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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 06:36

 

Le garçon est souriant il court dans le soleil,

Ses pieds sont tout mouillés de rosée matinale,

Dans ses yeux l'avenir semble plein de merveilles,

Mais, vous me connaissez, cela finira mal !


Son prénom retentit, la voix de sa copine,

Elle aussi est dehors ; l'appel de la nature,

Des enfants est compris comme une vraie comptine,

Source de joie, de jeux, de bonheur sans clôture.


C'est bon de s'amuser, c'est super les vacances,

On peut se défouler, pa'd' prof à supporter !

La fillette est ravie, dans le jardin elle danse,

Tu crois que dans l'av'nir on pourra se marier ?


C'est sûr, dit le gamin, nos parents sont d'accords.

- Alors nous passerons tout notre temps ensemble ?

- C'est écrit clairement dans nos âmes et nos corps,

Le chemin est tout droit, nos destins se ressemblent.


Regarde dans le ciel, des étoiles filantes !

Faut faire un vœu main't'nant, il se réalisera.

Elle lève les yeux, subitement méfiante,

Des étoiles en plein jour cela ne se peut pas.


Pourtant on dirait bien, mille points étincelants,

Tracent dans le ciel bleu de très jolis sillages.

Ça va tomber pas loin, allons voir, c'est marrant.

Main dans la main, heureux... Que n'avons-nous leur âge !


 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 06:32

 

Ils devisaient gaiment, évoquaient le passé,

Tu te souviens du temps, où nous étions vivants.

Soucieux de liberté, plein de rêves d'enfants,

Que n'avons-nous pas fait pour les réaliser ?


Le second opina mais avec précaution,

C'est vrai, nous espérions améliorer la vie,

Et qu'avons-nous créés, et qu'avons-nous commis ?

Nous croyions en l'humain, combien nous nous trompions.


Les deux continuèrent en cessant de parler,

Chacun dans ses pensées, exhumant des images,

D'une époque éloignée aux illusoires messages,

Dont le présent cruel prouve l'inanité.


Nous pourrions revenir, ressortir l'appareil,

Pour passer le balai et assécher la fange.

De voir ces profiteurs l'échafaud me démange,

Mais, j'en suis convaincu, demain serait pareil.


Tu as raison Danton, mais nous étions si fiers,

Vaniteux, emportés, certains d'avoir raison,

La nôtre s'égara, alors disparaissons,

Nos enfants sont perdus, parole de Robespierre.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 06:41

 

Trois amis cheminaient, devisant gentiment,

Échangeant des idées, et parfois esclaffant,

Comparant leurs effets, pouvoirs et performances,

Espérant des demains fournisseurs d'espérances.

les humains sont curieux s'exclama le premier,

Connaissant notre action et sachant nous doser,

ils nous emploient autant pour soigner que tuer,

nous aidons les vivants, emplissons les charniers.

Le deuxième reprit Nous les faisons dormir,

Aidons à les sauver quand il faut opérer,

Mais beaucoup nous emploi jusqu'au dernier soupir,

Moi j'aidais les anciens quand ils allaient chasser.

C'est moi - dit le dernier - qui commis l'effroyable.

Dans de grands bâtiments mélangeant tous les âges,

J'ai vu l'homo sapiens devenu pis que diable,

Abreuvant l'avenir de sang et de carnage.



Quel cocktail ferions-nous, Associant la strychnine,

Un peu de curaçao, curare et grenadine.

Pour assurer au goût un impact plus sûr,

Nous le relèverons de beaucoup de cyanure.

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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 06:44

Strasbourg, la tour du Bourreau


 

Les humains sont curieux,

Souriants et sympathiques,

D'un coup ils sont furieux,

Aberrant, tyranniques.


Je sais je les fréquente,

Accompagnant leurs vies,

Sachant ce qui les hante,

Plus de peurs que d'envies.


Nous sommes mécaniques,

Les preuves du progrès,

Et toi automatique ;

Tant de fois employées.


Arpentant cent contrées,

Symboles d'ambitions,

Rien ne nous arrêtait,

Envahis de passion.


Des prairies aux banlieues,

L'humain nous croit objets,

Nous remplaçons ses dieux,

C'est lui notre sujet.


Nous sommes si nombreuses,

Ayant cent mille aspects,

Le frimeur, la peureuse,

Tant se croient exister.


L'avenir nous sourit,

Colonisant la Terre,

Cultivant le mépris,

Moi Colt toi Winchester.

 

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 07:40

 

Tu étais et je suis, regarde le miroir,

Ce reflet est bien toi, triste réalité !

Que de rêves tu fis, t'alimentant d'espoir,

Pour n'être que cela et devoir l'accepter.


Te souviens-tu qu'enfant tu voyais l'avenir ?

Pompier t'aurait bien plu ou bien alors motard,

Les garçons trop souvent sont de grands vantards,

Et quand ils sont plus grand balaient tout ça d'un rire.


Au lycée tu devins un donneur de leçon,

Tu avais tout compris et voulais t'engager,

Il fallait un sauveur, le monde t'attendait,

Le croyais-tu vraiment, jouais-tu la passion ?


Après tout tu as droit au bénéfice du doute,

Plus on est loin du vrai mieux on croit le comprendre,

Et pouvoir le changer avant que l'on s'en foute !

Des rêves que l'on fit ne restera que cendres.


Regarde mieux, dis moi, te voyais-tu ainsi,

Mais tu ne comprends plus, le réel est nocif,

Il récure tout à fond mais laisse le passif,

Les instincts, les besoins et l'enfance moisit.


Tu as bien réussi, le métier, la famille,

Le monde te convient puisque tu en profites,

Qu'importe le présent, le futur en hérite.

Tu voudrais profiter mais en fait tu gaspilles !


Tu as tout oublié de tes si chers désirs,

Facile de vouloir mais quand il faut agir,

On se dit A quoi bon ? Est-ce mon avenir ?

À chacun d'accepter ce à quoi il aspire.



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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 06:09
 






La respiration devient difficile,
Chaque instant est un combat à mener,

Ni l'un ni l'autre n'ont envie de gagner,

Ils voudraient ensemble quitter leur asile.


Mais vouloir n'est pas dans leurs aptitudes,

Ressentir est le maxi des limites,

Qui, imposé par la situation,

Massacre pensées, rêve et ambition.

Reste cet instinct que le corps abrite,

Optant pour le champion es solitude.


C'est un duel à mort, un seul doit subsister,

Le sentiment n'est pas un terme que la vie,

Emploi journellement, elle ne connaît que l'envie,

Son choix sera celui qui saura résister.


Caïn ne voulut pas devenir un tueur,

Mais le choix ne fut pas proposé à son âme,

Il ne pouvait agir. Sans bouclier ni lame,

Un seul pourrait du matin goûter la lueur.


Mais le survivant devra pour toujours,

Porter en son sein culpabilité,

Empreinte de la mort et cet abîme

Qu'il voudra combler, mais son moi intime,

Saura que jamais sur la vérité,

Son regard pourra se porter un jour !


Abel en veut-il à celui qui vit ?

Je suis sûr que non, par mon expérience,

En paix il aurait murmuré "Vas-y !"

Mais il n'eut jamais ce poids : la conscience !



Dans le rêve parfois vient nous rendre visite,

La silhouette étrange que nous pensons connaître.

Notre seul compagnon, en notre esprit habite.

La partie est jouée, c'est moi qui devais naître.


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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 06:56
 

Regarde ce miroir j'y incarne la grâce,

Je suis cet idéal que toi aussi tu vises.

Moi ? J'y pensais jadis, alors j'étais soumise,

Aux idées dans le vent, à des définitions,

Qui resteront pour moi plus que de la fiction,

L'impossible à trouver. Je connais mes défauts,

Mon visage imparfait, mes pieds, mes mains, mon dos,

Pour couronner le tout je sais que je suis grasse,


Mais intervertissons dans le mot dont tu uses,

A et c pour trouver un qualificatif,

Qui dirait le réel sans jugement hâtif.

Si ton masque est parfait tu sais qui tu abuses.


La jalousie conduit au fond du caniveau,

Qui lui cède un instant et oublie ce qu'il vaut.

Je comprends ta rancoeur, je lis ta frustration,

Tu voudrais m'égaler, connaître la passion.


Tu dis cela pour moi je te renvoie ces mots,

Plongée dans ta psyché tu cultives le faux.

Veux repousser le temps et figer ton image.

Ta quête est illusion, ton espoir est mirage.

Le courant est trop fort, tu admires la plage,

Sans pouvoir l'aborder ni effacer ton âge.


Et alors, qui es-tu pour oser me juger ?

J'ai le droit moi aussi de vouloir oublier,

Que demain n'est pas sûr, que je devrai changer.

Vivre ma vie ainsi ce n'est pas me renier.


Nous sommes opposées mais si complémentaires,

Que sans moi tu serais triste banalité,

Et sans toi moi aussi d'un commun qui attère.

Tel Janus, associées, toi Laideur moi Beauté.


 

 

 

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 06:53
 

Cro Magnon dessinait, unissant les couleurs,

Sa grotte illuminée résonnait de cent voix,

Des rires et des chansons et dans le fond des pleurs.

Le bonheur était là sans qu'il fut même un choix.


Sapiens passant par là, attiré par le bruit,

Vint voir ce qui pouvait motiver cette joie,

Lui qui, perclus de peurs, redoutait tant la nuit,

Ce monde de terreurs regorgeant de pourquoi.


Magnon l'accueillit en lui tendant la main,

Surpris il recula la voyant sans menace,

La sienne étant déjà prête à saisir l'engin,

L'instrument de métal qui protégeait sa race.


"Ne sois pas effrayé, fais un tour parmi nous,

Ce que tu vois ici ne t'est pas étranger,

Souviens-toi de ces temps où nous vivions sans roue,

Sans progrès ni envie, alors nous étions vrais.


Par le fait d'un auteur ces mots nous réunissent,

C'est lui qui pour jouer gomme les millénaires,

Nous fait nous confronter en usant d'artifices,

Piégeant la vérité : Nous sommes intermédiaires.


La crainte est dans tes yeux, qui veux-tu implorer ?

Je lis dans tes pensées : Ce n'est qu'un cauchemar !

Si c'est la vérité, tu vas te réveiller,

Mes mots te sembleront le produit d'un hasard,

L'effet simultané de trop de boulot et

D'un abus de cocktails pour noyer ton cafard.


Pour moi le réel c'est maintenant et ici,

Et la mort une nuit qui ne finirait pas.

Nul besoin de joujoux, foi et philosophie,

Drogues et pouvoir, fric, crimes ou attentats.


Tu es l'autre chemin que la vie emprunta,

Mon destin sera tien, bientôt tu finiras.

Dans ton palais d'acier le futur surgira,

Un successeur enfin la paix t'apportera.


Ainsi la vie est-elle, ce qui fut s'éteignit,

Ce qui est maintenant demain ne sera plus.

L'important de l'instant se noiera dans la nuit,

Tu es roi en ce jour et demain superflu."



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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 06:42
 

Aussi bien dans le ciel que caché dans le sable,

J'unis les opposés, fascine en effrayant.

Je suis donc le parfait sujet pour cette fable,

Son auteur aime en moi ce danger élégant.


Changeant de mes cousins je ne fais pas de toile,

Mais je suis un expert pour capturer mes proies,

Patient et aux aguets le réel comme un voile,

Pour affirmer ma vie tuer devient mon droit.


Tout petit prédateur je glisse entre tes pieds,

Quel cri pousserais-tu si tu m'apercevais,

Dans le journal tu veux trouver ce qui te sied,

Tu te vois si puissant alors que tu es niais.


Un geste te suffit pour m'écraser d'un coup,

Pourtant il est des lieux que tu m'offris, sympa !

Tchernobyl, tu connais, ce n'est pas loin du tout,

Attend quelques années et alors tu sauras.


Y a-t-il pour la peau qui soit plus efficace,

Qu'un bain de radiation raclant jusqu'à l'extrême,

l'impur est absorbé, il n'en reste pas trace,

Je surprends tes pensées, ce n'est pas c'que tu aimes !


Moi je serai heureux quand ce monde adviendra,

Sur l'échiquier du temps je sais n'être qu'un pion.

Animal si puissant ton venin te tuera,

Trônant dans le désert sourira le SCORPION



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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 06:06

J'étais si bien jadis quand tu étais absent,

Régnant dans l'océan quasiment sans partage,

Du petit au plus gros tous me rendaient hommage,

Rares étaient les frimeurs qui me montraient les dents.

Comme tant j'ai souffert de ton apparition,

Toi qui il y a si longtemps vécu dans mon domaine,

Pourquoi en sortis-tu, quelle envie, quelle haine,

Es tu fils de la vie ou sa malédiction ?

Parfois la chance est là, nous inversons les rôles.

Enfin je peux venger nombre de tes victimes,

Bien que tu dises alors que je commets un crime,

alors que quand c'est toi tu trouves cela drôle !

Tu fis de moi la star d'un film à gras budget,

Un pantin de métal qui fut changé en or,

En exploitant la peur dans de piteux décors,

Par de vils producteurs n'ayant que ce projet.

L'ironie, la vois-tu, c'est que mon patronyme,

Est souvent employé pour désigner ceux qui,

se croient des prédateurs, maîtres de leurs envies.

Eux qui ne sont que des prédateurs anonymes.

Ce qui me fait marrer c'est que par la musique,

Plus gaie qu'il n'y paraît je fêterai ta fin.

Aileron du destin libéré du cynique,

Dans l'océan du temps je resterai REQUIN

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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