20 août 2013
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Des yeux tels des blessures exsudant le délire
D'un esprit affamé errant tel un fantôme
Sur des flots encombrés d'épaves et de rire
Qui résonnent sans fin jusqu'au cœur des atomes.
Les croiser c'est mourir brisé par la tempête,
S'engloutir lentement, abyssale agonie,
Mais sans jamais mourir, connaître la défaite,
Et finir où le juste lui aussi se renie.
Il n'est pas d'oasis au fin fond des ténèbres,
Le phare a disparu, je suis seul et je saigne,
Pas moyen d'oublier ses paroles funèbres,
C'est au cœur du néant que j'assume mon règne.
Ce radeau d'infortune est promis à l'Hadès,
Seul royaume apte à contenir ses hurlements,
À les transfigurer en autant de promesses
Esquissant l'horizon où s'en vont les déments.

