Un seul hêtre vous manque et tout est déboisé,
Le vent s'est amusé à courir sur le monde,
Bousculant gens et biens tel un gosse amusé,
Emportant mille objets en gigantesque ronde.
Tant d'arbres ont abdiqués, révélant leur racines,
Cédant aux hurlements qui griffèrent la planète,
Ce sont nos lendemains que leur voix assassinent,
Animaux et humains en ont perdu la tête.
Le calme est revenu, la forêt traumatisée,
Compte les défunts qui viendront la nourrir,
Retournant à l'humus pour soigner les lésés,
Ainsi n'est-il point vain à son tour de pourrir !
La nature est enfant, pourquoi lui en vouloir ?
Nous sommes ses joujoux alors séchons nos pleurs,
Convainquons-nous qu'il est superflu de savoir.
Dans le temps qui commence le saule seul est rieur !

