Comme un pantin amorphe et rempli de sciure
Posé dans un recoin, se couvrant de poussière,
J'attends que son regard m'extirpe de l'ordure,
Me disant que demain différera d'hier.
Bouger m'est interdit, même cligner des yeux,
Autour de moi tout reste dans l'obscurité,
Un fenestrons étroit est ouvert sur les cieux,
La clarté qui en vient ne peut rien me montrer.
Jamais elle ne viendra secouer mon suaire !
Puisque je ne vis pas mourir m'est impossible,
À-t-on jamais vu un jouet rejeter son repaire,
Chercher dans le néant une âme compatible ?
Puisque je n'en ai pas, quel est ce vide en moi,
Ce vertige éprouvant créateur de questions,
Qui dansent dans ma tête exacerbant l'émoi,
Le mal-être et la rage avant la frustration.

