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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:34

뿌까 est née en 2000 de l'imagination de Kim Bookyung à la demande de la société sud-coréenne Vooz Character Systems, de créer un personnage susceptible d'attirer, et de retenir, l'attention des enfants et de leurs parents.

Elle vit donc le jour un 7 juillet mais garde ses dix ans, une chance ! Bien que très jeune elle travaille déjà comme livreuse dans le restaurant tenu par son père et ses oncles sur sa petite vespa rouge. Est-ce à cause de cela qu'elle adore les Jajangmyeon ?

Hormis son activité familioprofessionnelle sa préoccupation principale est de courir après Garu, garçonnet de 12 ans, ce qui ne l'empêche pas d'être un ninja, ce qui lui permet de pouvoir échapper à la fougue de sa jeune ''fiancée'', laquelle entend bien l'épouser quand elle en aura l'âge. Lui est né un 2 décembre.

Pour encadrer ce couple nous avons Mio, le chat de Garu, ou Abyo, concurrent de Garu en arts martiaux et qui ne pense qu'à se battre avec celui-ci, et même avec n'importe qui. Mais contre Pucca il ne risque pas de faire le poids !

Pucca a du mal à se faire sa place dans le monde de l'animation flash de l'époque, son créateur imagina donc de privilégier le côté marketing pour en faire un produit commercial. Ce qui lui réussit. Mais c'est en 2004 que la petite fille rencontre le vrai succès avec une série d'animation ''Pucca Funny Love'' de 39 épisodes de 24 minutes, ou 117 de 8 minutes et demie seulement, produite avec Fox Kids Europe et diffusée, la première fois, de 2006 à 2008. Entre deux bisous à son Garu elle rencontre bien d'autres personnages dans des situations différentes, dans son restaurant, à la plage, au cinéma...

 

L'héroïne affiche un look différent, bizarre, inhabituel mais sympathique. Elle va devenir une star dans toute l'Asie, presque plus que dans son pays d'origine permettant une encore plus de produits dérivés.

À découvrir. Je passerai pas des heures à regarder cette série mais de temps en temps, un épisode, ça passe très bien. Malgré son jeune âge Pucca ne manque pas de personnalité.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:00

소녀 (Sonyeo) / Girl - Choi Jin-seong – 2013 – 109'

STEEL COLD WINTER

Frapper sur quelqu'un défoule, mais est quelque peu salissant...

STEEL COLD WINTER

Suh Yoon-su regarde le paysage de neige et de glace devant lui. Il regarde la jeune fille qui patine sur le lac gelé, semblant seule au monde. Un texto de son père le rappelle à l'ordre mais dans la voiture de ses parents ses acouphènes reviennent hurler dans ses oreilles alors que la jeune fille a disparu. Le jeune homme et ses parents viennent s'installer dans le village de Suji, le père ira travailler à Séoul, laissant sa famille seule face à l'ennui. Yoon-su fréquentera le lycée du coin, dans sa classe il retrouve la patineuse. Parfait !

STEEL COLD WINTER

Si celle-ci fait mine de ne pas l'avoir remarqué il n'en est pas de même de Yo Ji-yun qui aime se retourner et lui parler.

Dès qu'il le peut il observe la patineuse, il a enfin appris son prénom : Hye-won. Il apprend aussi qu'elle est déconnectée, certains la disent possédée parce qu'elle raconte des trucs bizarres. À l'heure du repas elle aime monter sur le toit, se percher sur le rebord, regarder le vide comme un miroir.

STEEL COLD WINTER

C'est un souvenir pour Yoon-su, celui d'un ami d'école qui se suicida ainsi. La raison pour laquelle ses parents sont venus s'installer loin de la capitale, pour qu'il surmonte cette épreuve. Telle n'est pas l'intention de Hye-won. En revanche elle a remarqué une trace autour du cou du nouveau venu.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est rejetée par les autres, comme son père, un peu trop simple d'esprit pour se défendre. Yoon-su ne peut contenir son attirance pour elle, il n'écoute pas les rumeurs, et offre à la jeune fille des patins à sa taille, ceux dont elle se sert d'habitude son un cadeau de son père pour ses dix ans et lui blessent les pieds depuis longtemps.

STEEL COLD WINTER

Un jour Eun, le père de Hye-won, est retrouvé mort, une main manquante. Il semble qu'il se soit suicidé de cette façon et ait jeté sa main dans les toilettes. La jeune fille est maintenant seule au monde, face à l'incompréhension, pour ne pas dire l'hostilité, des autres habitants du village.

STEEL COLD WINTER

Peut-être est-il temps pour Hye-won d'apprendre à Yoon-su à patiner, les patins de son père ne serviront plus à leur propriétaire. En regardant les lames sur la glace il est envahi par l'image du couteau que Hye-won tenait alors qu'elle entrait dans la chambre de Eun. Il était là, l'espionnait. Et si elle avait tué son père ? Il est prêt à la dénoncer.

STEEL COLD WINTER

De cette déclaration une rumeur va naître, une de plus sur une jeune fille qui n'aime pas faire semblant, qui n'aime pas se mêler aux autres, qui n’aime pas... ce qu'elle n'aime pas. Ce n'est pas ce que voulait Yoon-su, comme cette rumeur qui courrait sur son ami que l'on accusait d'être un menteur, de vivre dans le luxe. Yoon-su n'avait jamais dit cela, ou pas exactement, ou sans penser que ça prendrait de telles proportions. La populace aime parler, médire, dénoncer, c'est rassurant de montrer celui qui est mauvais, quel meilleur moyen de se croire bon.

STEEL COLD WINTER

Hye-won est soupçonné de meurtre désormais mais libérée,faute de preuve, comme si le(s) véritable(s) coupable(s) n'étai(en)t pas ailleurs !

Les porcs sont bien enterrés vivants !

STEEL COLD WINTER

Le silence est pensant de bruisser de tant de murmures, la violence est encore plus grande de n'être pas montrée directement. Pas de musique dans ce film, seulement le poids des images, l'intensité des regards, le contraste de la nuit et de la neige pour un monde où la grisaille de la médiocrité s'impose.

Le rouge sur la neige n'enlaidit pas celle-ci, au contraire.

 

Il est encore temps d'apprendre à patiner.

STEEL COLD WINTER
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:42

(나윤선) – 28 août 1969 - Séoul

 

Fille d’un chef de chœur et d’une actrice de comédies musicales Youn-Sun commence le piano à 5 ans, arrête à 13 entâme des études de lettres et sort diplômée de l’université de Konkuk en 1992. En 1993, après une saison à travailler dans une entreprise de mode, elle entame sa carrière de chanteuse avec le Korean Symphony Orchestra sur un répertoire gospel. Elle participe à plusieurs comédies musicales et obtient ses premières récompenses et des propositions de plusieurs compagnies. Prometteur mais insuffisant, elle cherche une autre motivation, plaque tout pour de repartir de zéro.

En 1995, elle choisit Paris pour étudier la musique et le chant. Elle s’inscrit au CIM, à l’Institut National de Musique de Beauvais et au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Son penchant pour le jazz se révèle quand elle commence à se produire dans les clubs parisiens en 1996-1997. Remarquée par Jacques Vidal, celui-ci l'invite sur son disque ''Ramblin''. Elle enchaîne les prix de concours (La Défense, Saint Maur, Montmartre…), sillonne les clubs et participe à ses premiers festivals.

En 2001, elle autoproduit son premier album Reflets qui sort en Corée chez Sony Music (à présent Warner EMI Korea). Cet album souvenir de ses années parisiennes rencontre un large public et lui permet de réaliser ses premières tournées dans son pays natal. Parallèlement, elle commence à se faire connaître en France avec un quintet formé avec des musiciens parisiens (David Georgelet, Yoni Zelnik, David Neerman et Guillaume Naud puis Benjamin Moussay) avec lesquels elle enregistrera deux albums dont le remarqué So I am... paru en 2004. Elle reçoit de nouvelles récompenses dont le Prix de la Meilleure Jeune Artiste de l’année 2005 en Corée ainsi que le Grand Prix du concours Jazz à Juan Révélations.

Partagée entre Paris et Séoul depuis une dizaine d’années, Youn Sun Nah choisit de passer plus de temps en Asie. Pendant deux ans elle se consacre à un nouvel album Memory Lane et à des tournées en Orient. Elle se produit quand même en France et aux États-Unis.

En 2009, sort Voyage chez ACT, enregistré avec des musiciens européens, les Suédois Ulf Wakenius et Lars Danielsson, le Norvégien Mathias Eick et le Français Xavier Desandre Navarre. Elle commence à tourner de plus en plus en Europe, notamment avec le duo voix/guitare qu’elle constitue avec Ulf Wakenius. Ils donnent plus de soixante concerts dans une vingtaine de pays en Europe (France, Angleterre, Allemagne, Espagne, Suède, Finlande, Pologne, Estonie, Suisse...) en Asie (Corée du Sud, Chine, Malaisie…) et au Canada. Voyage est récompensé par le Prix du Meilleur Album Jazz 2009 en Corée du Sud. En France et en Europe, l’accueil médiatique est toujours aussi favorable pour le travail singulier de Youn Sun Nah.

En 2009, Youn Sun Nah est décorée du titre de Chevalier des Arts et des Lettres.

Fin septembre 2010, elle sort Same Girl, toujours chez ACT. L’album est distingué par la presse et se place en première place des meilleures ventes d’albums jazz en France durant tout le mois d’octobre. Le 12 janvier 2011, Same Girl est récompensé par l’Académie du Jazz en recevant le Prix Mimi Perrin du Jazz Vocal 2010 (pour le meilleur album de jazz vocal de l'année). Il figure parmi les finalistes du Grand Prix de l’Académie. L'album devient disque d’or en France après avoir été meilleure vente de disques de jazz de l’année 2011 il est aussi récompensé par le Prix du Jazz Vocal de l’Académie du Jazz ainsi qu’un Korean Music Award. En 2012, le gouvernement coréen lui décerne un prix spécial pour sa contribution à la culture populaire et aux arts.

Au printemps 2013, la sortie de son troisième album pour le label ACT, Lento, est suivie d’une tournée qui débute en France et se poursuit en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

Discographie

  • 2001 : Reflet (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2002 : Light for the people (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2003 : Down by love (HUB Music/Warner EMI Korea)

  • 2004 : So I am (In Circum Girum/Socadisc)

  • 2007 : Memory Lane, Pop Project (Seoul Record/LOEN)

  • 2009 : Voyage (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2010 : Same Girl (ACT/distribution Harmonia Mundi)

  • 2013 : Lento (ACT/distribution Harmonia Mundi)

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:26

Jung Kyung-a – Au diable vauvert - Traduit par Youn-Sill Kim et Stéphane Couralet – 2007 – 268 p

Femmes de réconfort

Après avoir ''utilisé'' des prostituées japonaises pour satisfaire les militaires nippons en poste en Corée les dirigeants de l'armée constatèrent que celles-ci s'usaient rapidement. Pour les remplacer ils choisirent donc des natives de ce pays mais aussi des victimes ''recrutées'' dans ceux qu'ils occupaient.

Au total ce sont environ 200 000 femmes qui subirent ce sort entre 1894 et 1945, même si le gouvernement de Tokyo préfère éviter le sujet, fuir sa culpabilité. Peu survécurent au traitement qui leur était infligé, et celles qui en revinrent étaient encore plus traumatisées que blessées, au point d'en avoir honte, de se cacher, jusqu'à ce qu'elles décident, au début des années 1990, suite à un premier témoignage publique, que la honte ne devait pas être de leur côté et manifestent régulièrement devant l'ambassade japonaise de Séoul. Elles devinrent les Halmuny.

 
Femmes de réconfort

Jung Kyung-a, décide pour sortir cette partie de l'Histoire de son pays du domaine des chercheurs et autres spécialistes de réaliser ce manhwa. Pour incarner cette réalité elle présente deux victimes, réelles ; la fille de colons hollandais née à Java et kidnappée là-bas (combien d'autres vinrent de Taïwan, des Philippines et d'ailleurs), une jeune Coréenne et un médecin chargé de surveiller l'état de santé de ces jeunes femmes. Pour les Japonais les autres peuples étaient inférieurs, dès lors les utiliser ne posait pas de problème, même s'il fallait changer régulièrement les éléments usagés. La rencontre de l'éducation très stricte des militaires et de la déshumanisation des esclaves sexuelles ne pouvait que déboucher sur les pires traitements infligés aux secondes par les premiers qui ainsi pouvaient se ''soulager'' de leurs angoisses et tensions. Ces femmes ne sont que des produits de consommation, interchangeables et remplaçables suivant les besoins, la demande précédait l'offre.

Un marché comme un autre, ou presque !

Femmes de réconfort

Les armées nippones se sont toujours illustrées par leurs exactions et leur brutalité envers les populations civiles au point que leurs supérieurs durent créer des lieux destinés au ''repos du soldat'', ceux-ci, nous l'avons vu, furent à l'origine de ces ''femmes de réconfort'', si mal nommées !

 

Vous l'avez deviné, le sujet de cette bédé ne prête pas à sourire mais évite, grâce à son graphisme non réaliste qui différencie bien victimes et bourreaux, et son scénario, le piège du spectaculaire racoleur, gagnant ainsi en force. Entre les chapitres l'auteur évoque les commentaires des amies à qui elle montrait son travail et ajoute photos et articles pour étayer son travail et l'ancrer dans la réalité.

 

En 2014 une exposition d'auteurs coréens au Festival international de la BD d’Angoulême sur la prostitution forcées de Coréennes pendant la seconde guerre mondiale suscita de vives réactions de l'ambassadeur du japon, Yoichi Suzuki. Preuve qu'il est difficile d'affronter son propre passé. Peut-être les nouvelles générations oseront-elles porter un autre regard sur leurs aïeux.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:27

Kim Yun-cheol – 2016 – 16 X 70'

10 octobre 2015, rue Jeongdong, des gens se précipitent vers un arbre où sont accrochés des centaines de rubans. Une jeune femme assise sur une branche hurle ''Chéri, je t'aime !'' Elle s'appelle Lee Kyung-joo, a vingt-six ans, est enseignante en primaire et amoureuse de Joo Sung-min. Son action est l'effet d'une expérience. 3 hommes très différents ont été mis sur son chemin afin qu'elle tombe amoureuse de l'un d'entre eux. Cela pour démontrer que l'amour est une énergie poussant les gens à se dépasser. Une expérience, dirigée par Choi Soo-hyun. Celui-ci l'affirme, la psychologie est une science, pas une morale et peut s'abstraire de celle-ci.

La jeune femme choisit le plus riche, l'argent fut le catalyseur de l'amour L'amour n'existe pas ! C'est la conclusion de l'expérience.

 

MADAME ANTOINE

Un homme est penché sur un passage piéton, examinant le sol en refusant de bouger, il compte. Choi s'approche, agite la main pour retenir son attention, celui-ci est captivé, parle, évoque son passé, un traumatisme, un vol brutal, un combat, la mort de son épouse. 

MADAME ANTOINE

Deux jeunes femmes entrent dans le café Madam Antoine, tenue par les sœurs Go, Hye-rim et Yoo-rim, la première joue à la médium, usant du français pour faire plus sérieux, ou plus mystérieux, ou les deux ! Prétendant être en relation avec Marie Antoinette ! Mais un incident se produit, son enseigne est jetée au sol pour être remplacée par celle d'un institut de psychologie s'installant au deuxième étage, institut portant le même nom que son établissement. On devine que celui-ci sera dirigé par Choi Soo-hyun. Un des patients de ce dernier affirme avoir trouvé la motivation qu'il cherchait auprès d'une diseuse de bonne aventure qui sut trouver les mots justes. Il était entré chez Madam Antoine avec la sœur de sa défunte épouse par hasard, la rencontre avec Madame Go avait été une révélation. Choi est sidéré, comment un de ses patients peut-il se laisser prendre par un charlatan, doué, mais un charlatan malgré tout.

MADAME ANTOINE

Choi veut la confronter, certain de la ridiculiser. Accompagné de Won Jin-ho, un génie des maths, entré à l'université à 7 ans, et qui étudie la psychologie parce qu'il ne comprend pas les gens et travaille pour cela avec Soo-hyun.

Une vraie partie d'échec, chacun observe l'autre, essaie de le décrypter, de trouver sa faiblesse, son but réel. Go est douée. Mais Choi ne se laisse pas faire malgré qu'elle ait ramené à la surface un souvenir oublié de son enfance. Finalement il va lui donner sa carte, lui dire qu'il n'est pas dupe de son jeu. En réponse elle va lui prédire qu'il y aura un bruit le soir même, discret mais qu'il devra entendre, et surtout, surtout, il ne devra pas regarder dans un miroir.

MADAME ANTOINE

Malgré lui Choi est troublé, il observe, attend, s'inquiète.

 

Le lendemain il va demander au propriétaire de l'immeuble, le président Kim, de virer la diseuse de bonne aventure, qui vient de faire la même demande, elle le connaît depuis longtemps.

 

Mais Go a des soucis, elle vient de se faire escroquer l'argent prévu pour la scolarité de sa fille. Choi, ayant entendu la conversation prévient le président qu'elle va l'appeler pour lui demander de l'argent. Ce qu'elle fera, avant d'avouer qu'elle mentait, que l'argent pour sa fille lui a été dérobé. Le président Kim est satisfait, il confie à Go ce que lui avait dit Cho. Tout s'enchaîne. Le psychologue sera surpris quand un investisseur de sa clinique demandera à ce que quelqu'un viennent travailler avec lui. Une dénommée Go Hye-rim. Le président est ravi du tour qu'il joue aux deux adversaires.

 

Choi et Go sont furieux, aucun ne veut de l'autre, mais que le premier exige que la seconde renonce et celle-ci fait l'inverse.

 

La cohabitation promet d'être conflictuelle, l'idéal pour un drama basé sur les contraires, du moins en apparences. Go est bien plus futée que le pense son ennemi intime, elle a appris à écouter son instinct et celui-ci la trompe rarement. Ce qui n'empêchera pas Choi de vouloir en faire un sujet d'expérience. Pour lui l'amour n'est que cela, une illusion auquel il ne croira jamais. Et puisque son frère, Choi Seung-chan, mit fin à sa carrière dans le base-ball à la suite d'une blessure autant l'utiliser. Le piège est tendu mais l'araignée est-elle certaine de ne pas s'y laisser prendre.

MADAME ANTOINE

Romance, mauvaise foi et déni sont les arguments de ce drama sur fond de psychologie, chacun des protagonistes en apprendra plus sur lui-même que sur les autres. Retrouver Han Ye-seul est un plaisir, ce rôle est fait pour elle, volontaire mais doutant d'elle-même, prête à tout mais pouvant le regretter aussitôt, jouant de son charme sans croire en ses capacités intellectuelles. Belle et forte en apparence mais sensible et fragile en réalité.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 09:05

직지 – Abréviation de ''Baegun hwasang chorok buljo jikji simche yojeol'' ( 백운화상초록불조직지심체요절) ''Anthologie des enseignements zen des grands prêtres bouddhistes'' – rédigé par le moine Seon Baegun (1298 Gobu – 1374).

 

Si la Chine connaissait l'imprimerie en utilisant des plaques gravées, c'est en Corée que naquirent les caractères mobiles permettant de les réutiliser, progrès sur la méthode précédente. L'Europe connaît Guthenberg et le considère comme l'inventeur de l'imprimerie, il n'en est donc rien. Le premier livre utilisant ces caractères, dont l'existence est avérée, est donc le Jikji, ouvrage traitant des principes du bouddhisme coréen. Il vit le jour en 1377, 78 ans avant la Bible de Gutenberg, utilisant alors des caractères métalliques, l'année suivant une nouvelle édition eut lieu, employant des caractères en bois.

À l'époque il était constitué de deux volumes, seul le second a été retrouvé. Exemplaire acquis, légalement, par Victor Collin de Plancy, diplomate en Corée, qui le ramena en France au début du vingtième siècle, pour être finalement légué par Henri Vever en 1950 à la Bibliothèque Nationale de France. Son pays d'origine le réclame sans que suite ait été donnée à son désir. Cet ouvrage n'est pas inclut dans les textes qui furent ramenés lors de l'expédition de 1866. C'est une pièce unique, une date dans l'histoire de l'édition, et de ce fait, de la diffusion de la culture.

 

Il compile les enseignements, chants, louanges, épitaphes, textes en proses et poésie de 7 Bouddhas, 28 patriarches Indiens, 110 moines Chinois Zen et un moine Coréen de l'époque Silla. Ses principes fondamentaux sont la non dualité de l'esprit, la quête du soi véritable et la distance prise avec les mots.

 

L'illumination apporte la compréhension de la véritable, et unique, nature de l'existence, mais elle n'est qu'une première étape, une pratique continuelle est indispensable pour libérer son esprit de ses illusions afin que s'unissent en une seule voie pensées et actions. Ce n'est qu'ainsi que l'éveil complet est accessible et permet de devenir un bouddha.

Le Jikji était, au début, réservé aux moines avant que son impression n'en permette une diffusion plus étendue. À noter qu'il prend quelques distances avec les préceptes fondamentaux du bouddhisme en permettant l'usage de vin et de viande lors de l'exécution des rites sacrificiels.

 

Il est important de rendre à César ce qui appartient à César, et à la Corée la paternité de l'invention des caractères mobiles en imprimerie, pour ce qui est de leur restituer ce livre...

 

L'UNESCO a intégré ce texte à sa Mémoire du monde, et établi un prix commémorant cette inscription. Si vous voulez le lire, si vous le pouvez, il est disponible ici.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:00

명량-회오리바다 (myeong-ryangm heui-o-ri ba-di) – Kim Han-min – 2014 – 128'

Les choses se passent mal en Corée en cette année 1597. Le pays est en guerre contre le Japon et ne rencontre pas le succès, loin de là.

Depuis quelques mois l'ancien amiral Yi Sun-sin est en disgrace, suite à un complot nippon aidé par des adversaires internes de l'amiral. La peine de mort ne lui est évitée que grâce à ses états de service auquel le roi est sensible. Dégradé il redevient simple soldat et est remplacé à la tête de la marine Chosŏn par Won Gyun. Alors que son prédécesseur avait renforcé la flotte, Won Gyun va démontrer son incompétence en se lançant dans des attaques inconsidérées contre la marine japonaise. Le pire sera atteint lors de la bataille de Chilchonryang, la flotte ennemie, commandée par Tōdō Takatora va en effet quasiment anéantir celle de Won Gyun. Heureusement, pour lui, Won Gyun, trouvera la mort durant cet affrontement. Yi Sun-sin est rapidement rétabli dans ses fonctions mais la situation est dramatique, il reste 13 navires ; contre 333 !

The Admiral : Roaring Currents

Il faut pourtant agir pour empêcher l'armée japonaise de remonter la péninsule coréenne et s'y installer durablement.

The Admiral : Roaring Currents

Il faut donc tenter le tout pour le tout malgré la disproportion de moyens. Yi va donc attirer les japonais dans le détroit de Myong-Yang, lequel connaît de violents courants qui changent régulièrement de direction. L'amiral va utiliser ces circonstances autant que des méthodes innovantes pour entamer l'affrontement, générant un véritable mur de feu pour tenir l'adversaire à distance sans qu'il puisse y échapper grâce aux courants. Lesquels d'un autre côté empêchaient qu'un grand nombre de navires puissent s'engager simultanément. Beaucoup entrèrent en collision, un grand nombre de marins nippons trouva se noyant par incapacité de joindre la côte. 

The Admiral : Roaring Currents

26La psychologie jouant son rôle quand un des chefs adverses sera repéché Yi le fera décapiter et mettre sa tête sur une pique. Le moral des Japonais en prit un coup. Galvanisant ses hommes Yi Sun-jin signe une des plus belles victoires coréennes, il ne perdit aucun navire, devenant un des plus grands héros du pays.

 

Un film historique bénéficiant de grands moyens, numériques aussi, dominé par Choi Min-sik, comme toujours impressionnant. Vaincre le Japon étant une raison supplémentaire de lui rendre hommage, à la suite de ce désastre il dut même revoir ses ambitions. Il détient le record de fréquentation avec plus de 17 600 000 entrées.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:16

La Société des Missions étrangères de Paris était présente en Asie depuis le XVIIème siècle, elle avait pour but la conversion des populations et rencontrait un certain succès au point qu'en mars 1839 le ministre de droit Yi Chi-yon conseillait l'éviction des catholiques et publia un décret visant à éradiquer une ''doctrine perverse''. Depuis 1836 les pères Pierre MaubantJacques Chastan  avec Mgr Laurent Imbert administrent le vicariat apostolique de Corée créé en 1831 par le pape. Les trois hommes vont être arrêtés, torturés, condamnés à mort puis décapités le 2 septembre 1839. Six ans plus tard ils sont remplacés par Mgr Ferréol et le père Antoine Daveluy venus de Shangai.

La Chine venait de signer avec la France le traité de Whampoa et de publier un édit de tolérance vis à vis de la religion catholique. Elle demanda alors, à la requête de la France, à la Corée des explications sur les exécutions ci-dessus. Une expédition Française porte la même interrogation officielle.

La réponse coréenne est que les missionnaires ont été condamnés selon les lois nationales car ils menaient des actions ''plus criminelles que celles des homicides et des incendiaires''. Avertissement est donné à la Corée qu'en cas d'arrestation d'un Français il devrait être renvoyé à Peiking, sans quoi seraient prises des mesures de rétorsion.

En 1850 monte sur le trône un nouveau roi, Cheoljong, celui-ci est plus tolérant que son prédécesseur et laisse les missionnaires œuvrer. La population catholique augmente donc régulièrement au fil des années. En 1859 il y a environ 17 000 croyants en Corée, en 1866, il y en a 23 000, avec deux évêques et dix missionnaires.

En 1864 le roi Kojong succède à Cheoljong, âgé de 14 ans c'est un régent, son père, qui assume la réalité du pouvoir. La Russie impériale se faisant pressante, les catholiques y voient l'opportunité d'une alliance entre la France et la Corée contre les menaces russes.

L'idée semble bien accueillie par le régent mais il change d'avis, influencé peut-être par une vague anticatholique en Chine succédant à une révolte inspirée par les doctrines chrétiennes. Il décide d'éradiquer un catholicisme qu'il juge menace.

En février 1866 l'évêque Berneux est arrêté, torturé puis décapité. Huit autres prêtres ainsi que ''10 000'' fidèles seront massacrés les mois suivant. La plupart à Jeoldu-san, sur les rives du Han, à Séoul. Il y a quelques survivants dont le père Félix-Claire Ridel qui réussit à rejoindre la Chine, il y rencontre le contre-amiral Pierre-Gustave Roze.

Des mesures de rétorsion sont mises en place, d'abord avec la prise de l'île de Ganghwa qui assure le blocus fluvial de Séoul. Roze remonte le fleuve Han, fait un relevé des défenses de la capitale Coréenne puis repart. Il reviendra plus tard à la tête de 7 bâtiments avec des fusiliers marins qui occuperont Séoul, récupérant au passage de nombreux objets de valeur.

 

L'hiver approchant, conscient qu'il n'avait pas les moyens de l'affronter, Roze donne l'ordre de regagner leur base chinoise de Ning-po, imaginant qu'une expédition de plus grande envergure pourrait avoir lieu si le gouvernement le décidait. Les Coréens présentèrent ce recul comme une victoire et en profitèrent pour renforcer leur politique isolationniste et xénophobe.

En 1867 après l'incendie du USS General Sherman et le massacre de son équipage, les états-unis prévoyant une expédition punitive demandent l'assistance de la France. Celle-ci occupée par des préoccupations locale ne donna pas suite. Washington y alla donc seul, pour un résultat identique à celui qu'avaient connu les Français.

 

 

 

Les Japonais auront plus de succès, mais c'est une autre histoire.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 08:17

Sageuk est une locution coréenne (사극) qui signifie ''drame historique'', elle est utilisée pour définir les séries et films qui se déroulent durant, et avant, la période Joseon. (1392-1897)

Il en existe de plusieurs types :

Ceux qui s'inspirent de la réalité, d'un personnage, d'un événement, d'un fait marquant d'une période.

Ceux il s'agit d'une toile de fond sur laquelle se déroule une histoire qui se servant de la réalité ne la reflète pas pour autant.

Et finalement ceux qui n'hésitent pas à prendre de grandes libertés dans un but comique.

Le Sageuk dans un but de véracité use d'un vocabulaire et de tournures d'époque, les personnages, quand ils apparaissent à l'écran sont souvent présentés dans leur profession et attribution pour faciliter la compréhension de l'intrigue en donnant un cachet plus ''véridique'' puisque le maximum de détails est respectée, en particulier les costumes, les marqueurs des situations de chacun. La présentation de la hiérarchie est capitale, c'est elle qui devait maintenir la cohérence de l'état. Les lieux de tournages sont parfois des studios mais aussi des lieux historiques et touristiques. Ainsi l'Organisation du Tourisme Coréen est-il à même de fournir une liste de site en fonction des désirs ou besoins des diverses productions.

 

 

De 57 av JC jusqu'en 668 la Corée fut divisée en trois royaumes : Silla, Koguryo, Baekje. Elle connut également divers petits royaumes ou états qui coexistèrent avec eux : Confédération de Gaya (42-562), Dongye, Okjeo,PuyŏUsan. Après 668 Silla Annexe Koruryo après avoir conquis Baekje. Cette période dura jusqu'en 936 pour être suivi par la dynastie Koguryo jusqu'en 1392. La période Joseon s'établit jusqu'à l'invasion nippone qui, en 1910, mit fin à la dynastie Yi. l'occupation cessa en 1945. En 1948 la scission de la péninsule coréenne s'établit. Elle est encore en place.

Pour avoir une idée plus précise de la chronologie des dirigeants et royaumes de cette époque, le plus simple est d'aller , je ne vais pas faire semblant de l'avoir établie moi-même.

 

Pour vous faire une idée vous pouvez regarder :

The Great Queen Seon Deok (선덕여왕(2009, 62 épisodes)

Jumong/ The Book of Three Han (삼한지주몽 (2006, 81 épisodes)

The Kingdom of the Winds (바람의 나라(2008, 36 épisodes)

Gye Baek (계백(2011, 36 épisodes)

 

 

 

Quand vous aurez vu ceux-là vous aurez une plus juste idée de ce qu'est un Sageuk ! Quand à moi j'en ai tant à voir que j'ai de quoi m'occuper durant de longues années.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 08:47

신분을 숨겨라 (Sinbuneul Sumgyeola) - Kim Jung-min - 2015 – 16 X 60'

Quel meilleur moyen pour des policiers que d'infiltrer la bande sur laquelle ils enquêtent ? C'est le rôle de la division 5. Discrète, ses membres sont absents des rapports, ils agissent et disparaissent jusqu'à la mission suivante.

Cet homme dans le métro ignore qu'il est suivi, le professeur Jung, le chef du réseau, qui arrive à la réception de cet hôtel ne sait pas qu'il donne sa carte à une policière. Tout est affaire d'organisation, approcher le criminel sans qu'il sente le piège afin qu'il y entre de lui-même

Chang-min était en mission de surveillance, rien d'important semblait-il, mais pourquoi faire du zèle, s'approcher des voleurs, vouloir les arrêter ? Jusqu'à ce que le chef lui assène un coup violent avec un club de golf alors que Gun-woo, son partenaire, est allé chercher des cafés. Probablement celui-ci se sent-il coupable d'avoir été absent quand son ami avait besoin de lui, c'est pour cela qu'il va voir le tueur le soir-même. Quelques gardes du corps ne vont pas l'en empêcher.

Et pourquoi celle-ci se crut-elle en sécurité sur le toit ?

Après l'inhumation, avec les honneurs, mais quelle importance, Gun-woo reste seul, et suspendu pour six mois. Avoir sauté dans le vide avec un tueur n'est pas dans le manuel du policier.

Dans l'hôtel la surveillance continue, ce n'est pas le moment de faire une erreur, Le professeur Jung est un poisson trop gros pour qu'il s'échappe. Chaque pièce du puzzle doit être à sa place au bon moment. La discrétion est de mise pour savoir ce que leur objectif veut faire avec l'appareil qui vient de lui être livré et qui peut couper à distance les caméras de surveillance.

L'infiltration est un jeu dangereux, l'erreur est interdite sous peine de mort. Quand un des policiers, celui qui est infiltré, Tae-in, va être démasqué et mis à l'écart, il va falloir le remplacer. Pourquoi pas avec Cha Gun-woo qui, justement, le connaissait bien, trop bien. N'avoir pu en sauver la petite sœur, lors d'une intervention, a produit une dette impossible à rembourser. Gun-woo ne connaissait pas cette unité, il est dubitatif et pense, après le décès de son partenaire, traîner la mort dans son sillage. Mais comment refuser ? Il n'est peut-être pas trop tard pour le lieutenant Min Tae-in.

Mais ça commence mal, il est reconnu par un membre du gang, il nie avec assez de conviction pour être cru et pouvoir s'en aller. Il va devoir jouer serré, ne pas communiquer avec ses partenaires, son téléphone est surveillé. Un jeu du chat et... du chat, avec le risque que le plus fort ne soit pas celui qu'on croit. Sa couverture doit être parfaite, son rôle tenu continuellement, le professeur Jung est efficace, semble ne rien oublier. Pas étonnant que Tae-in ait voulu le coincer depuis huit ans et se soit porté volontaire pour cette mission.

 

Tout se compliquera quand l'équipe perdra la trace de Gun-woo. Et quand ils retrouveront Tae-in...

 

 

 

 

Mais qui est ''le Fantôme'' ?

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