8 juillet 2008
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Par essence immédiat, nature spontanée,
Qui s’exprime par moi devance la pensée.
La roche est ignorante, elle est inanimée,
Je suis dans son futur, dans l’animalité,
L’humain est vaniteux, il croit me dominer,
Et m’ayant défini rêve m’emprisonner.
Ainsi je suis plus fort car celui qui m’oublie,
Est pieds et poings liés cédant à mes envies.
Prédateur avant tout, l’amusant est d’abord,
Que la proie voie trop tard dans mon regard sa mort.
Aucune volonté, elle est mon ennemie,
Mon contraire parfait, cependant je souris.
Le faible est mon repas, survit qui le mérite,
Celui qui a l’esprit dégagé de tout rite.
La vie dépend de moi pour se perpétuer,
Quand les corps sont poussés, à mordre et à tuer,
A se monter dessus, gémissant de plaisir,
Mon action se voit là, en cris et en soupirs.
Ce rôle est limité mais il est capital,
Une arme pour la vie, pouvoir fondamental.
La conscience après moi pourra s’épanouir,
J’épie tous les dangers et forge l’avenir.
Je me fous des notions comme le bien, le mal,
L’important est d’agir, qu’est-ce donc : la morale?
Sans mes crocs point d’esprit,
Le feu serait éteint,
L’âme aussi a son prix,
Et un gardien : l’Instinct !

