mêmes, refusent de communiquer comme si leur handicap était l'autisme plutôt que la surdité. Il va donc mener son enquête et découvrir une vérité qu'il mettra du temps à accepter tant elle est loin de la mission des éducateurs. Mais nous savons bien que des prédateurs sexuels portent ce masque pour mieux approcher leurs cibles. Dans cet établissement il semble le seul à prendre le parti des enfants, ceux qui ne sont pas coupables directement le sont par leur silence, leur indifférence et leur lâcheté. Mais Gang a choisi son camp et va tout faire pour mener les coupables devant la justice, avant de comprendre que celle-ci, du moins ses représentants, est de leur côté.

Hwang Dong-yeok ne réalise pas seulement un film mais en fait un pamphlet dénonciateur d'un événement terrible mais rapidement mit de côté par les médias de l'époque et des représentants de l'ordre (sic) préférant regarder dans une autre direction. C'est amusant comme les poches pleines pèsent sur les paupières comme sur la langue. Le réalisateur aurait pu construire son œuvre autrement, faire monter la tension lentement, mais il voulait en arriver au fait, montrer du doigt la réalité du drame subi par des enfants ayant encore plus de difficultés que les autres pour se défendre. Mais qui connaît la perversité de la nature humaine ne peut s'en étonner, il est ''normal'' de s'en prendre à plus faible que soi, qui ferait le contraire, à fortiori quand on est soi-même pas très fort !

Un œuvre forte, dérangeante et crue, ne reculant pas devant la mise en images réalistes des viols, suggérer aurait été insuffisant, qui doit beaucoup à ses jeunes interprètes qui ne crient que par leurs yeux donnant encore plus de force aux tortures qu'ils subissent. Au moins pouvons-nous en sortir une fois l'écran éteint ce qui ne fut sûrement pas le cas des véritables victimes.

Les bourreaux eux ne font rien pour oublier, au contraire !

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:05

The Man from Nowhere (아저씨; Ajeossi) Lee Jeong-beom. 2010.

Cha Tae-sik vit à l'écart, parle peu, ne se fait pas remarquer, ce qui semble normal pour un prêteur sur gage d'un quartier quelconque de Séoul. Il se lie peu avec ses voisins, si ce n'est avec So-Mi, une enfant qu'il reçoit chez lui quand Hyo-jeong, sa mère, est sous l'influence de produits divers et (a)variés ou contrainte de sortir pour travailler. Un jour celle-ci a la mauvaise idée de voler de la drogue au gang de Oh qui va charger son homme de main (sale), Man-seok, de la retrouver par n'importe quel moyen. Le plus simple sera de kidnapper mère et fille pour torturer la première et menacer la seconde.

Hyo-jeong pour dissimuler son larcin le mit dans une sacoche d'appareil photo qu'elle confia à Cha, cédant aux arguments violents de ses tourmenteurs elle avoue où la drogue se trouve et Oh va envoyer trois hommes à la boutique du prêteur pour récupérer son bien.

Tae-sik donnera le sac, et son contenu, aux bandits en échange de leurs prisonnières, promesse qui ne sera pas tenu, Man-seok pensant que Tae-sik pourrait lui être utile pour son trafic en faisant office de livreur. Mais tout cela n'est qu'un piège dans lequel il n'est qu'un élément et la police va trouver dans la voiture qu'il utilisait le corps de Hyo-jeong puis l'arrêter.

Dans le commissariat Cha va réaliser que So-mi est en danger et qu'il ne veut pas qu'il lui arrive quelque chose. Lui qui voulait passer inaperçu va devoir retrouver des habitudes et des compétences mises de côté depuis longtemps pour s'échapper, depuis le décès de sa femme enceinte alors qu'il était officier des forces spéciales chargé d'opérations secrètes. Ces aptitudes vont lui être utile pour retrouver So-in et la libérer.

Si vous pensez que ce scénario ressemble à Léon vous êtes dans le vrai, à quelques différences près pour un film rythmé, brutal, à la mise en scène inspirée avec un personnage central, incarné par Won Bin, plus nuancé qu'on pouvait le craindre et Kim Se-reon, qui incarne So-mi avec beaucoup de justesse. La distribution fait la différence et les acteurs rendent attachants des personnages qui sans cela serait stéréotypés et fades.

Cha se demandait peut-être pourquoi il vivait encore et cette enfant ressemblait à celle qu'il aurait pu avoir, histoire déjà vue de la rencontre d'un tueur et de l'innocence, de la quête de rédemption du premier pour sauver la seconde dans une scène finale apocalyptique.

Pour ce challenge je m'efforce de parler de film que j'ai apprécié. Même si je suis de parti pris quand il s'agit de cinéma Coréen vous ne regretterez pas de regardez celui-ci plutôt que la dernière production venue polluer nos grand écrans.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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