Très chère amie,
Ma lettre vous trouvera, je pense, vous préparant à la journée de demain, dans l’angoisse peut-être mais votre foi vous soutient. Je tenais à vous exprimez mes regrets de n’avoir pu vous rencontrer. Des contraintes temporelles contre lesquelles nous ne pouvons aller s’y opposent. J’aurais aimé vous accueillir dans ma modeste demeure, vous la faire visiter, en particulier la cuisine où je passe le plus clair de mon temps. Une pièce sobre mais qui à son petit succès envers les personnes qui viennent me voir et qui en profitent avantageusement.
J’aurais apprécié votre conversation, adoré votre voix, juste retour des choses si je puis dire. Vous ne m’en voudrez pas de cette familiarité. Je sais combien vous êtes une personne chaleureuse, que vous brûliez d’ambition, celle-ci est cause de votre situation actuelle, des jaloux qui profitèrent des embûches que vous avez rencontrées.
Dites-vous que vous échapperez ainsi à nombre de difficultés, à des rencontres désastreuses, à des déceptions immenses, qui sait sur quel bel âtre vous auriez pu tomber ? Auriez vous cheminée sur la route du bonheur mais n’attisons pas vos regrets. L’Histoire vous ouvre les bras, si vous saviez à quelle sauce vous avez été mise, récupérée par n’importe qui pour dire n’importe quoi. Avoir vécu pucelle, mourir en sainte, un destin surprenant n’est-ce pas ?
Vous avez gagné le respect des hommes mais certains sont plus Cauchon que d’autres, comme vous le savez !
Je conclus ainsi ma missive chère Jeanne, pour vous laisser à la prière, peut-être le bourreau utilisera-t-il cette feuille de papier, ce serait une consolation.
Ma cuisinière vous regrette autant que moi.
Votre dévoué : Désiré Landru

