Vittorio de Sica – 1946 – 93'
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La (sur)vie dans les rues de Rome en ces années de l'immédiat après-guerre est difficile aussi les enfants des quartiers pauvres se livrent-ils à toutes sortes de commerces, de trafics, certains à la limite de la légalité.

Pasquale et Giuseppe sont cireurs de chaussures et se débrouillent comme ils peuvent. Leur ambition est d’acheter le cheval blanc Bersagliere mais pour cela ils ont besoin de davantage d'argent que leur petit métier ne peut leur en procurer. Dans le but de gagner ce dont ils ont besoin ils participent à un trafic de couvertures américaines au marché noir, contrôlé par le frère de Giuseppe. Alors qu'ils essaient de vendre des couvertures à une cartomancienne la police les prend sur le fait. Mais ce sont de faux policiers qui ne font qu'escroquer la diseuse de bonne aventure avec la complicité des enfants qui en guise de paiement conservent l'argent des couvertures.
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Enfin ils ont les moyens d'acheter Bersagliere, le cheval blanc.
Mais tous les policiers ne sont pas faux, il en est de véritables, aussi vont-ils être arrêtés et transférés dans une prison pour mineurs où la vie sera bien plus difficile que celle qu'ils connaissaient. Violence et cruauté vont les accompagner, promiscuité et misères seront leurs ombres où gardiens et autres prisonniers se font concurrence en matière de brimades à faire subir à de jeunes garçons incapables de se défendre.
Pasquale avoue sa culpabilité pour éviter une punition à son ami mais celui-ci considère cet aveu comme une lâcheté insupportable.
Eux qui s'entendaient si bien vont désormais se détester. Giuseppe va participer à une tentative d'évasion, contre toute attente celle-ci réussit.
Mais Pasquale se doute que ancien ami va retrouver le cheval blanc, il va donc mener la police sur la piste des évadés. Les ayant attrapés il se précipite sur Giuseppe, fou de rage il frappe, frappe, frappe... réalisant trop tard l'acte qu'il vient de commettre, alors que Bersagliere s'enfuit.
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Comme la majorité des films appartenant au ''néo-réalisme'', Sciuscia associe cinéma et documentaire, présentant des personnages, ici incarnés par des acteurs non professionnels, en prise directe avec la réalité de l'Italie après Mussolini. Heureusement l'ambiance sombre et désespérante est parfois brisée par des moments presque comiques. Seuls des enfants peuvent, dans ces circonstances, trouver des moments ludiques. Avant que les circonstances ne soient plus fortes qu'eux.

