3 juillet 2008
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La peur et le refus, ce sont là mes parents,
Le lâche croit en moi, le faible fait son nid,
Mes légions sont partout, mon empire est l’oubli,
Dans la mort, le refus, dans les cris et le sang.
Tout un chacun viendra, le nombre seul importe,
La quantité suffit, mortels de toutes sortes.
Terrifiés et tremblants, cherchant la solution,
Dans mes bras réfugiés, l’âme en dissolution.
C’est la facilité, un suicide intérieur,
Assombrir ses pensées quand le pire est rieur.
Mon jouet préféré, disloquant à merci,
L’esclave abandonné, rejetant son esprit.
Un corps gorgé de peur est facile à mener,
Un noyé boursouflé, un zombie, un damné.
Je sais si bien parler, dire ce qu’on attend,
Tirer sur le bon fil sans effort apparent.
Toi qui parcours ces vers, crois-tu être malin,
Que l’imbécile soit seul à se salir les mains.
Ecoute ton instinct, ce que tu pourrais faire,
Certain d’avoir raison tu rirais en Enfer.
Ils sont tant à penser que je ne peux les prendre,
L’occasion va surgir, l’âme voudra se rendre.
Qui se dit supérieur sera bientôt à moi,
Les troupeaux sont bottés, m’adorant comme un roi.
Mes masques sont nombreux, attentat, terrorisme,
Le bestial triomphant, en un mot : Fanatisme.

