Longtemps je me suis couché de bonne heure,
Épuisé d'un labeur qui me semble sans fin.
Chaque jour ainsi fuit, le soir colle au matin,
Ma bougie soufflée je m'endors sans peur.
Une page achevée, je recommence,
Reviens sur chaque mot, le dit à haute voix,
Corrige et vérifie, ai-je fait le bon choix,
Pour être clair et définir le sens.
C'est nul, j'en suis conscient, mais je m'arrête,
Vouloir la perfection c'est chercher l'impossible,
J'ai tout reprit cent fois, j'en ai mal à la tête.
D'autres textes viendront, pulsions incoercibles,
Nouvelles ou poèmes, tortures autant que fêtes,
Pour le plaisir de blogueurs invisibles.

