Des textes pour parois, des mots formant chemin,
Quelle Ariane intérieure me tient-elle par la main ?
Je sais quel Asterion me guette dans ce lieu,
Cette animalité qui rêve d'être dieu,
Exigeant sans répit une nouvelle offrande,
De temps et d'énergie, il est bon que s’amende,
Qui se voit en humain reniant un héritage,
Venant des origines et insouciant des âges.
Ce fil est si ténu mais si je le tranchais,
L'inconscient, de mon âme, pourrait se rassasier.
Ainsi ai-je un tribut quotidien à payer,
Sans que je sois certain de pourquoi je le fais.
Le monstre est quelque part, le fuis-je ou au contraire,
Ai-je l'étrange envie d'en faire un partenaire ?
Le vaincre me tuerait, lui céder, tout autant,
Il est moi, je suis lui, mon père et mon enfant.
Je ne suis pure pensée ni seulement charnel,
Opposés associés en un couple éternel !

