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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 09:00

La recherche Octobre 2016

Logiciels et scolarité (Gautier Carlou)

Depuis septembre 2016, en France, un investissement d'un milliard d'€ sur 3 ans est lancé, consacré au plan numérique de l'Éducation nationale. Pourtant l'OCDE notait en 2015 que les pays ayant investi dans les technologie de l'information et de la communication n'ont pas enregistré d'amélioration de leurs résultats aux évaluations Pisa de compréhension de l'écrit, de math et de science. Faut-il renoncer à ce projet ? Les neuroscientifiques pourraient changer la donne. La neuroéducation est une discipline en plein essor alliant neurosciences cognitives et sciences de l'éducation.

Au long de l'année scolaire 2016-2017 trois chercheurs et leurs équipes testèrent l'efficacité sur l'apprentissage de jeux éducatifs avec deux objectifs. Montrer l'impact de ces jeux sur les performances des élèves et valider des hypothèses scientifiques sur la façon dont le cerveau apprend. L'usage d'une tablette permet d'enregistrer de nombreux paramètres utiles.

Deux jeux sont testés, Graphogame, jeu d'origine finlandaise, et Elan, produit d'un partenariat entre l'équipe de Stanislas Dehaene, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France et Manzalab, société parisienne éditrice de serious games. Tous deux se fondent sur l'analyse graphophonologique. L'enfant reçoit deux informations, un son élémentaire – le phonème – et la séquence de caractères associée – le graphème. La répétition de cette combinaison lui permet d'associer syllabes et mots entendus à des caractères écrits. Méthode efficace car fondée sur une réalité biologique.

Dès 2 mois un circuit cérébral spécialisé dans la compréhension du lexique, la syntaxe et la sémantique se forme dans l'hémisphère gauche. Avant la lecture ce réseau s'active selon des modalités auditives, l'enfant entend et interprète le sens. La lecture active ce réseau par une voie visuelle plutôt qu'auditive. Lorsque le cerveau apprend à lire, une région dévolue à la reconnaissance des visage de détourne de sa fonction première et se spécialise dans la reconnaissance des caractères écrits. Cette aire, surnommé ''la boîte aux lettres du cerveau'' par Stanialas Dehaene, cette aire est située à l'arrière du cerveau, dans la partie occipito-temporale de l'hémisphère gauche. Plus un lecteur est expérimenté plus cette région est activée ; apprendre à lire revient à ''recycler'' cette région, à la spécialiser dans la reconnaissances des graphèmes puis à la connecter aux régions dédiées aux traitement des phonèmes.

Les enfants ayant entraînés à l'usage de Graphogame présentent une activation accrue dans '' la boîte aux lettres du cerveau''. Les tablettes pourraient devenir des outils d'entraînement, d'automatisation vers une pédagogie différenciée, adaptée au rythme naturel de chaque enfant. Naturellement le cerveau généralise la reconnaissance en miroir, ainsi peut-il reconnaître un visage dans toutes les positions. En lecture il confond donc le p et le q, le b et le d. le cerveau doit apprendre à inhiber cet automatisme de généralisation en miroir. À la pensée automatique doit succéder la pensée algorithmique, logique, plus lente mais menant à la bonne réponse.

Pour Olivier houdé, l'intelligence tient dans notre capacité à remplacer les automatismes par une pensée algorithmique. dans le cerveau l'arbitre se trouve dans le cortex préfrontal.

Reste à montrer qu'un apprentissage sur tablette soit utilisable dans des tâches scolaires, et qu'il est stable dans le temps.

Pour bien apprendre cinq pistes se présentent.

- Inhiber les automatismes cérébraux pour progresser.

- Participer plutôt qu'apprendre passivement. La curiosité favorise la mémorisation.

- S'entraîner à être attentif, prendre conscience des distractions pour leur résister.

- Se tromper et recommencer. L'erreur est essentielle dans le processus d'apprentissage. Apprendre, puis vérifier afin de corriger les erreurs éventuelles.

- Répartir les apprentissages sur des sessions courtes et régulières chaque jour. Mieux vaux un quart d'heure tous les jours que plusieurs heures en une fois.

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

Gilles Cohen-Tannoudji

 

Les Idées noires de la physique est un livre paru chez Les Belles Lettres, qui aborde cinq sujets se rejoignant autour d'un adjectif : ciel noir, trou noir, corps noir, matière noire, énergie noire. Parti pris permettant de s'approcher de quelques questions auxquelles la physique actuelle s'intéresse. Associant un physicien, Roland Lehoucq, et un philosophe et un philosophe, Vincent Bontemps, il n'a pas pour objectif de vulgariser un savoir mais de permettre à chacun des auteurs de s'exprimer à partir de sa spécialité en utilisant les dires de son partenaire.

Roland Lehoucq est astrophysicien mais s'intéresse à la science-fiction, s'appuyant parfois sur celle-ci pour illustrer son propos sur des interrogations philosophiques et scientifique. Vincent Bontemps est un spécialiste de Gaston Bachelard et Gilbert Simondon. Le premier eut l'idée d'une ''psychanalyse de l'esprit scientifique'' qui sert de lien aux interventions du philosophe. Ainsi peut-il, s'appuyant sur la démonstration de Roland Lehoucq que le Soleil qui absorbe l'intégralité du rayonnement et le restitue sous forme de chaleur n'est pas noir mais que c'est un corps noir, dire que c'est un exemple des distorsions de l'image écartelée entre le sens commun et la pensée rationnelle. Le rayonnement du corps noir qui joue un rôle important dans la science depuis le début du XXe siècle permet au philosophe de nous présenter ce qu'il suscite en lui en quelques formules : Les ténèbres intérieures ne s'opposent pas à la lumière comme l'obscurité ordinaire le fait, elles la dévorent, elles la digèrent, et elles finissent par s'approprier sa capacité de rayonnement.

Physique et philosophie s'associent pour emmener loin le lecteur, mais sans le perdre, ce qui n'est pas un mince exploit.

 

Le ciel noirRoland Lehoucq. Constater que le ciel nocturne est noir soulève une question dont la portée fut comprise pour la première fois par Johannes Kepler. Celui-ci soutenait la théorie héliocentrique de Copernic et imaginait un univers contenant un ensemble fini d'étoiles. Thomas Digges, astronome anglais, lui aussi copernicien, soutenait au contraire l'idée d'un univers infini et uniformément rempli d'étoiles. Kepler contesta cette opinion, arguant qu'alors l'univers aurait contenu toute la lumière rayonnée par une infinité d'étoiles, le fond du ciel aurait dû nous apparaître infiniment brillant ! Constater que tel n'est pas le cas c'est accepter l'idée d'un univers fini. Le scientifique s'appuie sur Edgar Allan Poe et le texte que celui-ci publia en 1848 : Eureka. Essai sur l'univers matériel et spirituel. Poe reprend l'argument d'Olbers : si la succession des étoiles était illimitée, l'arrière-plan du ciel nous offrirait une luminosité uniforme puisqu'il n'y aurait absolument aucun point dans cet arrière-plan où n'existât pas une étoile.dans un livre publié en 1861, l'astronome Johann von Mädler formalise la géniale intuition de Poe. Nous ne pouvons percevoir toutes les étoiles, mais seulement celles dont la distance est inférieure à la distance parcourue par la lumière pendant l'âge de l'univers. Là encore, apparaît un horizon au-delà duquel nulle lumière ne nous est encore parvenue. Comme le faisait remarquer Kelvin : si toutes les étoiles de notre vaste sphère commencèrent à briller au même moment […] la lumière atteignant la Terre ne peut venir que d'une proportion extrêmement faible de toutes les étoiles.

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

 

La survie des ABEILLES

Interview de Yves Le Conte par Bérénice Robert

 

L'Assemblée vota en juin 2016 l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes à partir du 01 09 2018. Ce sont des éléments majeurs du déclin des colonies d'abeilles, mais pas le seul.

L'agriculture intensive diminue leur richesse alimentaire, et sa qualité or elles ont besoin de pollen nutritif venant de plantes différentes pour éviter les carences et renforcer leurs défenses immunitaires. Ces insecticides s'ils ne tuent pas directement les abeilles les empêche de rejoindre leur ruche en leur faisant perdre leur capacité à s'orienter. Ils altèrent également les capacités de reproduction des mâles.

Outre ce danger les abeilles sont confrontées à des maladies et des parasites mortels. Comme le varroa, un acarien apparu en France en 1982, arrivé d'Asie, il est un fléau dans le monde entier pour les abeilles mellifères. De son côté Nosema ceranae est un champignon infestant les cellules intestinales des abeilles et responsable de la nosémose, une maladie causant des diarrhées parfois mortelles. Les espèces d'abeilles peuvent se transmettre des virus entre elles, des domestiques aux sauvages.

Nouveau péril, le frelon asiatique, prédateur des abeilles quand il n'y a rien d'autre à manger, en automnes. Empêchant les abeilles de constituer leurs réserves pour passer l'hiver.

Sans parler des effets dus aux cocktails d'insecticides !

L'hémisphère Sud à moins de problème. L'Australie ignore le varroa, si celui-ci est présent en Amérique du Sud les apiculteurs élèves des abeilles dites africanisées qui savent gérer ce parasite. Les états-unis de leur côté ont perdu tant de colonies depuis 2006 qu'en mai 2015 le président Obama annonça la mise en place d'un plan national d'action pour sauver les insectes pollinisateurs.

 

Le monde serait différent si ceux-ci disparaissaient. 90% des espèces à fleurs survivent grâce leur action, 75% de la production de cultures alimentaires en dépendent. La majorité des arbres fruitiers, le maraîchage et les petits fruits, les semences et les cultures protéagineuses et oléagineuses.

Sans eux nous nous contenterions de céréales, des fruits et légumes n'ayant pas besoin de pollinisation pour se reproduire.

L'abondance et la diversité des pollinisateurs accroissent le rendement des cultures. La biodiversité serait touchée : 70% de la flore sauvage en milieu tempéré dépend des abeilles sauvages et domestiques.

 

Les abeilles pourront-elles survivre à ces stress et périls ? Pour le varroa, l'objectif et de sélectionner les abeilles résistantes. Ce parasite est un vrai tueur, une tueuse faudrait-il dire puisque seule la femelle est un parasite, elle peut également passer de l'une à l'autre, se nourrir de l'hémolymphe, le sang des invertébrés, transmettant aussi à son hôte de nombreux virus. Le pire étant celui des ailes déformées. Celui-ci ressemble à celui de la grippe, il évolue vite et présente des formes de virulences différentes. Pour se reproduire le varroa pénètre dans les alvéoles du couvain pour profiter de l'abeille impuissante et immobile afin de favoriser sa survie.

 

Il y a urgence. Les travaux de nombreux savants ont permis l'interdiction des pires insecticides, c'est un pas important dans la protection de ces insectes. Les apiculteurs travaillent à assurer la survie de leurs ruches mais l'espèce domestique n'est qu'une sur les 900 présentes en France.

 

Les adversaires sont nombreux, la partie est loin d'être gagnée.

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

 

Satellite quantique (Gauthier Cariou)

 

Le 16 août 2016 la Chine lance le premier Mozi, ''satellite quantique'' prévu pour établir des communications inviolables sur ce grandes distances. Un jour prochain la méthode de chiffrement RSA sera dépassée. L'accroissement de la puissance de calcul des ordinateurs brisera les verrous de la cryptographie classique.

Pour succéder à l'utilisation de clés numériques à base de nombres premiers l'emploi de la distribution de clés quantiques apparaît la meilleure. Celles-ci seront portées par des paires de photons, un ''coffre'' parfaitement inviolable. En effet, toute intervention sur l'un affecterait le second et serait apparent.

 

La cryptographie quantique est une idée ancienne, des entreprises commercialisent déjà des protocoles fondées sur l'échange de photons par fibre optique. Ce système ne fonctionne que sur quelques centaines de kilomètres. Mozi, mis au point par l'équipe de Pan Jian-Wei de l'Université de Sciences et Technologie de Chine embarque une source de photons intriqués qu'il dirigera vers des stations distantes de plusieurs milliers de kilomètres. D'abord entre deux bases chinoises, puis, en cas de succès, entre Pékin et Vienne.

Pour l'instant le record de transmission de clés quantiques ''à l'air libre'' est de 144 km, inférieure donc à celui de la fibre. En effet un photon interagit avec l'atmosphère et peut être ainsi modifié où se perdre. Cela devrait être différent depuis l'espace, les photons voyageant principalement dans le vide. Seul le satellite connaîtra les deux clés. Il les envoie, chaque base, à réception, déduira la clé de l'autre en utilisant la sienne. Il les gardera le temps que les sites les réceptionne s'il ne sont pas dans la ligne de mire de Mozi.

La fibre optique sera réservée aux liaisons courtes. les satellites, pour les longues. Il en faudra assez pour permettre des communications sécurisées entre n'importe quel point sur Terre.

 

La cryptographie n'est pas le but unique de Pan Jian-wei, il veut tester une propriété surprenante de la mécanique quantique, l'intrication mais aussi l'influence, à démontrer, de la gravitation sur la mécanique quantique.

 

Des sujets passionnants et compliqués, l'un va-t-il sans l'autre ?

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 09:00

La Recherche Octobre 2016

 

Entretien avec Judes Poirier par Marie-Laure Théodule

 

Quand le neurologue allemand Alois Alzheimer décrivit en 1906 la maladie à laquelle il a donné son nom, il ignorait que son nom traverserait le temps en portant peur et angoisse.

 

Le professeur Judes Poirier profita d'être dans une famille à la longévité exceptionnelle pour entamer des recherches sur cette affection. En 1993 il découvrit qu'un gène peut favoriser l'apparition de la maladie, puis, en 2014, qu'un autre retarde l'arrivée des premiers symptômes. Les deux sont liés à la circulation et à la production de cholestérol dans le cerveau. Un régulateur pourrait faire office de retardateur.

En avril 2016 l'OMS signalait 47,5 millions de cas de démence sénile dans le monde, dont 33 millions de malades d'Alzheimer. Chiffre qui devrait doubler tous les 20 ans. En France plus de 900 000 personnes en sont atteintes engendrant des coûts de plus de 5 milliards d'€. Elle semble pourtant ralentir en Europe de L'Ouest et du Nord, et en Amérique du Nord alors qu'elle progresse en Asie, sauf la zone Pacifique, l'Amérique du Sud et l'Afrique. En Chine par exemple il est notable que la maladie suit obésité et diabète.

 

70% des risques sont génétiques, 30%, environnementaux. Les premiers s'expriment sous deux formes. La première, dite familiale, ou héréditaire, parce qu'il suffit d'être porteur d'un des trois gènes identifiés dans les années 1990 pour développer la maladie. Dans ce cas celle-ci se révèle entre 35 et 55 ans, elle progresse rapidement. Mais elle est ne concerne que 1 à 2 % des malades. La seconde est plus fréquente, marquée par une vingtaine de gènes. Sans oublier les risques liés au mode de vie : l'hypertension, le diabète, le cholestérol, l'obésité et l'apnée du sommeil.

Judes Poirier orientait ses recherches vers des gènes reconfigurant les connections entre les neurones et la création de nouvelles synapses. Il tomba, avec surprise, sur un gène codant une protéine facilitant le transport du cholestérol, l'ApoE.

Celui-ci existe sous trois formes dans la population : l'ApoE2, ou gène des centenaires protégeant de la maladie mais présent chez 2% de la population ; l'ApoE3, 80% ; l'ApoE4, 18%, qui multiplie le risque chez ceux qui le portent.

 

Un autre gène est impliqué : HMCGR, lui aussi montre un lien entre la maladie d'Alzheimer et l'équilibre en cholestérol du cerveau. Le cholestérol est indispensable à nos neurones, il intervient dans la communication entre neurones en favorisant le développement des synapses et la fabrication de la gaine de myéline entourant les axones. Notre cerveau convient un quart du cholestérol de notre organisme alors qu'il représente 2,1% de son poids. Une forme particulière de HMCGR joue un rôle protecteur contre la maladie en permettant une meilleure absorption du cholestérol.

Un médicament, le probucol, simule la synthèse et la sécrétion de l'ApoE, protéine indispensable au transport du cholestérol, en favorisant sa capture par le foie qui l'élimine. La prise de ce remède favorisant l'accroissement de l'ApoE diminue les marqueurs de la maladie, les protéines bêta-amyloïdes et la protéine Tau.

Dans la cerveau, la maladie d'Alzheimer se caractérise par 2 types de dégénérescence : l'accumulation de plaques, autour des axones, due à une mauvaise élimination de la protéine bêta-amyloïdes, et la prolifération de la protéine Tau à l'intérieur des neurones.

 

Ceux qui voient infectieuse la maladie d'Alzheimer se trompent, affirme le Pr Poirier. Il conduit des recherches sur un panel de personnes de plus de 60 ans sans trouble cognitifs mais dont l'un des parents développa cette affection dans le but d'étalonner des traitements préventifs peu onéreux.

 

Quelques comportements semblent permettre de ralentir le déclin cognitif : l'exercice physique, l'entraînement mental, la socialisation et une alimentation de type méditerranéen.

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 09:00

Marie-Françoise Baslez

Vous connaissez, peut-être, les évangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean. Il en existe d'autres, dit ''apocryphes'', qui ne figurent pas dans la liste des livres sacrés et normatifs utilisés dans l'élaboration de la théologie chrétienne. Il s'agissait de livres qu'il convenait de lire en privé, certains rédigés dans un langage hermétique dont la compréhension nécessitait une initiation particulière. Les vérités étaient réservées au public ayant la connaissance, les gnostiques.

Ces Évangiles, comme les autres, traitent de la vie et des enseignements terrestres de Jésus, ils suppléent aux lacunes de l'histoire de Jésus rapportée par les textes canoniques. Ce sont eux qui introduisent le thème de la sainte Famille, celui de Marie, mère de Jésus, d'abord en donnant le nom de ses parents (Joachim et Anne), celle de Jésus en développant les épisodes de la Nativité à Bethléem et surtout de la fuite en Égypte. Ils présentent la figure de Joseph, en particulier dans l'Histoire de Joseph le menuisier. Ils font naître Jésus dans une grotte entre le bœuf et l'âne, donnent le nombre et le nom des Rois mages. Les textes sur la jeunesse de Jésus sont réunis sous appellation ''évangiles de l'enfance'', les plus importants sont ceux du Pseudo-Matthieu ''l'Évangile de l'Enfance'', en Occident, et l'Évangile arabe de l'Enfance, en Orient.

Dans ces récits Marie tient une place au moins aussi importante que celle de son fils, avec des détails qui s'accumulent entre le Protévangiles de Jacques et le Transitus Mariae. Dans le premier la naissance de Jésus ne vient pas d'un accouchement mais d'une nuée suivie d'une lumière. La littérature d'hommes divins se répandaient alors dans le monde romain, ces ''évangiles de l'Enfance'' poussent l'histoire de Jésus vers le miraculeux, mettant en évidence sa nature divine dès sa conception. Les anges sont partout, Marie a le pouvoir de guérir, les vêtements et langes de Jésus sont guérisseurs. L'évangile de l'Enfance du Pseudo-Matthieu montre les dons de thaumaturge de l'Enfant-Jésus, s'inspirant de la figure d'Orphée. Les bêtes du désert l'escortent et le protège, quand il entre dans un temple les statues des idoles se renversent et se brisent. Localisés entre Memphis et Hermoupolis ces miracles alimentèrent les pèlerinages aux ''cachettes de la Vierge''.

Outres ces textes sur l'enfance de Jésus, d'autres élaborent la christologie, ils présentent le témoignage de communautés minoritaires et tôt disparues et attestent de la diversité du christianisme primitif. D'autres encore s'apparentent à des livres de révélation. Ils proposent une catéchèse souvent hétérodoxe par rapport aux courants majoritaires, qu'ils attribuent, pour la légitimer, à un personnage important du Nouveau Testament. Ainsi a-t-on retrouvé un Évangile de Pierre, un Évangile secret de marc, un Évangile de Marie, un Évangile de Philippe et même un Évangile de Nicodème. La découverte de l'Évangile de Thomas en 1945 puis celle, récente, de l'Évangile de Judas incitent à revisiter l'élaboration de la tradition évangélique et de la christologie.

Les Évangiles de l'enfance abordent la question de la filiation divine de Jésus et de l'incarnation, ceux de Pierre et Nicodème s'intéressent à la figure du rédempteur à travers des récits détaillés du procès de Jésus, de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection, en particulier les trois jours qu'il passa aux Enfers et son retour du séjour des morts. L'Évangile de Judas pose la question de la mort volontaire du Christ, celui de Pierre présente un Messie que les juifs doivent reconnaître parce que son sort fut conforme aux prophéties et qu'il est ressuscité. D'avoir été utilisé par la pensée gnostique niant la réalité de l'incarnation valut à ce texte d'avoir été condamné par l'église. L'Évangile de Thomas utilise le thème de la gémellité entre le Christ et son disciple.

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:00

Science & vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

Et si contacter les Aliens était une très mauvaise idée ?

(Olivier Lapirot)

 

L'ignorance des intentions d'éventuels extraterrestres amène une partie de la communauté scientifique à prôner la prudence et à cesser d'envoyer des messages pouvant mettre l'humanité en danger.

La question de la dangerosité de signaler notre présence à des extraterrestres se pose depuis l'envoi du premier message. Des messages étant en préparation, elle se repose avec d'autant plus d'acuité. En 1974 c'est le prix Nobel de physique Martin Ryle qui s'inquiète de l'envoi du message d'Arecibo. Il proteste et réclame la suspension de toute tentative de contact avec des civilisations étrangères tant qu'un accord international ne sera pas signé. Des extraterrestres, apprenant notre existence, pourraient avoir envie de nous envahir, pour nous coloniser ou exploiter nos ressources naturelle. Voire, de nous exterminer ! Aucun texte n'a été paraphé mais aucun message n'a été envoyé jusqu'en 1999. cette année là Cosmic Call est envoyé en direction des quatre étoiles distantes de quelques dizaines d'A.L seulement. Initiative privée du radioastronome russe Alexandr Zaitsev qui fut suivi par d'autres qui eurent autant de réactions négatives.

Au sein du Seti l'idée fait son chemin de ne plus se contenter de chercher un signe mais d'en envoyer un, il se transformerait donc en Meti (Messaging to Extraterrestrial Intelligence) ou Active Seti. L'unanimité n'est pourtant pas de mise, une trentaine de membres du Seti ont écrit une lettre ouverte demandant un débat international sur la question et affirmant que ''nous ne savons rien de la réaction d'une intelligence extraterrestre à un message venu de la Terre, rien de ses intentions ni de ses capacités. Et il est impossible de prédire si elle sera affable ou hostile.''

L'astrophysicien Stephen Hawking s'est plusieurs fois exprimé en faveur de la prudence, soulignant que ''nous ne savons pas grand-chose à propos des extraterrestres mais nous connaissons les humains. Si vous regardez l'histoire, le contact entre les humains et des organismes moins intelligents ont souvent été désastreux pour ces derniers. Les rencontres entre civilisations se sont mal terminées pour les moins avancées technologiquement. Une civilisation lisant un de nos messages pourrait avoir des milliards d'années d'avance sur nous. Elle serait largement plus puissante et pourrait ne pas nous accorder plus d'importance qu'une bactérie n'en a pour nous.'' Argument que les partisans de la ommunication retournent : si une civilisation est plus ancienne elle aura, selon eux, acquis une certaine sagesse et surmonté les ''problèmes de jeunesse'' que nous connaissons sur Terre, comme les guerres, les risques environnementaux, la course énergétique. Et pourrait nous aider à trouver des solutions.

Mais il serait déjà trop tard, une civilisation plus avancée que nous de seulement 2 ou 3 siècles serait capable de détecter les fuites vers l'espace de nos émissions radio et TV. S'ils existent, les extraterrestres nous ont probablement déjà repérés !

Pour faire avancer le débat des chercheurs ont listé les scénarios possibles d'une rencontre. Ceux qui se terminent mal, pour nous, sont les plus nombreux, d'abord par la possibilité d'une attaque, d'une annexions, d'une mise en esclavage ou d'être éradiqué, mais aussi pour le risque d'une contamination ou d'une invasion par des espèces inconnues et virulentes.

Rien que les auteurs de science-fiction n'aient défini cent fois !

Les opinions continuent à s'exprimer, à s'affronter, réfléchir à une position commune semble une bonne idée puisque nous partageons la même planète et devront faire avec son avenir.

 

Cela aura-t-il la moindre importance ? J'en doute, parler dans le vide, et pas dans l'espace, est une habitude des homo sapiens qui imaginent que de leurs actions dépend leur destinée. Ce qu'ils attendent n'arrivent jamais. Discuter de ce qui arriverait si... ou si c'était le contraire, n'est que bavardage destiné à se rassurer en se ''préparant'' au futur. Ni nous ni moi ne verrons de contact.

Et c'est dommage !

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

Échanges intergalactiques

Comment communiquer avec E.T.

(Oriane Dioux & olivier Lapirot)

 

Dans le cas où des civilisations extraterrestres existeraient, communiquer avec elles posent de nombreuses question : que dire, dans quelle langue, sur quel support, via quel canal ?

Le premier message adressés par les Terriens à des extraterrestres remonte à 1962, en morse, composé de trois mots : paix, lénine, urss. Démonstration de la difficulté à trouver comment s'adresser à des habitants d'autres planètes. Aujourd'hui que des exoplanètes ont été découvertes la question se repose, plus sérieusement. À l'époque ce message était à destination de Vénus, il continue à voyager dans l'Univers, l'amusant serait que quelqu'un, un jour, le reçoive et le comprenne bien que son but premier était de tester un radiotélescope ukrainien et pas de communiquer avec qui que ce fut. Une vingtaine de messages furent ensuite expédiés dans l'espace, le dernier, en 2013. un objet fut même envoyé en 1977, le Golden Record, sur la songe Voyager, mêlant images, sons et textes pour illustrer l'humanité.

Un peu de tout et de n'importe quoi a été expédié, mais ''comme on ne sait rien de ceux qui recevront ces messages, tout est pertinent, estime Florence Raulin Cerceau. Il s'agit de toucher le plus de sens possibles avec de l'art, de la musique. De montrer ce qui fait de la Terre une planète exceptionnelle.'' De fait, la variété de ces envois reflète l'absence de réflexion sur ce que l'humanité souhaite dire pour se définir. Elle n'est pas que musique et rires mais aussi guerre, maladies... Faut-il se présenter de manière partielle, partiale, mensongère ?

Deux projets sont lancés, le premier, Breakthrought Message, est porté par le milliardaire russe Yuri Milner. Il doit s'agir d'un message radio susceptible d'être une base de réflexion avant un éventuel envoi, le second découle de l’organisation Meti (Messaging, to Extraterrestrial Intelligence) fondé en 2015 par Douglas Vakoch, ancien dirigeant du Seti.

Le contenu n'est pas tout, le langage importe tout autant. Aucun consensus n'a été établi. Comment trouver nos points communs avec des êtres vivants sur une autre planètes pour établir une espèce de pierre de Rosette galactique basé sur des lois mathématiques et physiques censées être identique partout dans l'univers.

Dans les années 1960 le mathématicien néerlandais Hans Freudenthal imagina une langue fondée sur la logique et les mathématiques, le Lincos (lingus cosmica) afin de communiquer avec des extraterrestres par ondes radio en partant d'une suite de nombres entiers. Des signaux simples en amenant d'autres, de plus en plus complexes jusqu'à amener à des notions comme vrai, faux, correct, incorrect... Idée supposant que ces auditeurs penseraient comme nous, ce qui n'est pas démontré. Bien qu'il fut amélioré en 1990 ce Lincos est trop limité, il ne permet pas de parler des questions qui intéressent le monde entier.

Nouvel essai : le CosmicOs, imaginé par l’informaticien Paul Fitzpatrick. Il s'agit d'un programme informatique, envoyé avec les instructions pour le lancer sur un ordinateur, il exécute des simulations reproduit ce qui se passe sur Terre. Il suppose que les extraterrestres disposent d'ordinateur. Une vision humanocentrée !

''La communication avec les extraterrestres est difficile, elle est au croisement de l'ethnologie et de l'éthologie'' résume Dominique Lestel, éthologue du Muséum national d'histoire naturelle. Cette civilisation pour intelligente qu'elle soit ne partagerait avec nous ni histoire, ni biologie, ni civilisation, ni contexte planétaire. ''Avec des organismes avec lesquels nous ne partageons aucun gène, ni conditions d'existence, la communication est-elle possible ? Mieux vaux s'attendre à des formes de communications différentes''.

L'espéranto de l'Univers reste à inventer.

Outre le fond et la forme, se pose la question de la distance et, donc, du temps de réponse. Quel échange établir si une question met des siècles pour arriver, et sa réponse autant pour revenir ? Encore est-ce en utilisant des ondes radio se propageant à la vitesse de la lumière, un objet, s'il demande moins d'énergie pour voyager, mettrait davantage de temps pour atteindre sa destination. Voyager mettra 40 000 ans pour approcher d'une étoile, Pioneer aura besoin de 2 millions d'années. C'est long !

Ces constats établis est-il utile de tenter de communiquer ? Oui, dans la mesure où les receveurs éventuels sauraient alors que la vie a, ou aura, existé ailleurs.

Cette nouvelle serait-elle rassurante si c'était nous qui recevions un tel message ?

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VOYAGES INTERSTELLAIRES

Pourra-t-on un jour aller sur une exoplanète (Alexandra Pihen)

La lune c'était hier, Mars c'est pour demain, ou après-demain, mais ensuite ? Comment dépasser le cadre étriqué de notre système solaire et prendre la direction de planètes lointaines pourtant à des distances les rendant, presque, inaccessibles. Ce qui n'empêche pas d'imaginer, qui sait de quoi l'avenir sera fait.

Si avenir il y a.

Pourquoi ne pas imaginer un jour que nos vacances pourraient se passer sur des plages extraordinaires d'une planète dans une autre galaxie, en rencontrant des êtres fascinants, et accueillants.

Dans la réalité c'est loin d'être possible. Il a fallu 40 ans à une sonde, Voyager 1, pour atteindre la frontière de notre système solaire. Cela n'empêche pas des scientifiques de s'attaquer au projet Breakthrough Starshot porté depuis le 12 avril 2016 par le multimilliardaire russe Yuri Milner qui a investis cent millions d'euros pour esquisser cette ambitions. De gigantesques voiles solaires, illuminées par un champ de rayons laser, serait propulsé à une vitesse de 60 000km/s. À cette vitesse le système stellaire le plus proche, Alpha du Centaure, 4,4 années-lumière, serait atteint en 20 ans, seulement.

L'idée de propulser une voile avec un laser solaire remonte à 1962 et naquit dans l'esprit de Robert L. Forward. Le principe n'est pas insensé, reste à viser la voile à une distance considérable, et, à ne pas perforer la voile avec le laser. De plus il ne s'agit là que de micro-sondes, de la taille d'un timbre poste, pour un vaisseau habité les contraintes seraient multipliées.

Reste à démontrer la faisabilité du projet, et à affronter les problèmes qui apparaîtront, rapidement. Sa qualité première est sa légèreté, les fusées que nous connaissons sont lourdes et demandent une énorme quantité d'énergie. L'énergie chimique pour rejoindre Proxima du Centaure demanderait une quantité de carburant supérieure au nombre d'atomes de l'univers.

La fusion thermonucléaire serait une solution, mais la meilleure serait l'antimatière. Combiner ces deux forces serait encore mieux. Mais ce n'est pas pour après-demain, il faudrait 1 milliard d'années à l'accélérateur du CERN pour en produire 1 gramme.

Non, la ''vraie'' solution c'est les ''trous de ver'', des tunnels spatio-temporels reliant 2 points de l'espace en le transperçant ou déformer localement l'espace-temps avec une bulle temporelle pouvant se déplacer plus vite que la lumière.

Outre la difficulté de la propulsion il y a celui de l'habitation, et des moyens de la supporter pour les voyageurs. Les astronautes subissent de nombreuses transformations physiologiques sous l'effet de l'impesanteur. Comme l'épaississement des artères équivalant en six mois d'un vieillissement de trente ans. Sans oublier les atrophies musculaires, les pertes visuelles dues à une hypertension intracrânienne ou encore la perte de densité minérale osseuse. Pour éviter ces désagrément il faudrait recréer une gravité artificielle au sein des habitacles.

N'oublions pas les contraintes psychologiques !

Supposons que l'on ait résolu ces problèmes, le décollage est impossible avant le XXIIè siècle, et encore.

Rêvons un peu, embarquons sur un vaisseau monde de 20 km de diamètre, 200 km long, et qu'importe si la puissance nécessaire à la propulsion de ce géant serait des centaines de milliers de fois supérieure à la puissance totale de notre civilisation.

 

Qui sait si une solution inédite ne va pas sortir d'un esprit ignorant la notion d'impossibilité. Ce qui est inaccessible aujourd'hui pourrait ne plus l'être... bientôt.

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 09:00

Science & Vie HS Spécial Extra Terrestres 2016

 

VIE TERRESTRE

Est-elle d'origine cosmique ?

 

La théorie de la panspermie veut que la Terre aurait été colonisée par des micro-organismes venus de l'espace. De récents travaux évoquent plutôt des molécules extraterrestres ayant atterri dans les océans de la Terre primitive, y déclenchant des réactions chimique propices à l'émergence du vivant.

En février 2015 Milton Wainwright affirme avoir trouvé dans un échantillon de poussières une bille en titane du diamètre d'un cheveu humain contenant une substance biologique proche d'un champignon. Pour le ''chercheur'' cela prouve l’envoi par les extraterrestres de micro-organismes pour ensemencer notre planète.

Un hurluberlu ? Non, un défenseur de la théorie de la panspermie reprise et popularisée en 1908 par le chimiste suédois Svante Arrhenius, laquelle postule que la vie sur Terre vient de l'espace. Nous serions des aliens qui s'ignorent. Certains n'hésitent pas à affirmer qu'il s'agit de l’œuvre d'une intelligence extraterrestre. D'autres évoquent seulement des spores transportées par des météorites. Une hypothèse parmi d'autres que rien ne démontre réellement. Autre inconvénient : elle ne dit pas d'où vient cette première forme de vie, ''repoussant simplement le problème de son origine sans répondre à une question'' souligne Nicolas Mangold.

L'origine extraterrestre de la vie Terrestre est-elle à éliminer ? Non, des spores, enfermées dans des météorites, pourraient venir jusqu'à nous et survivre à leur entrée dans notre atmosphère. Les exobiologistes sont certains que des molécules organiques ont atterri dans les océans de la Terre primitive il y a 4 milliards d'années pour être intégrées dans un ensemble de réactions chimiques menant à la naissance du vivant. 3 à 4 % des fragments de comètes, astéroïdes ou planètes recensées contiennent des molécules organiques. Parmi elles, des acides aminés, (constituants des protéines), des bases nucléiques (constituants de l'ADN) et des lipides (constituants des membranes cellulaires). La météorite de Murchison, tombée en 1969 en Australie s'est révélée porteuse de 70 acides aminés, dont 8 faisant partie des 20 entrant dans la composition des protéines du vivant ! Au total c'est plus de 14 000 molécules organiques qui ont été détectées dans la météorite. Elles contiennent du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène, de l'azote, du soufre et du phosphore, six éléments associés à la vie sur Terre. Des recherches ont été conduite sur des comètes et ont découvert des éléments nécessaires à la vie.

Après la formation de la Terre celle-ci subit un intense bombardement de comètes et d'astéroïdes qui importa beaucoup de matière extraterrestre. Dix millions de milliards de tonnes de matière carbonée complexe seraient arrivées sur Terre, formant une couche de 30 mètres. Les océans primitifs auraient fonctionné comme des microréacteurs chimiques. Donnant, in fine, naissance à la vie sur Terre.

Celle-ci serait donc la combinaison d’éléments nés, et d'autres arrivés, sur Terre. Rien ne permet de choisir une hypothèse. Le décor et les personnages sont connus, il reste à écrire le scénario des origines de la vie. 

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