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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 08:38

サイコパスSaiko Pasu – Katsuyuki Motohiro.Naoyoshi Shiotani – Gen Urobuchi (scénario) – Production I.G. 2012

En ce début du XXIIe siècle un dispositif, le psycho-pass, installé sur le corps de chaque citoyen scanne sa personnalité, son état psychologique et son niveau de dangerosité, contrôlé par le système Sybil qui prend les décisions nécessaires. Quand le système détecte une anormalité, un risque de passage à un acte violent il alerte le service spécialisé composé d'Inspecteurs et d'Exécuteurs. Les premiers surveillant les seconds afin qu'ils ne dépassent pas le cadre de leur mission, laquelle peut aller jusqu'à l'élimination de la cible si son niveau est jugé trop élevé et ne pouvant plus être rétabli. Les uns et les autres utilisent le ''Dominateur'' une arme capable d'évaluer la force de la décharge à envoyer en fonction du criminel visé, cette arme sait aussi reconnaître si la personne qui l'utilise est validée pour cela ou non, auquel cas elle ne fonctionnera pas.

Tsunemori Akane (常守 朱) est une jeune inspectrice nouvellement affectée à l'unité 1 du Bureau de Sécurité Publique, elle a obtenue la meilleure note pour cela. Dès sa première affaire elle est confrontée à un cas difficile d'une prise d'otage par un criminel qui sera éliminé, compliqué par l'effet produit sur la victime choquée au point d'elle aussi devoir être abattue. Ce que Akane refuse en tirant sur l'inspecteur Shinya Kugami qui allait utiliser son Dominateur conduisant le policier à l'hôpital. La perspective d'une autre journée est difficile pour Akane mais le devoir l'appelle n'est-ce pas. Et puis la vie est tellement simple, un distributeur alimentaire s'occupe de lui préparer le repas adapté, le décor de son appartement est contrôlé par une machine holographique le changeeant au grès de son humeur, comme ses vêtements qu'elle n'a même pas à enfiler. Un clic suffit !

Bien qu'ayant la certitude d'avoir fait ce qu'il faut la veille, et affichant un psycho-pass bleu clair, elle n'en reste pas moins soucieuse de ce qui pourrait lui arriver. Après tout n'a-t-elle pas choisi ce métier alors que son niveau d'excellence lui permettait de demander n'importe quelle affectation. Avoir été la seule dans ce cas lui fait penser qu'elle peut apporter à ce service ce dont un(e) autre eut été incapable.

Ce qui pourrait bien être vrai, il lui reste à découvrir quoi.

Pour gagner en efficacité la police emploie nombre de criminels potentiels faisant office d'exécuteurs qui préfèrent cette situation où ils peuvent libérer leurs pulsions d'une manière utile à la société. Ayant le mode de pensée d'un délinquant ils comprennent plus vite et mieux qu'un policier ''normal'' les actes et motivations des criminels. Ils peuvent reconnaître un délinquant en le voyant, chercher sur une scène de crime le détail pertinent pour orienter les recherches. Pour limiter les risques ils n'ont pas le droit de quitter les locaux de la police.

 

Tout pourrait être simple dans ce monde ultra moderne et contrôlé au maximum où la criminalité est basse mais aucun système n'est incontournable et quand ce qui est proposé semble être plutôt imposé il perd de son attrait.

Naïve dans un premier temps Akane va, au fil des enquêtes, comprendre les rouages de cette société qui se veut parfaite. Elle se lie d'amitié avec ses collègues, y compris les exécuteurs, chiens de chasse guettant l'occasion de bondir sur une proie, légalement, et commence à s'interroger sur la pertinence du système Sybil qui oriente les vies, choisit les métiers des uns ou des autres en fonction des points obtenus à des tests plaçant chaque personne sur des rails dont elle ne sortira plus, donnant à cette série un intérêt plus grand que celui qu'elle pourrait paraître avoir au premier regard. Le scénario reprend les principes dystopiques de la S.F, la réalisation est impeccable et les personnages ont assez de personnalité pour être intéressant.

L'avenir est souvent sombre quand il est décrit par la littérature où montré par le cinéma et les séries, animées ou non, le présent lui-même ne semble pas augurer de lendemains idéaux. Akane est comme une conscience s'ouvrant au monde qui l'entoure, dans le virtuel d'une série animée c'est possible, dans la réalité...

La technologie ne sera pas une solution, à moins qu'il ne reste qu'elle.

 

Ce qui ne serait pas forcément une mauvaise chose !

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 07:47

シュタインズ ゲート - 2011 - [WHITE FOX] [FRONTIER WORKS] – 24 épisodes

Le voyage dans le temps permet bien des situations à condition de rester maître de son scénario et de faire attention aux incohérences qui pourraient s'y glisser. Et le temps est aussi nécessaire pour faire connaissance avec les personnages et leur situation. Ici l'idée est qu'un cataclysme s'est produit en 2030 imposant le retour en arrière d'un envoyé qui a besoin d'un vieil ordinateur des année 1970 pour lire un programme. Il y est également question des posts de John Titor, personne véritable dont le véritable nom est inconnu, qui d'octobre 2000 à mars 2001 sur différents forums s'intéressant aux voyages dans le temps se présenta comme venant de 2036, affirmant qu'au début du vingt-et-unième siècle une troisième guerre mondiale allait éclater qui décimerait (?) la moitié de la population. Il évoquait lui aussi un IBM 5100 et un bug UNIX...

Nos héros forment un club en marge de la société, installé dans un laboratoire réduit à sa plus simple expression. Rintarû Okabe le ''savant fou'' en est le chef, il est accompagné de Mayuri Shiina, amie d'enfance du précédent, et Itaru Hashida, appelé Daru, incarnation du geek et du hacker, ensemble ils inventent des gadgets à l'utilité discutable. Un jour Okabe et Mayuri vont à une conférence sur le voyage temporel. Rintarû reconnaît dans le discours un texte déjà lu. Il se lève et fait un scandale pour le dénoncer. Auparavant, une jeune femme, Kurisu Makise, rencontré sur place, avait affirmé lui avoir parlé quinze minutes plus tôt. Sortant de la salle principale il entend hurler, il se précipite et découvre Makise baignant dans son sang. Sous le choc il envoie un message avec son téléphone spécial, relié au micro-onde (!), à Daru pour lui raconter ce qu'il vient de vivre.

Rintarû se retrouve dans une ville vide sans comprendre ce qui vient d'arriver, quand il reviendra à la réalité, mais laquelle, ce sera pour apprendre qu'une capsule s'est encastrée dans leur immeuble sans que sa provenance en soit connue, il revoit Kurisu, vivante... Bref les événements se superposent avec à chaque fois une différence dans la nouvelle couche. À la façon d'un jour sans fin où vouloir corriger ce qui est arrivé le modifie au point que la correction doit être modifiée à son tour, et ainsi de suite.

Bref un anime qui demande à être regardé attentivement, mais ce n'est pas difficile tant la réalisation est impeccable et les personnages intéressants, même s'ils sont un peu caricaturaux. Ils composent un ensemble cohérent avec les temps comme toile de fond et ce qui est arrivé qui n'est jamais arrivé mais dont les héros gardent des souvenirs comme des rêves d'un ailleurs qu'ils entrevirent sans pouvoir y accéder.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 07:33

Zankyou no Teroru (残響のテロル ) - Shinichirō Watanabe – 2014

 

Nine et Twelve ne se ressemblent pas mais pourtant se sont assemblés. Le premier porte des lunettes et affiche un air sérieux en toute circonstance, le second est adepte de la plaisanterie et peu céder à ses pulsions. L'un fait tout pour être discret, l''autre ne semble pas connaître le sens de ce mot. Tous les deux sont lycéens et semble normaux, si ce n'est que leur occupation principale est de poser des bombes en plein Tokyo. Un passe-temps rare chez les adolescents !

Pour l'instant.

Ils sont également les personnages principaux, difficile de parler de héros ici, de la nouvelle série de Shin'ichirō Watanabe, connu pour ses réalisations précédentes, Cowboy Bebop et Space Dandy.

Histoire d'épicer la partie ils postent sur le net des messages où ils annoncent leur prochaine action. Le premier ne fut prit au sérieux qu'une fois l'attentat réalisé et la tour visée détruite.

Terror in resonance

Shibazaki est policier, affecté depuis une affaire difficile aux archives il reste intéressé par les derniers événements et il voit le film laissé par les néoterroristes. lui comprend l'énigme des sphinges : qu''est-ce qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir, il sait qu'il existe une autre réponse que celle habituelle voyant pour solution un être humain. Il appelle son supérieur, lui donne son avis, mais il est trop tard, l’explosion a lieu et détruit un commissariat alors qu'ils sont en communication. Shibazaki est réintégré et rejoint les policiers chargés de l'enquête en cours.

Il vient Hiroshima, il aime à réfléchir allongé sur un divan ! Pour tenter de prendre la main il profite d'un nouveau défi pour affronter et provoquer les terroristes. Il s'adresse à eux par télévision interposée, démontant la nouvelle énigme et permettant aux démineurs de trouver à temps la bombe et de la désamorcer. L'énigme, comme la précédente, fait appel à la légende d’Œdipe, sa vie, ses origines, sa fin. Après quoi il s'en prend à Nine et Twelve, les sommant de ne pas utiliser le plutonium qu'ils ont volé sans quoi ils le paieront cher.

Cette production se démarque par une représentation crédible de Tokyo, histoire d'en renforcer l'impact, elle est en prise directe avec le monde d'aujourd'hui, l’électronique, les réseaux sociaux, le net, on y parle de Tor, réseau permettant de surfer en toute anonymat, de drones et de bitcoins. Les policiers tweetent, regardent des vidéos. Toute l'histoire est liée au nouveau monde qui est le nôtre. Ou qui est censé l'être !

Nine et Twelve vont trouver une adversaire digne d'eux, Five, américaine et membre de l'I.S.A, un peu comme Raito et L dans Death Note. Duel d'intelligences, de capacité à se dissimuler avant de frapper. Jouer seul est sans intérêt. Une partie d'échec commencée il y a longtemps peut donc se poursuivre.

Mais Nine et Twelve ne sont pas seuls, au hasard d'une rencontre ils ont fait connaissance de Lisa, lycéenne martyrisée par les filles de sa classe, et lui ont mis le marché en main alors qu'elle se trouvait en situation difficile au moment du premier attentat : devenir leur complice ou mourir.

Elle a préféré la vie sauve, n'importe qui en eut fait autant.

Quelle est la motivation de ces deux adolescents, quel est leur but, pour autant qu'ils en aient un réel ? Des souvenirs les montrent dans un orphelinat, lieu où ils firent connaissance, et dont ils semblent les seuls à avoir survécus. S'agit-il d'une vengeance, du désir de réveiller un monde qui ne sait plus où il va, mais le sut-il jamais ?

Solitudes au pluriel d'individus jeunes et trop matures et lucides pour leur âge et qui s'associent pour survivre, trouvant dans la violence un moyen de survivre à celle qu'ils connurent.

Un conte sur la modernité, violent et cruel, sur une jeunesse qui ne semble pas, je n'ai pas vu tous les épisodes, concerné par je ne sais quelle revendication religieuse, encore que ce mot puisse recouvrir bien des significations.

Une très belle réalisation, des personnages intéressants bien qu'un peu schématique à la longue mais la présence de Lisa fait contrepoint à une volonté de secouer un monde qui peut n'être que l'expression de l'envie de s'éveiller en laissant derrière soi les cauchemars du passé.

Nine et Twelve sont-ils les seuls à poser des bombes, d'où viennent-ils et que vécurent-ils dans la ''colonie'' qui les poussa à un tel comportement ?

Quel était le but du projet Athena ? Quel est le but réel de Five ? Tout cela, et le reste, est à découvrir dans une série moins simple qu'on pourrait le croire.

Une fois de plus Watanabe fait appel, et s'en trouve bien, à sa compositrice habituelle : Yoko Kannoa.

Terror in Resonance est disponible en téléchargement et streaming légal sur Wakanim.tv.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:00

2026, dans la ville japonaise de Daikoku, pont entre les mondes virtuel et réel. Yūko Okonogi (appelé Yasako) vient de s'y installer avec sa mère, sa petite sœur Kyoko et son chien virtuel Densuke.

À cette époque la réalité augmentée fait partie de l'existence de chacun disposant de lunettes permettant d'y accéder. Densuke ainsi n'est visible que pour les porteurs de ces appareils comme beaucoup d'autres animaux de compagnie. Alors que Yasako et Kyoko se promènent avec Densuke elles découvrent une matière électronique illégale. Densuke disparaît, c'est en voulant le retrouver qu'elle fait la connaissance de Fumie une enfant faisant partie d'une Agence de détectives électroniques : Denno Coil, elle sera stupéfaite de découvrir que la directrice de l'Agence n'est autre que sa grand-mère.

Engagée comme huitième membre elle rencontre Yūko Amasawa, hacker qui chasse une entité virtuelle appelée Michiko, un ''virus'' d'un monde virtuel qui n'est pas sans danger. Vouloir s'y engager c'est risquer de ne plus pouvoir en revenir, totalement, à rester dans le coma dans ce monde quand dans l'autre errent des être mi-corps, mi esprit chassés par une police vantant l'autre monde, en montrant les avantage et en effaçant les effets secondaires possibles. En 2007 quand Mitsuo Iso écrivit et réalisa cette série la réalité virtuelle était encore balbutiante, aujourd'hui elle se rapproche de plus en plus avec son cortège de promesses et de menaces.

 

DC

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:12

 … il faut tenter de vivre. (Paul Valéry) Ce vent qui se glisse entre le calme et la tempête !

Jirō est fan d’aéronautique depuis sa plus tendre enfance, quand il rêve c'est pour s'envoler, s'éloigner de ce sol trop gorgé de banalité et découvrir le monde comme seuls les oiseaux peuvent le faire. Son souhait serait de devenir pilote mais sa mauvaise vue va l'en empêcher, lui reste à devenir ingénieur pour concevoir des aéronefs aussi beaux que ceux de Giovanni Caproni. Intelligent il n'aura pas de difficulté pour atteindre son but puis être engagé par Mitsubishi dans le but de faire évoluer les avions japonais qui souffrent d'un gros écart technologiques avec les autres pays.

Au cours d'un voyage en train pour se rendre à l'université il va traverser un tremblement de terre, celui de Kanto en 1923, l'occasion pour lui de faire connaissance avec Naoko Satomi alors qu'elle n'est encore qu'une enfant. Il va la raccompagner chez elle ainsi que son accompagnatrice qui s'est cassé la cheville dans les soubresauts du convoi. Leur histoire d'amour va commencer ainsi mais ils se retrouveront bien des années plus tard par hasard alors que, devenue une jeune fille, Naoko peint et que le vent emporte son ombrelle.

Au cours de ses études au lycée impérial de Tokyo Jirō fait la connaissance de Honjō, lui aussi ingénieur, ensemble il seront embauchés par Mitsubishi puis envoyé en Allemagne, chez Junkers, afin d'étudier les techniques modernes. De retour au Japon Honjō se dédie à la construction d'un bombardier alors que Jirō est chargé de concevoir le chasseur embarqué de la marine impériale nippone.

Tout irait pour le mieux si Naoko ne souffrait de tuberculose, cela ne peut effrayer Jirō qui la demande en mariage alors qu'ils résident à Karuizawa, la jeune femme accepte mais demande à ce que la noce ait lieu après qu'elle soit guérie.

Les premiers essais de Jirō ne vont pas être couronnés de succès, l'empennage va se briser aussi décide-t-il d'associer les techniques les plus modernes, cherchant par tous les moyens à réduire le poids, à améliorer la pénétration dans l'air.

Cette fois la réussite va être de son côté et le ''zéro'' va faire son premier vol le 1er avril 1939 à la satisfaction de tous.

Sauf celle des étasuniens en général, et de ceux de Pearl-Harbor en particulier !

 

Pour une fois Hayao Miyazaki s'inspire de la réalité pour son film, de Jirō Horikoshi ainsi que de Kirō Honjō, mais aussi du séisme de Kanto comme de l'épidémie de tuberculose ou la grande dépression. Son film a été autant critiqué par les nationaux-militaristes japonais menés par le premier ministre actuel Shinzō Abe pour son antinationalisme mais aussi par des ressortissants de République de Corée ou de Chine considérant qu'il fait l'apologie de la guerre. Les premiers me paraissent avoir raison, et tant mieux, plus que les seconds même si des images de guerre apparaissent ici ou là, Jirō veut faire de beaux avions et déplorent qu'ils soient utilisés par l'armée. Mais seule cette dernière pouvait le financer.

Il semble que la vie de Jirō ait des similitudes avec celle de Miyazaki, cela expliquerait ce choix. Moins de magie, de poésie, dans cette réalisation, l'occasion peut-être pour le réalisateur de retrouver le réel et son cortège de désolation dans une époque qui illustre parfaitement ce moment où le vent qui se lève va tout emporter sur son chemin.

Un Myazaki ne se rate pas.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 06:00
Merci facebook et autres...
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 06:07

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 06:53

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