À la fois par soucis de reposer les quelques neurones qui me
restent et pour faire mieux connaître quelques auteurs que la postérité maintient dans une ombre injuste je me permets, et le ferai encore à l'avenir, d'évoquer de temps à autres quelques
uns de ces individus qui eurent pour principe d'essayer de penser par eux-mêmes ! Commençons dont par Rémy de Gourmont :
Il faut flatter les imbéciles et les flatter dans leurs facultés les moins nocives. C'est peut-être un instinct de conservation qui pousse la société à conférer provisoirement la gloire à tant de médiocres esprits.
Sixte disait : « C'est un grand triomphe pour la religion que la conversion des écrivains et des artistes leur enlève ce terrible talent avec lequel ils séduisaient les hommes. »
Il n'y a quelquefois pas d'autre moyen de juger d'une opinion politique que de considérer la qualité de ceux qui la professent.
Proudhon a dit : « Après les persécuteurs, je ne sais rien de plus haïssable que les martyrs. » N'ayant pas trouvé cela, j'ai du plaisir à le copier. Et moi aussi !
Dès qu'une idée tombe dans le peuple, elle devient peuple.
[ Le peuple, c'est tous ceux qui ne comprennent pas. Il y a des ducs parmi le peuple ; il y a des académiciens. Le peuple, c'est très bien composé. ]
Dialogue :
- DIEU : Qui t'a fait homme ?
- L'HOMME : Qui t'a fait Dieu ?
Un homme d'esprit n'est pas un homme intelligent ; c'est souvent le contraire.
Nietzsche a ouvert la porte. Maintenant on entre de plein-pied dans le verger dont il fallait, avant lui, escalader les murs. Encore faut-il oser en goûter les fruits.
L'homme commence par aimer l'amour et finit par aimer une femme.
La femme commence par aimer un homme et finit par aimer l'amour.
Je ne garantis pas qu'aucune de ces notes ne se trouve déjà
dans un de mes écrits, ou qu'elle ne figurera pas dans un écrit futur. On les retrouvera même peut-être dans des écrits qui ne seront pas les miens. La preuve, mais je ne m'attribue aucune des citations ci-dessus !

