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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 14:18

비스트 (Biseuteu) – 2019 – Lee Jung-ho – 130'

Les routes ne sont pas sûres, encore moins pour un daim qui traverse sans regarder alors qu'arrive une voiture qui ne peut pas l'éviter.

Deux hommes cagoulés en sortent qui s'approchent de l'animal agonisant et le jette dans le fossé avant de retourner à leur véhicule où ils flanquent un coup de pied à un homme, Kim Nam-chul, mécontent d'être attaché à l'arrière du SUV.

Ils reprennent leur route jusqu'à un champ où ils font descendre M. Kim et lui flanquent une bonne raclée avant de repartir.

Mi-jin a disparu, la police n'a aucune piste et pourtant elle fait le maximum pour retrouver l'adolescente de 17 ans, jusqu'à ce qu'il s'en présente une. Sur une plage un corps démembré vient d'être découvert.

Le temps de retrouver la tête et preuve est faite qu'il s'agit de la jeune fille kidnappée 17 jours plus tôt.

Puisqu'il s'agit d'un meurtre particulièrement horrible obligation est faite aux équipes 1 et 2 de la brigade criminelle de collaborer, ce qui déplait à chacune. Leurs chefs, Jeong Han-soo et Han Min-tae ne s'apprécient pas et sont en concurrence pour le poste de capitaine qui sera à pourvoir bientôt. Celui qui résoudra l'affaire succèdera donc au capitaine Seong. Ce dernier a un préféré, Han-soo qu'il couvre souvent et voudrait voir lui succéder alors bien que parfois ses méthodes soient à la limite de la procédure mais Han est soutenu par des individus douteux, comme lui.

L'enquête avance jusqu'à l'arrestation d'un diacre, Cha Pil-gyo qui possédait des photos de jeunes filles, dont celle de la victime. Il nie, affirme que Mi-jin était amoureuse de lui alors qu'il la repoussait. Malheureusement, pour lui, ce n'était pas la première fois qu'il s'intéressait à des adolescentes. Il finit par avouer sous la pression de Jeong mais les faits disent le contraire, il n'est pas l'assassin, ce qui ne consolera pas le père de la victime qui le poignarde avec un tournevis. Certes Cha est un pervers mais il ne peut supporter la vue du sang, comment aurait-il pu tuer Min et la dépecer ?

Han et Seong sont d'accord sur deux points, le tueur n'en était pas à son coup d'essai et l'agonie de Mi-jin dura plus d'une semaine.

Lin Chun-bae est libérée après 3 ans de prison, période qu'elle mit à profit pour peaufiner sa vengeance envers ceux qui conduisirent à son arrestation. D'abord elle propose un rendez-vous à l'inspecteur Seong pour lui parler de cette affaire de kidnapping. Un piège dans lequel tombe le policier, alors qu'ils sont en voiture elle s'empare de son arme, sort de l'automobile et tue le dealer qui l'a dénonça, Cho Du-sik, une façon de faire d'une pierre deux coups, tuant d'un côté, impliquant Jeong de l'autre. Le policer est de méchante humeur mais elle a l'habitude des coups. Ce qui n'empêche pas d'écouter le renseignement fourni par Chun-bae qui mène la police vers la mafia chinoise.

Le coup de filet sera important, saisie de drogue et arrestations, dont celle d'un tueur, Choi Chul-gi, coupable d'au moins 18 meurtres, son passe-temps était de torturer de jeunes filles et d'enregistrer leurs agonies qu'ils réécoutait comme on réentend un air que l'on apprécie.

Dommage que trois policiers aient perdu la vie à cette occasion.

Une bonne intervention pour Jeong, jusqu'à ce qu'il apprenne que le corps de Cho Du-sik a été retrouvé, dans le coffre de la voiture qu'il avait immergée, un problème aussi pour Chun-bae, sa victime était le neveu du grand patron d'une triade pour qui la famille importe et pourrait avoir envie de rentrer dans le cercle, vicieux de la vengeance.

Surtout que Han mène l'enquête sur ce meurtre et devine que son ennemi personnel est impliqué après avoir remonté une piste et trouvé des images de l'assassinat. Il va tout tenter pour que son implication, même indirecte, soit démontrée, Han-soo faisant le contraire.

En attendant Chun-bae court pour échapper à ses poursuivants.

Les ennuis s'enchaînant pour Jeong il apparaît que Choi Chul-gi ne peut avoir assassiné Mi-jin, manier un scalpel était au delà de ses capacités, mais avec d'autres instruments il se débrouillait fort bien. Son père le remplace comme suspect, impossible qu'il ait ignoré ce qu'était devenu son fils après qu'il l'ait torturé pendant toute son enfance et hébergé. Que Chul-gi ait transformé l'appartement voisin du sien en maison des tortures ne pouvait lui avoir échappé.

C'est le jeu du chat et... du chat, l'un court après l'autre qui cherche une véritable bête.

Si vous cherchez une comédie, un film laissant filtrer une lueur d'espoir, allez voir chez Disney, la ville est sombre mais pas autant que ses habitants, le ciel est en deuil et la terre avide de s'ouvrir pour que disparaisse une espèce capable de tels comportements.

Autant de raison qui font que j'ai beaucoup aimé alors que je n'avais pas vu le film français dont il est le remake : 36 quai des Orfèvres.

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 17:48

운명을 거스르는 1 (365 : Woonmyungeul Geoseureuneun 1neon) – réalisateur : Kim Kyung-hee, auteurs : Kurumi Inui (roman), Lee Seo-yoon et Lee Soo-kyung – MBC – 24 épisodes diffusés du 23 mars au 28 avril 2020

Ahn Gyeong-nam conduit sa belle voiture de sport bleue, il présente bien, ce qui est bien le moins pour un escroc, au hasard d'un tournant il heurte un homme qui lui fait lâcher son smartphone qui s'abîme sur le sol. Ahn s'en prend à la brute qui lui jette des billets au visage, ce qu'il prend mal et provoque son vis-à-vis qui essaie de le frapper sans y parvenir, prétexte parfait pour le faux Ahn qui peut ainsi immobiliser son agresseur,

lequel le révèle le vrai Ahn Gyeon-nam, le faux étant Ji Heong-ju, policier de son état mais qui semble surpris de cette arrestation effectuée en compagnie de son partenaire, Park Sun Ho.

Mais Ji est pressé, il doit aller dans un grand magasin acheter, et faire dédicacer un webtoon à succès. À une seconde près il y serait arrivé !

Au commissariat ses collègues sont ravis de cette prise d'autant que Ahn ne ressemble pas à la photo qu'ils possèdent, preuve des miracles que peut faire un bon chirurgien plasticien.

Une réussite pour les policiers, dont Ji profitera peu, jusqu'au soir quand un ancien prisonnier, Oh Myung chul, le menace et, après qu'il lui ait confié avoir une tumeur au cerveau et qu'il lui restait 3 mois, soucieux de ne pas mourir seul il a tué le procureur qui l'inculpa, et le juge qui l'emprisonna. Reste le policier qui l'arrêta. Mais le tuer serait trop simple

Il lui tire une balle dans la jambe. et lui confie avoir laissé ''souvenir'' que le policier trouvera dans sa salle de bains.

Ga Hyon est webtooniste à succès, le travail est sa seule raison de vivre mais après un accident elle doit suivre une rééducation dont les résultats se font attendre puisqu'elle ne peut se passer de son fauteuil roulant.

Elle est fiancée à Woo Jin dont les parents voient d'un mauvais œil leur union, au point qu'elle préfère le refuser elle-même. Tout semble aller mal, son chien a disparu et elle est désespérée.

Au poste de police Ji croit voir son partenaire partout, mais non, rien n'a changé, Sun Ho n'est plus là. Il voudrait démissionner mais son supérieur le refuse. Le pire est que Oh a été opéré de sa tumeur et survivra !

Pendant qu'il sort ''son'' chien, il reçoit l'appel d'une femme l'avertissant que le lendemain à 11 h 34, le KTX 738 reliant Busan à Séoul déraillera faisant 2 morts et 58 blessés.

Le lendemain le déraillement se passe comme annoncé. Alors qu'il regarde le journal télévisé il reçoit un nouvel appel de sa mystérieuse correspondante qui lui fait un étrange aveu et une proposition plus extraordinaire encore : elle peut voyager dans le temps et lui propose d'en faire autant.

La maison est immense et son portail s'ouvre devant Ji, sur le perron deux personnes l'attendent et l'escortent jusqu'à une salle où attendent une dizaine de personnes assises en cercle qui s'interrogent.

Puisqu'il était le dernier attendu la maitresse des lieux peut arriver. Elle se présente comme Lee Shin, psychiatre. Elle explique que nul critère sinon le hasard procéda à leur invitation par téléphone, elle même peut utiliser une faille temporelle pour reculer dans le temps, pour le démontrer elle prévoit les numéros du tirage de la loterie, quoi de plus motivant que l'argent aussi facilement gagné ?

Elle précise pourtant qu'il leur sera impossible d'emporter quoi que ce soit, sinon leurs souvenirs, ce sont leurs esprits qui voyageront, pas leurs corps, à eux de retenir les numéros gagnants, autre limite, ce voyage ne peut dépasser un an, jour pour jour. Elle laisse à chacun un délai de réflexion, ceux qui seront là une semaine plus tard pourront être ''réinitialiser'' pour employer sa terminologie.

Et la semaine suivante ne manque qu'une jeune femme, enceinte elle craignait pour son bébé. Ji veut sauver la vie de son ami et ça lui semble le seul moyen.

Le procédé est simple, tous embarquent dans une longue limousine qu'aucun chauffeur ne pilote, elle roule dans la campagne, jusqu'à une falaise, et continue...

Tous se sont évanouis mais se réveillent conscient d'avoir fait un voyage extraordinaire. C'était donc vrai et chacun dispose d'une chance de modifier, en mieux, sa vie.

L'inspecteur Ji peut rapidement arrêter l'escroc Ahn puis contrecarrer les plans de Oh avant qu'il n'ait commis ses crimes, une surprise pour ses collègues qui le félicitent pour ses succès. Mieux, par hasard – encore ! - il voit un petit chien venir vers lui,et le reconnaît, dans sa ''vie'' précédente il l'avait récupéré et appelé Maru faute d'avoir retrouvé ses maîtres. Derrière l'animal arrive une de ses co-voyageuses, qui était en fauteuil roulant, et ne l'est plus puisque l'accident n'a pas (encore) eu lieu. Il peut lui dire comment il avait récupéré le chien et l'avait appelé du nom de l'auteur à succès du webtoon Hidden Killer qu'il aime beaucoup. Ça tombe idéalement, cette jeune femme ayant pris pour pseudo le nom de son chien : Maru !

La boucle est bouclée même si la coïncidence est troublante...

Un rendez-vous avait été convenu avec Lee Shin pour faire le point, tout le monde est là.

Ou presque, un des participants est absent, pour cause de décès, ce qui est une bonne raison.

Les autres sont stupéfaits, comment put-il mourir alors qu'il était avec eux un an plus tard ? Voyager dans le temps est une chance, et un risque, celui de changer ce qui est arrivé et qui, (re)devenu le futur peut être différent, et pire.

C'est un choc pour tous, et une remise en cause de leurs espoirs. Bien des événements risquent de se produire qui n'iraient pas dans le sens espéré.  Maru s'en rendra compte...

L'inspecteur Ji est intrigué lui aussi et voit autrement la proposition de Lee Shin, quelles sont les vraies motivations de la jeune femme... Il est policier, ça va lui servir.

Et nous allons les suivre, tous, avec Maru, et Maru !

Cela faisait un moment que je n'avais pas suivi de Drama, après Nobody Knows c'est une autre bonne surprise que cette histoire de piège temporel. Une nouvelle génération d'auteurs et de réalisateurs est apparue avec des méthodes évitant les répétitions, les effets appuyés et redondant, et tout ce qui, d'une certaine façon faisait le charme des dramas coréens.

N'ayant vu qu'un épisode à ce jour je vous en conseille la vision, 24 épisodes ça passe vite, parfois trop.

 

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 13:26

아무도 모른다réalisé par Lee Jung-heum, écrit par Kim Eun-hyang – SBS – 16 épisodes diffusés du 2 mars au 21 avril 2020

Cha Young-jin est exactement à la place qu'elle occupait vingt ans plus tôt,

devant la ''plante fantôme'', création de la nature incapable de fixer la photosynthèse et devant donc pour se nourrir recycler des matières organiques mortes faisant ainsi œuvre de nettoyage.

Elle se souvient qu'à l'époque elle était avec sa meilleure amie, Choi Su-jung et même que celle-ci s'était demandé s'il n'y avait pas un cadavre sous la plante. Young-jin avait rit, bien sûr c'était improbable.

Elle ignorait alors qu'elle ne reverrait plus son amie, celle-ci devant être la huitième victime du Tueurs aux stigmates, agissant depuis plusieurs années en Corée du Sud sans que la police ait trouvé la moindre piste et marquant les mains de ses victimes comme l'avaient été celles du Christ.

La jeune fille s'en veut de n'avoir pas entendu les appels de son amie ce jour-là, 3 fois celle-ci tenta de la joindre, sans y parvenir, si elle y était parvenu...

Young-jin culpabilise devant le policier qui l'interroge, elle se demande aussi pourquoi le tueur prit le téléphone de Su-jung alors qu'il n'avait gardé aucun trophée de ses crimes précédents.

Elle le comprendra en quittant le commissariat quand le tueur l'appellera pour lui confesser qu'en fait c'était elle qu'il visait mais qu'elle ne correspondait pas à ses critères, il avait donc changé de cible.

Young-jin lui promet qu'elle l’attrapera un jour, qu'importe le temps qu'il lui faudra.

L'assassin lui promet alors que les crimes vont cesser pour que cela n'arrive jamais mais aux policiers elle dira le contraire, qu'un nouveau crime était en préparation.

Il n'eut jamais lieu et les années ont passées, jusqu'à la prescription, il ne reste que le meurtre de Su-jung pour justifier une enquête qui n'a jamais avancée. Officiellement ce n'est pas elle qui reçut cet appel mais le policier qui l'interrogeait.

Cha Young-jin le sait bien, elle s'est engagée dans la police jusqu'à devenir chef d'équipe de la brigade des homicides, toujours décidée à trouver le tueur de son amie.

Elle doit se dépêcher.

Ce jour elle reçoit une promotion spéciale pour avoir résolue une affaire difficile mais elle maintient l'enquête sur le Tueur aux stigmates en demandant une nouvelle étude des preuves, la science ayant progressé il sera retrouvé six profils ADN mais aucun n'étant dans le fichier. Une autre piste est possible, l'étude d'une carte postale envoyée à la première victime par sa sœur alors âgée de 8 ans et qui lui fut rendue.

Le tueur est-il mort comme le pense la presse ? Ce Drama n'aurait alors qu'un épisode et puisqu'il en a 16 nous sommes sûrs du contraire.

15 ans plus tôt Cha rencontra dans l'escalier de sa résidence un enfant, Ko Eun-ho qui lui demanda si elle allait vivre dans l'appartement 301, lui-même résidant au 201 avec sa mère.

Il voulut l'aider parce qu'elle était seule, mais aussi parce que sa génitrice préférait qu'il soit absent pour recevoir son amant, homme violent et alcoolique qu'elle arrêtera à la première occasion. Eun-ho prit l'habitude de venir la voir et de s'occuper de ses plantes, descendre la poubelle et surveiller le réfrigérateur.

La première chose que fit la chef d'équipe fut de consacrer une pièce au tueur qu'elle poursuivait précisant à son jeune ami qu'il ne devrait pas y entrer.

Ce qu'il fera malgré tout beaucoup plus tard et l'avouant à son amie, précisant que ce jour-là la porte était ouverte. Il s'inquiète de ce qui lui arriverait si elle ne trouvait pas l'assassin. Il ne lui dit pas qu'il est racketté par un voyou comme il est sujet aux rebuffades de certains de ses ''camarades'' de l'école secondaire Shinsung où il est en 8e années, classe 2.

Cha récupère la carte postale, mais aussi un ange en peluche qu'un homme étrange, mais très gentil, lui avait donné en lui murmurant que l'âme de sa sœur était malade mais qu'elle allait renaître.

La chef d'équipe reconnaît la reproduction d'un ange du tableau ''Saint François recevant les stigmates''. La poupée lui fait penser à l'église New Life où un homme reconnaît le travail d'un pasteur, Seo Sang-won, elle obtiendra vite son adresse, le 5e étage du 41 Chooui-ro, Miseong-gu, Incheon.

Ko Eun-ho va avoir l'occasion d'aider quelqu'un d'autre en pratiquant un massage cardiaque sur un homme qu'il a vu s'effondrer dans la rue, l'homme, une fois remis lui promet, en récompense, une bénédiction. Eun-ho en aurait besoin.

Au 41 Chooui-ro Cha trouve la porte ouverte, ce qui est inattendu, et le corps d'une nouvelle victime.

Ce qui l'est moins !

Elle reçoit en ouvre un MMS montrant sa carte de visite puis le cadavre avant de suivre une piste ensanglantée qui la mènera jusqu'au toit où l'attend le pasteur, bras ouverts, mains tournées vers elle, marquées comme les victimes.

L'affaire du Tueur aux stigmates n'est pas terminée, loin de là.

Ainsi se conclut le premier épisode d'une série prenante qui prend le temps de dessiner les personnages, de leur donner vie et intérêt, que ce soit la policière dont on craint que l'affaire résolue, si c'est le cas, elle se retrouve démunie, le jeune lycéen qui doit supporter sa mère et ses hommes ainsi que le chantage dont il est l'objet, sans oublier le tueur, si c'est bien lui l'auteur des crimes précédents et l'église qui fut la sienne et qui pourrait abriter bien des menaces. Je n'oublie pas les nombreux personnages qui forme un univers cohérent où chacun semble cacher quelque chose. La distribution est parfaitement équilibrée, menée par Kim Seo-hyung, une mise en scène qui réduit au minimum les effets et suit les personnages au plus près.

La tension est souvent plus intéressante que l'action, se maintiendra-t-elle au long des 15 autres épisodes ? L'avenir le dira, pour le savoir vous savez quoi faire.

https://depuislecadredemafenetre.blogspot.com/2020/04/challenge-coreen.html

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 16:39

Né en 1904 à Hongseong, Chungcheongnam-do, il entame ses études en 1922 sous la férule de Hae Kang (Kim Kyu-chun) respectant le style coréen classique. À 21 ans il participe à l'exposition ''Bambou vert'' à Joseon. La trentaine voit sa personnalité s'affirmer, il se tourne vers la nature et une façon de travailler plus réaliste, en 1935 il part étudier l'art oriental et occidental à l'École Kawabata et à l'Institut Hongo à Tokyo où il découvre les œuvres impressionnistes symbolistes et fauves. En 1939 sa première exposition personnelle a lieu à Séoul et une belle carrière s'ouvre à lui aussi bien en Corée qu'à l'étranger. En 1943 il participe à l'exposition Amis de la peinture japonaise.

À la fin de la seconde guerre mondiale il devient

directeur des études d'Art Oriental à l'université Hong-ik dans la capitale coréenne et opte pour un style plus abstrait, il fonde l'Académie de peinture Go-Am à Séoul. La fin de la guerre de Corée le voit quitter son pays pour la France alors berceau de l'art Informel où se retrouvent Hartung, Michaux, Riopelle, Serpan, Soulages ou Zao Wou-ki. Abandonnant les formes traditionnelles apprises il se tourne vers des formes modernes et abstraites, inspirant une nouvelle génération d'artistes coréens.

En 1959 son œuvre est exposé à la Galerie Municipale à Bonn, il décide alors de rester en Europe et de mieux connaître l'art occidental. Venu à Paris en 1956 à l'invitation du critique Jacques Lassaigne, il y revient après son passage dans la capitale (de l'époque) Allemande, Bonn, et un an passé en Allemagne de l'Est, et s'installe à Montmartre. En 1962 il signe un contrat avec la Galerie Paul Facchetti et présente de nombreuses toiles abstraites en utilisant la technique du collage. Les années suivantes le verront exposé en Allemagne, aux USA, en Suisse, en Italie...

Son emprisonnement de 2 ans et six mois en 1967 dans son pays d'origine après son implication dans l'affaire de Dongbaeklim au temps de la dictature – il sera soupçonné, à tort, d'être un espion pour la RDA - laissera une cicatrice profonde dans sa vie et une sensation de solitude qu'il parviendra à transcender en s'impliquant davantage avec l'Académie Orientale de peinture créée par Go-am en 1964 avec le soutien de Vadime Elisseeff, le directeur du Musée Cernuschi, et de nombreuses personnalités : Hartung, Lassaigne, Soulages, Chaig Dai-chien, Chou Ling, Fujita, Lee Hee-seung, Mei Thu, K. Tchang, Zao Wou-ki. Elle comprendra plusieurs milliers d'élèves, certains devenus professeurs à leur tour. Son fils unique Lee Yung-se devint peintre lui aussi.

En 1970 il participe à l'Exposition Universelle d'Osaka avant de rapprocher calligraphie et abstraction, donnant ainsi à ce qui sera un thème récurrent de son œuvre, les Foules, symbole d'une démocratie alors balbutiante dans son pays.

Son œuvre exprima dans un premier temps les joies et les tristesses de la vie quotidienne puis la déconstruction de la calligraphie qu'il apprit durant ses études, créant les "lettres abstraites" en ''recréant'' les caractères asiatiques avant d'explorer le mouvement en laissant courir son pinceau dans des compositions de personnages pleins d'énergie et de grâce.

 

Une de ses dernières toiles représente un groupe d'amis dansant et semblant inviter le spectateur à se joindre à eux.

'' Ma vie en prison, de ne pas pouvoir travailler était comme la mort en tant qu'un peintre. Mais grâce à cette période je me suis révélé. J'ai enfin ouvert mes yeux si tard. Cette nouvelle vision m'a rajeunie. Tous les éléments plastiques se trouvent dans la calligraphie. Le mouvement de ligne, la composition d'espace et la touche d'encre sur l'espace vide sont des points essentiels et fondamentaux pour l'art moderne. ''

Comme le rapporte son épouse, Park In-Kyung, elle-même artiste, Lee Ung-no ne cessa jamais de penser qu’un tableau a beau être déchiré, le temps a beau l’éparpiller morceau par morceau, s’il en reste, ne serait-ce qu’une infime partie, capable de dévoiler l’esprit de ce que fut cette œuvre, alors cette partie est à elle seule une véritable œuvre d’art. Ainsi ne doit-on négliger aucun endroit d’une toile.

Dans les années 80 il se consacre à des séries de ''groupe'', l'apothéose de son art.

Il vivra à Paris jusqu'à sa mort le 10 janvier 1989, 2 jours avant son 85ème anniversaire à la suite d'une crise cardiaque alors qu'il préparait une rétrospective à la Hoam Gallery de Séoul.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. 

Il laisse plus de 10 000 œuvres, témoins de la fertilité et de la puissance de son inspiration, formant un pont entre l'Asie et l'Occident. Ses toiles se trouvent, entre autre, au Museum of Modern Art de New York, au Centre Georges Pompidou, au Musée des arts décoratifs de Paris, et en Suisse, au Danemark...

 

Le 3 mai 2007 s'ouvrit le Musée Lee Ung-no à Daejeon.

Pour en savoir plus vous pouvez allez .

httpsdepuislecadredemafenetre.blogspot.com202004challenge-coreen.html

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 08:00

 욱씨남정기Joo Hyun – 2016 - JTBC

Quel meilleur endroit pour faire le point que le sommet d'un immeuble, debout sur le rebord, quelques dizaines de mètres au-dessus du sol ? Nam Jung-gi travaille chez Lovely cosmetics, il est déçu que la promotion qu'il méritait ait été attribuée à son cadet, un petit con arriviste et vaniteux. Ses collègues s'interrogent sur lui, critiquent sa faiblesse alors que lui se voit pacifiste et toujours désireux d'éviter les conflits, même s'il imagine ce qu'il pourrait faire s'il l'osait.

Mais il n'ose pas, et ses pensées ne deviennent jamais des actes.

Un poste à responsabilité ne fait que raccourcir la vie se plait-il à penser, en se satisfaisant du minimum. Mais le voilà contraint de gérer un important contrat impliquant la Gold Chemical Cosmetics qui est sur le point de lancer une crème hydratante.

Il est seul à préparer son dossier, à devoir travailler tard avant de rentrer chez lui où il vit avec son père, son frère et son fils.

Les ennuis arrivent toujours sur lui, comme l'erreur de déménagement qui concernait l'appartement voisin.

Peu importe, il doit être là pour la présentation mais, comme il fallait s'y attendre, les circonstances sont défavorables, d'abord il ne peut pas sortir de chez lui à cause des cartons du déménagement de son voisin, puis son sac manque être arraché. Finalement il arrive, en retard, retrouve son équipe et se précipite dans l'ascenseur où ils parlent du contrat sans se soucier de la femme qui monte avec eux. Comment auraient-ils pensé que c'était à elle qu'ils auraient à faire. C'est une fois arrivés qu'ils apprennent qu'ils ont affaire à Ok Da-jeong, et que c'est une femme, divorcée deux fois et surnommée ''Mme sale caractère''.

Elle le prouve en leur précisant qu'elle a divorcée trois fois et non deux.

La présentation se passe mal, le contrat n'est pas signé et madame Ok confirme sa réputation et elle est de fort méchante humeur, comme d'habitude, son patron le découvrira quand elle n'hésitera pas à l'affronter. En ayant le dessus, évidemment.

Nam Jung-gi est navré, quel choix à-t-il sinon démissionner ?

C'est mieux que de se jeter dans le vide.

À moins qu'il ne puisse récupérer le coup ! Ok veut bien lui donner une dernière chance.

Il aura besoin d'en avoir une de plus !

Mais ça ne suffira pas.

Bref, pour Nam les choses se passent mal et il doit quitter son poste.

Le pire reste à venir quand il découvre que c'est Mme Ok qui habite en face de chez lui.

Le monde du travail est souvent mis à contribution dans les feuilletons coréens, celui-ci le fait, malgré les apparences, sous l'angle du comique, de l'affrontement de caractères opposés mais complémentaires comme le sont le clown blanc et l'auguste, c'est celui-ci qui, en en prenant ''plein la gueule'', fait le plus rire alors que sa vie est une suite de catastrophes. Heureusement la perspective, logique, que les choses s'arrangent, la présence de Lee Yo-won, et l'entrain des acteurs rendent très agréables ces 16 épisodes.

 

https://depuislecadredemafenetre.blogspot.com/2020/04/challenge-coreen.html

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 15:15

괴물 (Gwoemul – monstre) – Bong Joon-ho – 2006

9 février 2000 dans la morgue de la base américaine de Yongsan le chef de l'établissement ordonne que soient versés dans l'évier des flacons de formaldéhyde. Son employé, coréen, a beau lui dire que ce sont des produits toxiques il ne veut rien savoir, force est au second d'obéir et de vider dans les égouts des dizaines de bouteilles contenant des produits délétères.

En juin 2002 des pécheurs se livrent à leur passe-temps favori dans le fleuve Han quand l'un des deux attrape avec une tasse un petit animal étrange, ayant plusieurs queues, qu'il montre à son collègue. La bestiole ne l'entend pas ainsi et s'échappe avant de s'enfuir en nageant.

Octobre 2006, deux hommes traversent le pont enjambant le fleuve Han, ils rejoignent un ami qui affirme voir dans l'eau un monstre. Eux ne voient rien et se font traiter d'aveugle par le troisième, avant de sauter.

Park Gang-du dort au lieu de tenir le snack familial, sur une berge du Han, il faut que Hee-bong, son père, le réveille pour qu'il fasse son travail. Sa fille, Hyun-seo, arrive pour assister à un important tournoi de tir à l'arc auquel participe la sœur de Gang-du, Nam-joo, arrivée en demi-finale, pas question de perdre son temps à regarder les informations montrant un corps retiré du fleuve...

Le concours commence, Nam-joo se concentre mais il faut travailler pour Gang-du qui doit livrer des bières à des clients, et rejoint un attroupement observant une créature bizarre accrochée sous le pont, avant de se laisser tomber dans l'eau et d'y disparaître.

Temporairement, des promeneurs lancent des aliments dans l'eau. Une mauvaise idée puisque la créature monte sur la rive et leur fonce dessus avec de mauvaises intentions et un grand appétit.

Dans le snack, indifférents au vacarme venant de l'extérieur Hyun-seo et son papi regardent la compétition, Nam-joo malheureusement n'a pas lâché son dernier coup, trop de temps d'hésitation, et est déclarée perdante. Hyun-seo est triste, elle sort sur la berge et à ce moment là seulement se rend compte de ce qui se passe le temps de se faire attraper par la créature qui l'entraine dans le fleuve où elle s'enfonce avec sa proie sans que son père puisse faire quoi que ce soit.

Gang-du se sent coupable de n'avoir pu sauver son enfant mais refuse de croire à sa mort. Il fait bien puisqu'il reçoit un appel de la disparue qui avait son portable sur elle, elle a juste le temps de lui dire qu'elle est quelque part dans les égouts.

Impossible de compter sur la police ou l'armée, la famille Park va devoir se débrouiller elle-même et prendre des risques pour tenter de retrouver Nam-joo, jusqu'à briser la quarantaine mise en place, officiellement parce que la créature serait porteuse d'un virus.

Une simple famille peut-elle être plus efficace que l'armée, avoir le courage nécessaire et le sens du sacrifice pour réussir ?

La réponse est trop évidente pour que je la dévoile.

Sorti en 2006 le film fut un triomphe en Corée où il établit un record d'entrées, dépassé depuis, le portant à plus de 13 millions d'entrées.

Outre ses qualités cinématographiques, mise en scène, scénario, distribution, menée par Bae Du-na et Song Kang-ho, et j'en passe, il faudrait tout citer. Le film est aussi une mise en cause des dommages causés par le comportement humain, le monstre pourrait fort bien être lui plutôt qu'une créature agissant instinctivement, sans oublier des allusions à des désaccords entre coréens et étasuniens.

Un film à voir et à revoir, je viens de le faire, il n'a pas vieilli. Je n'en dirai pas autant de l'auteur de ces lignes...

 

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 21:42

무수단Goo Mo – 2016 – Opus Pictures – 87 minutes

La zone démilitarisée entre les deux Corée. Deux soldats avancent, difficilement, le terrain est difficile et un des hommes est blessé. Quelque chose leur tourne autour, les observe, quelque chose qui va profiter que le blessé s'assoie contre un arbre pour s'approcher... avant de passer au suivant !

Dans une base millitaire à proximité une réunion a lieu, il y est question d'une embuscade tendue à une équipe de recherche dans le secteur 603 à 1 kilomètre de la limite sud.

Le colonel s'adresse au capitaine Jo Jin-ho et lui donne mission de se rendre sur place et d'éliminer la menace, pour cela il ne disposera que de 24 h et d'une équipe réduite avec pour adjointe le premier lieutenant Shin You-hwa.

Chose que le capitaine Jo apprécie peu, il la considère sans expérience et donc inutile pour une telle mission. Néanmoins ce qui est décidé ne sera pas modifié et le lendemain matin un camion les emmène à pied d’œuvre.

Ce que les commandos ignorent c'est qu'alors qu'ils roulent une réunion secrète a lieu entre les plus hauts gradés qui suivent leur progression.

Eux savent bien de quoi il est question et que la vraie mission ne se limite pas à une élimination, ce pour quoi Shin You-hwa a été adjointe au groupe.

Le détachement arrive sur place, avance, cherche à rejoindre un blockhaus tout en cherchant des survivants. Le temps d'y arriver le sergent Han va révéler manquant, quelque chose l'a emporté, trop rapidement pour que les autres le voient, ils s'en rendront compte plus tard, trop tard.

Ils ne sont pas seuls pourtant sur les lieux, une escouade du Nord est là aussi, avec un objectif presque identique...

inutile de dire que les choses vont mal se passer, surtout parce que le capitaine Jo ignore ce qu'il cherche, ce qui n'est pas le cas de tous dans son groupe. Quelque chose est là, un adversaire d'une nature inédite mais pas naturelle pour autant, un adversaire efficace qu'il convient de ramener au bercail pour que d'autres lui ressemblant soient prêt à intervenir à plus grande échelle.

Heureusement Jo est un compétent et sa seconde va s'interroger sur l'utilité de faire ce qu'on lui a demandé. Une arme est dangereuse qu'elle soit d'un côté ou de l'autre, et encore plus si elle l'est deux deux.

Autant le dire tout de suite nous avons là un film de série C on ne peut plus prévisible qui démarre à la Predator pour finir dans un laboratoire. Peu de moyens et d'imagination, la mise en scène est réduite à sa plus simple expression et les acteurs font ce qu'ils peuvent.

Reste la charmante présence de Lee Ji-ah.

 

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 08:00

인랑 (Inrang, Loup-garou) – Kim Jee-won – 2018 – 138'

2024 La Chine est une source de conflits territoriaux en Asie provoquant la remilitarisation du Japon et

l'intervention des états-unis et de la Russie. Le spectre de la guerre s'approche. Pour assurer leur survie les deux Corée décident de se réunifier, chose mal vue par les autres puissances qui ne veulent pas d'un état qui pourrait leur faire de l'ombre. La Chine, le Japon, les états-unis et la Russie appliquent des sanctions économiques pour retarder cette réunification. L'économie coréenne est à genoux ainsi que la volonté de réunification. Un mouvement terroriste opposé à la réunification : La Secte,

apparaît, la crise s'aggrave, la police ne peut rien contre cette organisation qui commet de nombreux attentats suicides. Une nouvelle force de police est constituée, un an après sa création un drame

survient, le vendredi sanglant, la mort de quinze jeunes filles provoque une crise dans l'Unité Spéciale. Les agents désormais cachent leur visage derrière un masque d'acier. Leur humanité est enfermée dans le métal.

Non seulement elle doit lutter contre La Secte mais aussi affronter le Service de Sécurité Publique. Un combat implacable.

2029 les manifestations contre la police se multiplient, dans les manifestants se cachent des membres de La Secte qui tirent sur les flics.

C'est l'occasion pour l'Unité Spéciale de tenter de liquider les terroristes. L'affrontement dans les égouts est violent, jusqu'à ce qu'une jeune fille se fasse sauter plutôt que de se rendre.

La répression a été efficace mais jugée trop violente est utilisée par le SSP pour tenter de mettre de côté l'Unité Spéciale d'autant que le chef de La Secte a pu s'échapper.

L’officier Im Joon-kyung est très marqué par la mort de la jeune fille alors qu'il ne lui a pas tiré dessus, comme il était présent lors du Vendredi Sanglant.

C'est lui qui est chargé de ramener les affaires de la morte à sa sœur. Contre toute attente elle ne lui en veut pas, après tout il n'a pas tiré, et la jeune fille a choisi de se faire sauter. Elle lui fait visiter sa

librairie, lui raconte la véritable histoire du Petit Chaperon rouge.

Elle interroge, qui est responsable de la mort de la fillette : le loup affamé, la grand-mère qui laissa entrer le loup, la mère qui laissa partir son enfant ?

Mais la jeune femme est-elle bien qui elle prétend être ?

Et qu'en est-il de la Brigade des Loups, groupe secret menant des actions violentes souvent imputées à La Secte et qui pourrait être une émanation de l'Unité Spéciale.

Mais la concurrence s'affirme entre les service de police, l'officier Lim ferait un bon bouc émissaire pour déconsidérer l'US. Mais Im n'est pas du genre à se laisser faire, ce ne sont pas quelques dizaines d'agents de la SSP qui vont interférer.

La version live du film japonais d'animation Jin-Roh, la brigade des loups, de Hiroyuki Okiura (1999) lui-même adapté du manga Kerberos Panzer Cop de Mamoru Oshii. Réalisation efficace, et violente, interprétation convaincante, l'idéal est de voir les deux versions cinématographiques.

 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 16:52

메모리스트Kim Whee, So Jae-hyun – Tvn 2020 – d'après le webcomic de Jae Hoo

L'interrogatoire dans l'Unité d'Enquête Régionale de Bugyeong se passe mal et les policiers sont pris par le temps, il leur reste trois heures pour faire parler un homme, passé ce délai l'homme qu'ils pourchasse et dont le prévenu est le complice bénéficiera de la prescription. Se cachant depuis dix ans il regarde l'horloge avant de pouvoir sortir de son confinement volontaire pour arpenter les rues. Le temps presse, il ne reste qu'une chose à faire.

La Ferrari traverse la ville à toute vitesse, précédée par des motards. Elle stoppe devant le commissariat, un homme en descend, entre dans le bâtiment et se dirige vers la salle où l'inculpé est seul, dans l'obscurité, se moquant des flics qui l'observent de l'autre côté de la vitre. Il se retourne quand la porte s'ouvre, regard l'arrivant et blêmit quand il le reconnaît.

C'est que Dong Baek est une célébrité reconnue pour ses talents de télépathe, en effet, et la preuve en a été apporté scientifiquement, il lui suffit de toucher quelqu'un pour avoir accès à ses souvenirs, impossible de lui dissimuler quoi que ce soit. C'est l'arme ultime, celle qui permet aux policiers de Bugyeong de capturer leur cible avant la prescription.

Dong Baek est une star depuis que son don défraie la chronique et ses succès avec la police se compte par dizaine. Encore une fois il accompagne ses collègues et ne peut retenir ses coups quand il faut s'emparer du criminel.

Le jeune homme est un habitué du conseil de discipline de la police, sa carrière alterne entre félicitations pour ses prestations et punitions pour cause de violence inutile. Cette fois une action en justice est sur le point d'être lancée contre lui afin d'obliger celle-ci à le renvoyer.

Parallèlement la commissaire Han Sun-mi, la plus jeune de la police coréenne, commence à enquêter sur deux crimes violents qu'elle pense perpétré par le même tueur tant le mode opératoire est identique, elle demande au chef de la police de pouvoir monter une équipe pour d'enquêter.

Celui-ci accepte mais demande à la jeune femme de surtout rester discrète, vis-à-vis des médias mais aussi de Dong Baek qui pourrait vouloir s'en mêler bien qu'il soit suspendu pour deux mois.

Bien sûr cette dissimulation sera impossible et le télépathe finira, à la faveur d'une nouvelle disparition, par s'y intéresser et à vouloir enquêter de son côté, une aide dont ses supérieurs ne pourront se passer, surtout quand il leur apprendra qu'une autre jeune femme a été enlevée, sachant que les corps sont retrouvés une semaine après la disparition impossible de faire l'impasse sur son soutien.

Le cas est trop attirant pour un policier télépathe, et ce tueur en série risque de se révéler particulièrement retors. Dong Baek va utiliser les visions qu'il a eu en pouvant toucher une victime, Kim Min-kwon, qui échappa une nuit au tueur, qui dut se rabattre sur une autre, mais fut si violemment frappée qu'elle est depuis dans le coma. Une situation qui complique le pouvoir de Dong qui fait tant d'effort pour explorer une mémoire très endommagée qu'il en a un malaise. Néanmoins lui en restent quelques images, dont celle d'un marteau, l'arme que le criminel pourrait utiliser mais aussi d'un cochon rouge. Le temps presse pour retrouver Kim Seo-kyun.

L'enquête va être compliqué et le tueur un gibier de choix pour Dong Baek. Mais le tueur dispose de deux victimes ''en attente'', des victimes auxquelles il essaie d'inculquer ses ''valeurs'' en leur donnant des leçons en vidéo, après quoi il leur pose des questions, une sorte d'examen, une note inférieure à 90 sur 100 et c'est la mort !

Ce serait pratique pour un policier de disposer de ce pouvoir mais celui-ci semble altérer le comportement et être difficile à maîtriser. Han Sun-mi finira par rencontre Dong Baek, mieux, elle n'hésitera pas à lui tendre la main, qu'il refusera.

La télépathie est un bon argument pour une série, insuffisant néanmoins, pour ajouter du piment à l'enquête, la commissaire Han devra affronter le clan des procureurs mené par un ancien condisciple, Woo Seok-do, trop heureux de pouvoir lui mettre des bâtons dans les roues, de là à supposer qu'il a des relations avec des individus douteux il n'y a qu'un pas que les dramas coréens franchissent souvent. Comptons sur Dong pour faire la lumière si c'est le cas.

Mais je fais là un procès d'intention, et d'expérience ; comme d'habitude je n'ai vu que les deux premiers épisodes de Memories, au moins je ne risque pas d'en divulguer plus qu'il n'en faut.

Quoi qu'il en soit j'ai une grande envie d'en savoir davantage, j'ai souvent vu Yoo Seung-ho (Dong Baek), moins Lee Se-young (la commissaire Han Sun-mi). L'histoire semble assez tordue pour être intéressante et les personnages, malgré les traits caricaturaux habituels assez bien dessinés, et interprétés, pour donner envie de les suivre.

Et qui sait ce qu'il en adviendra du télépathe et de la commissaire...

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:58

Ingansueob / 인간수업 Jin Han-sae – 2020 – Netflix

Oh Ji-su est un excellent élève, c'est même le meilleur de sa classe. Ses camarades l'apprécient peu, pour cette raison mais aussi parce qu'il est secret, ne les rejoint pas, ne parle pas de lui, bref, il semble ne pas avoir de vie en dehors des études. Il vit seul, subvient à ses besoins, n'a jamais été absent et prend même des cours du soir pour s'améliorer sans cesse, il n'a jamais fait parler de lui, en mal, ce qui préoccupe son professeur principal qui s'en étonne, voire s'en inquiète.

Oh est trop lisse pour que cela ne cache pas quelque chose, il ne semble même pas avoir d'ambition ni de passion particulière, il envisage sa vie avec froideur et objectivité comme si elle ne lui appartenait pas.

L'apparence est parfaite, cet élève semble transparent, et pourtant non, loin de là. Pour assumer ses frais, de scolarité comme ceux de la vie de tous les jours, Oh a un travail extrascolaire bien particulier : grâce à une application qu'il a créé il met en relation des hommes avec de très jeunes filles, la plupart de son lycée, tout en restant à distance, dissimulé derrière

la voix électronique de son smartphone et son surnom de ''Tonton'' ; pour surveiller son réseau il a un partenaire, un homme de main pourrait-on dire, M. Lee, celui-ci, souvent appelé ''le vieux'' protège les ''employées'' de Oh qui disposent d'un système pour appeler rapidement, et efficacement en les géolocalisant, au secours. Pour communiquer directement ils passent par une consigne, l'un y met ce que l'autre récupère, et inversement.

Parmi ses collaboratrice figure en bonne place Seo Min-hee qui peut ainsi faire d'onéreux cadeaux à son petit ami Kwak Gi-tae, lequel apprécie peu Ji-su, s'il savait la vérité...

Mais il y a une autre fille dans sa classe, Bae Gyu-ri, la plus populaire, le genre qui ne devrait pas le regarder, et pourtant si, Oh l'intéresse, l'intrigue, elle devine une réalité derrière le masque qui l'attire et elle fait tout pour s'en rapprocher, pour le percer à jour. Ensemble ils font partie d'un club de recherches sur les problèmes de société.

Un jour, alors qu'ils vont au café ensemble il propose de payer, et fait tomber de sa poche une grande quantité de billets, mieux, alors qu'ils discutent le téléphone sonne pour un appel au secours, une des ''jeunes filles'' est agressée par un homme, fétichiste des cheveux, qui a déjà eu affaire au ''vieux'' et voudrait prendre sa revanche en faisant appel à des complices.

Tonton essaie de le contacter mais celui-ci se croyant en congé fait réparer son téléphone, c'est Oh qui doit s'occuper de ça, et il le fait avec efficacité et imagination en devant laisser en plan Gyu-ri.

L'incident ne fait que la motiver, elle va affiner son approche, s'emparer du téléphone de Ji-su, aller chez lui et finir par rencontrer son père dans des conditions particulières, en effet ce dernier est venu voler les économies de son fils pour les placer sur Internet, et les perdre stupidement, ce qui n'a rien de surprenant, il est stupide !

Le choc est rude pour le jeune homme, cet argent devait lui permettre d'assurer son avenir et tout est compromis, pire, il ne peut gérer son réseau, M. Lee ne travaille pas gratuitement.

C'est l'occasion pour Gyu-ri de lui proposer une association, ce qu'il refuse.

Dans un premier temps...

Il est conseillé aux lycéens d'avoir des activités extrascolaires, mais celle de Oh sort de l'ordinaire, et de la légalité. De là à imaginer que de nouvelles difficultés vont se présenter il n'y a qu'un pas, il faut bien remplir les dix épisodes de la première saison.

Le sujet est assez novateur pour être intéressant, il permet de jeter un œil critique sur la scolarité, et ses contraintes, en Corée du Sud. Avec de jeunes acteurs et actrices inconnues, ce qui est une qualité supplémentaire et une raison de plus pour regarder ce drama.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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