19 octobre 2015
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Le vent disperse mes cendres
Jusqu'au cœur de l'obscurité,
J'y pourrais bientôt m'étendre
Sans avoir rien à redouter.
Je ne sais ce que je suis,
Un souvenir pris par le vent,
L'illusion que je m'enfuis,
Ou à la porte du néant ?
Des lambeaux éparpillés,
Le refus de l'inéluctable.
Cet abîme où m'enfoncer,
Est-il un dieu, est-il un diable ?
Et puis l'oubli, un espoir,
Disperser l'hallucination,
Attendre quand vient le soir,
De renoncer à ma passion.
Le vent disperse mes cris,
J'oublie avoir jamais vécu ;
Le dernier qui aura rit,
Sera celui qui a vaincu.

