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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 08:00

뷰티풀 마인드Mo Wan-il – 2016 – KBS2 – 14 épisodes

Les hôtesses passent entre les rangées de voyageurs du vol pour Séoul, proposant, thé, café, autre chose... Quand une femme se trouve mal dans un couloir. Branle-bas de combat et code bleu avec demande s'il y a un médecin à bord. Justement un homme est enregistré sous cette profession, Lee Young-ho. Une hôtesse vient le voir, il lit son journal et n'entend pas se déranger, il n'est pas sur son lieu de travail !

Dans les rues de Séoul une voiture de police poursuit un motard qui vient de bruler un feu rouge et roule sans casque, au bas mot c'est 30 points en moins. Gye Jin-seong, la jeune policière qui conduit n'entend pas que ce comportement resta impuni. De plus elle n'hésite pas à se dénoncer à son propre chef pour excès de vitesse. Après quoi elle continue sa poursuite du motard, descendu de son engin pour se ruer dans l'hôpital Huyn Sung dans une réunion de médecins et chirurgiens, hurlant qu'il va révéler la véritable identité du conférencier, M. Kim, au monde.

Le service de sécurité intervient avant la policière. Dommage.

En partant M. Kim Myeong-so croise le chemin du Dr Lee Young-oh, descendu de l'avion, qui l'avertit de la présence d'une bombe à retardement dans son cerveau dont il va se rendre compte avant que s'ouvrent les portes de l'ascenseur, une douzaine de secondes.

M. Kim aura le temps d'y entrer avant de s'effondrer. Mais le cas est assez intéressant pour justifier une émission en direct à la télé. Le Dr Lee convainc M. Kim d'accepter la diffusion, il sait ''des choses'' sur lui.

Le chef de service semble peu apprécier les méthodes du nouveau venu, pourtant il le connaît bien, c'est son fils.

Dans un restaurant Jin-seong attend quelqu'un, pour ce premier rendez-vous elle a suivi les préconisations d'internet. Inutilement puisqu'elle mange seule les deux portions de riz frit commandés. Alors qu'elle va repartir elle assiste à un crime, une voiture heurte, à deux reprises, un homme, lequel finit sur son pare brise. Elle reconnaît le motard du matin. Elle conduit le blessé, au Huyn Sung, où elle retrouve Hyun Seok-joo le médecin avec lequel elle avait rendez-vous. Justement le Dr Lee, neurochirurgien, devrait opérer le blessé, mais considérant les chances de survie, quasi nulles, il ne voit pas l'utilité de cette action. L'officier Gye intervient et lui cite l'article 6, section 2, du protocole d'urgence de l'hôpital faisant interdiction de refuser une intervention sans motif justifiable. Elle s'apprête à arrêter Lee quand son rendez-vous manqué intervient pour proposer une double intervention, thoracique et neurologique.

Kang Cheol-min, meurt sur la table d'une hémorragie.

Je l'ai toujours dit !

Le Dr Lee est satisfait d'avoir eu raison et le fait savoir, au Dr Hyun et à l'officier Gye.

Par ailleurs celle-ci entend enquêter sur ce qui s'est passé, ce qu'elle considère comme un homicide volontaire alors que son ami, le Dr Hyun se demande si tout s'est passé correctement. Il voudrait en savoir plus mais les vidéos de l'opération ont disparues. L'autopsie en dira peut-être davantage.

Gye, plus tard se souviendra d'une marque sur le bras du blessé qui a disparu lors de l'autopsie, il s'agit forcément d'un autre corps. La vidéo de la morgue le prouve, et c'est le Dr Lee qui a fait l'échange ! Gye veut le confronter. Elle veut savoir ce qui s'est passé dans la morgue. Lee (si bien nommé) semble jouer avec elle alors qu'elle lui affirme qu'elle révélera ses crimes. Elle le fera lors de la préparation de l'opération télévisée, diffusant les images montrant le praticien dans la morgue. Rien de probant mais assez inquiétant pour que Lee soit remplacé par So Ji-young.

L'hôpital va mener sa propre enquête, le résultat pourrait être désastreux pour le Lee bien qu'il ne s'inquiète pas. Enfant déjà il montrait des signes d'indifférences aux autres et son père dut lui apprendre à reconnaître les émotions pour en tenir compte, à lire sur les visages ce qui était dissimulé. Avant même d'avoir intégré l'école de médecine il avait acquis une somme de savoirs que des spécialistes ne possèdent jamais et sut faire preuve de ses compétences au moment opportun.

L'opération commence mais le patient réagit mal, fait une embolie, son pronostic est engagé, assez pour que le Dr Lee soit rappelé pour la pratiquer. Il fait preuve d'une maitrise exceptionnelle et sauve la vie du candidat Kim tout en expliquant pourquoi il se trouvait dans la morgue. De plus il n'est pas le seul à y être allé, Hyun en fit autant. Ce pourrait être lui qui a pris le cœur de Kang Cheol-min. Sinon qui, et pourquoi ?

Le manque d'empathie du Dr Lee lui permet de garder son calme en tout circonstance, ses compétences lui indiquant quoi faire, des qualités qui associées peuvent donner un grand chirurgien.

Ou pire !

Le docteur Lee a-t-il intégré cet hôpital avec un but précis ? Si la réponse était non ce drama s'arrêterait au deuxième épisode ! Le duel est lancé entre la jeune policière au grand, mais fragile, cœur, et le chirurgien qui en montre si peu alors que d'autres patients meurent. Sont-ils pour autant destinés à s'affronter, ne pourraient-ils pas se comprendre ? Lee n'est pas doué pour les sentiments mais il a d'autres qualités.

Que se passe-t-il vraiment dans cet hôpital, combien de secrets s'y dissimulent-ils ? Je vous en ai déjà trop dit.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 07:30

쓰리데이즈Shin Kyung-soo – 2014 – SBS

1998. Un homme tape un rapport sur son ordinateur, l'imprime puis l'enferme dans son coffre.

2014. Han Ki-joon, ministre des finances, appelle de sa voiture le président Lee pour un cas d’extrême urgence. Le chef de l'état est indisponible, dommage car un camion l'éjecte hors de la route.

Le président discute dans un bar avec un ''ami''. Le ministre Han n'est pas mort mais son pronostic est réservé. Son fils, l'agent Han Tae-kyung, vient le voir à l'hôpital, d'après l'infirmier son père se serait endormi au volant.

Le chef de l'état est sur la sellette, son administration est soupçonnée de manipulation financière et un procureur spécial enquête. Pour l'instant il se déplace avec le convoi présidentiel. La foule est dense autour de lui, malgré le service de sécurité un homme s'approche et lui jette de la farine. L'agent Han est mis en cause pour avoir réagi avec lenteur, il venait d'apprendre le décès de son père. Il doit rendre sa carte et son badge, puis est mis en probation pour avoir failli.

Seul à l'arrêt de bus il voit une voiture s'arrêter, une vitre se baisse, il reconnaît le président qui le convie à l'accompagner et lui demande s'il a récupéré les effets de son père. C'est le cas.

Lors de l'enterrement de son père Tae-kyung voit arriver une jeune policière, l'officier Yoon Bo-won qui s'est intéressée à l'accident de son père et cherche à savoir ce qu'il faisait dans la région de Cheongju. C'est elle qui arriva en premier sur les lieux. Le ministre put lui parler de l'enveloppe qui était à côté de lui, sûr qu'il était qu'elle allait disparaître. Ce fut le cas.

De retour chez lui le policier constate que le bureau de son père a été fouillé. Impossible d'en rester là. La réseau CCTV lui permet de voir un homme sortir de l'appartement et quelle voiture il a utilisé, et, donc, son nom et son adresse.

Il ne s'arrête pas là et se rend à cette dernière, il trouve l'homme, blessé, avant de mourir celui-ci le prévient que Lee mourra le 5 mars. Aux policiers menant l'enquête il tait l'aveu de la victime.

L'officier Yoon enquête de son côté, on lui a signalé le jour de l'accident un camion blanc avec un cercle à l'arrière, or elle en voit un, celui d'un service de communication, arrêté au pied d'un pylône, elle monte, cherche, et voit un décompte arriver à zéro. Elle craint une bombe, c'en est une, mais électromagnétique. Le courant de la région est coupée, y compris celui de la résidence d'été du président, elle-même est projetée au sol, assommée.

L'alerte est déclenchée, dans l'obscurité des gardes ont été abattus, probablement par un sniper. Celui qui tira aussi sur le président. Lequel semble être tombé à l'eau.

Les services secrets comprennent vite qu'il s'agissait d'une EMP, une arme difficile à obtenir. Les rumeurs affirment que la Corée du Nord en possédait une.

Les circonstances de l'attentat impliquent une complicité interne, l'agent Han est soupçonné, mis en garde à vue en attendant les résultats des enquêtes diligentées. Pas question qu'il reste sans rien faire à cause de ses chefs ! Il prend les choses en mains et vérifier son intuition. Il lui faudra convaincre son chef. Si celui-ci n'est pas le traître.

Yoon Bo-won revient à elle après avoir été assommé par sa chute du pylône, elle entend des hommes parler en anglais et prend la fuite, à pied, sa voiture étant inutilisable, mais oublie sa carte de police, c'est ballot !

Que cache le document confidentiel 98 ? Où est le président ? Serait-ce une vengeance ?

Un homme seul contre tous, soupçonné d'un crime qu'il n'a pas commis, un point de départ classique d'un drama coréen. L'agent Han recevra sûrement l'aide de l'officier Yoon. Rebondissements, trahisons et coups de théâtre seront au rendez-vous. Entre deux scènes d'actions si une romance se faisait jour ça ne serait pas pour m'étonner.

Difficile de choisir entre Park Ha-sun et So E-hyun.

Un cocktail savamment dosé qu'il est difficile de ne pas apprécier.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 08:00

K2

더 케이투 - Kwak Jung-Hwan – 2016 - tvN

Go An-Na est en train de prier quand elle voit des lumières. Papa ! Crie-t-elle ! Mais non, elle descend, la porte est ouverte, sa mère est allongée sur le sol, des médicaments autour d'elle.

C'est la première fois qu'elle pénètre dans un couvent occidental, les nonnes n'ont pas l'air sympathiques mais personne ne lui demande son avis. Des années plus tard elle peut enfin s'échapper. Mais les rues de Barcelone sont difficiles pour elle qui semble ignorer où aller.

Kim Je-ha L'homme est blessé, par la fenêtre il regarde ce qui se passe avant de s'habiller, de sortir. Dans une rue des hommes ont repéré An-Na qui descend dans le métro pour leur échapper. Inévitablement elle heurte Je-Ha qui, comprend qu'elle est coréenne, comme lui. Elle est rejointe pourtant, son poursuivant lui demande de revenir, elle refuse, il se saisit d'elle. Jusqu'à ce qu'elle soit aidé par son compatriote qui élimine l'agresseur, avant de l'identifier comme un flic.

Elle n'ira pourtant pas loin alors que Kim part pour l'aéroport.

Séoul, six mois plus tard. Une banderole publicitaire se détache il faut la replacer, l'employé s'en charge, peu importe qu'il fasse nuit, qu'il soit dans le vide, au-dessus d'un appartement aux larges baies vitrées où Jang Se-Joon, l'homme de l'affiche est en compagnie de sa maîtresse, qui l'a drogué. De sa position il voit l'intrusion de malfaiteurs masqués qui envahissent les lieux et blessent une femme de ménage, ce qui le décide à intervenir. À temps pour la sauver, et voir le visage du député. Il va falloir le retrouver, facile, et le réduire au silence. Pas facile ! Même pour l'équipe d'élite de la principale compagnie de sécurité de Corée.

De retour chez lui le député Jang apprend que sa fille, Anna, s'est enfuie. Encore une fois ! Toujours dans les rues de Barcelone où elle court pour trouver une issue à son enfermement. S'arrêtant au milieu d'un passage pour piéton elle fait face aux voitures, aux lumières, et se souvient de ce qui est arrivé quand elle était enfant, et du crime auquel elle a été mêlée. La mort de sa mère, dont elle s'affirmait responsable. Ce qui n'est plus le cas. Cette fois elle a été prise en photo par un styliste réputé qui mit le liché en ligne, ouvrant une véritable chasse pour savoir de qui il s'agit. Ce qui ne fait pas l'affaire de Choi Yoo-Jin, épouse du député en lice pour le poste de président et véritable tête pensante de sa carrière comme de sa campagne. Le mieux, pense-t-elle, c'est que An-Na soit rapatriée à Séoul, elle y sera mieux gardée.

Pas sûr ! Kim va prendre les devants, aller voir Choi Yoo-Jin pour lui demander d'épargner les gens qui l'ont aidé. Encore une fois le jeune homme s'est mis dans une situation difficile. Mais puisqu'il doit tenir jusqu'au dernier épisode nous savons qu'il va s'en sortir et faire une fois encore la preuve de ses compétences en matière de combat. Ses adversaires éliminés il va réitérer sa demande à Choi Yoo-Jin, avec un revolver pour être convaincant. L'occasion de revoir An-Na, et de reconnaître la jeune fille qu'il avait aidé dans le métro barcelonnais. Son seul moyen de s'échapper est de prendre Yoo-Jin en otage, de fuir en voiture. Le problème des véhicules trop modernes est d'être piratables

Pas étonnant qu'il soit si doué, ancien mercenaire il était le meilleur de chez Blackstone, expert en arts martiaux et autres techniques qui vont lui être utile pour assurer sa survie. Jadis trahi par ses employeurs et recherché il va être engagé par Choi Yoo-Jin pour la protéger. Ayant rejoint la tanière du loup il n'aura plus à en craindre la gueule. Il va découvrir que survivre au milieu de la famille Choi est (presque) plus dangereux que l'Irak, qu'elle est pleine de secrets peu reluisants. Au passage il gagnera son surnom : K2.

Il sera même convié au Cloud 9, le domaine secret de Yoo-Jin.

Ce qu'il faut pour donner un drama. Action, magouilles politiques, vengeance, romance, il ne manque rien. Les personnages sont sympathiques ou malveillants à souhaits, principalement Song Yoon-A qui incarne Choi-Yoo-Jin. Capable de tout pour parvenir à ses fins, à trahir, à tuer, mais si belle et malheureuse que ses crimes deviennent compréhensibles. Le couple vedette, Yoona et Ji Chang-Wook sont jeunes et sympathique, la première est ravissante et le second donne son maximum dans les, nombreuses, scènes d'action. Le scénario est cohérent, les personnages ont leurs caractères, leurs histoires, les dialogues sont plutôt bien écrits et la réalisation rythmée en respectant les codes des séries coréennes. Autant de raisons de la suivre. 16 épisodes, ça passe (trop) vite.

 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:00

검은 사제들 Jang Jae-Hyun – 2015 – 108'

Rome. Les 12 démons existent-ils réellement ?

Ils se cachent dans chaque recoin de ce monde, sont dans toutes les guerres, famines et catastrophes. Lorsque leurs existences seront révélées même les non-croyants se mettront à prier dieu.

Une lettre signale une manifestation en Corée. Le père Jung, un spécialiste, est injoignable, il est dans le coma !

Séoul

Un prêtre monte rapidement dans la voiture qui s'arrête devant lui, il prie en tenant quelque chose. Le chauffeur fait au mieux, il se faufile, mais ne peut éviter la première voiture qui les heurte, encore moins le camion qui suit. Le prêtre parvient encore à murmurer quelques mots.

 

Un taxi s'arrête devant l'archidiocèse de Séoul, l'arrivant est le père Kim Bum-shin, un voyou, négligeant, mais il assistait le père Jung, l'exorciste. C'est lui qui a contacté le Vatican en évoquant le cas d'une jeune fille possédée : Lee Young-shin.

Ses collègues prêtres lui en veulent de ne pas leur en avoir parlé. il a essayé, ils n'ont pas écouté. Il a trop souvent parlé de possession, pour rien, pour être pris au sérieux. Cette fois, aussi, il est sûr qu'il s'agit de l'une des 12 manifestations.

L'évêque le désavoue, officiellement, mais s'en va, laissant les prêtres agir. Il pourra affirmer n'avoir rien su en toute bonne foi (!). le père Kim a besoin d'un médecin et d'un assistant. Le Dr Park Hyun-jun de l'école catholique conviendrait.

Alors qu'il va voir Young-shin il arrive trop tard pour l'empêcher de se jeter par la fenêtre, et de tomber sur le toit d'une voiture, sans toutefois trouver la mort. Elle est dans le coma, elle aussi.

 

Il manque l'assistant, ses connaissances et qualités doivent être nombreuses. Un seul nom réunit les critères Choi Joon-ho. Pas de chance !

Mis au courant de la mission qui l'attend Choi est dubitatif. Il ne connaît pas le père Kim, ni le père Jung, ni les Rose-croix. Il doit d'abord rencontrer le diacre Park qui va lui remettre les notes et enregistrements laissés par les aides précédents concernant le cas de la jeune Lee. Il y en eut 10.

Joon-ho est inquiet. Se passe-t-il réellement quelque chose ?

Choi écoute, difficilement, les séances enregistrées, et son angoisse monte, plus encore quand il fait un cauchemar terrifiant où se superpose l'image d'un chien et d'une petite fille, croyant frapper le premier il poignardait la seconde.

 

Il rencontre le père Kim, avec une autre mission, secrète. La rumeur veut que celui-ci ait abusé de Young-shin, il faudra filmer ce qui se passe, l'évêque veut en savoir plus.

Le père Jung sort du Coma. Et il a bon appétit, sous les yeux des corbeaux sur le toit en face de l'hôpital.

Pour autant que le père Jung soit lui-même...

Quand Choi rencontre Kim il est surpris, ce dernier présente une personnalité atypique, il ne porte pas de signe distinctif, bois, sait se montrer provocateur et grossier. Deux personnalité on ne peut plus différentes, ou complémentaires.

Le plus jeune devra apprendre qu'il y a une différence entre la théorie et la pratique. La seconde est bien plus dangereuse.

 

L'heure de la confrontation arrive, après l'échec d'une shaman le pire est à craindre.

Si vous avez l'impression que ce film a quelque chose de l’Exorciste vous avez raison. Une jeune fille possédée par un démon millénaire affrontant deux prêtre, le ''pitch'' est identique mais le traitement est plus violent encore. Ce démon ne manque pas de répondant, il sait tout de ses adversaires, surtout leurs faiblesses. Qui n'en a pas ?

Park So-dam semble partie pour une plus belle carrière que Linda Blair. Depuis Priest elle est apparue dans 2 dramas, différents.

Heureusement.

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 08:00

Kang Cheol-woo – scénario de Hyun Go-woon - 2016 

 

Il est temps d'apporter les vêtements sortant du pressing au directeur du palace. Lee Jo-in, il a une réunion avec son équipe. On entendrait une mouche voler, jusqu'à ce que les portables des employés se mettent à sonner...

Jo-in est désagréable, vaniteux, méprisant, sa position de directeur empêche ses employés de lui dire ce qu'ils pensent. Bien qu'il doive s'en douter.

 

 

Mlle Kim Da-hyun est institutrice, il est l'heure de faire sortir ses élèves, une activité à l'extérieur leur fera le plus grand bien. Des fleurs, des feuilles, des branches, des gravillons, tout est utilisable. Quand du bruit se fait entendre dans les fourrés. Mlle Kim s'approche, appelle, et trouve le corps d'un homme inanimé au bas d'une pente. L'ambulance traverse la ville mais le blessé semble être un SDF et l'infirmière se demande qui sera responsable. Qu'a cela ne tienne, Da-hyun se déclare tutrice ! Pour la remercier le SDF lui donne la pomme qu'il voulait offrir à sa femme. Outre son métier la jeune femme est une fan de Ji-su, un chanteur, et le suit autant que possible dans ses activités.

Quel dommage que ce matin elle ait oublié son téléphone, le temps pris pour aller le chercher lui fait rater son bus.

À l'hôtel les choses ne se passent pas comme Lee le voudrait, la situation est compliquée, il faut gérer plusieurs événements importants. Il va pourtant devoir s'absenter après l'appel de l'avocat Park. Il se dépêche, marche vite, et heurte Mlle Kim qui tomberait s'il ne la prenait dans ses bras pour la retenir. C'est qu'elle se rend à un rendez-vous arrangé par sa mère.

Le directeur Lee arrive enfin, la nouvelle qu'il apprend est bonne, il pourrait hériter d'assez d'actions pour devenir directeur de tout le groupe SH, il lui suffit pour cela d'épouser la femme choisie par son grand père, l'actuel PDG ! Lee ne veut pas en entendre parler, mais il réfléchit, pèse le pour et le pour. Et change d'avis, reste à rencontrer cette mystérieuse femme et à comprendre pourquoi papy l'a choisit.

Il sera surpris en découvrant qu'il s'agit d'une institutrice ! Mais pas autant qu'elle qui reconnaît l'homme qui l'a retenu dans l'hôtel. Cette fois il est accompagné d'un avocat. Non, elle n'a jamais entendu parler de Lee Gyu-chul, bien qu'elle connaisse le groupe Sung Hyun dont Lee est président. Lee Jae-in se fait interrogatif, agressif, mais Mlle Kim ne se laisse pas intimider.

Elle va tomber des nues en apprenant que le président Lee, du groupe SH, a fait d'elle sa légataire. Sous réserve de remplir certaines conditions ! Da-hyun doute et prend ces hommes pour des escrocs. La discussion est tendue.

Reste à expliquer la condition à remplir : épouser Lee Jo-in.

Une ''horreur'', ils sont d'accord sur ce point, c'est le seul.

Jo-in n'aime pas cette façon de procéder de son grand-père, il peut refuser comme il l'a déjà fait dans le passé. Dans ce cas le groupe SH ira à Tae-ha. Jo-in transige, il veut bien sortir avec la jeune femme pendant six mois. Le duel s'annonce et promet d'être brutal avec des combattants bien décidés à ne rien lâcher.

Une comédie sentimentale Coréenne classique, un duo que tout oppose, origines, ambitions et caractères, entouré de personnages essayant de tirer leur épingle du jeu, de les aider ou de les contrecarrer en fonction de leurs intérêts du moment. Pour amateur du genre, j'en suis. De plus les épisodes ont une durée de 32'. C'est presque trop court.

D'après le roman ''1%ui Eoddungut'' de Hyun Go-woon

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:00

리셋 Kim Yong-kyoon – 2014 – OCN – 10 épisodes

Le procureur Cha Woo-jin suit une thérapie lui permettant de remonter dans le temps, de chercher un souvenir enfoui dans son subconscient et qui se manifeste régulièrement dans ses rêves. Forcer ce souvenir pourrait entraîner des dommages. Le praticien lui suggère d'en rester là, du moins avec lui, et de tenter l'auto-hypnose qui serait plus efficace. En effet le procureur Cha est un excellent hypnotiseur. Mais chut, c'est un secret !

Le cas est difficile, l'interrogatoire dure depuis longtemps mais Kim In-seok invoque son droit de garder le silence. Un seul moyen, l'intervention du procureur Cha. C'est une course de vitesse entre ce dernier et l'avocat du prévenu qui vient d'arriver. Woo-jin a un peu d'avance. Il commence l'interrogatoire en découvrant le dossier tout en jouant avec son stylo. Ensuite Cha lit les faits qui évoquent le crime d'une jeune femme demandant au suspect de corriger les erreurs.

L'avocat arrive, mais le suspect a avoué et raconte ce qu'il fit avec l’haltère qu'il utilisa pour frapper la victime. Mais l'avocat, un ancien policier est un bel enc efficace et fera libérer l'assa... le suspect.

La chef de section Han arrive au bureau du procureur Cha où elle retrouve son second, l'inspecteur Ko Mo et Mlle Jang. Ils forment l'équipe des enquêteurs du procureur.

L'affaire était compliquée, Cha en discute, dans la rue avec le policier qui menait l'interrogatoire avant lui quand une bande de fille les interpelle, l'une d'elle s'en détache et s'approche tout en s'amusant avec un briquet. La discussion monte avec le policier alors que Cha observe la jeune femme alors que des souvenirs reviennent à sa mémoire jusqu'à envahir son sommeil. Ce souvenir qu'il a enterré depuis longtemps, et cette jeune femme de la ruelle est le portrait de celle qu'il le hante dès qu'il dort.

Le lendemain, Cha voit arriver la jeune femme de la veille dans un fourgon de la police, menottée, puis apprend qu'elle est soupçonnée de la mort de Kim In-seok, tué du coup d'un petit couteau à l'arrière du crâne. Sa position lui permet d'assister à l'interrogatoire, de l'autre côté de la vitre. Jo Eun-bi, La jeune fille, raconte ce qui est arrivé, que Kim l'a poursuivie, giflée... elle se souvient l'avoir frappé à la tête, mais pas poignardée. Elle avait bu, s'être sentie bizarre ensuite, comme si elle avait été droguée, elle a été contrôlée positive aux amphétamines. Finalement peut-être l'a-t-elle frappé avec le couteau suisse, bien qu'elle ne s'en souvienne pas. Elle est prête à le reconnaître.

 

Cha l'interroge, ne se connaissent-ils pas, un peu ? Il est le seul à penser qu'elle est innocente, le seul à pouvoir l'aider, il faut qu'elle ferme les yeux, alors qu'il joue avec son stylo... elle se souvient, le bar, le karaoké... et Kim qui lui parle de Cha Woo-jin. Elle s'enfuit, il essaie de la retenir mais elle sait se défendre et parvient à monter dans un taxi tout en voyant un homme observer la situation. L'affaire va être difficile pour Cha, le père de la victime est le président un groupe important et un homme capable de tout. Eun-bi ayant ''presque'' avouée fait une coupable acceptable. Le supérieur de Cha lui fait comprendre qu'il faut un responsable, même faux. Reste au procureur à aller voir le président, à tenter de discuter pour qu'il ne tente rien contre Jo.

Un accord est conclu, Cha a 48 h pour trouver l'assassin. Ce pourrait être le père de la victime de Kim In-seok. Celui-ci veut bien parler, mais au procureur Cha. Avant de lui parler il lui chante une chanson qui rappelle des souvenirs à Woo-jin... il n'en dira pas beaucoup plus.

Un choc efface les souvenirs, un autre peut les faire revenir ! En même temps qu'une ombre du passé refait surface.

 

15 ans plus tôt Woo-jin était très amoureux de Seung-hui. Ils étaient ensemble quand ils furent agressés. Woo-jin fut assommé, la jeune fille fut violée, acte qui la poussa au suicide, le responsable ne fut jamais retrouvé. Huit ans passèrent, Cha finit par effacer de sa mémoire le souvenir de ces instants trop douloureux. Or Eun-bi est le portrait de Seung-hui.

Qui assassina Seung-hui, pourquoi revient-il tant d'années après, le procureur Cha se cache-t-il à lui-même des moments trop douloureux ? Que s'est-il passé 7 ans plus tôt que Cha oublia ? Sans parler d'une enquête qui pourrait mettre en cause bien des hommes importants... Y a-t-il un lien entre Seung-hui et Eun-bi ?

Des questions qui trouveront leurs réponses en 10 épisodes. Pour une fois c'est presque trop court

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 09:30

두근두근 내 인생 (Doogeundoogeun Nae Insaeng) - E J-Yong - 2014 – 117'

Han A-Reum a 16 ans, il n'a jamais été à l'école et passe son temps avec son ordinateur. Depuis peu il a commencé à écrire sur ses parents. Il est né alors que ses parents n'avaient que 17 ans, comme Roméo et Juliette. Han Dae-soo aurait voulu que sa Choi Mi-ra ne garde pas l'enfant, anticipant les conséquences de cette naissance, le regard des autres, les contraintes sociales, l'obligation de quitter le lycée. La jeune fille ne l'entend pas de cette oreille, bien que tous les deux doivent faire face à l'incompréhension, sinon l'hostilité, de leurs famille. Il faut dire que Dae-soo était connu pour avoir frappé l'arbitre de Taek won do. Les remontrances paternelles l'avait convaincu de quitter le domicile.

Il n'y retourna jamais.

Alors qu'il écrit, sa mère entre, vient voir si tout va bien, vérifier qu'il a pris ses médicaments, fait une prise de sang... le train train quotidien. Ensemble ils aiment regarder la télévision, justement il y a une émission sur eux, le fait qu'ils devinrent parents à 17 ans, et que leur fils doivent précocement quitter ce monde. En effet A-Reum souffre de Progéria, une maladie le faisant vieillir rapidement, à 16 ans son corps est celui d'un homme de 80.

A-Reum parle de sa maladie, se montre quand subit les traitements nécessaire à son état, quand il monte dans le taxi de son père. L'émission montre ses parents, sa mère, ouvrière, dont les collègues de travail ignoraient que la vie était aussi difficile.

Le show est produit par un ami des parents pour les aider financièrement. Quand il est dans le taxi les réactions sont très différentes, pour l'une c'est insupportable, pour d'autre c'est l'occasion de faire un selfie. Leur vie est faite de bons moments, manger ensemble dehors, boire une bière, rigoler, rien qui diffère des activités d'une famille normale mais quand un lycéen traite son fils de gollum, Dae-soo ne peut pas laisser passer. Sa maîtrise du Taek won do n'est plus ce qu'elle était et, maladroit, assomme le policier qui venait voir ce qui se passer.

A-Reum est partagé entre son âge véritable, ses pulsions et désirs, et son âge physiologique qui lui donne l'impression qu'il a autant vécu qu'il en a l'apparence.

Il continue à écrire l'histoire de ses parents, la grossesse de sa mère, l'attention de son père, alors que la maladie se rappelle à lui trop souvent. Un jour il reçoit un mail d'une jeune fille de son âge, Lee Seo-ha qui obtint son adresse par la chaîne télé, probablement, dit-elle, ont-ils eu pitié de moi pour être malade elle aussi. Le jeune homme se met à penser à Seo-ha comme l'ado qu'il est malgré tout, il en parle à M. Jang, un voisin à qui il se confie. Il ne sait pas quoi faire, répondre ou pas ? En attendant il doit retourner à l'hôpital. C'est sur son lit qu'il répond à Seo-ha.

Leur relation épistolaire, s'engage. Dae-soo fait des heures sup comme vigile, le weekend qui arrive on lui propose d'être un des gardes du corps des Girl's Génération, son groupe préféré. Impossible de refuser. En attendant A-Reum veut bien participer à une nouvelle émission, il sait qu'ainsi il facilite la vie de ses parents.

A-Reum est curieux de sa nouvelle amie, il voudrait en savoir plus sur elle, d'où elle vient, ce qu'elle veut. Être écrivain est son ambition, comme lui. C'est enfin le jour de ''Stardate'' l'émission avec les Girls Générations ! Manque de chance pour Dae-soo, son épouse et son fils peuvent l'apercevoir à lé télé. Et puisqu'il est question de télé, vient le jour du tournage, le réalisateur a l'idée de présenter l'amitié de Seo-ha et A-reum...

Le temps passe, lui n'est pas l'ami de A-Reum. À part ses parents, en a-t-il un(e) ? Comment peut-il profiter des semaines, des jours, des heures qui lui restent ?

 

La qualité d'une vie ne se résume pas à sa longueur ! Telle pourrait être la leçon de ce film. A-Reum, sait que la mort s'approche, il veut profiter de chaque instant, du ciel, des étoiles filantes, de ses parents, d'une illusion même. Il distingue la limite mais ceux qui ne la voient pas ignorent qu'elle pourrait être juste en face d'eux. Les acteurs sont sobres, malgré le soju, la réalisation évite la lourdeur et l'ensemble, malgré l'ombre qui plane, est plein de vie.

La cloche du nouvel an peut sonner.

D'après le roman de Kim Ae-ran

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:07

 

Agassi – Park Chan-wook – 2016 – 145'

Partie 1

Les soldats japonais passent sous la pluie, indifférents aux regards des autochtones qui leur laisse le passage pour ne pas être bousculé violemment. Nam Soo-kee pleure en affirmant que c'était à elle d'aller dans cette maison japonaise, mais non, c'est sa sœur qui a le droit de partir, de prendre la jolie voiture avec ses affaires. La propriété est immense, c'est Sasaki qui l'accueille et lui présente la propriété.et sa construction mélangeant deux styles, l'un anglais, l'autre japonais, les deux admirations du maître. Elle est mise au courant des rites de la maison, comme son droit de manger les restes des repas de Madame. Désormais elle s'appellera Tamako. Il lui faudra également faire attention à Mademoiselle Izumi Hideko, très sensible nerveusement, et qui dort juste en face de sa chambre.

Tamako va s'en rendre compte la première nuit en entendant hurler mademoiselle à cause du fantôme de sa tante qui s'est pendu à un arbre du jardin.

THE HANDMAIDEN

Nam Soo-Kee, pardon, Tamako, a appris jeune à se débrouiller pour survivre, à aider un pickpocket, à récupérer les enfants abandonnés pour les vendre aux Japonais. Fujiwara, Son patron est un expert en escroquerie en tout genre, il a pour but de séduire la nièce d'un coréen naturalisé, amateurs de livres dont il veut des faux pour les vendre sans s'en séparer. Et pour cela il a fait engager Soo-Kee-Tamako afin qu'elle lui prépare le terrain quand il arrivera en se faisant passer pour un comte. Pour la jeune fille c'est la perspective de toucher une part suffisante pour lui permettre de quitter son pays de pecnots.

THE HANDMAIDEN

La lettre de recommandation est aussi fausse que le reste. Qu'importe, Hideko et Tamako font connaissance. Mais la bonne doit vite admettre qu'elle ne sait pas lire. Qu'importe, Mademoiselle semble agréable, et donne à sa servante une paire de chaussures. Restée seule Tamako explore le domaine de sa maîtresse, regarde ses vêtements, essaie ses chapeaux.

Lorsqu'elle lui donnera un bain ce sera prétexte à une proximité troublante pour les deux jeunes filles...

THE HANDMAIDEN

Le ''Comte'' Fujiwara ne tarde pas, il n'est pas du genre à perdre son temps avant de conclure une affaire, surtout quand celle-ci est aussi jolie que Hideko.

Les deux jeunes femmes s'entendent de mieux en mieux, portent les mêmes vêtements, se faisant des confidences. Fujiwara essaie ses techniques de séduction, sûr d'un succès facile.

Tamako est jalouse et sa mauvaise humeur ne passe pas inaperçue de Hideko. Alors qu'elle a convié sa servante dans son lit elle l'interroge sur ce que veulent les hommes, la nuit, après s'être mariés. Tamako le sait bien et va lui donner quelques notions sur ce qu'est un baiser. Ce que sa maîtresse apprécie.

THE HANDMAIDEN

Avant de s'opposer aux desseins du comte. Qui malgré tout semblent se réaliser. Hideko accepte le mariage, de partir au Japon, à condition que sa servante demeure avec eux.

 

Le mariage a lieu dans un petit temple au sommet d'un immense escalier. Vient la nuit de noces. Maintenant ne reste au comte qu'à certifier le mariage avant de faire interner son épouse.

Mais...

 

Partie 2

L'enfance, tourmentée, d'Hideko.

THE HANDMAIDEN

Si vous aimez les films d'ambiance, lent comme une araignée tissant sa toile, alors ce film est pour vous, si, en plus, vous appréciez une touche d'érotisme, une pointe de perversité, le tout dans une mise en scène soignée, où chaque détail est à sa place, alors ce film est pour vous.

THE HANDMAIDEN

J'allais oublié une ambiance empoisonnée pour donner cet arrière goût si subtil qu'il peut échapper à qui préfère les produits manufacturés où la violence s'exhibe plus qu'elle ne se montre pour tenter de palier les faiblesses du scénario.

 

L'asile ou la corde ? Choisissez, et savourez !

THE HANDMAIDEN

Merci à PatiVore pour son challenge qui m'a motivé pour vous faire partager  mon goût pour la Corée et ses productions artistiques.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 08:05

L'année s'achève et avec elle le challenge coréen organisé par PatiVore, autant que ce soit sur une note positive qui permette d'espérer que dans un proche avenir la Corée retrouve son unité.

In Order to Live : A North Korean Girl's Journey to Freedom

Park Yeon-mi (박연미)

Traduit de l’anglais par Séverine Quelet – éditions Kero


Contrairement à ce que veut faire croire à son peuple le président Kim, RPDC ne veut pas dire République Paradisiaque de Corée mais plutôt Régime Pervers, Dictature caractérisée ! Cela nous le savons, ce n'est pas toujours le cas des Coréens du Nord qui subissent la propagande montrant ses dirigeants, et leur leader en particulier, comme des êtres hors du commun les protégeant d'un monde qui leur veut du mal.

Yeonmi connaît son avenir, il ressemble à un cul-de-sac obscur et dépersonnalisant. Elle vit dans ce contexte qui fait d'elle une révolutionnaire, pas une enfant, un rouage d'un système qui fonctionne grâce à elle, pour elle, qu'elle doit servir à n'importe quel prix. Une vie n'a d'utilité qu'en servant le régime, et la mort n'est qu'une sorte de mise au rebut qui ne doit pas affecter leurs autres éléments du système. Le reste du monde n'existe pas ! Son père était fonctionnaire avant de s'installer à Pyongyang où il devient homme d'affaires avant de connaître des difficultés et d'être emprisonné pour commerce illégal. C'est, dit-elle, de voir un DVD pirate du film Titanic, de James Cameron, qui lui fait ouvrir les yeux sur le régime de la RPDC. N'a-t-elle pas vu un de ses ami exécuté pour avoir acheté un DVD d'un James Bond ? Libéré, son père leur conseille de fuir, comme le fit la sœur ainé de Yeonmi, Eunmi.

Avec sa mère pourtant elles organisent leur départ. Le 31 mars 2007, la nuit est froide et obscure, elles descendent la berge abrupte et rocailleuse du fleuve Yalu, alors gelé, séparant la Corée du Nord de la Chine. Les gardes patrouillent, des postes de guet sont situés régulièrement, qu'elles soient remarquées et ils tireront sans hésitation. Yeonmi Park a 13 ans, elle pèse 27 kgs. La cicatrice de son appendicectomie la fait encore souffrir mais il fallait passer cette nuit. La jeune fille glisse, fait du bruit, heureusement le soldat qui les entend leur laisse une chance, sans doute fait-il partie des gardes soudoyés pour cela.

La traversée est périlleuse mais les lumières de Changbai brillent et attirent Yeonmi avec la promesse de pouvoir manger, à cet instant c'est le plus important.

Erreur ! À la place de la police du Nord elles vont connaître les passeurs. Alors qu'elles croyaient approcher de la liberté elles découvrent des difficultés pires que les précédentes. L'un d'entre eux demande des relations sexuelles avec lui sans quoi il les dénonce, sa mère s'offre à sa place. Les autres demandent ensuite si elle préfère être renvoyée d'où elle vient, avec pour perspective tortures puis exécution, ou être vendue ?

Elle choisit le moins pire ! En Chine elle n'existe pas, être réfugié c'est être rien, alors elle se tait, subit, attend, dans des conditions de vie plus dures que celles d'avant. Son père vient les rejoindre, meurt, mais il ne faut rien dire, rien monter, surtout ne pas attirer l'attention. Deux ans avant de pouvoir passer en Corée du Sud avec l'aide de missionnaires chrétiens chinois et coréens elle obtient le soutien de diplomates de Séoul, et (ré)apprend à vivre, dans un pays dont elle ne sait rien, au mode de vie si loin de celui qu'elle connut. Désormais elle étudie à l'université Columbia, voudrait s'orienter vers les sciences politiques (un oxymore?), l'économie, en continuant à parler de la vie en Corée du Nord avec l'ambition d’œuvrer pour que l'avenir de la RPDC ressemble au sien.

Yeonmi a vu les horreurs que les humains s'infligent les uns aux autres mais aussi la gentillesse, les sacrifices dans les pires moments. Survivre demande parfois, souvent, l'abandon d'une part de son humanité.

De la Corée du Nord Yeonmi garde beaucoup de souvenirs, le Yalu d'abord, queue de dragon entre la Chine et son pays qui rejoint la mer Jaune. En hiver les températures approchent les -40° à Hyesan, mais c'est la maison de la jeune fille. Elle est née le 4 octobre 1993, après seulement 7 mois de grossesse. La vie fut pourtant la plus forte, lui donnant une énergie qui lui permit de survivre d'abord et de s'échapper ensuite d'un pays où l'autre peut être un espion, où mourir de faim et de froid est courant. Elle raconte comment chaque jour est un combat jusqu'à ce qu'il soit évident que quitte à se battre autant que ce soit avec l'espoir d'un meilleur avenir.

Tous les Coréens du Nord ne peuvent suivre son chemin mais il n'est pas de dictature promise à durer toujours.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:00

Kim Hoon – Traduit du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier – Gallimard – 2004

 

Les étoiles

Le palanquin des souverains défunts suit la ligne de crête, interminable processions funéraire, cortège précédé par celui qui souffle dans sa trompe en métal pour annoncer au ciel qu'arrive un roi dans la montagne. À côté du roi une cinquantaine d'élus seront ensevelis vivants, certains étaient volontaires, d'autres, non. Ils s'allongent dans des trous pour accompagner le roi défunt, creusés en éventail autour de la chambre funéraire. Les plus méritants étant les plus proche de la chambre en pierre où le cercueil du roi serait déposé sur des milliers de lingots de fer. Le temps passant, il suffisait qu'un tremblement de terre disjoignît la chambre funéraire pour que l'eau s'y infiltrât et fisse rouiller le fer produisant un jus brunâtre dans lequel s'immergeraient les cadavres des monarques.

Les royaumes se touchent entre les montagnes, quand les chiens aboient d'un côté, de l'autre ce sont les coqs qui répondent. Les surfaces cultivables réduites rendent la vie difficile et les affrontement sont nombreux pour s'emparer des biens du voisin, qui n'est jamais d'accord. Chaque village, pour se défendre, forgeait armes et boucliers au rythme des marteaux s'abattant sur le métal. Ainsi les rois étaient-ils bercés par ces pulsations, cœur de fer semblant battre pour l'éternité.

Les tombes se ferment, nul son n'en sort, quand quelqu'un veut fuir des soldats sont là pour le convaincre d'accepter l'honneur qui lui est fait. Si, la veille, les vierges promises s'enfuient, elles seront rattrapées, coupées en morceaux et jetées dans un puits, comblé et rapidement oublié. Personne n'en parlera, rien ne se sera passé.

 

Ainsi cela se fait-il depuis quatre cent ans.

 

La forêt de bambous

Ureuk et Nimum pénètrent dans la forêt de bambous, brillante, clairsemée et profonde prenant garde à ne pas écraser les œufs de caille éparpillés sur le sol détrempé. L'été précédent ils avaient ramené cinq troncs de paulownia, transformé depuis en planches. Quand celles-ci seront devenues instruments de musique peut-être comprendront-ils la magie des sons dispersés au gré du vent.

Il a plu depuis une semaine, Ureuk peut enfin sortir son cheval et avec lui partir en direction du port de Gaepo. L'odeur de la forêt est forte, les feuilles se balancent au souffle du vent et les branches des saules fouettent son visage. Ainsi lancés l'homme et son cheval ne font qu'un, partageant sensations et émotions. Il va à Gaepo pour vérifier que le vieux forgeron Yaro y a bien fait son apparition. Lui savait arracher à la chair du métal l'aigu d'une pointe. Il avait même rencontré seul le roi, reçu des présents, cornes de cerfs, peaux de renard, tant qu'aux funérailles du roi précédent il s'était retrouvé au premier rang.

Yaro méprisait Ureuk, un maître de musique, ignorant de l'art de la fabrication des armes. Celui-ci lui répond qu'il voulait faire courir son cheval ! Lorsqu'il parvint à l'entrée de son village,Ureuk aperçus les tertres des rois se découpant au sommet des monts lointains comme s'ils touchaient le ciel.

 

Le fer

Yaro se rend à Namwon, escorté de cinquante cavaliers et suivi de vingt chariots vides. La route est longue, entre les monts Gaya, Deokyu, Baekun, Jiri, parfois les franchissant, parfois les contournant. La bataille des plaines de Samae est achevée depuis quelques jours seulement, aucun soldat n'avait survécu, tous passés au fil des lames des autres. Privée de combattants, la bataille avait cessé d’elle-même. La guerre s'était exténuée comme un étang s'évapore jusqu'à n'être qu'un trou sec et seul un général avait trouvé le chemin du retour.

Le convoi de Yaro longe le fleuve, des cadavres putréfiés d'hommes et chevaux s'y entremêlaient. Les soldats de Yaro s'étaient enveloppé le visage d'un linge percé à l'emplacement des yeux, retournant les cadavres pour récupérer leurs équipements, haches et épées, regroupant ce qui était en fer au même endroit. Récoltant même les boucliers défoncés à coups de hache, détachant les armures, récupérant les casques. Le tout pesant plus de deux mille livres.

Ainsi le convoi rejoignit-il Gaepo en douze jours n'ayant perdu que deux soldats, écrasés par les chariots si lourdement chargés. Quand ils arrivèrent les filles de joie étaient en effervescence.

 

La soupe de coquillages

Le roi Gashil ne quitte plus son lit, son état est si dégradé que concubines et favorites ne s'approchent plus de lui. Le contact du tissu lui est insupportable aussi son lit est-il déplacé pour être au soleil le plus possible. Il sait sa mort imminente et de regarder les jeunes filles qui l'entourent lui donne l'idée de les emmener avec lui dans l'autre monde. Les frontières de son royaumes sont attaquées quotidiennement, les champs sont couvert de cadavres et d'armements rouillés. Le roi ne parvient pas à suivre l'évolution de la guerre, son esprit est trop faible. Tout juste peut-il distinguer les ombres autour de lui, et l'une se détache. Ara est son nom, elle a dix-huit ans. Elle est belle.

Ainsi, au fil de ses contes successifs et cohérents, Kim Hoon retrace-t-il la chronologie de Gaya et des Trois Royaumes, s'appuyant sur le Samguk Sagi et le Samguk Yusa. Le premier, écrit par un confucianiste sérieux, s'attachant à l'Histoire, le second faisant la part belle aux contes et légendes. S'attachant à Ara, une demoiselle d'honneur en fuite pour échapper à l'ensevelissement alors que Ureuk est convoqué à la cour pour trouver le son parfait digne d'accompagner les funérailles royales et que Yaro est appelé à réarmer le pays menacé par le royaume voisin de Shilla en même temps qu'il doit couler les fondations de fer de la tombe du roi.

Ureuk cherche le chant parfait des cordes, ainsi Kim Hoon use-t-il de ses personnages, individus pris dans une époque violente dans laquelle ils essaient malgré tout d'assumer leurs destins, pour composer une œuvre dont la magie ne peut échapper à son lecteur.

 

Le chant des cordes

Dans le cadre du Challenge Coréen de PatiVore.

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