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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 09:00

(Dumb-Hounded) Tex Avery – 1943 – 7'41''

Désormais chez MGM depuis 1942 Frederick Bean Avery peut prendre le surnom de Tex en hommage à son état natal. L'équipe autour de lui est solide et il crée avec elle l'année suivante son personnage le plus célèbre qui dans sa première histoire ne porte pas de nom. Il endossera celui de Droopy pour sa cinquième aventure, en 1949 alors que officiellement sa première appellation était Happy Hound. Dès Dumb-Hounded son caractère et son comportement sont présent.

Il est imperturbable, semble ne faire aucun effort alors qu'il poursuit un loup qui vient de s'échapper. Celui-ci fait son maximum mais ne parvient pas à se débarrasser de ce limier qui n'a pas le physique de l'emploi. Et encore moins dans cette première aventure où il y a encore beaucoup du chien en lui. Il deviendra rapidement plus ''humain'', nonchalant, avec cet apparence de désintérêt qui ne fait que tromper un adversaire qui contre lui n'a aucune chance.

Droopy fin limier
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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 09:00

Blitz Wolf – 1942 – Tex Avery – 9' 

L'histoire des Trois Petits Cochons est bien connue, ici sa relecture sert à un film de propagande anti-nazi. Pour cette réalisation Tex Avery fut candidat à l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation.

Nos gorets vont affronter Adolf le Loup dont l'ambition de conquérir Pigmania est évidente. Au début deux ont construit une maison en paille, ils ne risquent rien puisqu'ils ont signé un Pacte de non-agression avec Adolf. Sergeant Pork en revanche a édifié une maison en dur et la renforce avec barbelés, bunkers, obusiers et tranchées. Pas de surprise, le loup attaque. Les premières maisons ne résistent pas longtemps et leurs habitants se réfugient dans la troisième, celle qui peut et qui va résister à l'assaut du loup.

Vous me direz que les tranchées font références à la première guerre mondiale, et vous avez raison, mais ici le propos n'est pas de respecter l'Histoire mais de l'utiliser à destination d'un public qui la connais mal.

Je ne vous dévoile pas la fin, ce serait dommage.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 09:00

A Wild Hare – Tex Avery – 1940 – 8' 

Ce film est le premier d'Avery avec Bugs Bunny ! Un personnage qui existait depuis 1938 et Porky et le Lapin malin (Porky's Hare Hunt) de Ben Hardaway et Cal Dalton. Du premier il prit le surnom, Bugs.

À l'instar Porky Duck Hunt il est encore question d'un duel entre un c... hasseur et sa proie, supposée. Elmer Fudd est donc un amateur de cynégétique peu intelligent, pardon pour le pléonasme, qui n'a qu'un but, descendre ce lapin qui se moque de lui. Le truc de la carotte ne fonctionne pas, le lapin est plus rapide, pas même en introduisant le fusil dans le terrier. Bugs s'en saisit et fait un nœud avec le canon, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Quand Elmer creuse Bugs sort d'un autre côté et l'interpelle avec sa célèbre formule ''What's up, doc ?'' Fudd lui décrit de quel animal il s'agit avant de réaliser qu'il discute avec un lapin.

Les pièges se suivent et les résultats se ressemblent. Quand Elmer croit avoir attrapé sa cible il se rend compte que c'est un putois. Pris de pitié Bugs n'évite pas le tir, il tombe, semble mort, et Elmer éclate en sanglot avant que sa ''victime'' ne se relève, lui botte le derrière et s'en aille en dansant.

La leçon est amer pour Fudd, qu'importe, il ne la retiendra pas longtemps. Bugs Bunny, s'il n'est pas nommé, présente déjà la silhouette et le caractère que nous lui connaissons. Le gibier est le plus fort, c'est rarement vrai dans la réalité.

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 09:00

Tex Avery – 1937 – 9'

 

Porky Pig partage la vedette de ce court-métrage avec Daffy Duck dont c'est la première apparition. Porky veut chasser le canard, avec Jim, son chien. Pour s'amuser il commence à menacer celui-ci avec son fusil et réussit à lui faire peur au point qu'il court se cacher. Son maître lui explique que l'arme n'est pas chargée, qu'il ne risque rien, il la redresse, tire, et blesse un homme à travers le plafond, ce qui lui vaut un coup de point en pleine figure.

La journée commence bien.

Mais il est temps de sortir. Direction le lac, justement un canard le survole. D'autres chasseurs sortent de partout, visent le volatile, tirent, et ratent avec un bel ensemble. À la place ce sont deux avions qui sont atteint, au sol.

 

Porky utilise un appeau, porte un faux canard en guise de chapeau. Enfin il réussit à abattre Duffy mais alors qu'il envoie son chien le ramener c'est le contraire qui se présente ! Et Porky peut gueuler que le script n'est pas respecté, ce n'est pas le genre de Duck, il est fou alors le script...

Porky s'obstine, il a tort, et quand il rentre chez lui il fera la même erreur qu'avant de partir, avec le même résultat.


Un an après la réalisation de ce cartoon, Tex Avery le retravaille en couleurs dans Daffy Duck and Egghead, avec son personnage de Egghead à la place de Porky, et Duffy Duck reçoit son nom.

Frederick Bean Avery naquit le 26 février 1908 à Taylor, il mourut le 26 aout 1980 à Burbanck. Son style iconoclaste et irrévérencieux fit les beaux jours de l'animation des années 1940. qu'il fut borne expliquerait sa conception de l'animation. On lui doit l'invention de personnages immortel, Duffy Duck, Droopy, Wolfie, Red la vamp, Spike... il n'eut pas le succès ni la postérité d'un concurrent mais ses héros sont bien plus intéressants et décapants. Il méritait largement quelques dimanches dans ce blog. Mieux vaux tard que jamais.

 

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 09:00

Le cinéma d'animation arriva au Japon après 1910, trouver des films ou des renseignements sur cette époque est difficile sans maîtriser le Japonais. Profitons malgré tout de ce dernier jour de l'année pour regarder les quelques documents disponibles. 

Le succès populaire du cinéma s'animation arrivera en 1963 avec Astro le petit robot d'Osamu Tezuka. Depuis il ne fit que croître, sur le grand et le petit écran. Ce blog eut maintes fois l'occasion de démontrer l'excellence des productions nippones.

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 09:00

Ladislas Starewitch (ou Starevitch) naquit le 8 août 1882 à Moscou de parents polonais. Élevé par ses tantes, à Kovno, après le décès de sa mère, il s'intéresse très jeune au dessin, à la peinture, et à l'entomologie.

En 1909 il réalise deux courts-métrages sur la Lituanie puis des films pédagogiques sur l'entomologie. Pour pallier la difficulté de filmer des insectes vivants il utilise des cadavres articulés avec du fil de fer. Après La Belle Lucanide en 1910, inspiré de la Belle Hélène avec des scarabées, il réalise en 1911 La Cigale et la Fourmi, premier film russe projeté hors du pays, à Londres et Paris, au Gaumont-Palace.

Il se tourne un temps vers le cinéma avec de vrais acteurs avant de revenir à l'animation alors qu'il s'est installé en France en 1920 après la révolution de Février avec Dans les griffes de l'araignée. Il réalise ses meilleurs films à cette époque, produisant deux films par an jusqu'à son chef d’œuvre, et premier long métrage du cinéma d'animation,  Le Roman de Renard, en 1929/30. Mais le producteur Louis Nalpas, avait choisi une sonorisation sur disque, or celle-ci est remplacée par la sonorisation sur pellicule.

En 1933 il réalise Fétiche mascotte premier d'une série avec le même personnage qui rencontrera un grand succès, jusqu'à ce que le dernier pâtisse des malversations du producteur et ne soit jamais achevé. Nouvelle déconvenue après la guerre, avec un autre producteur alors qu'il prépare l'adaptation du Songe d'une nuit d'été.

Son premier film en couleurs, Fleur de fougère, sort en 1949, adaptation d'une légende scandinave.

Starewitch est un précurseur dans le film d'animation avec des marionnettes, ou poupées animées. Malheureusement la majorité de ses réalisations russes ont disparues.

Il décède le 26 février 1965 à Fontenay-sous-Bois. Depuis 1991 sa petite fille, Léona Béatrice Martin-Starewitch, avec son mari, s'est attelé à la restauration, et diffusion, des œuvres de son aïeul.

Elles le méritent !

Avec de vrais acteurs, une fois n'est pas coutume.

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 09:00

Winsor McCay voit le jour le 26 septembre 1869, à Spring Lake. Bien que ce lieu soit soumis à caution. Il serait en réalité né au Canada en 1867. Il est prénommé Zenas Winsor McCay. À 16 ans il entame des études de dessin sous la tutelle de John Goodison et se découvre doué. Il progresse vite, s'installe à Chicago puis travaille pour le Morton's Dime Museum de Cincinnati. De 1886 à 1896 il produit des milliers de dessins pour des parcs d'attraction.

Il se fixe à New York en 1903, il y travaille pour le New York Herald et le Evening Telegram dont le propriétaire James Gordon Bennett l'a repéré et pour lequel il réalisera des bandes dessinées pour les suppléments illustrés des journaux du dimanche. Rapidement il acquiert succès et célébrité avec Cauchemars de l'amateur de fondue au Chester et Little Nemo in Slumberland.

Dès 1909 McCay s'intéresse au dessin animé et met un peu de côté la bande dessinée. Il utilise ainsi son personnage de little Nemo en 1911, réalise en 1912

afin, en 1914 de créer le premier dinosaure vu au cinéma. Pour la première fois le sujet du film est un véritable personnage, sympathique et affichant une personnalité affirmée. Sa connaissance de la perspective lui permet de rendre les effets en 3D, ce film sera un exemple quand les dessins animés commenceront à être produit par ordinateur.

Pour compenser le silence de ses réalisations, Winsor voyage et fait lui-même les bruitages lors des diffusions en public.

Simple artisan il ne peut lutter contre l'industrialisation du cinéma qui va le contraindre à renoncer à l'animation pour se contenter de son travail pour les journaux ou pour la publicité jusqu'à sa disparition brutale le 26 juin 1934.

Trop peu connu du grand public il fut pourtant novateur dans ses productions et inflença des dessinateurs/réalisateurs comme Moebius ou Hayao Miyazaki. Un artiste important à (re)découvrir.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 09:00

Émile Cohl, nait Émile Courtet à Paris le 4 janvier 1857. Après le décès de sa mère il se retrouve placé aux Lilas, dans la banlieue parisienne. Adolescent il travaille chez un bijoutier mais préfère le dessin vers lequel il se tourne rapidement pour devenir illustrateur, mais aussi peintre, photographe, comédien, caricaturiste... cette dernière activité lui permet de devenir l'élève d'André Gil et de fréquenter les surréalistes, qui ne s'appellent pas encore ainsi. Il connait Victor Hugo, Paul Verlaine, Sacha Guitry ou Georges Méliès. Le hasard, malicieux, fera que celui-ci mourra le même jour que lui, le 20 janvier 1938.

Il réalise son premier film, Fantasmagorie, en 1908.

La même année il crée le premier héros de dessin animé : Fantoche.

Comme beaucoup de pionniers il mourra dans la misère à la suite des brûlures occasionnées par l'embrasement de sa barbe par la flamme d'une bougie. Un vrai sujet de film !

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 09:00

Stuart Blackton nait le 5 janvier 1875 à Sheffield au royame-uni. Il quitte l'Angleterre pour les États-unis où il est d'abord dessinateur au New York World. Il découvre le cinématographe avec le Kinétoscope et fonde la Vitagraph Company of America en 1896. Studios qui mettront au point le procédé du ''tour de manivelle'' appelé en France ''mouvement américain''. Ceux-ci seront repris par la Warner Bros en 1926. Prise de contrôle dont il ne retirera aucun avantage, au contraire. La fin de sa vie, en 1941, à Hollywood, sera misérable. Il a pourtant inscrit son nom dans l'histoire du cinéma en réalisant le premier dessin animé sur support argentique :

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 01:00

Claude Barras – 2016 - 66' - Scénario de Céline Sciamma    

 

Icare s'amuse tout seul, d'ailleurs il est presque toujours seul, dans sa chambre située sous les toits mais disposant d'un petit balcon. Il aime regarder son cerf-volant s'élancer vers le ciel. Parfois il descend de son refuge, s'approche du salon où sa mère regarde la télévision, il ramasse les canettes de bière que celle-ci laisse traîner partout.

Dans sa chambre il s'amuse à former une pyramide, celle-ci est rapidement plus haute que lui, il doit donc grimper sur sa chaise, à laquelle est attaché le cerf-volant. Une bourrasque donne un a-coup, il heurte le fragile assemblage qui bascule, sur le sol puis descend l'escalier avec fracas.

Sa mère est dérangée, sous le coup de la colère elle appelle son fils, qu'elle surnomme Courgette, puis monte en lui promettant une sévère correction. Icare-Courgette prend peur, rabat la trappe faisant office de porte, laquelle frappe sa mère qui bascule en arrière.

Courgette se retrouve dans le bureau de Raymond Le Petit, le flic chargé de son dossier, il pose quelques question à l'enfant, qui y répond succinctement. Quand il demande ''Où est ton père ?'' le garçonnet répond ''là !'' en montrant le dessin d'un homme masqué illustrant son cerf-volant. Pour en dire plus long il montre sur l'autre face le dessin d'une poule ''Maman disait toujours que tout est arrivé parce qu'il aimait trop les poules !''

Le policier comprend, puis lui explique qu'il va devoir rejoindre un endroit qui accueille les enfants comme lui.

Courgette arrive au centre des Fontaines où il rejoint 5 enfants qui pour une raison ou pour une autre. Chacun ayant son caractère, son ''problème'', plus ou moins grave, plus ou moins traumatisant. Simon se veut le chef de la bande, celui ''à qui on ne la fait pas'', qui joue au dur alors qu'il est loin d'en être un.

 

 

 

 

 

 

 

 

Courgette va s'intégrer, connaître les secrets de tous, Raymond vient le voir régulièrement, et ce n'est pas son travail, bien que les autres enfants n'aiment pas les flics et l'arrosent régulièrement. Un jour arrive une nouvelle résidente, Camille, et pour Courgette c'est une révélation, pour la première fois de sa courte vie il tombe amoureux. Mais Camille outre les épreuves qu'elle dut traverser a également une tante qui voudrait bien la récupérer, et surtout les allocations qu'elle toucherait alors. Pour contrer ce désir les enfants vont s'associer, faire preuve de solidarité et d'imagination pour éviter que la fillette tombe entre de mauvaises mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

L'animation peut raconter des histoires dramatiques, elle leur donne un recul salutaire parfaitement illustré ici. Les marionnettes semblent douées de vie, particulièrement expressive avec leurs grands yeux auxquels la mise en scène donne une réelle force. Les épreuves traversées par les enfants sont expliquées mais pas exploitées, aucun pathos que de ''vrais'' acteurs auraient générés. Pas de fioritures mais un détail suffit pour souligner un état d'âme, pour exprimer la crainte ou l'espoir, le simple désir d'être ensemble ou l'envie de vivre malgré le passé.

Ou peut-être à cause de lui.

Les ''vrais'' acteurs ne sont pas indispensables, de ''vraies'' marionnettes peuvent les remplacer. Avec bien des avantages.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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