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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:08

 

 

Pardon et Pitié se croisant,

Se regardèrent avec surprise.

L'un et l'autre se demandant,

S'il s'agissait d'une méprise.

 

- J'ignorais que vous étiez là.

- Croyez bien que c'est réciproque,

Lee Rony ne nous connaît pas,

sommes-nous devenus équivoques ?

 

- Il peut user de cent mille mots,

certains sont des habitués.

Nous répugnons à son égo,

par des sens qu'il veut éviter.

- Pour arracher l'Humanité

que la culture au fil du temps,

pour l'illusion s'est inventée,

masque, pour lui, débilitant.

 

- Il sait que seuls les sentiments,

De la folie l'ont protégé,

Pour s'enfouir plus profondément,

Il n'aura rien pour s'accrocher.

 

- Nous sommes quelques définitions,

Qui bornons les pensées humaines,

Des ressentis, des émotions,

Montrant des vérités lointaines.

- Lui voudrait passer au travers,

Mieux que regarder, éprouver ;

Cesser romans, contes et vers,

À la fois penser et rêver.

Ces deux mots là sont des contraires.

La raison de sa préférence.

Explorons donc notre désert,

Peu nous chaut son indifférence.

 

Bras d'sus, bras d'sous, ils repartirent,

Moins isolés qu'ils le pensaient.

Bien d'autres mots me font sourire,

C'est la preuve que je les connais !


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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 06:39

 

La boisson la plus forte est toujours la meilleure :

Nous allons la goûter tout à l'heure.

 

Une gnôle attendait

Dans le recoin d'un bar obscur.

M. LEE survient à jeun qui cherchait la biture,

Et que la soif en ce bouge attirait.

Viendrais-tu ici accompagner mon voyage ?

Dit ce miséreux en manque de gavage :

Tu seras l'âme de mon ébriété.

- Maître, répond la gnôle, que votre hérédité

Veuille bien remplir ce verre ;

Et qu'elle réitère

En les remplissant

Régulièrement,

En savourant quelques bretzels,

Appréciant les belles chansons,

En dégustant sa boisson.

- Tu m'enivres, murmura le pochtron éternel,

Le piquant de ton goût je le connais.

- D'autres millésimes vous avez donc goûtés ?

S'enquit la gnôle, je suis un peu amère.

- Mais tu es celle que je préfère.

- J'en suis ravie. - Alors tout est bien :

J'ai bu à m'en rouler par terre,

À m'endormir avec mon chien.

On me l'affirme : il faut que je me range.

Ayant dit, tirant le tabouret,

Lee se ressert, gnôle et jus d'orange,

L'idéal au petit-déjeuner.


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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 07:39

 

Une psychose sur son délire perchée,

Tenait dans sa gueule un mirage.

Un schizophrène, par l'image alléché,

S'enfonça sur-le-champ dans le paysage :

« Génial, ton décor est si beau,

J'y suis trop bien, y a tous mes idéaux !

Sans joint, si l'atterrissage

Ressemble à vos nuages,

Je me rendrai à vos choix. »

À cet aveu la psychose se rue sur l'émoi ;

Et pour vaincre sa proie,

Ouvre un imaginaire où l'ego se croit roi.

Le schizo s'y jette et crie : « je touche aux cieux,

Ayant vécu la peur, affronté ce dieu,

Dévorant l'âme qu'il envoûte :

J'ai découvert la rage en cours de route. »

La Psychose n'était pas déçue,

Elle accueillit son enfant, ce serait un de plus.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 07:48

 

 

 

 

La Fringale, ayant été apaisée

Durant l'été,

Se sentit moins repue

Quand l'hiver fut venu :

Pas un seul petit boulot

Fut-il digne d'un bourricot.

Elle alla faire un dossier

À la CAF du quartier,

Demandant que lui soit alloué

Une alloc pour pouvoir manger

Jusqu'au stage de Noël.

''Je bosserai en maternelle,

C'est nul et trop banal,

Mais c'est ça ou le canal.''

Le RMI sortit son questionnaire :

Calcula les droits précisément.

Qu'avez-vous fait depuis deux ans ?

Dit-il, patibulaire.

- J'ai voyagé, suivi le vent

Quêtant, vivant à l'aise.

Vous quêtiez ? C'était balèze.

Allez aux Restos maintenant.

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:16

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 06:37

 

Des vers se rencontrant au détour d'un poème,

Sur l'instant se firent face, les uns voulant des autres,

Qu'ils cèdent le passage, respectant le barème,

Donnant priorité aux miens plutôt qu'aux vôtres.

 

Tirez-vous misérables, ce terrain est à nous,

Incarnant la beauté comme l'intelligence,

Alors que vous venez, de l'obscur, de la boue,

De l'avenir vous êtes répugnante apparence.

 

Les seconds sur l'instant s'esclaffèrent de concert :

Pour qui vous prenez-vous, vous êtes fait des mots

Que votre créateur, à l'endroit, à l'envers,

Malmène pour oublier l'acuité de ses maux.

 

L'art n'est qu'un ornement voilant la finitude,

Qu'importe le talent qu'affiche votre maître,

La vie dont il vous pare... Viendra la solitude !

De son âme à sa foi nous pourrons nous repaître.

 

Dans leur confrontation les contraires ont parfois

Le don du diapason quand il donne le la.

Ainsi le jour, la nuit, la tristesse et la joie,

Le vain bu par ici noyé dans l'eau de là.

 

En épitaphe un jour un poète choisit :

Les vers se vengent ! Ici je combine les sens.

Écrits ou organiques, demain ou aujourd'hui,

De la fidélité ils incarnent l'essence.

 

 

 

 

 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:26

 

 

Blanquette était heureuse d'être enfin libre, loin de la maison de son propriétaire, depuis trop longtemps elle rêvait de la montagne et de pouvoir courir libre sans cette corde la retenant, sans cette barrière lui interdisant de s'éloigner, sans l'étable dans laquelle son maître la retenait, pour la protéger disait-il du loup qui hantait les collines et avait dévoré déjà plusieurs de ses biquettes.

 

Heureusement elle avait eut la présence d'esprit de pousser un banc et ainsi pouvoir passer au travers de la fenêtre. La nature lui tendait les bras, ses odeurs, le vent, tout ressemblait à l'image qu'elle s'en f faisait.

 

De loin elle vit la ferme d'où elle venait, un ressentit un léger pincement au cœur, sa vie y était facile mais il est des appels auxquels il est difficile de résister et son âme se sentait, enfin, en accord avec elle-même.

 

Quand la nuit s'avança les mots de son propriétaire lui revinrent, s'il la retenait c'était pour son bien, dehors le loup l'attendrait, lui sauterait dessus, la...

Elle eut un sourire.

 

La nuit se fit plus sombre, de son ancienne résidence elle ne voyait qu'une lumière lointaine, elle imagina M. Seguin cherchant à voir au travers des ténèbres, une trompe résonna, il l'appelait, il... trop tard, son destin était tracé et son choix définitif.

 

Quand elle se retourna deux yeux rouges étaient braqués sur elle, le loup l'observait, la langue pendante.

 

Il s'approcha lentement...

 

M. Seguin sursauta quand il entendit gratter à la porte. Elle était revenu ! Il se précipita, tira les verrous, ouvrit en grand l'huis. Il allait la prendre dans ses bras quand Blanquette recula.

Le loup se précipita et poussa M. Seguin dans la maison...

 

Longtemps dans la nuit résonnèrent des cris mêles à des hurlements et bêlements satisfaits.

 

chevre_loup.jpg

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:04

 

 

Qui es-tu petit Lee qui veut me ressembler !

Tes mots seraient des crocs, tes idées, rugissements ?

Les premiers sont usés, et tes ronronnements,

Ne feraient frissonner ni les gens, ni les blés

 

Je l'admets, répondis-je, je ne suis qu'un chaton,

Mes griffes sont de vers, je geins plus que je feule,

Voudrais être chasseur... Mais j'ai beau être veule,

Il m'arrive, parfois, d'accepter le bâton.

 

Quelle est la part en soi qui se rêve animale,

Espérant dans l'instinct noyer lucidité,

Intelligence, espoir, haine et nocivité,

Cherchant ce paradis : conscience minimale.

 

N'est pas tigre qui veut ! Te sentir différent,

T'autorise-t-il à nier ta part d'humanité ?

Par l'imagination tu essaies d'exister,

Rêveur plus que tueur. Aliéné ? Non, enfant !

 

Je... Ai-je voulu dire, mais c'était trop facile.

Se vouloir, se croire, se... Comment faire autrement,

Pour ne pas voir le vide, en dehors, en dedans ?

 

Folie et cruauté sont les joujoux dociles,

De l'esprit prisonnier d'un monde indifférent,

Voyant, en l'animal, un sursis à l'asile.

 

bertigre_07.jpg

 

Savoir différencier le réel du dément,

Ne fait pas pour autant de toi un inhumain,

Que pourrais-tu écrire si tu étais sans main ?

 

Ainsi ai-je entamé ce pseudo testament,

Espérant "dialoguer" avec ce moi bestial,

Par les mots pouvoir être, mi humain, mi Belial...

 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 17:30

 

 

L’Aquilon parcourait les champs et les forêts,

Ne regardant rien, ni l'avant, ni l'après.

Quand il vit le Zéphyr flânant sur la rivière,

Il s'approcha de lui, paradant, tel'ment fier !

Qui es-tu si petit que même le feuillage,

Pourtant si fragile sent à pein' ton passage ?

Ignores-tu l'ivresse que donne le pouvoir,

D'avancer sans arrêt du matin jusqu'au soir ?

Le Zéphyr prit un temps, c'était son habitude,

Aussi ne pouvait-il changer cette attitude.

Je suis faible il est vrai, n'aie pas votre puissance,

Alors pour moi le temps est celui des vacances.

Il y a tant à voir sur le bord des chemins,

À sentir, caresser, j'ai un nez, j'ai des mains,

Chaque instant est nouveau, porteur de découvertes,

Dont vous ne savez rien, vous, toujours en alerte !

Et pour la première fois l'Aquilon reconnu,

Qu'il savait se calmer, faire preuve de retenue.

 

 

Ainsi qui prend le temps, rencontrant son contraire,

De parler avec lui, et aussi de se taire,

Peut prendre des leçons, sur l'autre comme sur soi,

Parfois l'on se méprise sans même savoir pourquoi.

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 06:00

 

 

La dendrite en son neurone abritée,

Tenait dans ses fibres une pensée.

Motivée par l'instinct en son pérycarion,

Elle allait aussitôt la changer en action.

Un axone qui dans les environs passait,

Se sentit par l'idée attiré.

Ainsi c'est ce geste qu'il vous faut,

Inscrire dans le réel et sortir du cerveau.

Sans mentir, des imbécilités,

Que l'esprit humain sut inventer,

De pire je n'en vis jamais.

La dendrite alertée examina les faits.

J'agis par habitude, sans rien vérifier,

Mais vous avez raison mieux vaux tout arrêter.


 

Quelque part un primate en se grattant le front,

Chercha le mouvement qu'il avait commencé,

Un bruit dans le lointain capta son attention,

À quatre pattes il reprit son avancée...


 

L'axone et la dendrite auraient-ils su respirer,

Que de soulagement ils auraient soupirés.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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