Tu étais et je suis, regarde le miroir,
Ce reflet est bien toi, triste réalité !
Que de rêves tu fis, t'alimentant d'espoir,
Pour n'être que cela et devoir l'accepter.
Te souviens-tu qu'enfant tu voyais l'avenir ?
Pompier t'aurait bien plu ou bien alors motard,
Les garçons trop souvent sont de grands vantards,
Et quand ils sont plus grand balaient tout ça d'un rire.
Au lycée tu devins un donneur de leçon,
Tu avais tout compris et voulais t'engager,
Il fallait un sauveur, le monde t'attendait,
Le croyais-tu vraiment, jouais-tu la passion ?
Après tout tu as droit au bénéfice du doute,
Plus on est loin du vrai mieux on croit le comprendre,
Et pouvoir le changer avant que l'on s'en foute !
Des rêves que l'on fit ne restera que cendres.
Regarde mieux, dis moi, te voyais-tu ainsi,
Mais tu ne comprends plus, le réel est nocif,
Il récure tout à fond mais laisse le passif,
Les instincts, les besoins et l'enfance moisit.
Tu as bien réussi, le métier, la famille,
Le monde te convient puisque tu en profites,
Qu'importe le présent, le futur en hérite.
Tu voudrais profiter mais en fait tu gaspilles !
Tu as tout oublié de tes si chers désirs,
Facile de vouloir mais quand il faut agir,
On se dit A quoi bon ? Est-ce mon avenir ?
À chacun d'accepter ce à quoi il aspire.

