Il est doux de voir le monde de haut,
D'ouïr les clameurs de la foule,
Le vent est frais, le soleil chaud.
Entre ciel et terre par une étrange houle,
Bercé dans un univers rouge,
Je m'enfuis vers cet ailleurs,
Où plus rien ne bouge,
Et que l'on dit meilleur.
Rythmant le passage du temps,
Balancier d'os, de chair et de sang,
Par le chanvre soutenu,
Exposé aux regards, nu !
Au gibet le destin me mena !
Par les crimes qu'il me fit perpétrer,
J'ai mérité d'être là,
De ce point de vue vous observer.
Jamais de meurtres ne perpétrez,
Si en ce lieu ne voulez me remplacer !

