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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:46

 

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- Et moi son encrier ! Je voulais inverser le temps, revivre des émotions mortes que l’objectivité ne pouvait ressusciter. Même un personnage mérite le repos et vous êtes plus que cela, une partie de moi incarnée pour me dire ce que le raisonnement ne peut expliquer. La folie seule pouvait nous réunir, chacun faisant un pas vers l’autre. Pourtant c’est sur un pont que notre rencontre eut lieu. Je rêvais d’un chemin herbeux, d’innombrables cailloux me blessant. Les arbustes me giflant de leurs bras épineux. Je voulais dominer et ne fis qu’obéir. J’ai puisé dans mon enfance jusqu’à la plus intime goutte d’une douleur qu’il me reste à utiliser. Ces mots sont-ils miens ? Suis-je une illusion proche de croire en soi ? Quand le personnage s’échappe il en vient à s’interroger sur lui-même, sur son créateur, et si ce dernier connaît la même situation comment différencier l’un de l’autre ? Où sont les fils, en les coupants sentirais-je mes jambes se dérober, et saurais-je me redresser ? Dois-je m’y résoudre ? J’ai manipulé mes terreurs, conçu des décors inquiétants et face au réel je ne sais plus agir. J’ai fait du vide une scène. Refusant d’avancer ; façonnant mes émotions comme si elles m’étaient étrangères, et je m’étonne qu’elles tombent en poussière ? D’une argile gorgée de sang et de larmes naissent des personnages tors et obscènes, à mon image ! Ils m’ont distrait avant de s’échapper pour trouver en moi des passages leur permettant d’exprimer ce que je suis, de mettre en scène une réalité fuyant la prison dans laquelle je l’avais enfermée depuis si longtemps que les murs en sont poreux, que vouloir suffirait pour les faire disparaître. Ils attendent. Par eux je m'en dis capable. J’ai tenu, je peux trouver la force de poursuivre ma route, elle n’est pas si longue encore. Je me voulus ombre sans admettre ce qui la projetait.

- C’est pourtant facile à comprendre.

- L’amour ?

- Idéal, sans autre substance que celle du besoin. Celui qui ne se vit pas, une lumière qui te permit d’avancer.

- Pour des images, comme un pont sur le vide. Le vivre m'était impossible, le fantasmer me permit de me retenir au réel.

- Facile de parler ainsi, de se dédouaner de sa responsabilité en avouant n'avoir pu que subir. Que les autres se satisfassent de subir, qu'importe, ils retourneront à la poussière après que la vie se soit servie d'eux. Mais toi, maintenant nous pouvons nous tutoyer, tu sais la vérité, tu te vois agir et peut dire non. C’est douloureux mais arrivé où tu en es autant poursuivre. Tu as le choix. La normalité pardonne, elle accueille les brebis égarées, leur offrant une chaleur inconnue, la moiteur d’un ventre d’où ils sortiront morts.

- L’amour… Prendre autrui pour soi. Piège de l’instinct fondamental de perpétuation de la chaîne de production des pantins. Tant se contentent d’une sublimation qui mérite bien son nom. Qu’est-il de plus ? Comment savoir, une porte sur plus loin que la seule évidence d’appartenance à une espèce. Il est temps de me débarrasser d’un costume qui n’est plus mien. D’autres le porteront, sans lui ils seraient nus face à une réalité insupportable. L’amour m’est inutile, il me retient quand je peux arpenter de nouvelles voies. Un bébé, s’il est bien dans son parc finit par en sortir. Le temps est venu de m’affranchir d’antiques besoins, de souvenirs chargés d’émotions ou de plaisirs qui ne m’apporteront plus rien. Tu penses que je pourrais à la faveur d’une rencontre changer d’avis ? Possible mais improbable. Je l’ai cru, espéré, dans des yeux de ciel je crus m’envoler… La réalité me ramena à une meilleure compréhension d’elle-même. Le cœur et le cerveau semblent inconciliables, le premier bat et assourdit le second. L’idéal serait un accord entre eux pour donner la note juste. Le corps est un ennemi ; le plaisir, un piège. L’esprit sait-il survivre ? C'est lui qui est le chemin. Je me suis accroché à l’amour quand l’ouragan se déchaîna, refusant l’engloutissement définitif. S’il est intéressant de toucher le fond, il convient de ne pas y rester trop longtemps sous peine d’être écrasé par la pression.

- L’enfant t’indiqua que faire, exprimant ce qu’une conscience veut éviter. Ne lui demande pas de devenir le gardien de ta geôle.

- J’ai désiré l'enfermement, organisant la rencontre entre moi et mon héros principal, dans un asile. Je sus le faire évoluer et pu en faire autant de mon côté, celui que je suis détruit celui que je fus, le déchire, en émerge et se délecte de la chair de ses rêves, de ses espoirs. Je crus trouver l’amour, il se révéla une prison au cœur de laquelle je fus heureux jusqu’à ce qu’une force plus grande que moi me fasse la démolir, en sortir après ces années au cours desquelles mes plaies s'étaient refermées. Il reste des séquelles, à moi d’oser les employer. Le bonheur est une cage qui ne me convient plus, dont je perçus l’insidieux poison. Quelque chose me manque et je doute qu’à la place je détienne quelque chose de plus, ou de mieux. J’ai pu oublier jusqu’à ce que je n’en sois plus capable.

- Il est temps de regarder par cette porte entrouverte. Une seconde, ouvrir les yeux, apprécier ce qui est là, un cadeau sans prix si tu peux l’accepter, et tu le peux.

- J’ai l’impression d’une explosion dont le souffle se ferait sentir avec retard. Je feins de vouloir ce que je ne peux éviter. J’imagine, sortant, les hordes du quotidien se refermant sur moi… C’est un cauchemar sans force. La porte noire claquera dans mon dos, je connaîtrai cette béatitude de l’instant partagé quand l’autre n’est plus étranger, quand JE le devient. L’opposé complémentaire. Le piège s’affine, le phare lustre sa lanterne, nettoie sa lentille, bientôt il éclairera l’océan maléfique. Je vois les âmes éperdues de curiosité s’en approcher, se fracasser sur d’insoutenables interrogations.

- L’individu te ressemble. Les moutons édifieraient une religion de ton enseignement.

- Je les guide vers leur vide intérieur afin qu’ils y disparaissent, il fait moins peur aux troupeaux. Le creux ne remplit pas le vide, même s’il en donne l’impression. Le gouffre est prometteur, dans l’obscurité les promesses semblent vraies quand seule celle du pire est réalité. Qu’ils me lisent, tentent de me comprendre et se noient pour refuser ce qu’ils sont ou ne sont pas. Je me sens porteur de mort, déclencheur de cataclysmes intimes auxquels peu réchapperont. Combien de spermatozoïdes au départ pour un à l’arrivée ? J’imagine les réactions outrées en prenant connaissance de ces opinions, une satisfaction supplémentaire ; susciter la haine est un grand plaisir. Les yeux devinent un sens que l'intellect effleure. Ils seront mal à l’aise et pour apaiser leurs doutes libéreront la bête que chacun recèle, prompte à surgir pour dévorer l’hésitant. Je lui propose de s’exprimer. Je sens sa faim, sa rage d’être contenue dans une cage fragile dont elle veut se délecter. Les pensées lui sont souffrances, en détruire la source est son unique chance de survie. Elle s’éveilla en moi, grandit mais je parvins à la contenir, jetant sa rage sur le papier. En moi elle m’eut dévorée totalement alors que maintenant elle est à mes côtés, heureuse de mes caresses, sachant que parfois je la libère. Je sais, je perds un temps qui m’est compté. Ce qui en moi se nourrit me ronge et bientôt aura besoin de plus. Je redoute l’inutile. Les mots m’entraînent, je revois cet instant ou dans un réflexe salutaire je tordis ma machine à écrire. Sans cela je me serais perdu dans un océan verbeux. Il me fallut de longues périodes de repos pour recouvrer mes forces, repartant ensuite. S’approche l’instant de mon dernier arrêt, à mon tour je tomberai à genoux, les charognards se délecteront de moi. Ce destin s’approche, mon ombre est son gîte et contre elle je ne peux rien. La nuit est sa complice, l’antre au fond de laquelle elle m’entraînera pour me dévorer. Je le vivrai, avec le recul suffisant pour y prendre plaisir. Mourir est une expérience unique. Je me souhaite une agonie lente et savoureuse. Mon corps souffre, j’utilise l’énergie qu’il détient, à quoi bon lui en laisser. Laisser de moi un vieillard usé, mais sans regret.

- L’instinct fut un guide sûr.

- J'ai cru créer le terme de sur-conscience avant de découvrir qu’il avait déjà était défini. La confirmation que j’avais raison.

- Sur-conscience ?

- Une sensibilité à des forces internes. Explication fumeuse, je sais, mais que dire de plus ? Ne pas refuser pour de vains prétextes ce qui n’est pas une autorité tutélaire mais ces contraintes, ces lois qui font que la béance même est cohérence, qu’une intelligence peut le percevoir et regarder. Presque comprendre, presque…

- Ces fils qui nous dirigent ?

- Ils sont autant de chemins dans des directions que l’imaginaire anticipe. Je dis anticiper car je pense que viendra le moment de mieux connaître notre univers et qui nous sommes. Cette seconde condition remplie le premier deviendra accessible.

- Le genre de paroles menant vers les récifs.

- Je voulais, que mon corps se brise, mon esprit eut à connaître ce sort, se heurtant à des réalités qui l’endommagèrent sans l’anéantir. J’aurais pu me relever idiot, légume à face humaine, mais j’ai survécu, mes plaies se sont refermées, mes fractures mentales se sont ressoudées autrement qu’elles l’auraient dues. Paraître difforme mais adapté à un environnement nouveau. Ainsi ce premier hominidé se levant dut-il ressentir quelque chose de similaire. Une inquiétude étrange devant son propre comportement. Sans se l’expliquer par manque de vocabulaire mais sensible à une émotion nouvelle. Devait-il être différent pour adopter une posture inédite ? Cérébralement, psychiquement ? Une altération, une mutation était-elle intervenue l’autorisant à effectuer une action accessible pourtant à ses semblables ? C’est flatteur pour moi de me voir ainsi mais je voudrais définir ce que je suis, il me sera plus facile d’en admettre la cause. Quels fils se tendirent-ils, me déchirant sans me détruire ? Suis-je apte à expliquer pour que mes successeurs aillent plus loin ? Dieu est une explication pour pseudo sapiens. Je me vois ainsi, m’interrogeant maladroitement sans moyen de résister. Mes héritiers le pourront. Le premier primate debout ne fut pas le premier à courir, encore moins à faire du vélo, mais ce dernier n’aurait pas existé sans le premier. La comparaison est amusante, elle a un fond de vérité. Si je m’égare j’aurais la satisfaction d’avoir fermé une mauvaise route. Comprendre est un besoin plus taraudant que la faim, plus impérieux que la soif, il me tient et me conduit en des ténèbres de moins en moins hostiles. La porte est ouverte devant moi mais la crainte pèse sur mes paupières. Les mots diront ce que je vois, je souhaite rester clair, et si je dois être détruit que ce soit lucidement, assez lentement pour que j’en profite sans le regretter. Puisque la folie vint m’aider à écrire, à accumuler des pages et des pages, combien de vies aurais-je pu connaître, de situations… Face à moi-même je crains le pas à venir. Le chemin parcouru est long, devant je ne distingue pas même où je vais. Je l’imagine pour me rassurer.

- La vanité fut un soutien, être le découvreur.

- Vanité, délire, combiner les deux pour progresser ! Le premier ignore la portée de son geste s’il en perçoit intuitivement, émotionnellement l’importance. La responsabilité me terrifie alors que je soutiens le contraire. Je préfère l’Enfer. Un pas, céder au plaisir de mourir faute d’avoir connu celui de tuer.

- D’avoir connu…

- C’est à dire ?

- Guider les débiles vers l’abîme aurait quel résultat ? Tu sais le pouvoir des mots, combien sont sans défense en face de lui. Tu as envie de combler ce gouffre ?

- De victimes s’y jetant par incapacité de le franchir.

- L’intention de nuire serait retenue contre toi.

- J’ai envie que certains réussissent, que d’autres échouent, l’un va avec l’autre, le négatif est quantité, le positif est rareté. Les deux pôles sont réunis en moi. Bien et mal sont des concepts "humains", seul importe l’utile participant à l’édification de l’avenir, lequel comme un monument, ne peut se construire sans matière. Mes mots sont ce pont que je tente de traverser depuis longtemps. Vouloir comprendre gêne, je voudrais agir comme une machine, remplir mon office et disparaître mais je ne le peux pas. J’espérais des bras surgissant de l’autre côté pour m’attirer malgré moi, aucun n’en eut la force. L’écriture fit couveuse autant que cocon, si je ne la déchire pas pour l’absorber elle deviendra suaire. Tout en moi n’est pas né et entre la vie et la mort attend la pièce manquante. J’attendais de l’Enfer qu’il me détruisit, il n’y parvint pas. Au contraire, il me nourrit, me rassura quand le néant s’approchait gorgé de sensations, quand le froid menaçait de m’anéantir. L’Enfer contre une espèce de Paradis en forme de rien. S’il est vrai que je suis le diable alors il est normal que cela se fût déroulé ainsi. Quand le démon vint vers moi ce fut pour se mettre à genoux, le rire que j’entendis était le mien, il résonne encore et me rassure. Je laisse la paix à ceux qui la souhaitent et ne peuvent supporter la morsure d’une pensée. Que le vide les accueille et répercute les échos de leurs ultimes bêlements. L’abattoir est leur abri, ces lieux de culte, mouroirs d’âmes s’y traînant en quête d’une dissolution rassurante. Je confesse l’envie de les rejoindre, jadis. Dans le silence de l’église s’éveillèrent ces voix qui m’attendaient, me hantaient. Plutôt que l’adoration du vide j’optais pour l’affrontement. Jamais je ne pus faire glisser entre mes doigts les mots mille fois ruminés de ces chapelets, chaînes pesant à l’âme, heureuse avant l’équarrissage. Je me souvins de ces spectres se succédant pour une tranche de néant fondant sur la langue. Procession marmonnant, prenant ses peurs pour une réponse, priant pour s’empêcher de penser. Sont-ce les feux de l’Enfer brûlant en moi qui me firent m’échapper alors qu’il allait être trop tard ? L’abus de ténèbres est salutaire, mon séjour dans le désert fut enrichissant bien qu’il ait duré plus de quarante jours. Ma mission n’est pas achevée, je suis un maillon. La souffrance est une preuve d’être. Parfois je regrette la haine qui me tenait, mais je sais que celui qui lui cède se perd entre des crocs qui n’oublient rien, jamais ! Mes ombres furent plus vraies que les visages de la réalité, elles m’accompagnent depuis toujours, elles sont là, autour de moi, souriantes, rassurantes. Ces monstres dansant autour de mon lit étaient des amis, des protecteurs, j’étais un enfant alors… J’étais… Se disperse celui que je fus un après midi de septembre quand l’orage menaçait, trente-trois ans pour mourir… Il entendit et dut s’oublier pour en réchapper. Le masque peut tomber, dans le miroir de papier va apparaître ma vérité. Je peux la supporter si j’ose exister. La terreur est une encre séchant lentement.

L’enfant joue dans son coin, la grande armoire est un monde d’êtres demandant à jouer avec lui. Petit il craignait ce qui lui semblait gigantesque. Il a appris la vérité et sait que la peur est une ennemie repoussant qui voudrait se distraire en sa compagnie.

Ses parents ne savent rien, il voulut leur dire, vite ils mirent un terme à ce qui pour eux n’était qu’un babil indigne de son âge. Il ne devrait plus raconter ces sornettes, il ne devrait plus y croire, comment peut-on être assez bête. Et ils le regardaient, apitoyés. Autant garder son secret quand personne ne veut le partager.

La porte est lourde, difficile à ouvrir. En concentrant ses forces, il y parvient, cela en valait la peine quand il découvre l’obscurité et la profondeur d’un lieu qu’il imaginait avant de le découvrir.

Une hésitation, une pensée comme le souvenir d’un monde qu’il va quitter, rien de suffisamment attrayant pour qu’il renonce à s’éloigner pour en arpenter un sans limite.

Un moment d’étonnement. De l’extérieur l’armoire semblait plus petite, il y fait plus froid, normal, la lumière n’y rentre jamais, la chaleur est interdite c’est un univers différent.

Les yeux brillant devant lui le rassurent.

Il sait que ce ne sont pas des lumières mais les pupilles des créatures vivant en ce lieu, forcément elles ignorent la clarté, les visites, logique qu’elles s’approchent pour le découvrir, le sentir. Il devrait avoir peur, s’enfuir, se réfugier dans le giron maternel. Elle le gronderait de se comporter comme un bébé. Ce n’est plus de son âge, elle qui fait semblant d’apprécier des occupations censées être du sien. Elles se rapprochent, lentement, le sentent, il fait moins froid, plus près, encore plus, à le toucher.

Les morsures ne l’étonnent pas, c’est à peine s’il réagit. Il est venu pour cela, quand les petites dents pointues se fichent dans ses chairs il comprend la vérité de sa motivation.

Il ne crie pas se laisse dévorer sans crier. C’est son secret.

S’il avait pu en parler, s’il avait su…

Il y retournera souvent, jamais ses lèvres ne diront ce qui se passe dans un univers si proche sans que quiconque n’en soupçonne l’existence. Il n’est plus seul, ne le sera plus jamais, un jour, quand elles sauront qu’il est leur ami les créatures de l’armoire en sortiront pour connaître le jour, pour connaître une autre vie.

Et la dévorer aussi !

Son corps est sans trace, ce qui se passe là-bas est invisible ici, et inversement, y retourner est comme raccourcir le temps, deux vies parallèles. Un jour elles s’oublieront.

Bientôt !

Il est heureux de céder à ce qu’il ignore comme étant lui.

En lui ?

Les armoires dans lesquelles je m’introduisis abritaient des odeurs de moisis et des vieux vêtements oubliés par les mites.

Mon stock d’horreurs est inutile, je n’ai pas envie d’y replonger les mains comme un enfant dans son bac à jouets, son coffre aux trésors. Aucun tueur ne viendra plonger sa lame encore rouge du sang de sa précédente victime dans ma poitrine et s’étonner que je ne ressente rien. Alors, de nous deux, lequel s’interrogerait pour savoir s’il est vrai ? Il reculerait, s’enfuirait. Du brouillard ne viendra aucun monstre pour me faire sourire de ses grimaces.

Mon cauchemar ne croit plus en lui.

Le pire pouvant survenir, c’est moi.

Quand ? Maintenant…

- Une belle histoire d’espérance, l’enfant refusant de mourir, cachant ses larmes en regardant le ciel.

- J’aimerai écrire une belle histoire d’amour.

- Quand tu accepteras que du brouillard surgisse autre chose qu’une créature avide de sang, quand tu l'accepteras comme une force et non une entrave ! Tu ne pouvais le voir, il t’aurait détruit. Tu idéalisais le sentiment non vécu, sublimé par l’absence. Le temps t’apprendra. Une image ne peut prendre vie, c’est dangereux, elle serait la porte d’une armoire dont tu ne sortirais jamais.

- J’eus tort de la rencontrer ?

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