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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 06:38


 

L'animal est confiant qui croit en la nature,


Qui s'amuse d'un rien, courant dans sa pâture,


Dans son terrier, peinard, il sommeille en souriant,


Quand du dehors survient un soupir terrifiant.


Il se tait et se fige son esprit se concentre,


Tout bruit devient suspect, angoissant épicentre !


Des cris, des hurlements, et puis pire : le silence.


Combien d'heures écoulées avant qu'il ne s'avance,


Et risque son museau dans le jour se levant ?


Attentif aux odeurs transportées par le vent,


Aux murmures qui pourraient trahir une présence.


Seule la sérénité répond à l'insistance,


Qu'il met à s'assurer que nul danger n'est là,


Un souvenir revient, la prairie du Père Glas !


Bien vite il est rendu, et sitôt rassuré,


La terre est retournée sur deux mètres carrés.




Ces humains sont curieux pense-t-il en partant,


Ils ont des jeux bizarres, pour eux seuls distrayants.


À chaque fois il a peur, est submergé d'effroi,


Mais tel est le destin de qui n'est qu'une proie.


 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 06:28

 

La pensée fait l'humain, nous sommes supérieurs !

Dit en se rengorgeant le René fier de lui,

Ma formule est magique et dissipe la nuit,

Dans laquelle l'animal restera inférieur.


Le primate prit son temps avant de lui répondre :

Tu dis vrai grand penseur, tu sais bien raisonner,

Comme tout ce qui est creux, je dois donc m'incliner,

Nous voyant côte à côte qui pourrait nous confondre ?


Tes réalisations prouveront ton génie,

Ta science pourra décrypter la nature,

Croyant l'améliorer, oui, tu en seras sûr,

Mais pourras-tu jamais effacer la connerie ?


Elle est consubstantielle de notre création,

Répondit sagement le métaphysicien.

Le quadrumane pensa : Substantielle, ça c'est bien,

Mais elle sera première en matière d'expression.




Le singe et le sapiens un moment se jaugèrent...

Se contemplant de près ils se virent parents,

L'humain est animal, le nier est imprudent.

Rigolards ils allèrent partager une bière !

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 06:18

 

      Quelques os patientaient, leurs pensées dans le flou.

L'hexapode surpris marqua un temps d'arrêt,

Devinant les yeux creux marquant leur intérêt,

Pourraient-ils, par l'esprit, le fixer par un clou ?


Vivant nous l'aurions pu, et nous avons fait pire,

Maintenant nous rêvons, admirant la nature,

C'est elle qui nous fit, nous voulions la détruire,

Finalement nous avons terminés dans l'ordure.


La fourmi attentive écouta ces paroles,

Pensa à cent légendes que narraient ses parents,

D'animaux disparus, s'imaginant pensants,

Qui avaient succombé à pis que la vérole.



Insecte tu dis vrai, nous nous crûmes géants,

Et fûmes exterminés par des animalcules.


La petitesse est donc le contraire du néant,

Mais qui se croit génial est en fait ridicule.

Répondit l'arthropode qui se voulut moqueur.


Les crânes opinèrent, comprenant la leçon,

Appréciant un peu tard sa sournoise saveur.

Qui veut trop perdra tout, l'insecte avait raison !


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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 05:26

 

L'oiseau planait si haut, cherchant avidement,

Une proie pour midi qui calme son tourment.

Être le prédateur est un job à plein temps,

Pas question de glander, de flâner dans le vent.


Un serpent dans les blés s'en allait en sifflant,

Guilleret et serein, pépère se promenant,

Sans se soucier du ciel, d'un danger en venant,

Regardant devant lui, solitaire et confiant.


Quand l'ombre devant lui attira son regard,

Se dressant brusquement il fit face au busard :

Où vas-tu volatile, erres-tu au hasard,

Ou voudrais-tu de moi pour faire un peu de lard ?


Je suis un vrai chasseur, il me faut bien manger,

Pourquoi pas un serpent pour mon p'tit déjeuner ?

Et ça c'est du décor ? En montrant ses crochets,

Répondit le reptile se sentant humilié.


Des plumes ou des écailles qui devaient triompher ?

Cousins d'évolution, allaient-ils se renier ?

Ils se jaugèrent un temps puis en vinrent à penser :

Prédateurs associés partagent le gibier !

Photos Internet

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 05:04

 

T'es laid ! dit le plus petit des deux,

L'autre sourit, se méprenant :

" Y passe quoi sur le petit écran ? "

T'as rien compris, j'dis qu't'es hideux !

" Et alors tu crois que c'est facile pour moi ?

Je te rappelle que je suis pas tout à fait vivant. "

Moi je suis mort depuis cinq cent ans,

C'est marrant ? Tu crois que j'ai le choix !

" Tu es plaisant et séduit les femmes,

Je suis romantique mais hideux,

Toi, à l'intérieur tu es affreux,

Dissimulant tes crocs et ton côté infâme. "

La vie est ainsi faite que souvent l'aspect,

Importe plus que les élans du cœur.

Voulant aimer tu n'inspires que peur,

L'apparent seul attire le respect !


Ayant dit les deux monstres en riant,

S'en furent en quête de proies.

De l'horreur sont-ils les rois,

Ou est-ce leur gibier le plus terrifiant ?


L'atroce auquel tu crains de croire,

N'est-il pas ton reflet dans ce miroir ?

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 05:55


 

Deux amis cheminaient, bavardant gentiment,


Le plus grand en un pas avançait,


Autant que l'autre en cent,


Mais leur amitié survivait !




Nous sommes un curieux ménage,


Murmura le premier avec lenteur,


L'autre répondit sans ambages :


Nos différences sont un bonheur,


Quel besoin aurions nous de courir,


En avance ou dernier au terminus,


Il sera toujours temps d'en rire.


Qui veut triompher n'est souvent qu'un minus.


Nous ne sommes points humains,


Pourquoi être exemplaires ?


Ignorons le destin,


Seul maintenant sait nous plaire.




La tortue opina, souriant à sa façon,


Son copain, le lièvre, secoua ses oreilles,


Sachant que des fables les conseils,


Nul enfant, jamais, n'en retint de leçon !






 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 06:12

 

Deux amies cheminaient, la première guidant l'autre,

- Sais-tu que déjà nous passâmes par ici,

Murmura l'ainée se voulant bon apôtre,

C'est le plus court chemin pour aller chez mamie.


La seconde se tut, charmée par un décor,

Nouveau pour son esprit malgré une affirmation,

Que le temps, affamé, déjà dévore.

Pour ses yeux tout est frais, nouvelles sensations.


Il en va autrement de sa grande complice,

Qui sait qu'après le tournant surgiront,

Trois chênes et six pins ombrant le vieil hospice,

Qu'il faudra trente pas pour toucher le perron.


Le passé pour elle est un fardeau,

Ne fuient ni les sons ni les mots,

Chaque instant en photo,

Et l'avenir s'approche sans cadeau.


Tout pour sa camarade maintenant est sourire,

Hier était... mais, hier, qu'est-ce que ça veut dire ?

Fut-il vécu, gorgée de joie ou du pire,

L'instant est sitôt né qu'il expire.


Ainsi vont-elles, sœurs plus que siamoises,

L'une est remplie quand l'autre est vide.

Chanceux qui se souvient du goût des framboises,

Mais veinard est celui en qui s'oxyde,

Les souvenirs des moments de douleur,

En conservant l'ombre d'un cri de bonheur.



Mémoire et Amnésie bornent nos vies,

Nous cherchons l'une, l'autre nous héle,

L'imparfait équilibre est ainsi,

Jusqu'à ce que l'oubli lui-même nous appelle !

 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 05:50

  

Pasticher du passé les plus grands auteurs :

Quel meilleur moyen de faire son beurre.


Un ovin s'abreuvait

Dans le bistrot d'un coin peu sûr.

Un canidé bourré, proche de la rupture,

Vint vers lui pour un brin discuter.

" Voilà qu'on nous ressort pour un pseudo hommage !

Articula le loup heureux d'être au chômage :

Nous sommes déjà passés à la postérité.

C'est vrai, lui dit l'agneau, nous l'avons mérité

Par mille bouches écolières ;

Nous avions oublié ces vers

Écrits il y a si longtemps

Par un auteur absent,

Dont profite ce Rony cruel ;

Pour reposer son imagination,

Lassée d'errer dans la fiction.

- Son texte finira à la poubelle ;

Nul éditeur n'en voudrait.

- Du moins aucun qui soit déjà né !

Bêla l'agneau ; sa mère le mit à la fourrière.

- Son pastiche est aussi gros que son derrière.

- Et dilué. - Il écrit comme un chien ;

Il use du passé, de naguère,

Avec des talents qu'il fait siens.

Oublions-le : Que jamais plus il ne nous dérange.

Ayant dit, à coups de tournées

Les deux amis s'en arrange,

Sans savoir qui paierait.


 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 06:57

 

Réunis,sommes-nous un, parfaits complémentaires,

Ou ennemis jurés, pour toujours des contraires ?

C'est toi qui t'interroges, moi j'en ai rien à faire,

Qui est le monstrueux, le vicieux, le sectaire ?


Je suis ce qui en toi est promis à l'enfer,

Se cache dans la boue, le whisky et la bière.

Moi ce que je voulais... Tu n'as plus qu'à te taire,

Qu'importe l'alibi, qui se cherche se perd.


Tu as raison, j'admets, je voulais me défaire,

Et rejeter au loin le corset qui m'enserre.

Agir suivant mes goûts, me ficher de déplaire,

Ensuite rentrer chez moi et m'endormir pépère.


Lâcheté, tu le vois, qui peut ce qu'il espère,

Salir ses mains, son âme tout en restant sincère ?

Toi est moi et l'inverse à jamais partenaires.

Jekyde est un humain tout à fait ordinaire.

 

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 07:09

 

Dix mille bedonnants dans leurs palais de pierre,

Se partageaient gaiment un succulent fromage.

Le populo, entre faim et chômage,

Exprimait dans la rue sa colère :

"Holà les enrichieurs, tas de saligauds,

Vous êtes donc pourris ! Tous des collabos.

C'est certain qu'avec vos mensonges,

Ce ne sont pas les regrets qui vous rongent,

Vous êtes la honte de notre société."

En entendant ces cris les profiteurs agités,

S'approchent des micros et caméras dressés,

Cyniques et souriants devant leurs employés.

"Nous avons entendus vos tracas, vos soucis,

Et nous vous assurons que nous avons compris.

Nous ferons ce qu'il faut pour que tous vous restiez,

Tranquilles et repus dans la médiocrité.

Quelques mots cependant pour le plus excité :

Tu donnes des leçons, voudrais nous éreinter,

Nous savons quelles raisons te poussent à t'exprimer,

Si tu veux te gaver viens donc en profiter."


J'ai fait le maximum pour les déshérités,

Ils ne m'ont rien rendu, je peux bien m'échapper.

Tant de tours j'ai raté, et si c'était le mien ?

Qui veut noyer sa rage l'accuse d'être un chien !

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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