Mon chien dors dans mon lit, je ronfle dans sa niche,
Rêvant qu'à mon réveil, je n'ai plus à penser,
Que je sois un roquet, comme un genre de caniche,
Ou un dogue allemand qui n'aime que jouer.
Aboyer à loisir et puis lever la patte,
Faire ce qui me plait au gré de mes besoins.
Ou l'humain passerait pour un vrai sociopathe,
Le canin peut oser, n'est-il pas beaucoup moins ?
Plutôt que de devoir assumer des devoirs
M'incombant par le jeu de forces improbables,
C'est dans l'obscurité que je forme l'espoir,
De pouvoir échapper au destin qui m'accable.
Voyez, si j'ai des crocs c'est pour mieux mordiller
Des jouets plastifiés qui parfois font du bruit,
Je me mets sur le dos, venez me caresser,
Vous serez détendu fautes d'être instruit.

