Je suis là, si proche,
Tu ne peux me renier,
Parfois c'est un reproche,
Et tu veux m'oublier.
Je sais, je suis brutale,
Et souvent c'est la nuit,
Que tu ressens ce mal,
Qui te gêne et t'ennuie.
J'interviens doucement,
Espérant te surprendre,
Jouant cruellement,
Sur ton désir d'attendre.
J'étreins tous les boyaux,
Nul ne sait m'échapper,
Roturiers ou royaux,
Leur trône a bien changé !
Grâce à moi tu retrouves,
Le sens de l'humain.
Où que tu te trouves,
N'oublie pas d'où tu viens.
Tu te crois pures pensées,
Mais reviens au réel,
Tu devras t'alléger,
Avant d'aller au ciel.
Ni foi en tes rites, ni sentiment,
Nomie aussi sera de trop,
Fidèle, jamais je ne te mens,
Appelle-moi gastro !

