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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 07:58

Promettez... (8)

                                           09


Cette nuit est plus dense que les précédentes. La température est remontée, viendrait-elle sous la neige ? Je l’imagine caressant le tapis blanc sans y laisser de traces alors que j'ignore d'où viennent les miennes.

Un linceul glacé me broierait, je sentirais mes os brisés, fermant les yeux je m’ouvrirais à la mort pour constater qu’elle ne veut pas de moi, que malgré la destruction de mon corps je ne suis pas…

Le suis-je déjà ?

J’ai jeté une pièce en l’air, prévoyant ce qui arriverait qu’elle tombe côté pile ou face, elle a rebondi, s’est arrêtée sur la tranche, ainsi puis-je regarder des deux côtés.

- Vos pensées vous emportent ?

- Je vous attendais en contemplant de curieuses images.

- La vôtre s'affine.

- Je repensais à mon grand-père, au fait que mon lit occupe la place qui fut sienne au moment de mourir. Il fut l'image masculine de mon enfance. Ceci explique cela dirait un psy. Si le passé explique le présent il ne l'excuse pas. Autant accepter ce que l'on ne peut changer. Je tiens de lui, psychologiquement et génétiquement.

- Vous exprimez bien ce que vous ressentez. Maintenant il est temps de vous accepter. Vous fuyez les miroirs ?

- C’est donc moi le vampire ?

- Vous redoutez que les mots donnent de vous un reflet trop précis, celui d'un prédateur d'âmes plus que de sang.

- J’ai un jour brisé le miroir de ma chambre, geste inconscient pour supprimer le témoin d’un passé que je pourrais interroger.

- Qui vous oblige à rester dans cette pièce ?

- Le passé à affronter. Un jour je partirai !

- Ce miroir vous vit enfant, il enregistra des instants importants de votre vie. Il ne se reformera pas mais dans votre mémoire il est intact. Vous craignez son reflet inversé alors viennent les textes qui donnent une image plus précise, dangereusement ressemblante.

- Je revois cette glace, son cadre doré, le meuble en dessous, je m’y observe pour me reconnaître, doutant être celui que j’apercevais. Il n’y avait pas adéquation entre ce que je me sentais être et celui dont je distinguais la silhouette dans les regards m’entourant. Vous avez raison, je me découvre en parlant.

- Schizophrénie, sans folie !

- Une malédiction.

- Une chance ! Une âme observant son reflet, Petit animal dans une situation inconnue affrontant un être dont il ignore la nature et s’il est hostile. Une part de soi trouble, emplie de fureur, de tristesse, de rage et de douceur. Ces forces se mêlent en un déchaînement intérieur brutal que vous projetez pour l'observer.

- Le vaisseau m’a emporté, sa nature, sa raison d’être... Je suis allé jusqu’à la sensation de vertige, jusqu’à sentir sur ma peau l’appel frais du gouffre, j’ai entendu mes prédécesseurs, j’ai voulu… Une main me retint… Regarder l’abîme et s’y découvrir chez soi, surprise ! Descendu au fond comment tomber plus bas ? Quand l’offre me fut faite j’ai accepté, me suis immergé dans la démence, ses milliers de bouches voraces provoquèrent des milliers de blessures suppurant des phrases incompréhensibles. Quel sang vicié coulait-il dans mes veines pour que suintant de moi il corrode le sol ? Folie, comme une ombre me prenant dans ses bras, murmurant les paroles que j’espérais d’une autre bouche, tendre. Cela ne vint pas, ou trop tard, quand le piège se refermant rongeait l’inutile. Un extrait de poème me revient, un homme mordu par un serpent "Que croyez-vous qu’il arriva, ce fut le serpent qui creva." J’aime le risque se trompant de proie, le prédateur dévoré. La folie est la surface du miroir, impossible de l'éviter pour qui veut explorer la Création ! Chance, malédiction, pacte avec le diable peut-être.

- Vous croyez en lui ?

- Non ! C'est un principe humanisé pour être compréhensible.

- C’est plus joli ainsi.

- Un jour je me débarrasserai de ce maquillage pour affronter la réalité brute. Un masque collant au réel mais le déformant, aussi peu que ce soit c’est encore trop.

- J’aime ce navire dans la tempête. Quel modèle ?

- Une galère et des démons en chiourme soumise à la volonté. Combien en ai-je au plus secret de moi, dont la force me fit avancer en des zones étranges, malsaines et corrompues ? Mille tentations qui me nourrirent. Mes pages furent les cailloux noirs me permettant de frôler le gouffre et de surmonter son appel grâce à vous. Il ne manque de voir le jour se lever ensemble.

- La lumière me fait plus peur qu'à vous mais elle est douce pour qui l'utilise. Vous avez besoin d'elle pour être vous.

- Moi ? Je pense que la rencontre serait intéressante et pénible.

- Ce qui ne coûte rien ne vaut rien. Je ne parle pas d’argent mais de son implication dans ce que l’on fait. Donner le minimum pour retirer le maximum est rare, sauf à considérer que la quantité est supérieure à la qualité. Facile de rester superficiel, de jouer avec la langue, vous en avez l’expérience. Persévérer dans cette voie serait vous trahir ! Je suis là pour dire ce que vous redouter d’entendre. L’enfance est rassurante. Pour qui sait regarder dans les yeux d’un enfant qui ne se sent pas observé apparaissent des éclats venant de sa réalité la plus intime, trahissant sa véritable nature.

- Laquelle n’est pas forcément humaine.

- Pas du tout humaine ! C’est elle le contenant, pas l’inverse.

- Humain… Qu’est-ce que c’est ? Un mensonge, un masque que moi aussi je porte.

- Ouvrez les yeux et vous attirerez les regards au lieu de les détourner. Qu’importe les observateurs hostiles, d’une masse à peine rampante dans le meilleur des cas. Dommage, pour l’éviter, de rejeter qui vous reconnaîtrez.

- Quelque instinct d’autodéfense, l’excès de sensibilité amène à se protéger de tout et de tous. J’ai fait de ma peau une carapace, fait le vide autour de moi. J’aspirais au silence, seul moyen d’entendre l’écho de mes pensées jusqu’à en être envahi, étouffé ! Je descendis au plus profond, par une faille béante. Montrer les dents, balancer quelques vannes, ce que j’appelais mon "filtre à cons !" Efficace. Rater une vache dans un couloir est difficile, rater un con dans le désert relève de l’exploit. Je parais méprisant ? Je le suis, mais ainsi que le disait quelqu’un : "Il importe de distribuer son mépris avec parcimonie tant sont nombreux les nécessiteux." Besoin de distance. Cela dit je ne suis pas exempt des tares que je dénonce, même si cela me peine de l’avouer.

- Supérieur ?

- Je déteste cet adjectif, sinon en mathématique, désignant une réalité objective. Ailleurs, le regard dans une autre direction, oui.

- La solitude permet de se trouver mais offre le risque de trop bien s’entendre avec soi, des regards neufs sont nécessaires sinon je ne serais pas là. Les vieilles questions reviennent sans que la poussière les recouvrant ait été déplacée. L’être se momifie dans l’isolement et le silence, dans l’absence. Il a besoin de sollicitations extérieures. Rester au nid est agréable, le risque est d’y pourrir vivant. Si vos idées valent quelques choses elles l’affirmeront en se confrontant au monde extérieur, celui du jour. Avez-vous si peu confiance en vous que vous préférez faire les questions et les réponses ? Vous avez la lucidité de visualiser la situation en percevant le reflet derrière lequel vous existiez en fonction de l’autre. Vous connaissez votre réalité, pouvez la montrer, l’imposer. La gêne devient souffrance, une position nouvelle est douloureuse par les muscles qu’elle réveille. Les "muscles" mentaux sont aussi flemmards que les autres. Ils apprendront ! J’en devine qui, vous lisant se découvriront. Vous verrez ce que vous ignorez encore. La distance la plus grande est celle que l’on s’impose. A s’isoler du monde on s’éloigne de soi, focalisé sur le superflu, le sans danger, le sans intérêt. D’autres pièces restent à visiter, d’autres wagons à traverser, d’autres mers à explorer avec leurs mystères amicaux et tentateurs. Vous redoutiez votre désir de vous égarer. Je vois les sollicitations, les promesses trompeuses. Votre esprit est réfractaire, pas spongieux retenant les explications données. Éponge rendant à la moindre pression les mots retenus. Le mien est plus dense, il eut le réflexe de se fermer. Là où d’autres contractent de sales maladies il sut employer ses défenses. Le terme de muscles est inadéquat, c’est une forme plus subtile de protection faisant appel à des réalités biologiques mal connues. Le cerveau est un univers étrange.

- Je le vois comme un sphincter se fermant avec assez de force pour ne pas se faire… bousculer. Différent pour ceux qui ne peuvent sceller que leur bouche. Leur simili-cerveau s’ouvre comme le bec de l’oisillon réclamant sa pitance. Lui ne consomme pas, il rumine.

- Curieux animal ! Le nid-berceau devient un nid-cercueil. Corps minimum, un bec et un trou du cul : un bébé !

- J’apprécie l’ironie.

- Un portrait cruel.

- D’être ressemblant. Je joue avec mes cubes-mots et me surprend des associations qui apparaissent. Je découvre qui je suis. Mes muscles sont gourds, mes doigts malhabiles, je manipule difficilement certains mots, non qu’individuellement ils soient compliqués mais réunis ils forment des phrases complexes, presque vivantes par ce qu’elles suscitent en moi. Le genre de prédateurs que j’apprécie. J’apprends difficilement, modifier un comportement est plus malaisé qu’en intégrer un nouveau. J’adapte mes mauvaises habitudes, vivre avec est un choix plus réaliste. D’autres cubes, recommencer encore et encore. L’image optimale s’impose.

- L’image finale ?

- Pour moi ! En utilisant mes capacités au mieux. Vous attendant je songeais qu’il pourrait neiger, cela me remit en mémoire une séquence que j’aimais : Avancer sur une étendue immense, blanche, mettre mes pieds dans les empreintes déjà faites, elles cessent, mais continuer est possible. Face à l’inconnu, prendre le temps de la réflexion. J’ai dépassé les dernières traces ! En deçà de l’individualité se trouve l’inconscient collectif, notre héritage commun. Le JE est ce navire flottant à la surface, ces marques laissées par la curiosité nourrie de lucidité. Un tronc commun dont chaque individu serait un rameau. Je crus m’égarer, ce que je découvre ne m’est pas étranger. Je suis heureux que d’autres aient pris ce chemin. Chacun le porte en soi, peu osent le trouver, encore moins le prendre.

- Vous ne l’avez pas voulu.

- Peu importe maintenant, je me repère dans une nuit peuplée d’inquiétudes, dans un désert ou l’esprit se blesse aux interrogations tranchantes jonchant le sol. Un chemin à sens unique ! Le manège m’a rejeté dans des conditions obscures.

- Vous attendez le jour ? Vous les connaissez déjà, les phrases vous ont échappé pour vous prévenir d’un savoir attendant un encouragement pour surgir devant vous, inquiétant et nourrissant.

- On en sait souvent plus qu’on voudrait. L’essentiel est dissimulé sous des masses de connaissances, de connes essences, qu’il nous appartient de déblayer.

- Vous creusez depuis un moment.

- Défossoyeur, un beau métier !

- Un don.

- Mais pas un cadeau.

- Ou empoisonné.

- J’espère ! Le poison donne du goût à l'hostie.

- La formule est jolie, spontanée comme le sont les associations d’idées les plus riches. Poison de la vie modifiant le goût du vide dans la bouche une amertume complexe à définir, inconnue.

- Cela me rappelle l’église dominicale, l’intérêt de cette visite étant l’acquisition d’un magazine pour enfant. Depuis mes lectures ont pris une voie différente. Perdu dans la masse, le prêche résonnait entre les murs de pierre. Me sentant mal je dus sortir et n’aies retrouvé ce chemin, qu’à titre de curiosité. Quel vertige ai-je fui ?

- L’abîme du mouvement moutonnier. Vous avez préféré la vie. Combien voulant s’éloigner s’en découvrent incapables ! Drogués ne supportant plus le manque. L’addiction psychique est la pire. La force attractive de la masse est immédiate. Intellectuellement certaines pensées sont permises que le caractère met en pratique. Comment lutter contre soi, contre l’éducation ? Dans un moule si étroit que des parts d’être étouffent, l’âme prie pour oublier son agonie.

- Nous sommes guidés, heureux de céder à des pulsions que nous voudrions décrypter. Nous sommes hors de l’enclos, découvrant l’étendue offerte à notre curiosité, partageant l’effroi s’emparant du gibier imaginant un prédateur derrière chaque arbre.

- Le temps est trop froid pour que nous trouvions un chaton, fantôme ronronnant, souvenir refusant de s’éteindre.

- Par manque d’argent je ne pris pas de nouveau compagnon, par besoin de solitude, d’enfermement, de m’enfoncer en moi-même, m’engluant dans une toile imaginaire. J’ai résisté pourtant, sentiment d’une mission, d’une route que je ne voyais pas si longue. J’en eus été paniqué. Le désert fut amical au début, chaque pas était une idée, les pages s’empilaient, les histoires se succédaient, mirages que je visitais en laissant un peu de moi au passage. Je voulais me détruire, le contraire se produisit. La mort était proche, je me suis précipité, bras tendu, et ai trouvé la vie qui me souriait, la lumière qui m’attendait. Une nouvelle naissance, une nouvelle vie à parcourir et ce cri qui ne me quitte pas.

- Vous aimeriez voir la mort ?

- Facile de jouer deux rôles, d’imaginer que si… Le moment venu qui notera mon comportement, aurais-je encore cette faculté. Mourir en écrivant est-ce mourir vraiment ?

- En vous attendent d’importants savoir, constitutifs de ce qui veut s’imposer derrière ce que vous croyez être.

- Je suis une partie de moi-même, le reste rêve, emprisonné durant si longtemps il crut mourir. Il a survécu. Schizophrénie comme une qualité quand les parts de l’être près de se perdre se rejoignent finalement. Aurais-je le temps d’aller jusqu’au bout ?

- Vous le savez, l’évidence du succès vous retins.

- La mort, qu’y a-t-il ensuite, et avant ?

- Avant ? Je devrais éviter cette question qui me hante. Je me laisse envahir, luttant contre mon désir d’en parler, de faire peur aux grands pour qui une enfant est promesse d’avenir, victoire sur la mort, pas démonstration de sa toute puissance corruptrice. Je devrais me distraire, m’amuser avec des gamins de mon âge… En réalité j’ai levé la tête comme vous quand vous êtes sorti de l’église au lieu de bêler avec les autres. Les circonstances nous arrachèrent aux rails, nous subissons des contraintes en feignant de les avoir désirées. Parlez-moi de ce quartier, c’est le vôtre.

- J’allais à l’école, de l’autre côté de la rue, j’y ai passé bien des années, il n’en reste rien, dans le bloc de béton que vous apercevez une nouvelle fut construite. L’ancienne ne répondait pas aux normes de sécurité. Une partie de moi a disparue dans les décombres. Cet immeuble… Inutile de m’énerver, je ne peux rien changer et les enfants d’aujourd’hui sont contents de leurs l(b)ocaux. Je préfère regarder le pont, combien de fois l’ai-je pris, je ne sais. Il reste une ou deux photos de moi prises ici, j’ai l’air idiot, les yeux écarquillés comme si je ne comprenais pas ce qui se passait. J’obéissais, j’étais sage, physiquement… Il me fallut du temps pour ouvrir les yeux.

- Il n’était pas heureux ce petit garçon ?

- Heureux ? Où est mon dictionnaire ? Il n’était pas malheureux, peu présent, vivant en un terrain de jeux où il devait rester seul.

- Vous regrettez ce temps ?

- Je hais cette époque mais éprouve une curieuse nostalgie. La vie était simple, j’étais tenu en laisse par les obligations, le minimum pour exister entre l’école, la maison, la nuit…

- Se serait-il entendu avec moi ?

- Il s’adaptait spontanément, rien d’anormal, il se protégeait, j’analyse difficilement ce comportement. Il plongeait la plume de son imaginaire dans d’inconscientes blessures, je continue mais le sais. Le sang ne s’arrête pas, je vais le chercher, presse sur les lèvres de mes plaies pour qu’il en coule toujours. Je devrais être exsangue d’émotions, mais il en vient toujours, à travers ces blessures je trempe mon âme dans un étrange encrier.

- C’est la vérité, vous le savez. Vous avez changé ?

- Quel condisciple me reconnaîtrait ?

- Vous aviez déjà ce grand front ?

- Il ne me quittera plus, avec le temps il croît.

- Indice de la capacité à oubliant le réel.

- Schizoïdie ! Une qualité favorable. Assimiler le passé aide à apprécier le présent pour influer sur lui. Pas à l’altérer mais à le transformer. Que de compétences périclitent faute d’être exploitées.

- Exploitées est le terme adéquat.

- Comme une carrière ! Le marbre est là, minéral magnifié par le travail de l’artiste. Un don est exploitable, c’est un moyen, pas une fin. Je laissai la bonde ouverte, un fleuve de romans s’écoula.

- Vous avez écrêté l’apparence, désinhumé ce qui était vivant.

- Belle image ! Je me vois grattant le sol comme un chien à la recherche d’un os qu’il n’aurait pas enterré mais qu’il saurait trouver.

- L’animalité fut puissante et profitable, elle est la preuve que vous êtes réceptif à ce qui vient en et par vous, sinon vous n’auriez pu tant écrire. Vous pêchiez et avez remonté une forme inconnue. Parlez-moi de ce petit garçon, de sa vie.

- Sa vie ? M’en reste quelques souvenirs, des instantanés, des impressions, séquelles d’émotions marquantes. Mes habitudes ont peu changées, je ne vais plus à l’école mais je m’installe devant un bureau d’écolier et fais du terrassement mental.

- Nous venons du minéral, y retournons. Vous privilégiez la profondeur à la largeur.

- Je le découvre maintenant. Un clavier, un stylo sont les meilleurs outils pour ce que j’ai entrepris. Nous parlions d’enseignement, j’ai appris la dactylographie qui me permit de taper rapidement, la lenteur m’eut emprisonnée. Je devais être libre de m’exprimer sans me soucier de regarder si je frappais sur la bonne touche. J’avais tant de matière à extraire, je me retrouve devant une telle masse que je m’étonne d’en avoir tant fait.

- Pour découvrir un diamant il est nécessaire d’arracher au sol des tonnes de minerai. Comment était cet enfant avec ses copains, il ne pouvait les éviter.

- Un caméléon ayant développé la faculté de dire ce que l’on attendait plutôt que ce qu’il pensait. Un excellent moyen de s’engloutir dans la schizophrénie. Pour un tel voyage il est important de partir tôt.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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