De fait, suis-je prison ou bien ta protection ?
Je crois être les deux suivant les occasions,
Ce qui compte à mes yeux c'est ta satisfaction !
Parfois objet de fer, amusement des rois,
je t'octroie du plaisir si tu en fait le choix.
J'ai entendu des pleurs et des imprécations,
Souvent aussi des cris et des supplications,
Gémissement parfois dont je ne veux savoir,
S'ils étaient de plaisir ou la mort de l'espoir.
Par la modernité j'ai de nouvelles formes,
Pilules ou cachets pour contenir tes craintes,
Quand le réel t'effraie, tu louvoies et tu feintes,
Et le semi-coma est devenu ta norme.
Je conçois tes frayeurs quand s'annonce le soir,
Mais crois-tu que prier estomperait le noir ?
Tu voudrais m'échapper mais c'est une fiction,
Ton principal besoin est la limitation.
De chair je te retins et ce pendant neuf mois,
Pour ton dernier costard je resterai de bois.
Au dedans ou dehors, visiteur ou Lion,
Condamné ou drogué rêvant de rébellion,
Ce qui t'effraies le plus c'est la libération.
Chimique ou de métal je contiens peurs et rage,
Par la pensée pourtant tu peux quitter ta
CAGE

